Wednesday, November 11, 2009

Antipop Consortium + APSCI à la Maroquinerie (09/11/09)

Fait amusant, quand on tape APCSI sur youtube on tombe principalement sur des vidéos traitant de l'Apocalypse selon Saint-Jean. Le duo de rappeur / chanteuse n'a pourtant absolument rien à voir avec ces prédictions en dehors du fait que leur nom est APSCI et que toutes les annonces de concert ont reproduit la même erreur. Leur but a eux est de faire la fête et de proposer un mélange dansant et attractif visuellement, grâce a des projections d'extraits de films (Coraline, Le labyrinthe de Pan, Sin City ...) ou de clips vidéos les mettant en scène (d'où ma recherche sur youtube). Malheureusement, c'est avec une main blessé par un chat agressif, pour la chanteuse, et une entorse, pour le rappeur, que le groupe devra jouer.

D'abord assit à la table ou repose son ordinateur portable, celui-ci finira par se lever et bouger un peu malgré tout. C'est d'ailleurs un témoignage de la tenacité et de la conviction de ses musiciens de venir jouer dans de tel conditions devant un public aussi peu réceptif leur mélange electro / soul / rap pourtant très bien joué et efficace. Le mélange des genres était pourtant partis pour me déplaire sur le papier mais j'ai eu l'impression d'être un des seuls a véritablement apprécier leur musique pendant le concert. Les beats sont gros, la voix de la chanteuse (agrémenté d'effet) est superbe et le rappeur a suffisamment de technique pour enrichir le mélange. Un véritable couple (à la ville et sur scène) qui mérite beaucoup plus que l'accueil froid et absent qu'il a re_u. Pas de rappel pour eux donc mais un set d'un peu plus de quarante cinq minutes qui aura fait plus que passer le temps. A revoir dans de meilleurs conditions, sans faute de frappe et avec un public moins statique.



Déjà acquis à leur cause, Antipop Consortium n'aura pas a faire beaucoup d'effort pour obtenir une réaction du public. Le quatuor New Yorkais est un vétéran de la scène rap indépendante et s'est trouvé une oreille attentive chez les fans d'electro, de rap et les bobos. Le public ne brillera par conséquent par son dynamisme, contrairement aux rappeurs dont les flows croisés rendent l'expérience scénique bien plus saisissante que l'écoute de leur disque malgré leurs multiples qualités. Antipop Consortium est un des groupes que j'écoute depuis qu'un ami bien intentionné m'a introduit à l'autre visage, plus intello, moins ghetto et bien souvent plus blanc, de la scène rap. Je n'aurais cependant pas le loisir d'entendre beaucoup des titres de leurs anciens albums, hormis trois titres de Arrythmia dont "Dead in motion" et "Ping pong" lors du rappel.

Les titres du dernier album suffisent cependant largement a me contenter bien que je les découvrais ce soir. Je dois avouer que la re-formation de ce groupe me faisait craindre un disque en demi teinte mais que la promesse d'entendre enfin les morceaux de Arrythmia m'ont poussé à me déplacer. Pourtant, le groupe ne semble s'être jamais séparé et s'amuse visiblement sur scène. Beans, derrière de grosses lunettes, reste en retrait sur scène tout en rappant avec une capacité ahurissante. M Saïd n'est d'ailleurs pas en reste et ses interventions au chant sont les bienvenus. Le style de High Priest se situant entre les deux, sa présence se fait moins remarquer mais il ne démarque pas non plus par rapport aux prouesses de ses compagnons.

Le concert est composé d'enchainement de titres de leurs disques et de séquences d'improvisations où chacun se retrouve autour d'une table et s'affaire sur un sampler ou un clavier. Ces interruptions sont à la fois intéressant et frustrant puisque, le dos tourné ou les yeux rivés sur l'instrument, l'interaction avec le public est alors nulle. Toutefois, au bout d'un peu moins d'une heure de concert suivis de deux rappels qui pousseront la durée de la performance à une heure vingt, il serait malvenu de tirer un bilan négatif de la soirée juste pour ces petits reproches. Aussi à-part et originaux puissent-t-ils être, les rappeurs d'Antipop Consortium reste les pieds plantés dans l'attitude festive et dynamique des concerts de rap. Ma seule frustration est de ne pas avoir entendu plus de titres que je connaissais mais quand les nouveaux sont aussi réussis, il n'y a pas non plus de bonnes raisons de se plaindre.

Oxbow + Pneu à la Maroquinerie (08/11/09)


Oxbow est de retour à la Maroquinerie et ce n'est pas sans me surprendre. Je n'aurais jamais imaginé qu'un aussi large public puisse remplir la capacité de cette salle pour un concert aussi alambiqué et différent qu'un concert de Oxbow. Différent de tout et par conséquent unique en son genre. La musique de Pneu est donc, en comparaison, moins incroyable mais réussira toutefois a ne pas se faire oublier après la performance du quartet noise art rock.

La musique chaotique et explosive du duo guitare / batterie aurait pu être totalement hermétique au public de la Maroquinerie si elle avait été joué sur la scène. Or, comme le duo choisit l'option Lightenning Bolt en se placant au milieu du public avec ses amplis, leur materlement chaotique et explosifs de leurs instruments se transforme en événement où le public participe presque à la musique en étant collé aux matériels. Les yeux rivés sur le centre de la salle, l'énergie dégagé par les deux musiciens donne envie de se rapprocher et de prendre part à l'orgie sonore.

La batterie est réduit à son plus simple appareil mais le jeu tout en roulement et en cymbale alterné à des tempos incalculable se colle magistralement bien au jeu complexe du musicien. La complicité entre les deux hommes est évidente et rend leur mélange de math et de noise rock encore plus jouisif tant ils prennent visiblement leur pied tout les deux. Le public ne s'y trompera pas en demandant un rappel où le batteur donnera les cordes et les baguettes à différents membres du public avant de reprendre le contrôle du concert et de finir le concert comme il avait débuté : dans la joie et le bruit.

On aurait pu alors penser à une émulation de la performance de Pneu en voyant le concert d'Oxbow commencé dans la fosse mais d'après ce que j'ai pu lire sur d'autres concerts de leur tournée, cet introduction fait en faite partie de leur performance habituelle. Aux premières notes de guitare acoustique on ne capte pas forcemment tout de suite ce qui se passe mais quand un Eugene Robinson vétu d'un trench coat, arborant fièrement moustache et bonnet, traverse le public pour rejoindre le fond de la salle, il n'y a plus de doute à avoir : Oxbow se met a faire du blues. Pas d'électricité pour cette introduction. Eugene Robinson fait porté sa voix à travers la salle sans l'aide d'un micro tandis que le public fait silence (à l'exception de quelques zigotos sur le devant de la scène) pour écouter la guitare, la batterie et le violon des trois autres musiciens.

Au bout de trois morceaux ce moment d'intimité rare entre un groupe réduit à son plus simple appareil sonore se conclut et chacun prend son matériel pour se diriger vers la grande scène. Les cordes de The narcotic story envahisse l'espace tandis que les musiciens s'accordent et préparent la déflagration sonique qui va suivre. Car une fois le morceau commencé il n'y aura pas de question à se poser sur la qualité du son ou l'intensité de la performance. La bave coule des lèvres de Eugene Robinson pendant et entre les morceaux. Le corps partiellement dénudé il semble dégager autant de force de ses bras quand il danse au son des instruments que quand il chante de sa voix si particulière. A mi chemin entre le chant blues qu'il vient d'interpréter en acoustique et le cri, la narration de Robinson agite les titres de Oxbow mais ne constitue en rien l'attraction principale du concert.

Il a peut être suffit d'annoncer le strip tease d'un noir musclé et possédé pour faire venir une partie du public mais la musique d'Oxbow ne se résume en rien à une performance visuelle. L'emploi du terme de symbiose entre les musiciens a rarement été aussi justifié pour définir un groupe aussi spectaculaire. Le noise jazz art rock que le quatuor joue est aussi cohérent et complexe que la juxtaposition de tant de terme est absurde et ridicule. La collection de chansons que le groupe a accumulé au cours de ses vingt années d'existence est tout aussi conséquente tant la cohésion et la qualité ne feront pas défaut au court de cette heure de concert consacré à une rétrospective complète de la carrière du groupe. De ce lot je ne reconnaitrais bien sur que quelques titres de the Narcotic story dont le fameux "Time Gentlemen, time" mais rien dans cette performance ne pourra me convaincre de ne pas écouter le reste de leur discographie.

Je pourrais parler plus en détails des quelques agités qui tenteront de "provoquer" (plus par jeu que par réelle envie d'en découdre) Robinson sur le devant de la scène mais ce serait oublier que malgré cela, ce concert fut tout simplement parfait et unique. Au bout de vingt ans, la musique d'Oxbow est toujours aussi unique et intense et a en juger par la qualité du concert et l'accueil enthousiaste du public (ainsi qu'au titre de leur dernière sortie vynil, Songs for the french) ce concert ne sera surement pas le dernier que le groupe donnera sur les planches parisiennes.

Saturday, November 07, 2009

Oddateee - Halfway homeless (Jarring Effects) 2008


Par trois occasions déjà j'ai eu le plaisir de voir Oddateee ouvrir pour Dälek. La première fois en ouverture du concert de Jesu et Isis où Dälek était censé ouvrir. Un rappeur noir dynamique et allumé est alors monté sur scène pour interpréter ses chansons et s'accaparer le public en l'espace de vingt minutes. Une vraie performance énergique en guise d'introduction au rap lourd et gorgé de distorsion de Dälek qui tournait alors autour de l'album Absence. Le retour de l'allumé de Brooklynn se fit ensuite au Nouveau Casino pour un set en deux parties avec un peu dee jaying en ouverture avant de passer au micro pour une performance tout aussi puissante mais plus assuré.

"Hip Hop saved my life". L'homme ne se fatigue pas de le répéter à son public en l'observant d'un sourire fatigué au bord de l'orgasme. Allumé, ce rappeur l'est dans tout ce qu'il fait, sauf sur son propre disque. Calme et posé, le flow de l'hyper actif ne se retranscrit pas avec la même intensité. Bien sûr, il est difficile pour quiconque d'être essoufflé sur un enregistrement studio ou de communiquer avec son public quand il est absent. Ce serait donc faire un mauvais procès à ce disque de ne pas être à la hauteur du live quand les intentions ne sont pas les même.

Côté instru, la touche urbaine de Dälek est évidente mais pas envahissante au point de faire perdre de sa propre identité à "Halfway homeless". De part son éclectisme, il pourrait même figurer sur le label Def Jux de El-P et Aesop Rock dont l'instru de "Pagan baby" évoque celle de l'album "Bazooka tooth". Toutefois, contrairement aux textes poétique et métaphoriques de la musique d'Ian Bavitz, les paroles de Oddateee sont ancrés dans le ghetto et l'histoire d'un homme qui a traversé la dépendance et la violence des rues pour arriver à sortir maintenant un disque honnête et rempli de piste de travail.

A ce sujet, sa dernière performance aux Mains d'Oeuvre en compagnie d'un guitariste du groupe de trip hop français Picore a de quoi enthousiasmer pour la suite de l'aventure Oddateee. Des titres comme "The Hood" ou "The odd" feront encore longtemps partis de son répertoire scénique mais celui-ci se verra enrichi de nombreuses expérimentations. Bien que moins expérimentals et accomplis que les disques du duo Dälek et Oktopus, les chansons d'"Halfway homeless" ont un charme et une galerie d'accroche efficace pour une traversée en treize titres variés des rues de Brooklynn. Un voyage de "Illmatic" à "From filthy tongue of gods and griots" où Oddateee se fait le prophète d'un rap moderne encore ancré dans la tradition des grands classiques.

Thursday, November 05, 2009

A Storm of Light - Forgive us our trespasses (Neurot Recording) 2009


Le nom pue le postcore. La proue du trio, Josh Graham joue dans Neurosis, l'un des groupes à l'origine de la vague post-avant-quart de cercle-droit metal. Est ce que A Storm of Light pourrait se payer le luxe de faire taire tout les cyniques en ne jouant pas une musique que l'on puisse caler dans l'ombre de son ainé ? Malheureusement non. La critique sera donc sévère, sans appel. Après un premier disque trop prévisible, Forgive us our trespasses sera le tournant qui fera faire un demi tour à tout ceux qui avaient quittés la pièce avant même le début du spectacle.

J'en faisais parti. Découvert sur une page last.fm comme groupe d'ouverture de Neurosis sur plusieurs dates, j'avais apprécié le titre entendu sans pour autant passer par la caisse. C'est donc l'enthousiasme d'un de mes camarades chroniqueurs qui m'a fait me pencher sur ce deuxième opus et fait revoir mon jugement sur la viabilité d'A Storm of Light.

L'influence de Neurosis est évidente. Toute personne qui tenterait de la nier passera pour un crétin. Forgive us our trespasses prouve pourtant que l'on peut pomper Neurosis et faire un disque cohérent, puissant et prenant. Relié par des interventions narratives où plusieurs voix, dont celles de Lydia Lunch, se mélangent, l'histoire conté suffirait pour parler d'albums concept mais la force des percussions et les envolés vocales de Graham contribuent beaucoup plus à faire de ces dix titres un voyage. La frappe constante des percussions (trois des quatre membres du groupes sont préposés aux percussions) marque le pas de la procession que l'auditeur suit à travers les décors représentés dans le livret.

Ces images de synthèse, bien qu'un peu trop artificiel, contribuent elles aussi à créer cette impression de procession mélancolique vers un ailleurs dans lequel personne ne crois. Les lignes de chant de Graham ressemblent pourtant au sermon d'un prêtre par sa conviction et sa présence constante tout au long des chansons. Les synthétiseurs vont aussi de concert pour augmenter la densité des guitares et accentuer le grandiose. Les riffs ne sont donc pas au premier plan et servent surtout à créer une toile de fond pesante que les percussions appuie pour que la voix et les claviers viennent poser leurs mélodies. Ainsi, sans s'éloigner de son premier groupe, Forgive us our trespasses permet à Graham d'explorer des territoires sonores que l'on pourra toujours classifier dans le postcore pour faire simple sans que cette étiquette ne viennent porter préjudice à la musique.

Contrairement au dernier album de Isis dont la musique se tourne de plus en plus vers le metal et le rock progressif, c'est vers le post punk que lorgne A Storm of Light avec une lourdeur et une rythmique quasi industrielle si elle ne sonnait pas aussi naturelle. Forgive us our trespasses est un album qui déborde d'une humanité et d'une émotion mis au service d'un projet maintenant beaucoup plus personnel et unique. Bien plus que la somme des groupes mentionnés sur son CV, ce qui n'est pas peu dire quand celui-ci comporte les noms de Neurosis, Unsane, Swans, Red Sparowes et Tombs.

Gnaw their Tongues - All the dread magnificence of perversity (Crucial Blast) 2009


En tant que fan des différents projets musicaux de Mories, l'homme derrière Gnaw their Tongues, Aderlating et De Magia Veterum, je devrais être desensibiliser à son travail. Ne plus ressentir ce frissonnement d'inquiétude, ne plus me perdre dans ces nuages de hurlements couvert de rythmes metalliques, ne plus me sentir prisonnier de cet étau musical. Pourtant, c'est toujours le cas. Le nom de Gnaw their Tongues se répand de plus en plus et on le trouve maintenant dans les magasins de la capitale. Presque plus besoin d'envoyer un mail jusqu'au Pays-Bas pour obtenir un nouvel album. Le charme et l'effroi persiste. Gnaw their Tongues reste fidèle a sa réputation et se renouvelle sans perdre en atmosphère.

Beaucoup moins noise que Die mutter et aussi moins riche en sample de voix que An epiphanic vomiting of blood, All the dread perversity est un disque plus dénudé. Les instruments à cordes se font beaucoup plus présentes. Beaucoup moins samplés qu'auparavant car interprétés par des amis musiciens. Elles respirent derrière les lignes de guitare exsangues et renforcent la structure mélodique de chaque titre qui n'est donc plus autant guidé par l'emploi d'extraits de films ou de conversations étranges (contrairement à "Sawn asunder and left for the beast" sur An epiphanic vomiting of blood). La narration est alors au second plan, quand elle intervient, et ne prend plus une place centrale.

Les titres des plages parlent très clairement de tortures, tout comme la pochette où des visages ont la bouche écartés par des mains ou des ustensiles. La bestialité croisé au bondage d'An epiphanic vomiting of blood est donc remplacé par une violence plus crue qui ne laisse que peu de place à une sexualité, même déviante. Il ne s'agit pas de SM mais d'une tout autre forme de violence. Tout comme celle que le compositeur inflige sur nos sens par l'entremise de ce disque, le plaisir auditif est pourtant toujours au rendez-vous.

Contrairement à des projets black metal déguisés derrière une idéologie douteuse et stupide pour attirer l'attention de quelques desespérés, Gnaw their Tongues nourrit un univers beaucoup plus riche. Marquis de Sade musicale, il franchit le pas entre le dark ambiant, la musique de film (je manque malheureusement de référence dans le domaine pour pointer du doigt une référence précise) et une agression sonore hérité du harsh noise et du black metal.

Pourtant, l'agression ne provient pas non plus uniquement de la superposition et la tension est constante tout au long du disque grâce a des passages plus aérés ("L'ange qui annonce la fin du temps"). C'est là une des nouveautés de ce disque par rapport à ces prédécesseurs. Un usage beaucoup plus affirmé de la séparation entre les instruments qui ne fait qu'améliorer le résultat dans sa poursuite du dérangeant et de la cruauté fait disque. Distribué aujourd'hui par Crucial Blast, Morie franchit les paliers du milieu indépendant et rend sa musique accessible à un plus grand nombre. Une bonne nouvelle pour tout ceux qui doutent parfois que seule la médiocrité peut triompher.

Saturday, October 24, 2009

Liturgy - Renihilation (20 buck spin) 2009


L'approche cynique pour décrire ce groupe américain de Black metal, en voyant cette bannière proclamant PURE TRANSCENDENTAL BLACK METAL, serait de rire et de pas prêter attention au mur du son qui traverse vos enceintes une fois que les voix résonnant en canon aient proprement créer l'atmosphère convenant au monstre qu'est Renihilation. L'approche réaliste est donc de se laisser porter par le disque et de prendre le groupe au sérieux dans leur attitude et leur objectif musical de créer un disque dépassant les frontières du black metal.

Les interludes et la page myspace du groupe sont des marques des ambitions de ce quatuor américain. La page blanche et les nuages en guise de photo de profil. La juxtaposition des deux termes Religious / Black metal ont de quoi évoqués l'envie de liberté artistique de ce groupe pour qui le black metal ne semble être que le terreau dans lequel ils plantent leurs graines pour ensuite évoluer vers quelque chose d'autre. Potentiel. Beaucoup de potentiel.

Sous la pochette sobre montrant une éclipse se lit seulement le nom du groupe et de l'album dans une typographie sobre. De quoi se démarquer de manière subtile mais précise contre les habitudes du genre dans lesquels se sont inscrits d'autres groupes atypiques venus du même pays comme Wolves in the Throne Room ou Krallice. Ces derniers figurent parmi les références les plus évidentes pour décrire Renihilation. Les lignes de guitares mélodiques mais intense prolongent l'intensité crée par les voix qui interviennent quatre fois au cours de l'album. L'utilisation de ces chœurs n'est pas sans rappeler Deathspell Omega bien qu'il faille se tourner vers leur période true black metal pour obtenir un point de référence pertinent. On aurait pu trouver des comparaisons moins flatteuses. Il en va cependant sans dire que ces jeunes américains ne souhaitent pas s'inscrire dans la tradition norvégienne mais préfère s'en démarquer.

Accueilli par la presse par une merveille d'originalité et d'ingéniosité, Renihilation ne propose pas véritablement une combinaison très neuve à notre époque. S'inscrivant dans la nouvelle tradition américaine qui se sert du black metal pour exprimer ses envies en mélangeant décibels et spiritualité à travers l'usage de code musicaux permettant de créer une musique intense sans être agressive. Leur signature sur le label 20 Buck spin (Asunder, Graves at Sea ...) signe les ambitions de l'entourage du groupe a devenir plus grand que leurs influences. Car sans mériter le titre de disque de black metal de l'année, Renihilation est un album ambitieux et impressionnant d'un groupe dont le monde entier ignorait hier encore l'existence.

Clutch - Strange cousins from the west (Weathermaker Music) 2009


Après 3 albums en compagnie de Mick Schauer, claviériste de son état, Clutch s'en sépare et continue sa route à quatre. Bien que toujours à leurs influence de toujours, le blues et le rock, l'auditeur que je suis, habitué au tango subtile entre les cinq instruments, se trouvent privé d'un de ses intérêts dans ce groupe et il me faudra surement un peu de temps pour m'y habituer.

Il en est de même pour le groupe, à mon avis, car un vide s'installe dans les chansons. Comme une équation que l'on ne pourrait résoudre faute de la perte d'un membre essentiel. Il faut aussi préciser que je ne suis monté à bord de la caravane qu'à partir de Blast tyrant et n'ai pas terriblement écouté le reste de la discographie. Le cavalier Schauer faisait donc partie intégrante des cinq salopards de Clutch et ce retour au quatuor me désarçonne peut être plus que de raisons.

"Strange cousins from the West" a aussi l'atmosphère d'une fin de parcours plus que d'un renouveau. Les titres plus énergiques et dansant de Clutch ne sont pas au rendez-vous. Le tempo plus blues du disque donne un ensemble plus uniforme que la variété de tempo sur lesquels dansaient "Blast tyrant" et "Robot hive / Exodus". De même, malgré une pochette soigné, rangé dans un fourreau cartonné donnant une deuxième dimension à l'illustration de couverture, et un livret en forme de carte trésor, il n'en est pas autant du disque. A l'issu de la plage, un petit vide se fait sentir, comme si la route s'interrompait alors qu'elle n'était pas fini d'être construite.

Une forte impression d'être laissé sur sa faim qui persiste alors que chaque chanson prouve que Clutch a toujours le sens du groove et l'inventivité dont ils ont toujours fait preuve. Tout ce dont on est en droit d'attendre d'un disque de Clutch est présent et c'est peut être bien là le problème. Pas de surprise, juste de très bons musiciens jouant une musique qui leur sied à merveille tout en laissant en suspend un "mais" un peu trop présent qui occupe autant l'espace que le talent déployé par chacun.

Plus blues, plus détendus, moins dansant, le Clutch de Strange cousins from the West me déçoit un peu et me surprend sans m'enthousiasmer plus qu'il n'en faut. Je suis donc à la fois gêné de ne pas pouvoir me décider sur mon opinion et de ne pas conclure sur une note plus enthousiaste. Clutch continue donc sa route à quatre mais entreprend aussi de continuer sur Weathermaker Music, son propre label. La promesse de sortie plus fréquente et d'albums aussi élaborés que la pochette de celui-ci ? Voilà de quoi sourire en attendant que le groupe s'acclimate à ce nouveau format, et moi aussi.

Doomriders - Darkness come alive (Deathwish) 2009


Fondé à l'origine par Nate Newton de Converge, Doomriders n'est pas seulement l'activité du dimanche mais aussi le premier amour vers lequel il se tourne de temps en temps. Simple, dans sa conception, Doomriders propre un mélange de riffs metal, comme ceux d'Entombed post "Wolverine blues", sur un lit de tempo punk pour un résultat savoureusement rock and roll.

La voix rauque de Newton se veut plus Danzig que Danzig quand il entonne a pleine voix le refrain de la chanson titre. Il ne m'aura d'ailleurs suffit que l'écoute de ce titre pour suffire à me convaincre à investir dans ce deuxième disque. La force du single imparable que l'on retient dès la première seconde.

Le spectre des influences va donc parfois vers le punk / hardcore ou plus vers le metal mais ne déroge jamais à la règle du mélange. D'une qualité constante qui ferait envie à bon nombre de groupe de metal à plein temps, Darkness come alive n'est ni plus, ni moins, qu'une collecton de brulots énergiques et positifs, fidèles à l'esprit de rébellion contre l'oppression quotidienne commun contre laquelle ces deux genres s'élèvent.

Il n'est donc pas si ironique que cela de voir des hardcore kids faire mieux que des metalheads quand les cultures sont brouillés au nom d'une même cause : "Don't let these basards grinds you down !"

Tuesday, October 20, 2009

Gnaw - This face (Conspiracy Records) 2009


Suite à l'annonce de la fin de Khanate, la première question qui m'a préoccupé fut de savoir où la voix d'Alan Dubin allait-elle désormais poser ? Corrosive, elle donnait sens a des paroles sporadiques. Unique et terrifiante, la simple intonation de mots, même associé à des images chaleureuses, suffisait à créer un tout autre sens. L'accompagnement musical devait donc permettre à sa pleine puissance de continuer à s'exprimer.

Au sein de Khanate, l'espace entre les notes était le lieu où la tension s'exprimait le mieux, plus qu'au moment où les cordes et les fûts étaient frappés.

Gnaw prend la tendance inverse et envahit l'espace sonore. Harsh noise et groove doom, l'écriture même de Dubin prend la forme de monologue en lieu et place des phrases tranchés, pour tisser une toile tout aussi dérangeante ("You can hear them laughing. Everybody's fucking but you" à la fin de"Vacant").

Gnaw ne mérite par contre pas que l'on s'arrête à la voix de Dubin pour en vanter les mérites. Orchestrer par James Plotkin en studio, Kanate résultat de la collaboration de musicien à travers le filtre d'un seul esprit. Gnaw est par-contre beaucoup plus un travail collectif où chacun mêle constamment son instrument aux autres. La collaboration entre Jun Mizumachi et Carter Thornton permet aux murs de sample de s'exprimer de différentes manières au cours du disque pour ne pas devenir qu'une source de distorsion blanche et impénétrable. Enfin, les percussions de Jamie Sykes sont essentiels dans la structure des titres et non dans leur progression puisque la batterie n'a pas de rôle dynamique ici.

Beaucoup plus conventionnel que Khanate pour ce qui est de la méthode de travail, "This face" n'en est pas moins un objet étrange et difficile d'accès. Les neufs chansons sont clairement distinctes les unes des autres et s'étire dans des longueurs suffisamment étouffantes pour que l'album ait du corps mais ne s'effondre pas sous son propre poids.

Cependant, si c'est le malaise de Khanate que vous recherchiez, vous serait a la place accueilli par une orgie de troubles hystériques. Gnaw tient ici du réalisateur canadien David Cronenberg (Videodrome, Existenz ...) que l'expérience amène toujours vers les portes de la folie sans jamais complètement la refermer une fois le voyage terminé. Un avantage autant qu'un inconvénient pour peu que l'on ne se laisse pas le temps d'apprivoiser ce magma sonore d'où s'extrait une identité originale et forte mais clairement en cours de développement.

Moss - Tombs of the blind drugged EP (Rise Above) 2009


Fasciné par les écrits du fameux rmancier fantastique, HP Lovecraft, Moss donne une vie sonique aux créatures invoqués, et toujours entouré d'une aura de mystère et de folie, par l'auteur. Le malaise, à l'écoute de Tombs of the blind drugged, ne vient pas de la tension inspiré par le danger omniprésent dont on ignore la véracité que distille les nouvelles et les romans du romancier aquaphobe (entre autres ...). Moss plonge intégralement dans les conséquences des histoires de Lovecraft est dépeint la perte de la raison au fin fond des abysses de Yogg Sototh..

Tel en est ainsi depuis leurs débuts et il en de même aujourd'hui. La différence majeur entre les disques de drone doom précédents du groupe et celui-ci se trouve dans la durée des plages. Dix minutes en moyenne pour chacune des trois chansons, avec en bonus une reprise de Discharge écrabouillé sur cinq minutes, pour conclure.

Le résultat n'est pas moins ténébreux et asphyxiant, bien que plus "abordable" en comparaison d'un titre de lpus d'une demi-heure comme celui de "Sub templum". Cela dit, pour reprendre cette comparaison que faisait Stephen O'Malley au sujet de Khanate et de SunnO))), cela revient à dire qu'il est plus facile de traverser de l'acide sulfurique que de la lave en fusion. Une comparaison d'autant plus valable puisque Moss se trouve au confluant de ces deux groupes.

Le nom du trio anglais est synonyme de laideur, de noirceur et de lenteur et continue de l'être. Tombs of the blind drugged est un EP conséquent et jouissif pour qui souhaite donner un fond sonore à des êtres que l'esprit humain ne peut concevoir.

Sunday, October 18, 2009

Mike Patton - Crank : High voltage (Emi) 2009


Ne pas avouer à sa petite amie que l'on est un tueur de la mafia jusqu'au jour où l'on vous force le main en vous injectant un poison meurtrier pourrait être une intrigue suffisante pour faire tenir pendant une heure et demi n'importe quel film d'action. Mais Haute tension (Crank en VO) n'était pas n'importe quel film d'action. C'était le film d'action de la génération FHM atteint d'ADD (Attention Deficit Disorder)!

Mike Patton, l'homme dont le portrait figure à coté de la définition de l'A.D.D. musical était donc un choix naturel pour illustrer en musique la suite des aventures de Chev Chelios (joué par Jason Statham). Après avoir travaillé sur des films à plus (les voix des monstres dans Je suis une légende) ou moins (le court métrage A perfect place) gros budget, Patton se voit chargé d'un film dont la trame scenaristique rentre, théoriquement, en adéquation avec la musique qu'il crée au sein de Fantomas.

Similaire à "Suspended animation" dans ses trente places de courtes durées, chaque titre illustre l'un des mouvements haletants et variés du film. De ce fait, en tant que disque, et non en tant qu'accompagnement musica, Crank : High voltage ressemble à une collection d'instantanée musicaux, typique de la musique de Mike Patton croisant le fer avec différentes atmosphères. Certains des enseignements pop de Peeping Tom sont ainsi au rendez-vous tandis que l'approche versatile du compositeur est toujour aussi présente. Ainsi, en trois titre successifs, "Triad limo" se joue de quelques traces de musique traditionnelle chinoise, "The hammer drops" se pose sur un gros beat rap et Slayer appuie sur l'accélérateur sur "Shock & shootout".

On peut entendre aussi une petite référence à "The Director's cut" et la reprise de "Charade" sur le morceau "Chelios" mais cette comparaison est en la défaveur du disque présent. Là où le quatuor de Fantomas reprenait et se réappropriait des thèmes fameux de fort belle manière, Patton (compositeur et interprète de ce disque) dénué de son trio n'insuffle pas à chaque titre assez de vitalité pour faire ressortir suffisamment de titres du lot. Pris dans son ensemble, "Crank : High voltage" est un disque compétent et cohérent dans sa folie qui plaira aux fans du maître et peut être aussi du film. Mais, dénué des images, la musique souffre du format éparpillé alors que bon nombre d'idées pourraient donner de très bonnes chansons si elles avaient plus de places pour se développer. Un défaut due au format, et au contenu du film, qu'il ne faut pas voir comme un échec pour le compositeur mais comme une étape dans son développement.

Poison the Well - The tropical rot (Ferrret Records) 2009


En 2003, Poison the Well sortait "You come before you' où figurait en troisième place "For a bandaged iris". Le texte de Jeffrey Moreira était alors une lettre ouverte à un de ses héros, Morrissey. Une influene qui aurait pu surprendre à l'époque. Désormais, celle ci est assumée et assimilée dans les lignes vocales déshabillé de leur affiliation emo pour toucher aujourd'hui à un tout autre romantisme plus mature.

Toujours porté par une sensibilité blues sous jacente, intégré depuis "Versions", "the Tropical rot" rejoint aussi "You come before you" par le biais de ses accélérations punkisante. Autour de cette frappe énergique, l'agression n'est plus de mise dans les riffs aujourd'hui auréolés d'une sensibilité beaucoup plus rock tout en restant percutants.

Architecte de l'emocore, Poison the Well a ensuite supervisé les rénovations de son propre habitat et aménagé de nouvelles pièces pour laisser s'exprimer tout le champs de leurs influences. C'est donc un reflet globale de toute ces années d'expérimentations que l'on retrouve sur The Tropical rot avec, par dessus tout, la réalisation d'années de confrontation entre le punk, le hardcore et le rock.

Cave In les ont, en quelque sorte, précédés dans ce mouvement bien que le parcours de Poison the Well se soit fait sans révolution aussi radicale que celle qui accompagna la sortie de l'EP "Creative eclipses" (un EP de rock progressif) après "Until your heart stops" (comparé à Radiohead et Slayer par le magazine Kerrang! à sa sortie). L'aboutissement est cependant comparable car tout deux ont sus conserver leur identité depuis leurs débuts.

Sans être l'apothéose, ni même le nadir, de leur carrière, The Tropical rot est une collection de chansons satisfaisantes qui ne font pas démentir la qualité des albums précédents.

Thursday, October 15, 2009

Burnt by the Sun + Ted Maul + Earth Dies Screaming + Chapters au Fighting Cocks à London (Kingston) le 10/09/09


Rendez-vous au Fighting cocks dans la banlieue londonienne pour ce premier concert de Burnt by the Sun en Angleterre. Petite tournée européenne et puis s'en vont. Le groupe a déjà fait ses adieux aux Etats-Unis et viennent saluer la vielle Europe avant de remballer le tout. Qu'adviendra t'il des musiciens restant après ? Mystère encore, sauf en ce qui concerne Dave Witte, bien entendu, dont l'emploi du temps est toujours bien rempli avec Municipal Waste (et Birds of Prey de temps à autre).

La teneur de l'affiche est aussi un peu mystérieuse pour moi tandis que les groupes locaux s'enchainent avant Ted Maul et Burnt by the Sun. Une fois arrivé dans la petite salle derrière le bar je découvre le metalcore de Chapters. Des adolescents dans leurs tee shirt de groupe favoris répètent des riffs cent fois entendus mais se débrouillent assez bien tout de même. Le chanteur a un look et une attitude similaire à celle du chanteur de Bleeding Through. Le bassiste / chanteur porte un tee shirt Abigail Williams. Peut être finiront ils par intégrer du clavier dans leur musique mais je ne l'espère pas pour eux. En tout cas pour une entrée en matière c'est un début de soirée timide avant la tempête a venir.

Earth Dies Screaming prend ensuite place et propose une musique un peu plus approprié pour accompagner la tête d'affiche. Le guitariste, le bassiste et le batteur ont tous écoutés Psyopus et d'autres joyeuseté grind technique tandis que le chanteur crache des hurlements aigus et amuse la galerie. Seulement un quart d'heure de musique et beaucoup de démonstration dans une collection de chansons rapides et épileptiques. Un autre groupe comme il y en a cent autres mais avec suffisamment de conviction et de savoir faire pour promettre un avenir meilleur. A découvrir par curiosité.

Ensuite, vint un moment que j'attendais avec impatience : ma première expérience de Ted Maul en concert. J'espérais beaucoup de ce groupe après avoir entendu de très bons échos de leurs performances. L'album me plait aussi énormément avec son mélange de brutal death et d'electronique. Le clavier est très bien incorporé à la musique du groupe et apporte beaucoup. Dommage donc que ce dernier n'apparaisse pas et soit remplacés par un Mac posé sur le côté et qu'un guitariste manipule pour faire sortir les effets qui accompagnent leur musique. Faible dans le mix, tout comme la guitare du délégué au Mac, les multiples variations en ressortent etouffés et ne permettent donc pas d'apprécier les quelques nouvelles chansons joués ce soir là, étouffés et compressés par l'acoustique médiocre du bar. Ted Maul doit incontestablement briller sur une plus grande scène tant leur attitude et leur énergie ont de quoi inciter une réaction très positive devant un public plus metal. Celui-ci ne l'est pas tant que ça et la reception est donc mitigé, même quand des titres phares de leur disque ("Forest ... 'with this memory of a free festival") sont joués. A revoir.

Il est 22H passé et je pense alors au train qui doit me ramener à mon train. Mon hotel n'est pas a côté et j'aurais du chemin a faire pour me coucher avant de prendre mon train de retour le lendemain matin. J'espère aussi que Burnt by the Sun jouera "There will be blood", l'une de mes chansons favorite de l'excellent "Heart of darkness". 22H20, Burnt by the Sun commence a jouer et "There will be blood" sort des amplis. La soirée va bien se finir !

Pour cette tournée, le groupe n'est malheureusement pas au complet et c'est un membre de The End qui le remplace. L'homme a une voix identique, chante de la même manière, aux mêmes endroits, à la seconde près et rentre en contact avec le public. La centaine de britannique présent dans la salle n'a de tout de manière pas besoin de cela pour se rentrer dedans, le sourire aux lèvres, et célébrer ce premier passage de leurs héros sur le sol de la perfide Albion.

Ensuite, d'autres titres de Heart of darkness seront interprétés mais la part belle sera aussi donner au premier disque, "Soundtrack to the personal revolution". En premier lieu, "Dow Jones and the Temple of Doom", l'une de mes chansons favorites. L'extase et l'euphorie me gagne et je ne suis pas le seul. Le son est parfait et l'interprétation encore plus. Rien ne gachera cette soirée. Pas même l'acoustique du bar. Rien de rien. "Forlani", "Dracula with glasses", "Don Knotts" suivi de "Famke". La soirée passe trop vite et les titres s'enchainent tous terriblement bien. De quoi faire regretter aux indécis de ne pas être venu. De quoi me faire regretter, alors que j'écris ces lignes, que le groupe se sépare et que je n'ai plus aucune occasion de les revoir.

Le rappel se fera avec "Washingtown tube steak" et "You will move", le "single" du premier EP. La tension monte et au moment crucial tout le monde crie le titre de la chanson avant que le chaos n'explose. Une jeune femme trébuche mais se fait très vite ramassé tout en gardant le sourire. Signe d'une bonne soirée quand la fosse est mixte et que tout le monde s'amuse. Seul un jeune homme rentre un peu trop dans ses camarades, comme a un concert de hardcore (mauvaise soirée pour ça mais je le comprends, Burnt by the Sun est un groupe trop hétéroclite pour n'attirer qu'un type de public). Hormis ce détail, je n'ai rien a redire sur le public anglais, enthousiaste et sympathique. Une belle soirée de fête conclu en beauté avec un groupe génial qui sera resté fidèle a lui même et sera surement copié par des dizaines d'autres groupes. Ce concert témoigne de leur vitalité, à l'aube de leur disparition, et fait donc encore plus regretter cette conclusion. Reste a espérer que les talents de tout ses membres ne seront pas gâchés et s'exprimeront ailleurs très prochainement.