Thursday, March 12, 2009

Zvoyn - Onomatopeous love letters - Book 1 : Elisa (Autoproduit) 2009


Réalisateur de court métrage, comédien, une fois bassiste de The Ocean lors d'une tournée européenne, membres actif de deux groupes et capable d'avoir une vie sociale autour de tout cela, OYC est décidemment un homme exceptionnel. Si ce pseudonyme vous ai familié, ne cherchez pas, c'est parce que vous avez peut être déjà vu ce nom sur ce site en bas d'une chronique. La chronique enthousiaste que je m'apprête à écrire pourrait donc relever du copinage si ce projet n'était pas à la hauteur. Or, Zvoyn est bien plus qu'à la hauteur, c'est un disque qui mérite d'être écouté attentivement pour tout ce qu'il ose faire avec plus et parfois un peu moins de bonheur.

Composé de sept plages, ce projet réalisé complètement en l'espace d'à peu près un mois est une occasion pour ce talentueux bassiste de démontrer que l'on peut très bien se passer d'un groupe complet quand on a guitar pro à disposition. Oui, guitar pro, le logiciel qui fait ressembler toutes vos compositions à des musiques de jeux vidéos du débuts des années 90 (j'ai reconnu l'espace d'un instant les traces d'une mélodie du jeux Sonic sorti sur Megadrive). Le pari peut paraitre oser sur le papier mais il suffit de prendre en compte deux petites choses pour que cette démarche paraissent tout à fait logique.

La première est que la plupart des groupes de metal extrême qui rentrent en studio font croire que leur batteur est capable de blaster comme un fou sans aucun problème. Ils se déguisent pour cela derrière un mur de son bien propre et retouché au maximum en faisant croire qu'ils ont fait ça tout seul. Ici, tout est fait avec des machines mais est ce que cela change quelque chose à la qualité de la musique ou des compositions ? Pas autant que pour tout les disques composés et enregistrés grâce a des logiciels tels que pro tools.

Ceci m'amène donc à mon deuxième point. Sur le DVD bonus vendu avec "Alien", le quatrième album de Strapping Young Lad, Devin Townsend que l'on interviewait en studio expliquait qu'il ne comprenait pas pourquoi beaucoup de gens critiquaient les logiciels d'enregistrement actuels. Son opinion était que de ne pas profiter de la technologie disponible était absurde et qu'il fallait donc utiliser ses nouvelles ressources pour créer de différentes manières. Bien que musicalement totalement différents de l'univers de Townsend, l'attitude de OYC pour composer ces sept premiers morceaux de Zvoyn est identique.

A la fois drôle et complexe, la planète Zvoyn tourne autour des planètes Unexpect, Meshuggah et Fantomas tout en y ajoutant des références bien terrestre à des musiques arabe dont je ne connais aucun noms et même un interlude vocale. Ce dernier est d'ailleurs une bonne occasion pour l'homme de démontrer ses nombreux talents puisque son dialogue entre lui même et sa conscience est très facile a suivre bien que les deux voix soient identiques. A l'instar de cette échange, le dialogue constant entre les piaillements, les growls et toutes les variations rythmiques et mélodiques est incroyablement clair et même accrocheur pour peu que l'on ait l'oreille habitué à ce type de musique. Pour des chansons enregistrés en une seule prise, il n'y a finalement pas grand chose à redire. La durée est confortable et permet aux chansons de ne pas s'user rapidement et d'être réécouter successivement. Même le packaging est aboutis ! Et est ce que je vous ai parlé du court métrage réalisé par les soins du compositeur disponible en complètement ? Non, franchement OYC, est ce que tu pourrais arrêter de faire les choses aussi bien ?

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