Wednesday, August 16, 2006

Ok, I'm NOT gay

C'est une pensée que j'ai eu en travaillant ce matin et en ressassant, pour une raison que j'ignore, la photo du magazine people americain ou un membre de N'Sync, le plus populaire des boys bands quand ceci étaient les plus vendeurs , des stars de la pop, avant la vague des blondes "innocentes mais rebelles", déclarait son homosexualité. Le magazine annonce, avec une grande photo du type en question, une citation simple et direct "I'm gay". Soyons clair, on ne devient pas homosexuel du jour au lendemain, ce n'est pas une maladie mais une préférence sexuelle différente de l'hétérosexualité. Pas de reproduction, juste du désir envers les personnes du même sexe. Freud appelle ça une perversion, moi j'appelle ça une vie différente dont je n'ai rien à faire. Mais evidemment, le type dont je parle en a quelque chose à faire puisqu'il "avoue" à toute la presse qu'il est, finalement, homosexuel. Pourquoi en faire tout un plat ? Ca ne regarde que lui ? Mais qui le regarde ? Ses fans. Il était populaire, le monde l'a oublié hormis les gamines rondes qui n'ont pas perdus leurs kilos avec la puberté et qui rêve encore de princes charmants et de boys bands gominés.

Se doutait elle qu'en fait, alors qu'elle pensait que ces garçons dansaient pour elle, que l'un d'entre eux jouait la comédie (encore plus que les autres, le thême des chansons étant plutot l'amour et surtout les filles). Non, honte sur personne, rangés les pierres, il n'y aura pas de flagellation sur la place publique. Il est gay, ok, c'est son problême. Mais ce qui esst interessant et qu'il l'avoue maintenant. Alors que sa célébrité est au plus bas. Ainsi, en "brisant" une part du mythe des boys bands après tant d'années, il crée de nouveau l'effervescence autour de sa personne grâce a une revelation majeur complètement inutile pour le monde entier mais qui fera vendre plus d'exemplaire du journal quand les anciennes fans et les nostalgiques, ainsi que la dose de curieux en quête de potins, acheteront le numéro pour en savoir plus. En clair, ce type, a tablé sur sa sexualité en rentrant dans ce boys bands pour pouvoir sauver sa carrière plus tard ou, en tout cas, se fournir une porte de sortie une fois la mode passé. D'icone pour minettes, il devient maintenant un nouveau symbole du coming out dans le monde des célébrités. A force de montrer du doigts les homos comme étant très différents du reste du monde on a en fait créer un nouveau ressort commercial. La difference fait vendre, vive la différence. Vivons riche, vivons caché et parlons en a la presse cinq ans plus tard.

Wednesday, August 02, 2006

ZAO - the Fear is what keeps us here (Ferret) 2006


Un arpège de guitare presque reminiscent d'une mélodie de musique classique se pose pendant quelques minutes, un peu plus d'une minute de respiration avant l'assaut des guitares et des hurlements debridés. Le demarrage est simple et est déjà vu et déjà entendu mais fait tout de même son effet. A tel point que quand le rythme s'envole et que les premiers cris se font sentir, on ne peut echapper a cette evidence : ZAO a encore son mot a dire en matière de virulence. Presque dix ans d'existence et assez de changements de membres pour faire passer Napalm Death pour un groupe soudé depuis l'enfance, ce septième album est un miracle en soi (ce qui n'est pas si surprenant pour un groupe qui possède encore une identité chretienne assez prononcé malgrès son manque d'engagement dans cette voix) mais pas uniquement de par sa simple existence. Après tant d'experimentations au sein d'un même son toujours assez metalcore personne ne serait surpris si ZAO modifiait partiallement, ou même radicallement sa musique. Or, the Fear is what keep us here, tout en étant encore un album independant et très différent du reste de la discographie du groupe, n'est pas une deviation vers une nouvelle route mais un mélange dilué et explosif de toute la rage et du poison de leurs discographie.

Le début dont je parlait en introduction est d'ors et déjà un rappel direct a la montée en puissance de leur tout première album, "Where blood and fire brings reign". La batterie tout en energie, grace a son si naturel procuré par la production de Steve Albini, propulse la machine avec la fougue d'un jeune groupe qui aurait bien moins que le quart de l'experience de ces missionnaires du metal hardcore. D'ailleurs, pour ceux qui ne serait pas familié de ces veterans, et ils doivent être nombreux en France, il faut tout de même dire que ZAO n'est pas un groupe de metalcore facilement classifiable. Autant moderne que proche du son old school de la scène Holy Terror, ces quatres hommes se differencient de la masse grace a des textes plus humains et plus intimes ainsi qu'une grande variété et une attitude d'ouverture musicale qui rends leurs albums imprevisible. Ainsi, alors que "Killing time till it's time to die" pourrait être un titre tout simplement bestiale, un solo rapide et presque rock and roll fait son apparition après le refrain. Comme ça, sans prevenir. Les habituels refrains mélodique dont est capable Dan Weyandt (et qu'il a aidé a promouvoir au sein de cette fameuse scène ou ils sont devenus de rigueur) sont limités a une chanson, It's hard not to shake with a gun in your mouth". Quand au mosh part ? Et bien elles sont là mais elles ne forment pas les parties centrales des chansons, et heureusement d'ailleurs car il y a bien plus qu'un peu de violence calibré dans un disque de ZAO.

Vous avez surement dut le deviner, je suis fan. Je suis fan, donc mon avis est forcement partiale, surement un peu plus que quelqu'un qui découvrirait le groupe pour la première fois. Mais en même temps, je pense qu'en tant que passionné, je suis aussi un peu plus difficile a convaincre car biaisé par les écoutes répétés des autres disques. Et force est de constater que depuis mon acquisition de ce nouvel album, je n'ai pas eu besoin de me forcer pour placer l'album dans ma platine. Comparé au reste de la discographie, the Fear is what keep us here est un concentré d'energie finalement plus uniforme que des disques comme le "(self titled)" ou le très diverse "Parade of chaos" mais il ne souffre pas pour autant de redondance. Moins de quarante cinq minutes de violence sans aucun temps mort et aussi sans aucune repetition malvenus, forcement, ça a peu de chance de vous lasser. Surtout quand ont peut autant croiser un riff typiquement hardcore suivis d'un mouvement sur le manche rappelant Dillinger Escape Plan s'enchainant a un refrain metal, le tout executé avec, vous l'avez deviné, une bonne grosse dose de testosterone et d'endurance. Tout n'est toutefois pas affaire de velocité et il y a des ralentissements dans ce disque, nottament le menacant "There is no such thing as paranoia" et la conclusion pleine de distorsion de "A last time for everything". Menacant est l'adjectif qui reviens le plus ici, mais pas seulement dans l'execution des musiciens mais aussi dans le contenu des paroles. Jamais encore je n'avais put lire des paroles aussi gonflé de rage que sur "Pudgy young blondes with lobotomy eyes". Le climat politique et sociale des Etats Unis d'Amerique n'auras surement pas aidé le groupe a trouvé un peu de reconfort. Quelques mots enfin sur la production de Albini, qui a d'ailleurs demandé au groupe de produire leur album, très naturel et essentiel dans le caractère de ce disque. Avec une production plus electronique, nul doute que ZAO aurait sonné comme une machine de guerre digitale. Mais en allant avec une production plus organique ils donnent a leur son une texture plus humaine et d'autant plus radicale car n'usant pas d'artifice pour combler de quelconque lacune. De défaut, ce disque en possède surement pour qui n'aime pas le metalcore ou demande plus de variations au sein d'un même disque pour se tenir en eveille. Quand aux amateurs de virulence et d'emotion brutes, ils sauront trouver leur bonheur. De toute manière, si celui ci ne vous plait pas, vous en avez cinq autres pour vous satisfaire.

Sunday, July 30, 2006

Down - NOLA (Elektra) 1995

Ce qui est amusant, à propos de Down, c'est que ce projet réunissant une poignée de musiciens archi connus de toute la scène rock, car ils sont aussi légendaires que talentueux, était entouré de mystère. Quand la première démo de Down, un trois titres contenant entre autres "Losing all", fut lancé dans l'underground de l'époque, personne ne savait vraiment qui ces types étaient. Ont devait surement se douter de la presence de la presence de Anselmo a la voix (ou alors du chanteur de Exhorder, à la rigueur) mais quand était il des autres, c'est à dire Peeper Keenan (Corrosion of Conformity), Kirk Windstein, Todd Strange (EyeHateGod) et Jimmy Bower (Crowbar) ? Le livret perpetue d'ailleurs une sorte d'anonymat en ne citant que les prenoms des membres, comme si tout ceci était une affaire d'anonyme et que seul la musique compté. Ce qui est le cas. Avec uniquement la pretention de faire un peu de musique en dehors de Pantera, Phillip Anselmo avait fondé ce projet afin de s'éloigner de tout et se resourcer dans les racines de son Sud natal. Down est un regard vers le Sud, un regard vers la Louisiane, là ou on entendu les premières cordes résonner au son du blues. Et c'est de ces racines là que se nourrit Down.

Capable de vous rendre nostalgique d'une région que vous n'avez jamais visité, ce disque vous emmène au bord des marecages et au millieu des bars ou les bierres se trinquent et ou les cigarettes changent de main. A la fois sombre mais aussi conviviale, NOLA est un album qui invite a la consommation d'alcool et de marie jeanne. La dernière chanson, Bury me in smoke, est d'ailleurs surement un témoignage sur l'atmosphère de la scène de repetition dans laquelle cet album a été enregistré. L'autre particularité de NOLA est que l'enregistrement et la composition n'ont pas l'air prémédité mais que tout ceci s'est mis en place en jouant tout simplement entre amis. Loin de se perdre dans des improvisations inutile et gardant toujours la complexité a son minimum, les chansons jouent sur le groove et les guitares improvisent des solos bluesy et riche qui apportent du soleil a ces fleurs de cannabis et les font fleurir dans votre tête pour que vous reveniez écouter et vous agitez tout au long d'un peu plus de trois quart d'heure de musique endiablé. La voix de Anselmo est ici beaucoup plus clair que sur Pantera et il y chante de tout son âme sur des thêmes tels que la drogue et la vie en général. Anselmo expliquait même, à la sortie du deuxième album, que Down lui permettait d'être un peu plus lui même alors qu'il devait endosser une certaine attitude pour écrire et chanter dans Pantera. Et c'est cela qui fait finalement un des grande qualité de ce disque, son honneteté.

Beaucoup de choses sont encore à dire mais peu de mots peuvent expliquer correctement ce que l'on ressent en écoutant ce disque car il reste un secret que l'on garde un peu pour soi car Down est d'abord un secret de fan. Peeper Keenan racontait même qu'au début du groupe, quand celui ci n'avait pas révélé son secret au grand jour, il avait vu un fan brandir une pancarte pendant un concert de Corrosion of Conformity, ou était inscrit "Down : I know who you are !". Bien que reunissant des têtes d'affiches du metal, et le chanteur d'un des plus grands groupes de metal de notre generation, Down, et surtout NOLA, est un projet qui reste confidentiel et dont la reputation s'est faite par le bouche a oreille et pas par de grands articles enflammés.Maus au delà de la mystique, on ressort de ce disque avec plus qu'une petite legende et quelques anecdotes mais treize chansons fantastiques et unique ou des riffs enfumés et une rythmique lente mais dynamique surmontés d'une voix habitée capable autant de lignes mélodique bien Sudiste ou de cris déchirés (mais jamais exagérés), le tout formant cet bête étrange qui sera pourtant bientôt moins un OVNI pour beaucoup vu que la fin de Pantera semble annoncer le début d'une longue carrière au sein de Down pour Anselmo.

Saturday, July 15, 2006

L'histoire est en marche

La fin du monde était prévus pour mardi prochain et cela ne devait souffrir d'aucun retard car, comme chacun sais, les militaires aiment l'exactitude. Les cartons d'invitations avaient été envoyés a toute la population terrestre et, tel des pères Noel un soir de Decembre, personne n'avait été oublié. Un evenement de cet envergure ne devait pas être manqué et pour cause, il n'arrive qu'une fois dans une vie. Ce n'était pas une surprise de recevoir cet annonce officiel car chacun savait que chaque jour la situation entre les pays du Nord se deteriorait de plus en plus. L'entente était toutefois resté cordiale et aucun mot deplacé n'avait été prononcé lors des reunions et des confrontations. La guerre avait débuté il y a de cela quatres ans pour des causes qui restent encore assez obscure pour les historiens et qui le resteront puisque chaque membre de la profession a décidé de prendre des vacances anticipés en prevision de la fin prochaine de leur profession. Cependant, des hypothèses étaient formulés dans les forums de discussions historiques et il se pourrait que le début du conflit ait pris racine dans une erreur de traduction lors du sommet franco russe lors du dejeuner officiel. Un compliment aurait été mal traduit et le president Russe, s'étant sentis offensé, avait décidé de prendre une resolution definitive face a ce manque evident de correction de la part du president americain. Des excuses avait bien sur été formulé une fois l'erreur constaté et, bien que les deux presidents soient restés bons amis, il n'y avait aucune raison de reculer devant un tel conflit. L'enjeu était trop important. Les plus pessimistes, car il en existait, pensaient a une conspiration ou, pire encore, étaient convaincus que tout ceci devait bien advenir un jour ou l'autre. Heureusement, cette opinion reste minoritaire.

Ainsi donc le conflit avait début aux horaires prévus et, selon les conventions signés par chacun des pays, aucun combattant ne devaient être "expulsé du terrain de combat" d'une manière barbare et degradante. Chaque soir, les fiers combattant de chaques pays, car le conflit, grace au jeu des alliances, avaient pris une tournure internationale, redigeaient leur lettres d'excuses aux familles des combattant qu'ils avaient "expulsés". Un système de reconnaissance des victimes avaient été mis au point en designant chaque combattants par un chiffre. Après avoir "expulsé" un soldat, le combattant devait notter le numéro de celui qu'il avait vaincu et revenir ensuite, une fois l'heure de fin des combats atteints, revenir collecter le numéro ou l'adresse de la famille figurait au dos. Le deuil pouvait donc se faire dans de biens meilleurs conditions puisque chaque famille savaient dans quels circonstances le soldat avait definitivement quitté le terrain des combats. Certaines famille furent même tellement touchés par les lettres de l'opposant qu'elles gardèrent contacts avec le soldat qui les avaient envoyés et ainsi une bien meilleur entante régné pendant les combats. Fort heureusement, cela ne venait pas atteindre le morale des troupes et chacun des pays pouvaient, avec confiance, renvoyer ses fiers defenseurs sur le terrain, en sachant que chacun ferait son possible pour sa patrie.

Mais malgrès tout, unique problême du conflit, les forces en presence étaient bien trop equivalente, puisque chaque camp confiaient ses plans a l'autres chaque matin afin que l'adversaire ne soient pas surpris. "On les extermine déjà mon commandant, on ne va pas non plus leur causer des troubles cardiaques, les pauvres" avaient si justement déclaré un capitaine d'infantrie a son supérieur. Ce rafinement de courtoisie envers l'adversaire avaient donc donnés un gout monotone au conflit au fils des mois et une decision radicale avaient donc été prise pour que le confit se termine dans des conditions equitable pour chacun. C'est donc une semaine avant la date fatidique qu'une conversation des plus courtoise eut lieu entre les leaders des deux grandes puissances.
- Alors mon cher, j'apprends que une nouvelle victoire de vos troupes a Washington.
- Oui, je vous remercie, je suis très fier de mes combattants. Mais n'y voyez pas un excès d'ego, je suis tout aussi impressionné par les capacités des votres.
- Oui, et c'est a ce propos que je tenais a m'entretenir avec vous ...
Un silence s'installa pendant quelques secondes. Chacun savaient quel été la decision a prendre et hesitait a parler en premier. Celui qui prononcerait les mots fatidique rentreraient dans l'histoire et les deux camps se refusaient a accepter un tel honneur. C'est donc par ce silence que le dilemne fut résolut entre les deux nations, chacun savant ce que l'autre désirait dire et n'osait pas avouer. Et ainsi, comme un jeune couple de collegiens, les deux presidents décidèrent du rendez vous avec l'histoire que prendrait leur deux pays en designant sur leur calendrier respectif une date et un horaire precis ou ils appuieraient tout deux sur le fameux "bouton rouge".
- Vous savez Mr, j'ai beaucoup apprecié ces journées de conflit.
- Oui ... vous avez raison, se fut une experience profitable pour nous deux nations.
- En fait ... enfin, vous savez ...
- Quoi donc ?
- Et bien, après tout ces conflits ... je me sens plus proche de vous qu'avant.
- Comme c'est gentil ! Et bien ne soyez pas géné car j'ai moi aussi l'impression que nous aurions put faire de très bons amis dans d'autres conditions.
- Oui ... peut être. Mais l'histoire en marche ...
- Et elle ne saurait attendre.
Et c'est avec ces derniers mots que le destin du monde fut celé mais avec une heureuse conclusion, la barbarie avait été vaincus grace au effort de la diplomatie.

Tuesday, July 11, 2006

Après la première marche

- Bonjour, qu'est ce que je vous sers aujourd'hui ?
Il ne fréquentait ce bar que pour une seule raison et elle se tenait devant lui. Depuis sa première visite dans ce petit café niché entre deux restaurants il n'avait plus eu envie de se rendre ailleurs tellement la beauté de cette jeune femme l'avait frappé. Ce n'était pas une coincidence qu'il rentre dans ce lieu, c'était destiné. Il se devait de rencontrer cet être merveilleux et aujourd'hui il devait se decider a lui adresser la parole. Plus qu'un simple client, il voulait devenir son confident et son amant. La découvrir, la connaitre, la chérir, il ne revait plus qu'a ça et bien qu'admirateur de la beauté féminine en temps normal, il avait délaissé depuis quelques semaines déjà les regards fugaces de celles qui le surprenait a les regarder avec admiration. La femme, parfaite création bien supérieur a l'homme, était un mystère fascinant et il voulait mieux la connaitre. Mais sa timidité l'avait bien souvent empeché de faire ce premier pas decisif. Parler, articuler, ne pas faire semblant de regarder ailleurs quand on lui réponds avec les yeux et ne pas, surtout, ne pas se réfugier derrière des banalités pour faire mine d'être désintéréssé.

Il n'était pourtant pas très laids et se trouvait même parfois beau quand il s'insepectait dans le miroir. A y regarder de plus près il avait, certes, quelques mauvais restes de son adolescences passé en compagnie des pots de Biactols dans la salle de bain. Mais tout de même, rien d'assez marquant pour qu'on évite de le regarder ou que l'on traverse la rue pour ne pas être sur le même trottoire. Il ne figurerait jamais dans le trio, voir même la centaine de millier de personnes que l'on pourrait considerer comme étant une bonne representation de la beauté masculine mais il misait surtout sur ses connaissances pour se rendre un brin notable auprès du sexe opposé. Quand on ne peut pas présenter un beau visage, autant avoir un bel esprit. Mais pour cela il faudrait parler. Lui parler. A elle. Elle est là. Dis lui quelque chose bon dieu. Ouvre les yeux ! Ouvre les yeux !

Il est sept heure. Ce n'est pas encore l'heure de me rendre au bar et pourtant j'aurais tellement envie que tout se sois déjà déroulé comme prévus. Même en rêve je n'arrive pas a lui parler. J'aimerais pourtant lui parler et lui dévoiler ce que mon visage dissimule comme sens de la repartis et comme connaissance. Mais ... mais comment ne pas lui commander un nouveau café et la faire rester. Et puis comment la suivre dans cette chaise. Si seulement il n'y avait pas cette chaise je pourrait la suivre. Si seulement il n'y avait pas cette chaise je pourrais lui proposer d'aller au cinemé. Si seulement je pouvais enfin lui tendre la main sans qu'elle ait a se baisser pour compter la monnaie que je lui tends. Et si seulement je n'étais pas si handicapé par la vie. Et par le monde. Par les escaliers. Et par tout ces bon dieux de marches que l'on a crut bon de placer partout pour nous empecher d'aller voir un peu plus loin. Un peu plus loin vers les autres. Si seulement ...

Tuesday, July 04, 2006

Agoraphobic Nosebleed - PCP Torpedo / ANbRX (HydraHead) 2006

Acheter un album de Agoraphobic Nosebleed, s'est se garantir une dose certaine de violence sous la forme de chansons courtes (très courtes) et de boite a rythme gonflé aux stéroïdes. A partir de là, le peuple se divise en deux et les fidèles se régaleront tandis que les non croyants se refugieront derrière un mur, construit en dur de preference, en attendant que la tempête soit passée. Or avec la réédition de ce mini album ce n'était que les fans hardcore qui pouvaient être intéréssé par ce nouvel objet tellement le nombre de chansons disponibles sur la version original était ridicule. De bonnes chansons, soit, respectant parfaitement les codes en vigueur dans le petit monde de Agoraphobic Nosebleed, mais c'est tout de même un peu court. Mais HydraHead n'étant pas des profiteurs, l'objet ainsi réédité gagne en interet de plusieurs manières.

D'abord, parce que au tout début du premier CD vous avez droit a une chanson caché de 15 minutes, c'est a dire bien plus long que l'album en entier. Pas de grindcore fou a signalé par contre mais plutot une longue intro electronique avec des tas de samples. La méthode est aussi a employé au début du deuxième CD pour découvrir un autre remix. Le packaging quand a lui n'est pas en reste et il constitue même un argument de choix pour acquerir cet album. Epais digipack, avec un tracklisting qui entoure tout le bas de la couverture, avec un interieur constellé de gellules placé comme un kaleidoscopes de couleurs evoquant le vitrail des églises. Du très bon et beau travail de la part de Aaron Turner et un element visuel qui conviens très bien a la reputation de toxicomane qui recouvre les membres de Agoraphobic Nosebleed.

Le deuxième album enfin est celui qui justifie le plus l'achat de cette réédition du fait de sa durée beaucoup plus classique pour un album. Les differents artistes appelés pour en découdre sont des collaborateurs bien connus de HydraHead et ne surprendront donc personne (Dj Speedranch, James Plotkin, Merzbow et Justin Broadrick pour les plus connus). Chacun s'attelle donc a trafiquer le grind assaisonné de speedcore, breakcore et techno hardcore, des maîtres de maisons et souligne plus ou moins certains aspects de la compositions. Il faut donc avoir un peu gout pour les musiques electroniques pour apprecier completement ce disque car il n'y a pas vraiment une chanson qui ressemble ici a du grind traditionnel. Ralentit, acceléré, démenbré et tourné en ridicule (comme sur le remix de Speedranch), les différentes plages ne ressemblent plus vraiment a leurs originaux et ce sont donc de nouvelles chansons auquels nous avons droit en fin de compte. Mais c'est bien là le principe de base d'un remix, non ? Je n'ai pas vraiment de favoris a désigner mais je tiens a preciser quand même que vu la variété d'interpretations presenté ici il y en as pour tout les gouts. En fait, ce qu'il y a de bien, c'est que même si rien ne ressort clairement au dessus du lot, rien n'est aussi en dessous, donc pas de deception possible et encore moins de minutes passé devant sa chaine hi fi en se demandant si l'on ne devrait pas pluot aller se coucher. Cette nouvelle version de PCP Torpedo sert donc efficacement d'amuse gueule, et même un peu plus, avant d'entendre un nouvel album de Agoraphobic Nosebleed et son prix est largement justifié par son contenu. HydraHead reste donc, des dealers de confiance.

Monday, July 03, 2006

Quelques petites idées

La lecture m'apprends sur l'écriture et vice versa. J'ai commencé a lire plus intessement afin de perfectionner mon écriture. Bien que je ne prête pas autant attention aux régles de grammaires que je devrais, ainsi qu'a mon orthographe, je n'oublie pas d'observer la manière qu'ont les différents auteurs a écrire leur réçit et a le faire se developper.

D'abord, les emotions sont souvent mis en avant et la description physique ne sers qu'a souligner ces elements. La couleur des chaussures et la taille du trou sur le jean du héros ne sont que des détails censé nous en reveler plus sur sa personnalité. Si il est débrayé, cela se retranscrira sur son caractère. Ou inversement, le personnage sera etonnement attentif et n'aura juste que peu d'interet pour sa garde robe.

Ensuite, les differents elements du décors sont là pour créer une atmosphère et pas pour démontrer le large vocabulaire de l'auteur. La repetition peut donc avoir du sens mais seulement si l'on en abuse pas. Et cela est reservé a la discretion de l'auteur. Il me vient à l'esprit une nouvelle de Huber Selby Jr ou toutes les phrases commencent par "et". La repetition ainsi que l'action en cours accentue l'atmosphère etouffante de violence grace a cette multitude de "et" qui donne le sentiment de vitesse qu'a cette nouvelle. Tout arrive trop vite et rien ne pourrait empecher l'action d'arriver a son point final, tragique.

Le décors donc et la vie des personnages, que ceux ci soient importants ou non dans le déroulement de l'histoire, contribue a créer un plus grand rapprochement entre le lecteur et les personnages. Ceux ci prennent forme et ne sont plus juste des mots mais des entités qui existent et existeront encore en dehors du livre. Le rapprochement entre les deux mondes, réel et romancé, deviens plus fort et l'émotion est plus palpable pour le lecteur.

Dans les romans de Georges Pelecanos ont retrouve de nombreux références a la culture populaire. Les résultats des matchs, les anecdotes du moment sur la vie politique ou des reflections des personnages sur ce qu'ils écoutent. Comme dans le paragraphe precedent, cela permet au lecteur de se rapprocher d'eux mais pour l'auteur cela a un deuxième interet. La proliferation de détails de ce type permet non seulement de fixer le contexte mais aussi de donner un cadre a l'action et aux décisions des personnages.

La longueur des phrases repose le recit ou le rend plus dynamique. Tout compte car pendant la lecture les points et les virgules seront perçus et respecté par le lecteur. En lui imposant plus de points, on peut ralentir sa lecture et donc augmenter la tension de la scène. Inversement, une phrase longue peut permettre a l'action de se reposer et de créer un paysage plus fixe et plus précis pour le lecteur.

Le vocabulaire a bien sur sa place de choix puisque le mot est le seul outil de l'ecrivain. Ainsi, un choix de registre crues ou soutenus aura une grande importante pour rendre crédible ou non le recit. Les histoires de James Ellroy le sont d'autant plus car elle se déroule dans un monde de flic ou les personnages parlent vraiment comme des flics. Que l'on sois familié ou non de ce millieu, on le remarque, on s'en emprungne, et on ne l'oublie pas au fil des pages. Ainsi, on reconnait mieux les personnages et leurs distinctions grace a leur vocabulaire et l'identification avec le personnage ainsi que la clareté du recit y gagne encore plus.

Ceci ne sont que des "régles" que j'ai déduis par moi même et n'ont pas la pretention d'être des elements majeurs. Chacun aura surement remarqué tout cela en lisant sois même mais j'avais envie de mettre tout cela par ecrit afin de mieux coucher mes idées et de pouvoir ensuite elaborer plus de reflections a leurs sujets.

Wednesday, June 28, 2006

Un soir

La journée avait été dure, les licensiement de quelques uns de ses camarades avait profondement affecté les autres et le travail, même si il était répétitif, ne permettait pas de s'enfermer dans un silence studieux comme celui des années et des mois précédent. Aujourd'hui chacun se regardait de coté en se demandant si c'était le dernier jour ou il serait face a face, en train de travailler, et de repeter inlassablement les mêmes gestes. Il n'y a pas a s'enorgueuillir d'un tel travail mais l'ont peut tout de même être fier de nourir sa famille et de pouvoir rentrer la tête haute chez soi même si l'on travaille pendant toute la journée les yeux tourné vers le sol. Les heures s'étaient finalement écoulés une a une et sur le chemin du retour, les maisons qui bordent la route et les faibles lumières de reverbères étaient une constante apaisante dans laquelle l'on pouvait se drapper et oublier quelques instants tout ce temps passait a répéter les mêmes gestes. Le monde n'était plus source d'inquiétude et d'incertitude, tout était là et rien ne changeait. Au moins, on pouvait se conforter dans cette certitude.

C'est donc avec un peu plus de confiance en soi que Pierre était rentré chez lui. Saluant au passage une voisinne qu'il ne connaissait que de vue, mais lui souriant tout de même afin de conserver cette bonne entente qui régnait dans le quartier, même si tout cela n'était que platitude et habitude, il rentrait dans son appartement ou l'attendait sa femme. La porte grise, toujours difficile a ouvrir et peut être même encore plus au fil des années, grinçait légérement et annoncait son retour a Estelle et au chaton qui venait toujours se blottir contre ses jambes. Quemendant un peu de tendresse après avoir été laissé tout seul pendant la journée. Lui aussi ne rompait pas le fil des habitudes et ne resistait pas a l'envie de profiter d'un peu de chaleur. Cette chaleur mélé au froid du dehors et que l'on acceuille avec encore plus de réconfort tellement le contraste entre les deux temperatures est présent. Estelle était assises a la table de la cuisine, regardant son ordinateur. En entendant la porte, elle avait relevé la tête et adressait alors un sourire a son mari.

- Bonjour, dit elle. T'as journée s'est bien passé ?

Estelle avait encore dut subir les recommendations inutiles et désobligeante de son employeur aujourd'hui. Tout le bureau était au courant de la mauvaise habitude de Mr Debert de passer constamment dans les bureaux pour rappeler les consignes mais chacun se taisaient, ne souhaitant pas contredire l'homme qui signait leur chèques a la fin du mois et aurait put se retenir de le faire pour l'un si celui ci avait formulé une contradiction à son égard. Chacun présumait de ce qui pouvait se passer si l'on éméttait un autre son que le traditionnel "oui, Mr Debert" que chacun répétait une dizaine de fois par jours mais personne n'avait envie de vérifier. Estelle non plus n'avait pas envie de vérifier cette théorie et n'esperait même pas tout les jours que cette répétition dénué de tout interêt cesse. Cela faisait partie du travail et personne ne pouvait rien faire contre. Heureusement, la chaleur de l'ordinateur et la douceur du siège était toujours là pour rendre son travail moins contraignant que celui de son mari. Elle n'avait pas a rester debout toute la journée elle au moins. Et ce n'était pas possible de toute manière, le docteur lui avait interdit de faire trop d'effort physique, surtout étant donné que la retraite approchait et qu'il ne fallait pas prendre le risque de perdre du temps dans des congés maladies.

Un échange de sourire, la chaleur de l'appartement, les douces habitudes du dehors. Tout les deux avaient profitaient de ces petits instants avec la même joie. Regardant les jours et les heures passés avec impatience, l'échéance de la retraite et du repos mérité qui se rapprochait tout les jours un peu plus et les éloignait des mornes journées qu'ils passaient dans leurs emplois respectifs. Aucun des deux ne parlaient de leur journée a l'autre. A quoi cela aurait il put servir ? Le contentement de se retrouver et l'amour qu'il portait a chacun et a leur foyer suffisait a résumer la journée en un regard. On ne pouvait pas échapper au travail mais une fois la journée terminé, on ne souhaitait pas revenir dessus, de peur qu'elle prenne un peu le pas sur ce domaine reservé. Leur domaine. Leur chez soi. Le chat miaule et signale sa présence et encore une fois cela leur réchauffe le coeur et leur donne l'occasion de se sourire une seconde fois.

- Comme d'habitude, répondit il.

Tout était dit et la soirée pouvait commencer. Rien n'allait encore changer ce soir mais personne ne demandait mieux. Un peu de chaleur et une présence amicale jusqu'a ce que l'on puisse souffler et regarder ailleurs. Se fondre avec la vie et apprecier chaque instant avec bonheur en esperant que celui ci dure jusqu'a l'éternité. Tout se résume en un regard. Tout se résume en une seconde.

Friday, June 23, 2006

Facedowninshit - Nothing positive, only negative (Relapse) 2006


En commandant cet album le même jour que celui de Unearthly Trance je ne me souviens pas avoir eu une autre idée en tête que celle de pouvoir écouter un autre disque d'un groupe signé chez Relapse Record. Car comme chaque amateur de metal extrême le sait bien, Relapse est un bon réservoir a talent et l'ont peut compter sur les dons du staff et de Matt Jacobson pour trouver des groupes originaux et manifestant un désir de sortir des carcans du genre. Et cela qu'importe le type de musique. Le sludge est ici le sujet d'étude de Facedowninshit et l'examen est passé sans aucun problême car tout les reservoirs de haine et de frustration a l'égard de tout et de tous sont remplis au maximum. Grincements des mediators contre les cordes et distorsion poussé au maximum, Facedowninshit nous plonge la tête la première dans la distorsion et ne nous aide pas a nous relever. Sur leur page myspace ont peut lire qu'ils se classe dans la catégorie "punk" dans cet aspect crasseux que dépose la musique dans vos cavités auditive jusqu'a en impregner vos sensations.

Preuve ultime de la qualité d'un groupe de sludge si ils vous donne envie de vous réfugier dans une grotte et de lancer vos propres escréments au visage de tout ceux qui vous regarderont de travers. L'énergie punk est elle aussi au rendez vous mais pas tout le temps et seules quelques accelerations succintes viennent briser le rythme résolumment lent et lourd de chaques chansons. Pas mid tempo pour autant mais pas décidé a depasser le mur du son, Facedowninshit adopte la vitesse de croisière d'un groupe de rock a tendance bluesy que l'on aurait dopé avec une goutte de sang d'un membre de Buzzoven ce qui aurait donné le résultat que je vous engage a tester. Surement pas aussi original ou foutraque que d'autres noms de l'écurie Relapse, Facedowninshit est tout de même sans contexte un des meilleurs représentants de cette scène sludge que l'on a peut l'occasion de voir s'illustrer dans des albums très largement distribué. Merci a Relapse de donner un peu plus de lumière a ce genre. "Nothing positive, only negative" est un excellent résumé de la mentalité du groupe et vous la retrouverez illustré dans tout les aspects de ce disque.

Autant dans la production acide et puissante tout en restant assez primaire que dans les compositions décrites precedemment que dans les voix. Alternant entre des crachats punkisant hautement travaillé a coup d'alcool, les raclements de gorge aigus accentuent le degré déjà fortement elevé de biles que l'on retrouve ecrasé sur les murs de chacune des plages, chacune étant un cachot ou le trio s'évertue a renverser tout ce qui se trouve a proximité de leurs instruments. Joli foutoire que ce disque ou se rencontre en moins de 45 minutes le blues, le punk, le stoner et un metal acide et sans compromis mélodique aucun. Pas trop d'accroches non plus il faut l'avouer et c'est cela qui fait que l'on aura envie de se pencher uniquement sur ce disque que si on se send d'humour et pas si l'on veux écouter une chansons spécifique. Oui, chacune est bien différencié de l'autre, mais l'humour massacrante générale rattache le tout pour crée ce marécage sonore dont on rafollera ou que l'on évitera comme la peste. "Nothing positive, only negative" n'est pas le disque de l'année mais il n'a pas d'autre ambition que d'exposer les humeurs de ses compositeurs. Un disque sincère en somme.

Monday, June 12, 2006

Freeform : Newform

Je continue a avoir des problemes et je ne sais pas comment m'en défaire. En ce moment, tout me déplait et je vis des instants de depression allégé ou je nage dans mon verre d'eau en me demandant que faire et en ne sachant plus ce que je devrais faire. J'aimerais coucher parfaitement mes pensées sur l'écran comme je l'imagine parfois dans ma tête en marchant dans la rue et en fredonnant de nouvelles phrases qui pourraient former des phrases puissantes. Mais jamais je n'arrive a les retrouver devant l'ordinateur. Comme si j'étais encore conditionné par une certaine manière d'écrire. Ce n'est pourtant pas difficile de poser ses doigts devant l'ecran et de laisser partir complètement son imagination. Mais parfois j'ai du mal et encore plus aujourd'hui. Je devrais pourtant le faire un petit peu, rien que pour voir ce que cela donne et si il y a un semblant de cohérence au final.

Regarde la page et ne laisse pas couler l'ecnre. Elle ne peut être perdu, précieux liquide de vie qui permet au stylo de continuer a respirer. Je ne sais ou je puis trouver de quoi ressourcer la flamme de mon imagination qui était pourtant débordante il y a si peu de temps. Trop de choses, trop de préoccupations dans mon esprit de plus en plus vide, vide a en mourire. Je ne veux pas m'allonger sur la voie ni donner la main au passant afin de recevoir leur pitié. Qu'il crève tous, ce qui m'entoure chaque jour et me font vivre dans la médiocrité la plus commune. Même la tristesse des autres manque de vie et il n'y a rien qui puisse redonner de l'energie a la mèche, a la flamme, au flambeau que je diffuse a travers l'ecran. Je ne voudrais pas m'arrêter un seul instant pour laisser tout ce que j'ai dans le ventre se vider et ne plus jamais reparaître mais peut être est ce qui m'attends continuellement. Ne pas pouvoir se défaire de l'antinomie des sentiments qui me gouverne et me font me reconsiderer chaque jour ou je dois replonger le nez dans un album ou dans un livre.

Suis je ce que je suis ou ce que je désire être, ou ce que les autres désire que je suis. Suis je parisien ou juste un être humain. A quel point suis je influencé par mon environnement et comment faire pour me reconnaitre sur un visage alors que je désire éviter chaque regard. Plutot crever que revoir un soupçon de cette soupe populaire que l'on sers dans le metro et dans la rue. Ils s'abreuvent de ce repas chaque jour, tous autant qu'ils sont, et ne comprennent pas ce qu'est le dur combat de la vie. Me voila encore en train de glorifier mes propres pensés. Juste de pensés, pas des actions, et je ne serais surement pas juger par mes amis et ceux que j'estime sur la base de tout un tas de faribole qu'un simple étudiant aurait put peindre sur un mur de fac un jour de revolte. Ou ce qu'un publiciste bien renseigné aurait put inscrire sur un tee shirt. Le combat, l'envie de vivre, la reconversion, rien n'est plus spirituel, tout peut être vendus. Je te rends le service de penser a ta place et j'aimerais que tu me donnes ce que tu es. Continue a chercher qui tu es mais il est déjà trop tard.

J'ai peut être déjà vendus mon âme a un quelconque démon déguisé dans un rêve doux et futile. Seule mon amour pour un être cher me donne encore un repère réel sur ce que je suis et ce que je peux être. Merci a elle. Alors dans tout cela il y a encore des interrogations, des questions et des points d'exclamation. Des constances dans un flot de pensé que l'on ne retiendra pas. Vais je être retenus dans un livre comme un quelconque exemple ou ne serais je que regardé avec un sourire tendre par ceux qui auront croisé mon chemin. C'est encore ce que j'ai besoin de determiner pour connaitre la direction dans la quelle je voudrais que ma vie se pose et se repose quelques instants. Pourquoi vouloir être vu quand on ne peut se regarder sois même dans la glace de son âme. Je désire écrire mais je ne désire pas vraiment communiquer, ou en tout cas pas a tout le monde. Est ce que je hais vraiment tant de choses ou est ce que je rejète encore et encore des miroirs ? Je rejette ce que je ne veux pas être et je continue a errer dans mon propre monde en évitant celui des autres. Eux aussi ont tort et raison et joue au roi dans leur royaume. Je suis le roi, tu es le roi et tout le monde a tort. Mais qu'est ce qui compte ? Moi ou l'autre. Le don de soi avant l'affirmation de l'être unique, produit des générations, que je suis. On ne peut pas être un tout ou chaque parcelle reflète la clareté des premiers jours. Nous sommes des pierres neuves produit du recyclage eternelle de l'humanité et dans tout cela nous devons faire le tri pour décider ce qui nous conviens le mieux sans que l'on choisisse avant nous. C'est peut être là la décision a prendre, ranger sa chambre comme nous le demande notre mère. Et voila que Cave In me crie "You're only you". Pas faux.

Sunday, June 04, 2006

Lair of the Minotaur - the Ultimate destroyer (Southern Lord) 2006


A la sortie du dernier album de Pelican, j'ai put lire des critiques concernant le batteur et son jeu un poil trop énergique pour une musique qui se voulait plus atmosphérique que dynamique. Je ne l'avais pas remarqué moi même et j'avoue ne pas du tout être dérangé par cet aspect de l'album. Par contre, les detracteurs du jeu de Mr Herweg seront heureux d'apprendre qu'il a mis a profit son jeu au sein d'un groupe autrement plus énergique, et je dirais même plus, devastateur, que dans son travail de jour. L'expression "travail de nuit" conviens d'ailleurs beaucoup mieux a Lair of the Minotaur puisque les musiciens n'aspirent pas a gravir les plus hautes echelles de la stratosphère avec leurs instruments mais creusent plutôt les bas fonds de la scène metal tel qu'elle était il y a une quinzaine d'année environ. Déjà auteur d'une petite merveille de doom nourris au metal extrême de tout poil, Lair of the Minotaur affine ses influences dans une seule et même direction et jette du bateau toute trace de riffs gras un peu plus léger. La bête a mangé depuis le dernier album et le son s'est allourdis et il faut donc bien la force de ce fameux batteur au jeu si déplacé pour faire bouger tout cela dans une direction thrash.

Dirigé par le guitariste Steven Rathbone et sa voix d'homme des cavernes évoquant un Phil Anselmo sortant de sa grotte, les riffs ne font pas de place pour les mélodies même les plus discrètes et il s'acharne a produire les chansons les plus grasses possible. La production elle aussi sors des cavernes et ont peut affirmer sans aucun doute que ces gars là sont allergique aux studio dernier cri quand on entends avec joie retentir des grésillements de distorsion venus accentuer ce sentiment de se retrouver plonger dans un clssique oublié des temps anciens, quand les termes de "metal moderne" se rattachait avec ceux de Slayer et de Venom. Plutôt Slayer que Venom d'ailleurs et ce ne sont pas les accents Kerry Kingesque de "Behead the gorgon" qui me feront mentir. Le rythme ne se veux par contre thrash que d'une manière sporadique et le disque se divise donc au moins par la moitié entre des passages lent et lourd et des accelerations punkisante sans aucune exageration. La basse aussi est bien entendu au rendez vous vu que l'on parle de doom et elle aussi ne fait pas dans le détail en matière de gresillement et d'explosions sonores. Selon Lair of the Minotaur, le metal était a son meilleur quand il était enregistré sur des cassettes démos et expulsait toute la rancoeur possible des musiciens en poussant les amplis a leur limite.

Et en fait, si l'on aime fleurter, voir embrasser et plus si affinités, avec ce style je ne vois pas ce qu'il y a redire. Les meilleurs disques de cet époque sont devenus des classiques car ils étaient les premiers du genre. "the Ultimate destroyer" a donc peu de chance d'être retenus dans la même bouffé d'air que leurs héros mais cela ne doit pas vous empêcher de les remercier pour avoir réveillé les démons de cet époque bénite. D'ailleurs, a propos de démon, il est utile de préciser que les paroles sont ici uniquement inspiré par les récits mythologique grecque ce qui renforce encore l'experience général et donne aux chansons une dimension encore plus épique. "the Ultimate destroyer" n'est toutefois pas une oeuvre de nostalgique mais une bestiole bien vivante qui bien qu'elle évite toute appelation moderne n'est pas moins explosive que les albums recents. La formule de nos grand mère est ici appliqué avec bonheur, "c'est dans les vieux pots que l'ont fait les meilleur soupes" et il n'y franchement rien a reprocher a ce trio que de vouloir raffraichir la mémoire des jeunes et des moins jeunes avec ce qui faisait l'élite de l'underground metal quand Slayer était encore un groupe terrifiant et que la norvège avait pas mal d'églises encore debout.

Saturday, June 03, 2006

Starkweather - Croatan (Candlelight) 2006


Dix ans après leur dernier EP, "Into the wire", Starkweather sors enfin de son anonymat pour présenter enfin un deuxième album sur une structure enfin à la hauteur de son talent. Relativiser tout de même tout de suite le terme d'anonymat car en plus de dix ans d'existence, leur présence s'est tout de même fait sentir et ce ne sont pas des groupes comme the Dillinger Escape Plan ou Converge qui nieront leurs influences. Pourtant nulle part sur ce disque vous n'aurez l'impression de ressentir des racines d'un quelconque hardcore chaotique car c'est là la force de ce groupe. Pas d'influences visible, juste des compositions puissante et une identité forte que l'on ne saurait confondre avec d'autres musiciens. Est ce encore franchement possible de ne pas appartenir a une scène aujourd'hui ? Pas avec le grand pouvoir des médias bien entendu, surtout pas les chroniqueurs en herbe du net qui aime tant a inventer des étiquettes, mais je les mets au défis de trouver quoi que ce sois pour ce groupe. D'ailleurs je mets au défis la plupart des fans de metalcore bien asaisonné au mélodies téléphoné de s'approcher de plus de cent mètre de cet objet. Ceci ne sens pas le conventionel, ceci sens la bile, le poison et la rancoeur a son plus haut degré.

Allez, je vous donne tout de même une petite idée de la bête en cédant a la tradition : Sludge et Metalcore dans un tonneau avec un dragon du komodo sous acide comme compagnon de lutte. Bon bien sur ce n'est pas aussi simple que ça. Déjà que quand je parle de metalcore ce n'est surement pas de la sauce aseptysés qui assaisonne tout les "meilleurs groupes de l'année" du moment mais la déflagration haineuse d'un All Out War période "For those who were crucified". A cela s'ajoute des parties mélodies sussuré comme un serpent et des vocaux écorchés et bileux régurgitant des textes des plus poétique mais se mélant finalement comme un long cri de douleur. Les autres musiciens ne font pas non plus dans le simpliste et s'excrime a rendre tout aussi serpentine les structures des morçeaux. Les riffs durent, ecorchent et se métamorphosent comme la gamme de coup de poings d'un boxeur professionel jouant avec votre estomac. Le jeu de chacun des musiciens est diverse et se complètent mutuellement avec une section rythmique sachant placer des touches d'originalité quand il le faut. Bassiste et batteur tiennent la maison sur leurs épaules mais la font aussi sauter dans leurs mains ce qui ne manque pas de vous faire dresser l'oreille toutes les dix secondes pour capter un nouveau mouvement de basse fantastique venus se placer sous une ligne mélodique inattendus.

Tout comme les marécages et les animaux et insectes qui les peuplent, Starkweather attire son auditeur avec des accroches mélodique et ténébreuse pour refermer ensuite le piège et vous fasciner encore et encore au fil des chansons. On comprend ensuite facilement pourquoi tout cela a pris autant de temps, surtout que les membres préfèrent faire passer leur propre vie avant celle du groupe. Un discours que l'on a pas l'habitude dans la bouche des musiciens qui ventent bien souvent leur loyauté a la cause musicale. Eux ne se sont confié a leurs instruments et aux mains de maître de Pierre Remillard, pour la production, qu'a reculon mais bien leur en a pris. Le son de chacun des instruments est exceptionnels et procureté une clareté rare et fantastique a chacun. Avec en prime une couverture de Paul Romano (Mastodon, Dead to Fall ...), je vous passe la liste des adjectifs pour la décrire, vous n'avez qu'a en prendre quelques uns au hasard dans les lignes précédentes. Au risque donc de me repeter et de passer pour un chroniqueur trop partiale, je ne vois rien dans ce disque qui pourrait être à corriger. Starkweather echappe a tout et ne donne que le meilleur tout au long d'un disque unique. Un monument.

Thursday, June 01, 2006

Je ne fais que 3 paragraphes par post

Le plus dur dans l'écriture est de se détacher des codes pour mieux écrire et trouver sa propre voix et non pas un enchevetrement de phrases toute faites que notre cerveau deverse au fur et a mesure des lignes. Ca peux ressembler a de l'originalité mais ce n'est que du copié collé, et l'écriture n'est pas de l'informatique mais la voix du coeur et des tripes. Quoi que j'écrive, je veux que l'on sente mes paroles comme autant de vapeurs nauséabondes ou envoutante que l'on croise dans les rues de Paris. Oui, ce n'est pas une mauvaise formule comme vous pouvez le voir mais cela s'inscris déjà dans une sorte de genre. Le noir pour être plus prévis. Le fait de s'imprégner de la vie qui nous entoure et de la recracher cruement dans des descriptions détaillés ou l'on fait appel a tout les éléments de la vie du personnage pour le rendre encore plus vivace a travers la page. Quand je commence a parler de musique j'aimerais bien pouvoir faire appel a ce type de narration mais comment passer outre les tics du chroniqueurs de disque et passer dans un roman. J'ai déjà lut des chroniques ou l'on racontait une histoire afin de mettre en scène l'exploration de l'album, mais dans ce cas là autant écrire un roman et faire une nouvelle oeuvre a partir du disque. La chronique doit décrire efficacement l'album et l'artiste, pas l'exploiter pour en faire une toile de fond. S'en inspirer sans trop polluer avec sa propre vision le travail de l'artiste.

Ensuite il y a le probleme de l'émotion. Y'en a t'il ou est ce simplement un interet sonore que j'ai pour ce groupe ou cet album. Si c'est le second cas qui est au menu alors les formules de bases et les plus usités vont revenir a la charge. Honnetement, plus j'écris de chroniques et plus je me demande si tout ce que je fais n'est pas redondant. Pas du point de vue de la communication. J'imagine que malgrès mon utilisation frequente de structures narratives identiques je n'ennuie pas trop le lecteur et je lui donne une assez bonne idée du disque. Mais moi ? Est ce que j'ai envie de me lire ? Est ce que j'ai envie de me voir écrire et débiter toujours, encore et encore, le même laïus. Heureusement que je me suis éloigné de la presse française. Bon nombre de tacherons qui veulent se rapprocher de leur public metalleux en étant décérébrés et franchouillards feraient palir d'horreur des auteurs de romans de gare tellement ils ne méritent pas de salir le siège sur lequel il pose leurs fessier pour écrire leur article. Ecrire c'est avant tout une confession, et on doit y mettre un peu de son intimité pour que la personne qui vous lira ne se dise pas que vous avez survolé l'album en deux secondes.

Réutilisez des formules ce n'est pas dramatique, cela fait partie du style, mais encore faut il que ce sois vos formules et pas celles que vous imaginez plaire au plus grand nombre. Comme je le disais, j'aimerais placer plus de références au noir dans mon style et dans mon vocabulaire. Mais comment faire pour ne pas se dérober a la tache de chroniqueurs et ne pas finir par me masturber tout seul devant la pochette de l'album sans jamais vraiment rentrer dedans en en ressortant avec une bonne idée du voyage. Ce serait comme partir en train et rester a regarder le train partir sans aller au bout. Oh, le voila partis, oh le voila qui reviens. Bon ben je vais écrire sur mon impression du train. Ce sera peut être très bien écris mais vous n'aurez pas parler du train. Et puis ce manque de vocabulaire ! Est ce flagrands que je ne sais pas ou je vais et que je place par bribe des grots mots bien compliqués pour me faire plaisir, a peu près vers le millieu de la chronique d'ailleurs quand viens l'heure de donner une description imagé de la musique et de l'effet qu'elle produit. Encore et toujours la même rengaine, ça ne donne pas envie de continuer à écrire. Et pourtant j'aime écrire. Alors que faire. Alleger le rythme de phrase. En faire des plus courtes. Ouvrir un dictionnaire des synonymes. Changer de style et lire les Inrockuptibles religieusement ? Plus la première solution que les autres, si jamais j'emploie la dernière brisé la glace et tiré a bout porton. Le super soaker ne me fera pas de mal mais ça me reveillera assez pour me rendre compte que je dis des conneries. D'ailleurs prenez le marteau, je sens que ça viens.

Monday, May 29, 2006

Leviathan - the Tenth sublevel of suicide (Moribund Record)

Il n'y a pas grand chose à dire sur la personne de Wrest, le visage derrière Leviathan, mais il y a beaucoup à dire sur sa musique. Lui n'est qu'un nom déguisé derrière un pseudonyme et dont on ne sais qu'une chose, il est tatoueur. Et très bon en plus. A tel point que le bonhomme peux se permettre de choisir les personnes a qui il fait un tatouage. Si vous lui plaisez, c'est bon, sinon c'est mort. Ceci en dit long sur son lien avec le black metal, un genre dont l'éthique a toujours était le maître mot derrière les classiques références au satanisme de cours d'école dont les fondateurs du genres se réclamait afin de faire pousser des boutons a toutes les personnes bien pensantes se trouvant dans un rayon d'une centaine de kilomètre. Dernièrement, Leviathan ainsi que Xasthur (aka Malefic) sont devenus les fers de lance de la scène black metal americaine et bien plus encore. Encensé par la critique dans le millieu black metal, et pour ne pas dire tout l'underground metal, il y a donc une sorte d'attente completement irraisonné quand on se pose sur un disque de ces deux là. Sont ils aussi bons qu'ont le pretends ? Et est ce que cela vaut vraiment le coup de les porter en aussi haut estime. Réponse, oui, et pas qu'un peu.

Si pour vous Wrest n'est qu'un des noms se trouvant sur votre album de SunnO))) alors vous passez a coté d'une machine a riff formidable et surtout d'un artiste qui represente la quintessence du black metal, et bien plus encore. Enfin, black metal dans le sens stricte du terme. Le sens qui va vers Darkthrone, les premiers Satyricon et Mayhem. Pas d'explosions guerrière au menus et pas non plus de clavier gothique. Ce qui sors de ce morçeau de plastique est sale, ténébreux et sans aucun compromis. Tout d'abord du fait de la production qui procure cette texture arraché a la voix et aux guitares, tout comme des fantomas expulsant leur douleurs en parcourant les plaines et les forets du grand Nord. Mais aussi, et surtout, parce que l'émotion est palpable et vous transperce dès les premières notes. Une sorte de grésillement malade, une mélancholie haineuse ui se dépose tout au fond de vous et ne cesse de vous hanter pendant toute la durée du disque et encore même après quand il vous prendra l'envie de vous remémorer votre écoute. Leviathan ne compose pas des albums qui se domestiquent. Il compose des chansons qui vous habite profondemment. Bien sur, là c'est le point de vue du fan qui parle. mais sans être touché par la musique vous aurez de quoi vous satisfaire avec les riffs. Parce que bon dieu, si on aime le metal ou tout simplement la musique et bien il y a de quoi faire ici.

Car le talent de Wrest ne se limite pas a cette fameuse ambiance typique du black metal ou a un long cri de douleur, bien que "the Tenth sublevel of suicide" sois résumable a cette simple phrase d'un point de vue emotionelle, et asseine des chansons complètes, complexe et superbe. "Fucking your ghost in chains of ice" introduit l'album sur les chapeaux de roue et impose dès le départ une puissance de feu créatrive sans aucune concession. Le blast n'est toutefois pas le seul rythme a l'ordre du jour et l'on comprend aisement pourquoi les druides de SunnO))) ont appreciés le travail du bonhomme quand on rencontre ces ralentissements reminissent de My Bloody Valentine, comme dans "the Whom shadows move towards". On passe alors de passages glorieux et violent à des moments ou le monde semble s'écrouler sous vos pieds. C'est en fait de ce contraste que proviens l'émotion, car partis avec une bonne dose de violence et de haine, les riffs conquerant s'éffondrent bien vite pour laisser place a des nappes de désolations, tout aussi fascinante d'un point de vue musicale, mais qui ont vite fait de vous plonger dans une mer de tristesse, comme si des vapeurs de larmes s'infiltrait dans votre être pour vous pomper toute votre vie. Douloureux et puissant mais fascinant. Mais hormis ces guitares aux mêmes effets que des succubes, il ne faut pas oublier la section rythmique qui est loin d'être oublié. Bien qu'artificielle, la batterie est très bien placé et le jeu de basse montre encore une fois que ce type ne sais pas s'arrêter quand il s'agit de rendre sa musique exceptionelle. D'autant plus que le ton de la basse ressors bien pendant tout l'album, alors comme je le disais plus haut, ce n'est pas a l'afficionados des plus sombres recoin du black metal que s'adresse cet album mais aux amateurs de musiques sombres et extrême. Un chef d'oeuvre, et a plus d'un titre.

Wednesday, May 10, 2006

Head Control System - Murder nature (the End record) 2006

Toute référence au neo metal entraine des colibets dans la scène metal pure et dure. D'une part car le neo metal est le genre le plus insupportable pour tout les fans de musique extrême et aussi celui qui a attiré un bon nombre de jeunes gens se proclamant "vachement fan de metal, surtout de Linkin Park" ce qui ne peux que leur attirer les foudre des fans de Manowar. En fait, déclarer aimer des groupes de neo metal reviens a se jeter du haut de l'echelle de la crédibilité pour finir par s'écraser auprès des vendus. Alors je ne vous dit pas ce que c'est quand on pratique une musique qui doit un peu a ce que l'on appelle aujourd'hui le neo metal. Et pourtant, voila que le plus imprévisible des hommes, Kristoffer Rygg, aka Trickster G de Ulver (et aussi ex Borknagar et ex Arcturus) viens de se rendre coupable de ce crime impardonable. Déja je sens que je viens de perdre la moitié, voir même les trois quarts des lecteurs. Pourtant ils ne devraient pas tourner de l'oeil en voyant ce type s'associer a un projet au relans commerciaux car si il y a bien une constante dans la carrière de l'ami Kristoffer c'est bien la qualité, et il ne nous fait pas faux bon sur ce coup là, loin de là. Oui, Head Control Sytem n'est pas un enième projet a tendance progressive et il ne revolutionnera pas le monde de la musique. Mais on parle tout de même d'un type qui se prénomme le Trickster, celui qui joue des tours. Alors comment lui reprochez de nous tirer la langue alors que c'est là sa nature même ?

Head Control System n'est d'ailleurs pas le projet de Mr Rygg mais une collaboration avec Daniel Cardoso (des groupes Sirius et Re:Aktor, deux groupes que je ne connais pas du tout) ou il ne fait que chanter tandis que l'autre se préoccupe des riffs et des solos. Oui, des solos de guitare, chose totalement improbable dans un disque de neo metal classique, et ce ne sont pas les seules élements qui peuvent démentir l'étiquette neo, donc ne vous arretez pas a ce terme, il est juste présent pour souligner l'aspect plus simple et direct de Head Control System par rapport aux groupes respectifs des coupables. En fait, ce qui rend ce disque si neo ce sont ces riffs groovy necessaire a ce que la voix de Trickster G se pose de la plus flamboyante des façons en créant des accroches mélodiques dont lui seules a le secret. Si il fallait être honnête je dirais que Head Control System est un projet qui se veux commercial dans le sens ou il n'y a rien ici qui ne brossera pas les oreilles des auditeurs de tout poil dans le mauvais sens du vent. Le concept du groupe et de l'album est lui même centré autour de ce que l'on peux voir dans les clips de rap et de r'n'b visionnable sur toutes les mauvaises chaines musicales. Sexe, violence et gang, tout est là pour faire de ce disque une ode aux films d'actions americains ou les héros musclés sauvent les jeunes filles, se les tapent et font exploser les maisons des vilains en leur crachant à la gueule. Mais tout ça, avec classe. Sur les photos promo les deux accolyes vont même jusqu'a prendre des poses et des fringues de chanteur de r'n'b. Le concept visuel n'est donc pas conçus innocemment et le mot d'ordre est donné : Sexe, drogue et rock and roll. Et gros refrains aussi. Très gros les refrains.

Car effectivement, sans la voix superbe et envoutante du fou chantant, ce disque ne tiendrais peut être qu'a un fil. Je dis peut être car d'une part l'association entre la voix et les autres instruments est parfaitement ciselés par une surproduction qui ne laisse rien au détail; mais aussi car les qualités de musiciens de Daniel Cardoso ne sont pas a mettre en question quand il s'agit de faire vrombir sa guitare pour pondre de très beaux solos (qui s'accordent parfaitement avec la voix) mais aussi car le travail au clavier offre une seconde couche de sucre auditif histoire que l'on est toujours encore plus envie de revenir croquer a ce plaisir coupable. Deux hommes, chacun bien habitué a des musiques plus experimentales, decident de faire quelque chose de plus simple, de prendre leur talent respectif et de se consacrer a une musique moderne et tout ce qu'il y a plus simple a digerer. Oui, il y a matière a critiquer quand on est allergique a tout ce qui est susceptible de plaire aux masses. Mais comment reprocher a ces deux types de faire un disque plus simple si le résultat est aussi parfait. Il n'y a pas de chansons a citer, chacune est excellente et vous donnera envie de rejouer encore et encore "Murder nature" en priant les dieux que cet effort ne sois pas le dernier. Ma maman me le dit toujours, il en faut pour tout les gouts. Et bien si vous avez envie de vous faire plaisir avec un peu de musique delicieusement accrocheuse qui vous demander juste de ranger votre cerveau au placart pour quelques instants alors surtout ne vous privez pas. Les autres evitez ce disque comme la peste, il ne contiendra pas les surprises que les disques de Ulver reservent a chaque écoute.

Note : 16/20
Label : the End Record
Site officiel
Pays : portugal /norvège
Style : metal accrocheur
Style global : neo metal

Tracklisting :
1/ Baby blue
2/ Skin flick
3/ Masterpiece (of art)
4/ Blunt instrumental
5/ It hurts
6/ Watergate
7/ Seven
8/ Kill me
9/ Wonderworld
10/ Rapid eye movement
11/ Falling on sleep

Friday, April 28, 2006

Distorsion - Memorial (2006)

L'interet de la chronique de promo est que l'on reçois un peu de tout et que l'on peut découvrir de bonnes choses comme les pires diarés sonores jamais composés. Une pochette ne donne pas non plus beaucoup d'informations et si fallait commencer a croire même un peu les biographies officiels alors on n'ecriraient que des chroniques dythirambiques. Et comme vous avez put le constater sur ce site, ce n'est pas le cas. Avec celle de Distorted je pensais avoir a faire avec un groupe de death metal brutal sans grande distinction sauf l'interet de me faire sourire et peut être de me faire passer une bonne demi heure. D'origine israelienne, Distorted ne prie pas aux pied des templs de Cannibal Corpse mais se revendique d'une etiquette de doom metal oriental. Voila encore une etiquette qui va plaire aux archivistes du genre car elle au moins le mérite d'être clair. Cependant, je la considère comme severement eronné a part pour ce qui est du metal. Grosse guitares saturés, gros riffs mis bien en avant, double pédale et growl ne manquent pas. A cela s'ajoute une chanteuse a la voix clair et limpide afin de contraster l'autre grogneur en chef, le duo classique et bien trop commun du metal gothique a la Lacuna Coil ou encore bien d'autres abominations cherchant bien trop souvent a flatter les marchands du temple.

En présentant la recette de cette manière, je pressend que vous n'aurez pas envie de passer un quart d'heure avec ces petits gars là. Mais pourtant, a ma grande surprise, alors que je polissais déja mes critiques acerbes, je me suis retrouvé tout con en cherchant dans les recoins de quoi faire grincer mes dents. Hormis leur nom un peu basique (qu'ils partagent avec un groupe de Thrash belge), Distorted n'a rien de vraiment critiquable. Premierement, aucun des riffs présent sur "Memorial" ne viens se coincer dans le repertoire trop moderne de ceux qui ne savent pas écrire un bon vieux riffs metal des familles. Bien au contraire, j'ai souvent pensé a Death, et peut être aussi un peu a leurs confrères de Orphaned Land, en l'écoutant. Des gens qui connaissent leur classique donc, ça fait toujours plaisir. Ensuite, l'usage de la dualité des voix n'est pas propulsé en avant et les échanges vocaux ne sont pas prévalents. La voix feminine n'est même pas exagéré pour qu'elle crée de grosses accroches mélodique. Certes, la demoiselle ne s'use pas les cordes vocales en criant mais son chant n'est pas désagreable du tout et n'essaye pas de se prendre pour une chanteuse d'opera en preferant une approche entre un chant metal et des vocalises aux consonnances orientale dès qu'elle laisse trainer sa voix sur une note pendant quelques instants.

D'autres rappels a leurs origines géographiques sont audible mais jamais d'une façon trop evidente. Ca se sens un peu dans le rythme, parfois un peu dans les mélodies mais rien de trop grossié (comme les petites percussions en introduction de "Redemption"). Chaques chansons se distinguent bien l'une de l'autre et on a même droit a de bons petits solos jamais trop demonstratifs mais appuyant bien l'emotion désiré. C'est a ce titre que Distorsion pourrait être plus associé avec la scène doom metal car il n'y a pas grand chose qui respire la joie dans tout cela. Une energie un peu plus thrash est tout de même trop prohiminente par moment et de ce fait, la mélancholie désiré ne s'epanuis pas trop pour donner plutot envie de remuer la tête plutot que d'aller chercher la lame de rasoir la plus proche. De plus, en me penchant sur les textes j'ai aussi put voir que la thématique abordé avait parfois a faire avec le drame israelo palestienien mais en manifestant des désirs de paix et de résolution et non pas des besoins de vengeance. Un détail de plus en leur faveur donc, un groupe aussi intelligent dans leurs textes (même si la la forme n'est pas exceptionnelle) que dans leur musique. A ce tableau je ne peut pas apporter qu'une seule touche negative, la longueur de l'album et le manque de variation le rend un peu monothone vers la fin. Toutefois, sur huits chansons, aucune trace de mediocrité ne parait et je ne peut donc pas m'empecher de recommander cet album a tout amateur des qualités susnommés.

Wednesday, April 26, 2006

Fall of the Bastard & Book of Black Earth - Split EP (2005)

Si on veut vraiment être credible quand on fait du black metal, il y a des régles a respecter. D'abord, venir d'un pays ou il fait très froid, ça aide. J'attends d'ailleurs le jour ou arrivera un esquimeau black metalleux, la norvège n'aura qu'a bien se tenir. Ensuite il faut enregistrer chaques instruments avec du materiel en très mauvaise état ou faire attention a ce que le son ne sois pas parfaitement audible, donc virez Tue Madsen de votre liste de producteur a considerer si tel est le style que vous souhaitez aborder. Et puis enfin, si vous vous voulez être completement necro, ne formez pas un groupe, formez un duo ou faites de la musique seul. Si je suivais ces principes a la lettre je devrais alors vous dire que Fall of the Bastards et Book of Black Eearth sont de très mauvais groupes. Ils viennent des Etats Unis, forment tout deux des groupes avec plus de deux membres et leur production, sans être eclatante de puissance, a la Emperor, est très honorable pour un petit label. Non, il n'y a quelque chose qui cloche, ces deux la ne devraient pas être aussi bon. Mais pourtant, ils le sont, et très même.

Fall of the Bastard d'abord acceuille le spectateur avec des arpèges rapides et flamboyant sur une guitare acoustique pour ensuite laisser la place a des riffs glorieux, typiquement black metal, mais pas depressive ni extremement haineux pour autant. Tout comme Emperor, mais sans les clavier et les arrangements classiques, Fall of the Bastard exerce dans le millieu du black metal sans pour autant chercher une atmosphère particulière mais en composant de bonnes chansons avec de très bons riffs. Le groupe qui me semble être le plus convenable pour faire une comparaison serait Nafglar mais les mélodies et la vitesse ne sont pas des préoccupations essentiels dans ces trois titres. Il y a juste un peu plus de mélodies que dans la moyenne des groupes de black metal et beaucoup moins de brutalité outrancière.

Book of Black Earth ensuite est composé d'anciens membres de Teen Chthlhu, un obscure groupe de hardcore qui usait de clavier afin de se moquer un peu de l'attitude des groupes de black metal symphonique (c'était aussi, parait il, un des groupes préféré de John Peel, le regretté dj de Radio One). Pas de mosh part a l'occasion pour cette nouvelle incarnation mais toujours un peu de clavier avec encore une fois une comparaison possible avec Emperor, d'autant que les riffs sont beaucoup plus épiques et moins mélodiques. Ce qu'il y a de bon dans Fall of the Bastard et dans Book of Black Earth c'est le dedain complet que peuvent avoir ces deux groupes pour toutes les critiques et les défauts des groupes de black metal traditionnels. Le genre pratique est maitrisé a la perfection mais les influences ne ressortent pas exagerement et on finis par avoir juste sous la main deux très bons groupes et cinq excellentes chansons dont on ne se lasse pas d'écouter. Mieux encore, ces groupes ont l'air de s'eclater en jouant et de combien de groupes peut on dire ça aujourd'hui ? Toutefois, les meilleurs choses ont une fin et c'est sur quelques notes de guitares acoustiques interrompus très vite par les clavier et la batterie que les derniers riffs sont executés et que ce EP se conclut. On en voudrait bien sur plus mais voila le problême, Fall of the Bastard a déja un album sous la main mais il est épuisé. Quand a Book of Black Earth ils ont un aussi de près mais cherche un label. N'y a t'il donc pas de justice dans ce monde ? Gardez l'oeil bien ouvert sur ces deux là, ils le méritent.

Peeping Tom - Peeping Tom (Ipecac) 2006

Le mot "pop" a, dans le monde de la musique, une connotation marchante. On designe comme pop les groupes qui font tout pour se vendre car ce qui est pop est populaire et ce qui est populaire forcement mauvais. N'est ce pas ? Pourtant il y a pas mal d'excellents groupes de pop et ce n'est pas parce qu'ils ont des mélodies dans tout les coins qu'ils vendent des milles et des cents. De même, on peut être underground et être un gros mauvais. Mike Patton, du fait de son statut d'ex Faith no More, est surement encore considéré comme une "célébrité" et ses nombreux fans ne le demontiront pas, sa personne attire l'attention dès qu'on le cite quelques part. Il ne fera pas la couverture de Voici mais vous suivez mon raisonnement. Donc Patton, Mike, multi recidiviste en matière d'experimentations sonores, de mélanges en tout genre et d'explosions bruitistes nous offre son album de pop. Forcement l'oeil est attiré et l'oreille aussi. Comment un homme qui s'est specialisé dans les musiques complexes et aventureuse peut il faire un album de pop sans s'imoler par le feu ensuite ? Je ne sais pas trop mais j'imagine que cet album n'a pas était très facile a faire pour lui du fait de son obsession a maltraiter le format classique des chansons les plus banales.

La musique diffusé a la radio manque generalement cruellement de diversité et de profondeur. Patton est un artiste dont la musique, aussi courte sois t'elle, est remplis de détails et ne deçois jamais l'esprit a défaut de trouver grace auprès des tympans les plus fragiles. Trouver un juste millieu n'est donc pas chose facile mais il l'a tout de même reussis a le faire. Dans le même ordre d'idée que l'album en collaboration avec les X Cutionners ou le deejaying était passé a la moulinette Ipecac, Peeping Tom extrait tout les clichés de la musique populaire actuels pour se les approprié, les tourner en ridicule mais tout en gardant ce coté si sucré et si entétant. Même en ayant écouter qu'une fois une chanson de Madonna ou de Britney Spears vous la retiendrez sans peine. Toutes les chansons de cet album vous feront exactement la même chose et c'est donc a vous de voir si cela vous plait ou si vous preferez éviter cet album comme la peste. Afin de mener a bien son projet des plus excentriques, Mike Patton s'est adjoints, entre autre, les services des membres de Clouddead (Dose One, Odd Nosdam et Why ?), Dan the Automator, Kid Koala, Amon Tobin, Massive Attack ou encore Nora Jones. Chacun apporte son talent particulier a la chanson qui lui est adjoints mais n'allez pas croire que ceci est un album de collaboration car leur touche est toujours milimitré pour que Patton reste le seul maitre a bord.

Du coup, alors qu'on peut attendre beaucoup de la rencontre entre Dose One et l'homme que j'ai déja nommé trop de fois dans cette chronique, celle ci se fait dans un format precis et n'est donc pas aussi folle qu'elle aurait put l'être. Et au vu du résultat de celle ci tout comme de la rencontre avec Kid Koala (sur Celebrity deathmatch) ou avec Odd Nosdam (sur Five seconds) on est en droit de vouloir s'agenouiller devant ces hommes pour leur demander de ne pas attendre aussi longtemps pour collaborer ensemble une nouvelle fois. Bref, ceci dit, il n'y a que peu de chansons decevante et malgrès la rigueur du contexte vous n'aurez que peu d'occasions de faire se reposer vos lèvres tellement elles ont d'occasions de sourires. Peeping Tom est un album qui sors au bon moment. Intelligent mais mémorable et très accessible, les rythmes entrainants, les references au soleil, a la fête et au sexe sont là pour rendre votre été des plus agréables. Ce n'est pas vraiment le genre d'accroche auquel on pourrait s'attendre pour vendre un album sortis chez Ipecac mais c'est bien là la stricte vérite. Peeping Tom assassine la pop actuelle mais la porte en étendart en l'oscultant sur toutes les coutures. Pas mal de scratchs, beaucoup de battement et de petits effets que ne renierait pas Timbaland (le producteur de Aaliyah et de Missy Elliot) ainsi que des lignes mélodiques que Justin Timberlake aurait bien aimé trouvé avant ce cher Mr P. Tout ceci pourrait même arriver en haut des ventes de disques avec des titres ultra efficaces comme le precedemment nommé "Celebrity deathmatch" , "Mojo" (avec Rahzel de the Roots et Dan the Automator, un autre homme aux milles projets) ou l'irresistible "Sucker" en duo avec Norah Jones. D'ailleurs, a propos de ce dernier, ce serait bien étonnant si celui ci ne faisait pas parler de lui comme étant la curiosité a ne pas manquer. J'irais même encore plus loin en proclamant celui ci comme étant le single qui a le plus de chance de plaire a un très large public. Peeping Tom pourrait être un hit surprise qui debarquerait dans le monde de la pop mais rien n'est moins sur. Ce qui est une certitude par contre, c'est qu'avec ce disque, Mike Patton reussis son paris a peu près sur toute la ligne et que même si toutes les chansons ne font pas l'unanimité il n'y a pas non plus de raisons de se boucher les oreilles a un moment ou un autre. On passe du très écoutable, au passable jusqu'a l'excellent et il n'y a finalement pas de raison logique de s'écarter de la route de ce rouleau compresseur sonore pour lui preferer quelque chose de plus avant gardiste. On a pas forcement besoin de faire marcher son cerveau a bride abattus pour apprecier un album.

Friday, April 14, 2006

Ocean - Here where nothing grows 2005

Le commandant Cousteau, paix a son âme, aurait été plus habilité a rédiger cette chronique que je ne le suis mais les communications avec l'au delà étant ce qu'elles sont, c'est bien moi qui serais votre guide pour découvrir cet album et ce groupe. Pourquoi Cousteau ? Et bien car celui ci aurait été bien plus a même de dire si la musique de Ocean avait beaucoup en commun, ou pas, avec les fonds sous marins qu'il a arpentés pendant une grande partie de sa vie. Moi même j'aimerais bien plonger dans les abysses sous marins afin de découvrir un peu ce territorire que l'on dit encore trop inexploré par l'homme. Et après avoir écouté "Here where nothing grows", cette envie s'inscrit un peu plus dans mon esprit, et en même temps je la repousse avec encore plus de vigueur. Pas uniquement car je n'ai pas les conditions physique pour plonger aussi loin dans la mer mais aussi car je ne suis pas sur d'être aussi dans les conditions mentales necessaire a supporte une telle découverte. Ah, les conditions mentale, le voila l'eternel refrain des critiques de disques qui se veulent profonde et complexe. Ce disque est tellement fou qu'il vous emmenera a l'hopital. Oh la jolie phrase. Sauf qu'avec Ocean, et bien ce n'est pas totalement faux.

Ocean n'est pas un groupe de fou. Ce n'est pas un diable de tasmanie ou un Bugs Bunny épileptique qui ne sais plus ou donner de la tête. C'est un bête massive et concentré sur une seule chose : Le Noir. L'obscurité la plus profonde jaillit des cordes dès la première note et l'enchainement des frappes sur la caisse claire et des etourdissantes explosions de guitares prolonge l'agonie pendant de longs moments. Trois chansons de 20 minutes en moyenne, de quoi vous assomer aussi bien qu'une dose d'opium que l'on fumerait tout au fond d'une grotte avec le seul ronflement du vent contre le paroi comme compagnon. Ocean n'est toutefois pas un groupe experimental et des parallèles sont possible avec les druide de l'eglise de SunnO))) ainsi que les moments les plus atmosphériques de Isis (période "Oceanic". Sauf qu'a l'inverse de Isis qui rayonne de lumière entre des passages plus lourd, Ocean emprunte a SunnO))) cette même obsession pour le lourd et le noir charbonneux pour ne pas laisser le temps a son auditeur de prendre son souffle. Tout n'est pas que violence non plus, ce serait bien trop simple si l'on ne faisait que s'enchainer des riffs et des riffs. On s'habitue bien trop vite aux riffs gras et si il n'y avait que ça, il finirait par ne plus apparaître a vos oreilles. Pire encore, il deviendrait agréable.

Mais voila, Ocean ne fait pas que dans le riff gras et interrompt son attaque sismique par le biais des instruments electriques pour les laisser reposer et joue alors avec des passages uniquement dédié a la section rythmique. Pas de drum fills a l'horizon, ne vous faites pas d'illusion, Ocean n'est pas un groupe ou l'on fait dans la demonstration technique. Les notes s'étirent et dessinent des riffs et des semblants de mélodie a une vitesse pachydermique. Assez vite pour que vous ne vous endormiez pas, assez lentement pour que ce ne sois que fredonnable ou alors seulement au même rythme que les derniers râles d'un homme agonisant. Ce n'est pas très attrayant dit comme ceci mais ça deviens beaucoup plus fascinant si l'on aime les experiences complètes et profonde. Le genre de disque que l'on écoute avec le plaisir de voir se dérouler un monde original au fil des secondes mais que l'on a bien du mal a acceuillir avec le même plaisir qu'une petite mélodie simple qui vous met de bonne humeur le matin. Il n'y a pas d'heure propice à écouter ce genre de musique, sois vous aimez cela et l'envie vous prend n'importe quand. Sois vous ne supportez pas et vous n'accepterez de rester plusieurs minutes (et encore moins une heure) en compagnie de musiciens dont l'obsession est d'expurgez de leurs instruments un marécage sonore aussi devastateur et profond qu'il est vénéneux et fascinant. Beaucoup de grands mots, encore une fois, mais quand on aime on ne compte pas et il y a de quoi être attiré par un bête aussi étrange qu'elle est rare dans le monde de la musique extrême.

Monday, April 10, 2006

Craft - Fuck the universe (Carnal Records / Southern Lord) 2006

Dans le millieu un peu underground, il est de bon ton de dire du mal de Southern Lord et de tout ce qui touche de près ou de loin à ce label. SunnO))) est un groupe pour les attardés mentaux qui lisent les Inrocks (ou en Version Anglaise, Q) et tout ce qui est associé au monde du black metal (Leviathan, Xasthur, Craft) n'est qu'un ramassis de vieux clichés sans interets. En clair, ils ne sont pas true. Honte sur vous qui osez penser du bien de ceux là, vous ne serez jamais admis au sein des seins de la scène underground. Tout du moins c'est ce que j'ai crut comprendre des reflections qui m'ont été colportés dans les quelques chroniques que j'ai lut au sujet de Craft ou de Twilight. Pourtant, bien que Southern Lord distribue cet album, il n'a pas grand chose a voir avec les artistes susnommés mais avec une version moins primitive de Darkthrone si ils n'avaient pas que deux riffs par chanson (ce qui n'est pas une critique en soi, j'aime beaucoup Darkthrone) et si le but n'était pas de créer une ambiance mais d'écrire une bonne chanson. Une "bonne chanson", voila une expression honteuse pour bon nombre de groupes de black metal. Car qui dit bonne, dit positif et pourquoi être positif quand il y a tellement de choses sur lesquels ont peut cracher son venin ?

Cependant, ont peut être négatif mais ne pas être depressif. Je m'imagine mal un barbare faire son travail quotidien de desoçage d'enemis avec dégout. Si l'on veut detruire la planète, on y met du coeur. Or, comme le précise le titre, "Fuck the universe", nous ne sommes pas là pour avoir peur du monde environnant mais pour le pietiner sans aucune discrimination. Voila un programme que l'on nous a déja servis du soir au matin et qui ne va pas faire grand chose pour attirer l'attention des plus aguerris au monde du black metal. Oui, vous voulez tous les tuer ces gens, nous le savons, mais n'y a t'il pas dans votre CV quelque chose de plus qui puisse nous donner envie de dépenser un peu de notre argent durement gagné dans votre album ? Et bien oui, il y a de bonnes raisons, des chansons. Se proclamer destructeur de l'humanité c'est une chose, mais écrire un enfiement de riffs tous aussi excellent et mémorable les uns des autres afin que chacun puisse avoir de quoi écouter pendant que les enfants et les femmes hurleront de douleur sous les coups répétés de votre hache, voila de quoi ravir tout ceux qui étaient fatigués de la violence aveugle, certe bourré de haine jusqu'au trognon mais pas foutus de rendre interessant un album de moins d'une heure. Le seul défaut de tout cet étallages de point positif c'est que "Fuck the universe" a beau être un très bon album de black metal, ça reste un album de black metal. Craft ne va pas vous faire changer d'avis par rapport a ce genre si vous le connaissez déja un peu mais ils auront au moins le mérite de plus toucher les preilles de ceux pour qui l'ambiance dans une chanson de black metal est une chose qu'ils n'ont jamais saisis.

Car qui a besoin d'ambiance quand on execute des chansons de taille variable (de 2min à 7min) avec autant de maitrise que les grands maîtres de la chanson accrocheuse que sont Satyricon (période Volcano) oun Darkthrone sans jamais lasser ces oreilles que plus aucun blasphème sonore ne choque. Toutefois, des passages ténébreux il y en a mais ils ne durent jamais assez longtemps pour que l'on ne regarde pas le temps tourné avec une folle envie de faire avancer l'aiguille. L'enregistrement laisse de la place a tout les instruments et procure la densité necessaire a chacun pour ne pas perdre l'aspect rugeux necessaire a ce type de musique sans que la distorsion ne prenne jamais le dessus. Un album produit de main de maître ou chaque instrument possède un ton naturel et très agreable. Que dire de plus ? Franchement, pas grand chose et c'est bien là l'antinomie de cet album. Il est bon, il est même excellent mais tout en ne dérogeant pas aux régles du genre il tire son épingle du jeu en étant "simplement" meilleur que beaucoup de ses congénères. Reste a voir si ce type de son vous plait ou pas, mais une fois que le terme black metal a dut être lus au cours de cette chronique vous avez surement dut vous faire une idée sur la musique de Craft, et cette idée est probablement bonne a l'exception d'une chose : Vous ne repartirez pas desorientez de cette écoute mais avec des tas de riffs coincés dans votre tête et même une ou deux accroches bien placé. Un album qui ne réinvente rien mais joue tellement bien avec les régles en place que l'on ne peut pas l'en blamer.

Tuesday, April 04, 2006

Unearthly Trance - the Trident (Relapse Record) 2006

L'année 2006 déja entammé, j'attendais beaucoup d'excellents albums et rien ne venaient encore me bousculer autant que le flot de bonnes et d'excellentes surprises dont étaient constellés l'année 2005. Quelques bons album sortis en 2006 déja, c'est vrai, mais pas encore d'albums que je pouvais regarder comme un futur classique qui marquerait cette année. Jusqu'a maintenant, et celui ci ne risque pas de passer inaperçus. Déja auteur de deux sombres et magnifiques brulot de doom bien lent parus sur Rise Above, le power trio d'Unearthly Trance ne sais pas s'arrêter sur ses laurier et plonge encore plus loin dans les abysses pour un album poignant, plus mélancolique, plus rageur et même tout simplement plus beau que le déja merveilleux "In the red". La rage norvegienne présente en seconde lecture est toujours là mais elle fait aussi un peu de place a une influence moins nordique, celle de His Hero Is Gone, groupe de hardcore culte dont le son lourd et vile n'avait pas besoin de regards macho ou de faire de grands moulinet pour paraître plus dangereux que beaucoup de groupes de metal. L'héritage qu'ils laissent à Unearthly Trance se traduis par des rythmes hardcore et ce même cri de douleur déchirant et communicatif.

Il est plaisant et si commun de se drapper de mélancolie pour exprimer une douleur aussi profonde qu'une flaque d'eau et l'honneteté de la musique en prend alors un coup. Unearthly Trance par contre, c'est tout autre chose. La tristesse du jour c'est celle que l'on ressend quand on perd son porte monnaie chez un ami lors d'une soirée. Pas de quoi en faire une chanson et de hurler sa douleur sur tout les toits, mais certains ne s'en privent pas. Avec Unearthly Trance, la douleur évoque des sentiments par contre beaucoup plus fort. L'abandon et la douleur personnifié par un chant plaintif comme celui d'une ame perdu tandis que ces hurlements remplis de rage évoquent ceux d'une âme noircis que l'on aurait laissé seule pendant bien trop longtemps et qui déclamerait aujourd'hui toute ce qu'elle a enduré jusqu'a maintenant. Cependant, la musique ne se perd pas en elucubration cathartique et est devenus aussi plus direct. Les chansons sont plus courtes et la frappe clair de la batterie, démultiplié par une production qui permet a chaque frappe d'être entendu clairement, procurent une énergie bien plus primaire que celle des albums précedents qui s'étendaient avec plus de lourdeur et moins de vigueur. "In the red" et "Season if scéance" était des monstres qui s'insinuait lentement au fur et a mesure de chaques chansons. "the Trident" vous saute par contre tout de suite a la gorge pour ne pas lacher prise sur aucune des 9 plages.

Par contre, que l'on ne se méprenne pas, Unearthly Trance est toujours un groupe de doom et ce ne sont pas les paroles recités comme des mantras durant "Scarlet" ou cette succession de de frappe régulière de tout les instruments a la fin de la même plage qui vont démentir cela. De même, toute la première partie de "Permanent ice", la superbe première chanson, est elle très lente et ne trahis pas l'esthetique maladif et depressif du doom. Mais c'est dans la seconde partie que la glace se rompt et explose en éclat sous un assaut régulier pour finir dans un cri de colère a l'image des références cités dans le premier paragraphe. "Permanent ice" illustre très bien cette dualité des ambiances et c'est grace a cette position toujours au bord d'une rupture entre des titres lents et des des déchainements entre hardcore et black metal que "the Trident" se positionne comme une reussite complète qui enchantera surement autant les premiers fans que ceux qui les decouvriront grace a leur association avec Relapse Record sur ce troisième album. J'introduisais ma chronique avec une note de deception vis a vis de l'année 2006, mais avec "the Trident" le doute n'est plus permis, il n'y a aura pas de raison de s'endormir sous peine de passé a coté de si ennivrant supplices. La question reste maintenant en suspend. Est ce que UT peut faire mieux ? Et là j'ai tout de suite un peu peur tellement il n'y a a redire ici et ce sera bien la seule note négative de cette chronique. L'heure n'est de toute manière pas a la projection dans le futur mais a l'appreciation du présent et il y a tant a admirer dans ce nouveau volume bleu et noir.

Label : Release / Relapse Records
note : 18/20
Site officiel
Pays : US
Style : Doom démoniaque
Style global : dark metal / doom

Ecard

Tracklisting :
1/ Permanent ice
2/ Decrepitude
3/ You get what you want
4/ the Air exits/the sea accepts me
5/ Scarlet
6/ Wake up and smell the corpses
7/ Firebrand
8/ Sinself/infinite
9/ Where the unbelievable is ordinary

Sunday, April 02, 2006

Parween - Parween (Musicast Distribution) 2006

Quelle est dure la vie de jeune groupe. Trouver son identité et digérer ses influences pour se trouver. C'est d'ailleurs pourquoi beaucoup editent un paquet un paquet de demos avant de sortir un album. Parce que les érances des débuts ne méritent pas forcement de foncer droit dans le mur avec un album complet, il est souvent bien heureux de se faire connaitre progressivement et de ne pas foncer droit dans le mur en publiant un album qui vous laissera le public trop dubitatif pour être intéréssé et les comptes en banques des membres avec un gros trou qu'ils ne pourront combler grace aux ventes des disques. C'est un conseil que Parween aurait dut suivre et je me demande ce qui a put les pousser a enregistrer un album complet composé de chansons aussi peu originale et bourré de clichés. D'autres s'en sortent tout de même très bien et vendent beaucoup de disques avec des compositions tout aussi mal ficelé mais ce n'est pas une raison pour faire pareille. Oui, je n'aime pas ce disque, et je suis assez dur, mais pourquoi l'être autant et pas un peu tolérant ?

Déja parce que j'ai dut mal à être calme quand chaque seconde d'un album me hérisse le poil mais aussi car il y a des clichés un peu trop gras pour être pardonnable La voix surtout. Chant crié vraiment trop arraché qui ne gagne rien en emotion mais deviens une souffrance auditive semblable a ce que les profs aiment faire pour que les élèves se tiennent tranquille. Faire grincer la craie sur le tableau. Et quand ce n'est pas du cri cela deviens du chant rappelant le pire de la variété française rock. Beaucoup trop forcé donc, quel que sois la voix employé. Heureusement les paroles ne sont pas aussi ennuyeuse mais ne ressorte pas specialement. Pourtant elles sont en français, ce qui est un choix honorable car on s'expose encore plus a la critique dans son propre pays, mais elles n'ont rien de bien notable a part de confirmer que malgrès la tristesse voulus dans les paroles, il n'y a rien de touchant et de mémorable dans tout cela. Le reste des instruments ne fait guère mieux puisque des elements chaotiques et emocore s'entrechoquent dans un fracas de riffs et de rythmes déja entendus. Everytime I Die, quand ils ne s'étaient pas encore confirmés sur "Hot damn" mais sur le très ennuyeux "Last night in town". Converge aussi, un peu. Et puis tout ce que j'ai déja entendu dans des petits groupes d'emocore dont le nom ne m'a pas marqué. Honnêtement je ne suis pas fan d'emocore donc je passe peut être a coté d'une merveille qui plaira aux fans du genre mais cela m'etonnerait que les étrangers a cette scène y vois quelque chose qui puisse leur plaire.

Et puis quand on est jeune et que l'on sors un album dans une veine un peu core on en oublie pas des pointes de metalcore. At the Gates n'est pas au rendez vous, et c'est bien heureux pour eux, mais Parween ne parviens pas a s'empecher de placer des pseudos mosh part. Est ce moi ou ce genre de riffs n'est pas censé être énervé et devrait déclencher des envies de moulinet dans tout les sens ? Non, encore trop faiblard pour motiver l'auditeur. En fait, tout ce que Parween va réussir a me faire faire, c'est éteindre winamp une fois que j'aurais finis de rediger cette chronique. La première ecoute était déja difficile alors la seconde est même insupportable. Et puis la production. Pas trop de densité pour la guitare mais pas une mauvaise tonalité quand même. Ca sers bien le propos et ça conviens au genre. Pareille pour la voix, elle ressord bien, malheureusement, et c'est surtout le chanteur en lui même qui a encore des efforts à faire. Par contre la batterie. La caisse clair a un son acceptable mais cette grosse caisse est une honte. Je me demande même comment le batteur a put accepté ça. Ce n'est même plus une frappe que j'entend mais un cliquetis infame caché derrière les guitares. Pour vous dire, la frappe aurait été plus efficace si le groupe avait remplacé ce son dégueulasse par un claquement de doigt. Je vais arrêter là car ce ne sers a rien de virer dans l'ordurier. Je n'ai rien contre le groupe et peut être qu'ils réussiront a faire mieux la prochaine fois, si il y en a une, mais prenez votre temps nom de dieu. J'ai recemment entendu parler de plus en plus de la génération myspace et ceci est un bon exemple du drame. Des jeunes groupes poussés par leurs amis sans trop de connaissances musicale mais qui ne font que copier leurs influences pour s'ecraser contre la réalité une fois leur album sortis. Oui, votre album est mauvais et je ne peut rien sauver dans tout cela. J'espère tout de même qu'ils finiront par voir le bout du tunnel, rien que pour leur satisfaction personel, parce que pour l'instant tout ce que j'aspire a entendre d'eux c'est le silence à la fin de l'album. Ca au moins c'est supportable.

the Number Twelve Looks Like You - Nuclear.sad.nuclear (Eyeball records) 2005

Nous autres, metalleux et coreux, le savons bien, nous avons de l'humour. Lourd ou fin, il est indéniable et la vie serait bien triste sans lui. Quand on regarde les photos des groupes par contre, cet aspect ne se dégage pas d'une manière évidente de la tête d'enterrement que tirent ces jeunes gens. On dirait même qu'ils essayent d'être méchant, ou alors ils sourient et essayent de faire bonne impression, mais rarement une grimace ni une attitude parodique. L'humour, ce n'est pas le fort des metalleux et encore moins des coreux. the Number Twelve Looks Like You part donc déja avec un avantage, ou un handicap, ils ne se prennent pas vraiment au sérieux. Le nom du groupe, le titre de l'album, les noms des chansons et les chansons en elle mêmes prettent a sourire. Cependant, l'humour n'empeche pas d'être passionné et inventif dans la manière que l'on a de faire de la musique et c'est precisement ce que the Number Twelve Looks Like You reussis a faire bien que les plus conservateur des fans de metal et de hardcore semblent les regarder comme des poseurs visant a faire sourire pour déguiser leur manques de qualités musicale. Or si il y a quelque chose a deguiser ici j'aimerais bien que l'on me montre car "Nuclear.sad.nuclear" n'est pas un album dont on peut rougir.

Avant d'écouter the Number Twelve j'avais entendu les plaintes de leur assaillant. C'est un faux groupe de grind ! Oh non ! Encore un groupe d'emocore tout pourris ! C'est nul le screamo ! Grind, emocore, screamo ? Déja une grosse frontière se trace dans ma tête, ces types ne semblent pas faire les choses comme tout le monde si ils polarisent tellement les opinions qu'ont les placent dans deux endroit si opposés. La vérité c'est que la seule etiquette qui conviendrait à ces six types (deux chanteurs, deux guitaristes, un bassiste et un batteur) est un mélange entre Dillinger Escape Plan, Between the Buried and Me et the Blood Brothers. Reste a savoir ensuite les quantités de chaque ingredient que l'on verse dans la marmitte pour faire notre soupe. Tout d'abord, si il y a des elements emocore ici ce serait dans les voix arrachés des deux vocalistes mais pas dans les compositions, bien qu'elle peuvent usés de mélodies très typés emo (surtout sur "Remembrance dialogue") . Le reste des riffs est surtout orienté metal avec quelques demonstrations de vitesse, autant sur des riffs thrasisant et power metalisant et quelques breaks qui me rappellent "Calculating infinity". La grosse différence entre toutes ces references qui finiraient par vous faire croire que je parle ici d'un gros copié collé mal foutus c'est que la production laisse de l'espace a tout les instruments et n'agresse pas l'auditeur. Et c'est d'ailleurs pour cela que je faisais plus haut référence a the Blood Brothers (et pas uniquement a cause des deux chanteurs).

Quand a la comparaison avec Between the Buried and Me, elle se justifie par l'electisme des influences et les divers changements d'idées qui s'enchainent successivement au sein des compositions. Toutefois, une fois le bouton play enfoncé, la course a "celui qui enchainera le plus vite le plus grand nombre de riffs" n'est pas lancé car les plages ne sont pas moins des chansons cohérentes malgrès les accelerations de vitesse des doigts des guitaristes, les quelques debordements deathisant (renforcés par un growl gore grind) et une ou deux influences salsa qui pointent le bout de leur nez (nottament durant "Like a cat"). Oui, ceci est un groupe qui n'est pas pret d'être inséré dans une jolie petite case bien carré et il n'y a rien ici qui puissent ennuyer sinon gratter régulierement les nerfs des plus intégristes des fans des genres precedement cités. 12 plages (dont deux interludes, "track four" et "track eleven") s'enchainent et n'ennuient pas l'auditeur. Seules les influences encore un peu trop visible et la constance de l'echange de cris peuvent venir noircir ce tableau pourtant si attrayant. Un peu de voix mélodique n'aurait pas été un mal et la presence de chant sur "Like a cat" (une des meilleurs chansons) devraient servir d'exemple pour la suite de leurs aventures. "Nuclear.sad.nuclear" est finalement un bon résumé des emotions diverses qui se renservent successivement au fil de ce nouvel album et bien que le futur semble très propice a ces americains là, leur effort ici présent est fort agréable a consommer pour peu que l'on n'ai un peu d'humour et l'esprit ouvert.