Monday, September 11, 2006

Sickbag - Bushido codex (Deformeathing Production) 2006


Le metal à la française connait une renaissance et surtout une véritable notoriété grandissante à l'exterieur de notre pays en ce moment. Deathspell Omega, Blut Aus Nord ou Gojira, le stygmate français s'efface progressivement. Et ce n'est pas avec fierté que je vous dit ça, c'est juste un fait. En fait, je pense que c'est même un cliché que d'introduire une chronique d'un groupe français en parlant du rayonnement national du metal français. De l'enfonçage de porte ouverte, en gros. Et d'ailleurs pour ce qui est de défoncer les portes (mais pas ouverte), Sickbag s'y connait plutot bien. Introduction un peu débile ? Oui, c'est vrai. Enfin bref, Sickbag donc, groupe de grindcore aux influences diverses allant de Dying Fetus à Botch (si je me refère a leur biographie officiel), déboule de Caen et s'evertue à projetter une vague de son aussi personel qu'elle est puissante. Ca ne veut toutefois pas dire que Sickbag est le nouveau groupe français qui marquera les esprits. Mais dans un registre violent et très bien composé, le quintet s'impose avec une force et une determination qui fait oublier tout ce que l'on pourrait dire sur un groupe français auparavant. Manque d'assurance et d'identité, son un peu pourris et compos pas très aboutis. Non, non et trois fois non. Vous ne trouverez pas de ça sur Bushido Codex. Par contre vous trouverez ce que suis.

Comme le laisse presager les influences variés et pas exclusivement limité au millieu grind, la musique de Sickbag n'est pas limité a une formule riff / blast / riff / blast mais propose des changements de riffs bienvenu afin de donner plus de dynamique à chaques chansons. Le rythme par contre est generalement placé a une vitesse traditionnelle pour ce type d'albums, c'est à dire : vite. Pas assez vite pour depasser la mur du son, comme certains batteur de death metal qui trigg un maxium, mais bien vite quand même. De ce fait, la batterie n'use pas d'effet vraiment voyant et le son de la grosse caisse sonne assez naturelle bien qu'un peu sec. D'aileurs, pour une sortie sur un petit label, le son de cet album est très bon. Chaque instrument a son mot a dire dans le mix et c'est avec plaisir que l'on peut entendre une basse bien ronde derrière les riffs, aussi death que grind d'ailleurs. Des parties plus orientés hardcore chaotique apparaissent succintement aussi mais elles ne sont jamais trop technique pour être honnête (donc pas d'aller retour sur le manche pour montrer que l'on va bien vite) mais plutot des riffs jouant plus sur le rythme. Une influence Botch donc, le groupe ne ment pas sur ses influences. D'un point de vue vocale, la voix est elle plus hardcore et seule quelque growl sont utilisés parcimonieusement. Un peu a la manière d'un Aborted nouvelle formule en fait.

Les paroles ne sont par contre par très intelligible malgrès ce choix de voix un peu plus intelligible et ce n'est donc pas plus mal que les paroles soient disponibles dans le livret (bien réalisé d'ailleurs) puisque l'on peut y constater une conscience ecologique certaine, sur le titre Year Zero, ou des references aux samouraïs. Ce qui explique le titre de l'album et evite donc à Sickbag de se placer a coté de Leng T'ché dans votre collection de disque de grindcore, ont peut être sérieux et utiliser des références ayant trait à la culture asiatique. De toute manière les samples typiquement asiatiques (comme des extraits de dialogues ou des mélodies typique) suffisent a mettre la mentalité du groupe dans son contexte. Il n'est pas ici question d'un groupe de gore grind avec un bon sens de l'humour mais d'un groupe sérieux qui propose une musique aussi direct et violente qu'elle est diverse et ... dynamique. Oui, c'est le mot. Bushido codex est un bon album, il n'y a pas a en douter. De défaut, il n'y en a pas vraiment hormis une absence de passages véritablement mémorable. En effet, le disque passe et arrache tout sur son passage mais du début jusqu'a la fin rien ne saute directement aux oreilles pour vous aggriper. Par contre, aucune chance d'être ennuyé tout au long de cette demi heure de musique. Antinomique ? Ouais, un petit peu. Mais en fait pas tant que ça. Sickbag est un groupe qui expose un gros potentiel sur ce première album et il y a fort a parier que la suite sera encore meilleur. Pour l'heure, Bushido codex pose les bases d'une identitée solide résolument grindcore mais assez ouverte pour plaire aux fans de hardcore chaotique aux idées larges.

Genghis Tron - Dead mountain mouth (Crucial Blast) 2006


Rappel des faits, Genghis Tron, sur leur premier EP, était un jeune groupe un peu fou fou avec pour envie de méler le grind monté sur boite à rythme avec des interludes rap ou pop. Pas de voix clair, uniquement des cris déchirés et gonflé à la distorsion. Et puis des riffs bien cradingue mais qui, contrebalancé avec l'electronique, donné un résultat qui faisait sourire. Avance rapide et arrivé a l'album ici présent, le constat est alarmant : Ou est la joie ? Ou est l'humour ? Ces deux là ont dut fuir en voyant arriver les nouvelles chansons, car, une chose est sur, Genghis Tron ne plaisante plus. Pourtant avec un nom pareille on aurait put croire que ... mais en fait non. Constitué d'un trio de jeunes alchimiste sonore, un a la voix, un autre à la guitare et le dernier chevauchant sampler et boite à rythme, la substance ici crée a plus en commun avec Converge, Squarepusher et Agoraphobic Nosebleed placé dans un mixer avec des doses différentes de chaques ingredients pour chaques chansons. De l'attention, il vous en faudra a revendre, pour ne rien manquer lors de vos écoutes.

Car si le premier EP, "Cloak of love", était couvert de brisure de rythme du fait des changements de style et donc de passage plus clairement identifiable, "Dead mountain mouth" mélange toutes les influences precedemment cités toutes ensemble. Ce qui fait qu'une petite partie pop / electronique sympathique n'est plus mise à part mais est mélangé a un riffs electrique ou à une ligne mélodique emotive, comme par exemple sur la chanson titre. Et là le résultat est ... a tombé. Pas accrocheur et marrant, juste somptueux. Et ce n'est plus les petits passages marrant qui vous font revenir sur ce disque mais les claques multiples que causent l'écoute du disque. De même, un peu plus loin, sans prevenir, un riff emprunté a Meshuggah viens conclure la chanson "Greek beds". Et avant que vous ne commenciez a pensé que Genghis Tron est devenu un groupe de metal technique, voilà qu'il vous enchaine un "Asleep on the forest floor" avec une introduction tout en electronique façon Squarepusher / Aphex Twin. En fait, si il y a un adjectif que j'aurais put rajouter en introduction c'est bien le terme "progressif". Sans pour autant être totalement original, l'album denote d'une maitrise impressionante de chaques instruments pour mieux pouvoir les emmeler dans une bobines de fils et ensuite lacher un chat fou qui s'amusera a tout mélanger pour en faire un tas méconnaissable mais beaucoup plus interessant.

Le seul défaut de ce disque est en fait son avantage. Comme il ne s'arrête jamais trop longtemps sur une même idée, on a tendance a tout oublier de chansons en chansons pour mieux porter l'oreille sur ce qui va suivre. Ce qui fait que, contrairement à l'EP "Cloak of love", qui était tout ce qu'il y a de plus accrocheur, "Dead mountain mouth" est tellement abrasif qu'il oublie ses passages sucrés et moins grave pour se lancer a corps perdus dans une agression subtile mais presque omniprésente. Dommage. Mais en même temps, a force de passer ce disque de long en large, vous ne prendrez pas de temps pour vous rememorez tout ce qui vous aura le plus marqueé. De l'attention donc, pas mal d'attention, et aussi une tolerance envers des genres différents, c'est à dire le grind, le hardcore, les mélodies un peu emo sur les bords, le breakcore et les structures alambiquées. Il ne vous reste donc plus qu'a découvrir ce groupe à travers ces deux travaux et ensuite vous demander ce qui pourra bien arriver ensuite à ce trio quand il se poseront sur l'écriture de leur prochain album. De groupe juste drôle, Genghis Tron deviens une reference incontournable de ce qui se fait mieux dans le milieu ... pas de millieu, en fait, pas de scène, juste de l'excellent musique tout ce qu'il y a de plus inventive et originale.

Sunday, September 10, 2006

Goatwhore - A haunting curse (Metal Blade) 2006



Ce qui a fait de Acid Bath un groupe culte, quelques années après la publication de leurs albums, était leur talent pour méler des genres qui n'avait, a prioris, aucune chance de bien aller ensemble. Le chants et les paroles habités de Dax Riggs se posant sur des riffs death metal qui pouvait faire place a des mélodies grunge ou a des titres entièrement acoustiques. "When the kite strings pop" restera dans les mémoires comme un disque unique, véritable ovnis encore aujourd'hui, et ce n'est pas "A haunting curse" qui va changer cela. Pas que Goatwhore soit un mauvais groupe. Loin de là. Mais les termes "subtilités" et "mélodiques" ne sont pas exactement des mots que j'emploierais dans ma chronique. Là n'est pas le propos. De plus, de membre de Acid Bath il n'y a ici qu'un membre, mais pas des moindres, Sammy Duet (qui fut aussi guitariste de Crowbar).Originaire de la Nouvelle Orléans, en écoutant ce nouvel album, il ne serait pas surprenant que l'ouragan ayant devasté le coin ait eu un effet sur l'enregistrement de cet album pour donner une dose massive d'énergie et de rage aux musiciens. En même temps ce n'est pas un Dax Riggs qui se retrouve derrière le micro mais un Ben Falgoust (de Soilent Green) a la voix rocailleuse et acéré qui vocifère sur tout les titres du disque. Un coup de poing continuel et devastateur du début a la fin. "Subtile" donc ? Non, pas vraiment, non.

Déjà auteur de deux albums sortis chez Rotten Records (le même label que Acid Bath donc), "A haunting curse" signe leur signature sur Metal Blade et leur octroit donc un bien meilleur distribution pour permettre a leur mélange plutot original de death, de thrash, de black metal et de quelques riffs gras assez sudistes (pour le groove) de trouver plus facilement une place sur les étagère des fans de metal extrême auquel s'adresse cet album. Car, il faut être honnête, si l'on aime son metal assaisonné d'ingredients divers, on risque d'être déçus en écoutant ce disque. Comme je le disais a la fin de mon paragraphe precedent, c'est un album est un coup de poing continuel. Ca veut dire qu'il fait mal, mais ça veut aussi dire qu'il ne fait que ça. Il n'y a pas de temps mort, juste quelques maigres ralentissements ou la batterie continue de blaster. Les mélodies viennent des riffs plus black metal et, bien qu'ils rompent un peu la tornade (pardon) de violence des riffs thrash et death (et du chant, mon dieu, cette voix ...), ils ne contribuent pas pour autant a fournir des respirations a un disque qui peut facilement étouffer son auditeur. En effet, la production dense et sans bavure de Eric Rutan (Hate Eternal, Into the Moat, Soilent Green ...) place tout au maximum, comme il se doit, mais ne procure pas une dimension supplémentaire aux 10 titres (plus un interlude) de "A haunting curse".

Ce n'est toutefois pas un portrait bien noir que je tiens a peindre car j'aime beaucoup ce disque et j'ai souvent envie de me l'écouter. Pas besoin de se forcer, il suffit de se dire que l'on va écouter une bonne plage de musique d'un peu plus d'une demi heure ou on aura droit a tout ce qu'il faut en matière de riffs gras et violent qui ne laisse rien sur leur passage, et le tour est joué. Donc oui, il faut avoir ce genre de désir, mais traité moi de pervers si vous voulez, cela m'arrive souvent de ne vouloir entendre que ça de la part d'un disque. De plus, la voix bien particulière de Ben Falgoust rajoute un aspect encore plus agressif au tout car ils ... articulent et il est ... oui, c'est possible, complètement intelligible. Et comprendre des paroles bien agressives au lieu de juste ressentir une émotion que l'on identifie comme tels, cela fait toute la différence. Ce disque, comme le montre bien la pochette, jolie mais facile d'un point de vue thématique, se veux être un hommage a tout ce qui fait en matière de metal mais en ne tombant pas dans la parodie. On mèle juste un peu tout ce qui se fait de mieux et on enchaine pour que rien ne sois lassant et que l'on ne puisse pas se relever à la fin. Le metalleux avide de violence ne restera pas sur sa faim, l'homme plus subtil detournera le regard de cette bande d'energumène. Mais surtout, si vous êtes dans la première catégorie, ne manquez pas ce disque.

Thursday, September 07, 2006

Une petite idée

Recemment, AOL a commis la bourde du siècle : Ils ont permis a tous de voir ce que leurs utilisateurs recherchaient sur leur moteur de recherche. Et tout cela, et c'est là le comble de l'affaire, associé a des adresses IP. Des milliers de recherches, sur tout les sujets possibles, associés a des séries de chiffre. Mais que cherchent ces chiffres ? Des informations sur leur vie privé, parfois même, des informations sur eux mêmes. Du coup, avec un peu de recherche et du temps devant sois, on peut très bien retracer l'identité d'une personne a partir de ses recherches. Mais quel en est l'utilité ? Et bien de savoir qui est l'enfoiré qui a recherché vingt trois fois "child porn" ou "how to kill my wife", deux exemples cités dans les articles concernant cette affaire. De vrais salauds, ou des types avec des passe temps douteux, feraient des recherches sur AOL ? Grande nouvelle, je ne m'en serais pas douté. Douté, oui, mais pas confirmé. Or, on vient de me confirmer l'information, donc comment réagir. C'est la question que posait ce matin un article que j'ai lut et qui m'a amené a me demander comment faire pour ce sortir de bordel.

Car voilà, si l'on peut faire des recherches sur les mots clés les plus suspects et ensuite retrouvés l'adresse IP, et par extension, le nom de la personne qui est derrière ces recherches, que faire pour empecher cette personne de commettre un acte irréparable ? La justice devrait elle avoir droit a ce type de document ? Devrait on fliquer les gens pour savoir ce qu'ils vont commettre. Vous et moi, je suppose, mais on ne sait jamais, ne prevoyons pas de tuer quelqu'un, ni de faire une recherche sur le sujet sur aucun moteur de recherche. Mais mais mais ... enfin, vous voyez le genre. Beaucoup trop de mais et pas assez de réponse. Donc quel est la solution ? Et bien voyez vous, je sort d'une fac de psycho ou on aime bien tester. Et pour tester, on met en place des conditions experimentals. A force d'assister au cours, on en viens a reflechir sois même a des méthodes de test. Et d'ailleurs on devait parfois en inventer nous même. Or, grace a mon petit cerveau un peu entrainé, j'ai pensé a une méthode qui peut être interessante et qui est le sujet de cet article : Pourquoi ne pas regarder quels mots clés des criminels déjà comdamné ont recherchés avant de commettre leur meurtre. Si les mots clés recherchés sont des preuves d'une possiblité de commettre prochainement un acte criminel, alors ont devrait pouvoir retrouver des elements de ce type chez des gens qui ont déjà commis des crimes. De ce fait, on pourrait determiner si ces informations auraient put servir de preuve pour interpeler la personne avant qu'elle ne commette quelque chose de reprehensible. Car est ce un crime de parler de meurtre ? Peut on lire un roman policier en paix a notre époque ? Enfin voilà, ce n'est pas très bien ecrit et cela mets du temps a se developper mais je voulais poser cette question et noter cette idée car je la trouve interessante dans le cas présent.

Sunday, August 27, 2006

Skinless - Trample the weak, hurdle the dead (Relapse) 2006


Quand on plante ses pieds fermement dans un genre, on se doit de le representer jusqu'au bout. C'est à dire que, se proclamer comme representant d'un genre précis, entraine obligatoirement des comparaisons avec les maitres du genres. Le plan casse gueule par excellence, donc. Et qu'est ce que le brutal death sinon un genre casse gueule. En annonçant la couleur avant même qu'une seule note sois lancé dans l'atmosphère, vous explosez votre effet de surprise qui est : Et bien, ça ne va pas rigoler mesdames et messieurs. Ouais, ils vont être brutaux. Mais a quels points ? Et bien, beaucoup. Mais alors vraiment beaucoup. J'avais personellement quitté Skinless avec une simple chanson de leur premier album sortis chez Relapse, "Foreshadowing our demise", qui avait pour thême les tampons hygieniques. Yeah ! Gore ! Crade ! Superbe thêmes que celui ci, vous en conviendrait. Alors quand le second est sortis avec une pochette plus serieuse, je me suis dit qu'un changement était surement a l'oeuvre. Et bien, le changement, bien qu'il était déjà visible sur le precedent album, sympathique d'après ce que j'ai entendu, mais pas aussi puissant que le nouveau, est là. Et bon dieu, il fait sentir sa présence.

Départ du chanteur, et hop, energie renouvellé et riffs façon bulldozer. Départ aussi de John Langstrand partie reprendre son siège de batteur chez Origin car "la musique de Skinless n'est pas assez technique pour son jeu" dixit un des guitaristes. Mais quand on exerce dans la profession de casseur de briques a coup de riffs, on peut se permettre de ne pas être "technique". Cinq bulldozers humains sont a l'oeuvre sur ce disque, et bon dieu, ils y mettent du coeur. Plus non questions de problêmes de jeunes filles, ce soir, c'est la guerre. Skinless choisit d'empiter sur le territoires de Bolt Thrower avec ce disque, mais rien que sur ce domaine, il se demarque tout de même radicalement. En effet, les britanniques de Bolt Thrower ont toujours eu une approche assez sérieuse de la guerre, la décrivant comme l'horreur qu'elle est. Skinless par contre a une approche beaucoup plus humouristique mais tout de même assez menacant. Ce n'est comme pas un disque parodique que nous avons là. Un sample l'annonce d'ailleurs très bien au début d'une des chansons, "War, it's fantastic !". Et oui, la guerre s'est génial, on s'amuse, on explose ses enemis a coup de riffs bien placés et de rythmes effrénés mais on garde tout de même son sérieux pour ne rien laisser de vivant. Si les chars avancaient aussi vite que ces chansons, ils auraient vite fait le tour des champs de batailles. La production est très dense et, malheureusement, fait perdre un peu de clareté a l'ensemble. Mais malgrès tout, la puissance ressort bien grace, en contrepartis, a un mur de son bien massif mais pas etouffant pour autant.

"Trample the weak, hurdle the dead" a tout du disque de brutal death que l'on écoute en souriant et en remuant la tête vigoureusement. Il n'y a pas grand chose de cérébrale la dessus, mais il n'y a non plus rien à jetter. Et pourtant cela aurait facile d'échouer là ou tant d'autres se mordent les dents. Mais Skinless relève le défis et ne laisse rien debout sur son passage de destruction ininterrompus. Pas de souffle, hormis grâce aux samples, et ainsi les septs armes de destructions massive, que constitue ce disque s'enchaine en moins d'une demi heure sans que vous ne voyiez le temps passer. Sept, et non pas huit, comme l'annonce le tracklisting, car a la fin figure une reprise de Black Sabbath. Et là ... le tempo change. Oui, parce que sinon elle est assez bien cette reprise. Non, ce n'est pas du doom, non ce n'est pas du death. C'est en fait un bel exemple de reprise ne trahissant pas l'original mais ou l'on sens tout de même la patte du groupe. Ce qu'aurait dut réussir a faire Six Feet Under sur leurs albums de reprises en somme. Dommage pour eux, et bravo a Skinless. La chanson n'est pas pour autant génial, mais elle s'ecoute tout de même très bien. "Trample the weak ..." se termine donc sur une note un peu moins glorieuse que le reste du disque mais ce n'est pas cela qui pourrait obscurir le tableau. Alors oui, ce n'est pas un album indispensable et il ne restera pas dans les annales de la musique avec un grand M. Mais pour les amateurs de brutal death, c'est le disque qu'ils attendaient et qui impose Skinless comme un excellent representant de son genre.

Au delà de la mort

En survolant un article sur une découverte archéologique j'ai été attiré par le terme de "seconde vie" employé par le journaliste. J'imagine que, comme encore beaucoup de catholiques, les personnes de cette époque croyaient en une véritable seconde vie. Et peut être existe t'elle, après tout. J'ai mes doutes. De gros gros doutes. Mais pourquoi pas ? Pour beaucoup d'excellentes raisons, comme Ou ? Quand ? Comment ? Enfin, un peu de matériel de reflection et pas juste une croyance. Toutefois, en ce qui concerne la seconde vie de cet homme recemment découvert, elle vient d'être assuré. De guerriers glorieux, il est devenus une découverte archéologique majeur. Un répresentant de son peuple qui viens nous apporter de nombreuses informations quand a la vie qu'il a vécu et ce qu'il a accomplis. Lui, parmis tant d'autres, sera le porteur de la connaissance a travers les ages. Je ne pourrais rêver d'une meilleur "seconde vie" personellement. Au moins je ne serais pas oublié et je serais même honoré et observé par des dizaines de scientifiques curieux. Non, ce n'est pas un fantasme a base d'égo surdimenssioné. Ne m'enterrez pas dans un tombeau avec des monceaux d'or. Je repète, ne m'enterrez pas dans un tombeau ! Enfin, je tenais juste à écrire cette petite idée qui m'est venus à l'esprit et qui redonnait un peu de sens, ou un sens nouveau, pour moi, aux croyances de ces personnes. Qu'elles soient fondés ou non, d'un point de vue historique et non metaphysique, elles sont finalement bien fondées.

Thursday, August 24, 2006

Art does not explain itself

Il y a quelques temps j'ai posté une video de Neurosis sur le forum que je fréquente le plus. Et comme de bien entendu, vu le peu d'activité du lieu, en ce moment, il a fallut un certain laps de temps pour obtenir une réaction. La première et la seconde furent toutes les deux positives, mais ils connaissaient déjà cette video. Les deux sont mêmes fans du groupe. Donc rien de surprenant. Et puis, troisième réaction, une tentative d'humour. Loupé. Et enfin, la réaction qui m'interesse, et ma foutus en rogne, un de mes amis déclare "ils sont obligés de faire genre c'est des guedins". La moutarde me monte au nez et alors que je viens juste de me reveiller pour aller au boulot, le contexte a de l'importance, j'ai envie de crier a ce type "putain mais tu te rends compte de la connerie que tu viens de dire, c'est Neurosis ! L'exemple type du groupe sincère et intégre qui ne fait pas "exprès d'avoir des tronches de guedins, comme tu dis". Comme si la sincérité était devenus tellement rare aujourd'hui que l'on ne pouvait même pas faire la différence entre une véritable emotion de douleur ou de colère et un semblant d'irritation suite a la lecture de sa facture de téléphone.".

Mais là n'est pas la question. Mon pôte est mon pôte et le reste. Il n'a pas tort. Pourquoi Neurosis ont l'air si dérangé sur scène ? Pourtant, d'après ce que j'ai entendu dire a leur sujet, ils sont plutot sympathique et assez reservé. Pas le profil type du demeuré qui monte sur scène pour pleurer le départ de sa vingtième groupie partis sucer le bassiste en coulisse. Ce qu'il y a dans sa phrase témoigne du manque de connaissance qu'il a au sujet du groupe. Normal, Neurosis n'est pas vraiment très connus des fans de musiques un peu moins metal ou alors underground / experimental and co. Rajoutez même avant gardiste a la liste si ça vous chante. Sur le coup, j'étais enervé, et je le suis resté pendant au moins une bonne heure. Peut être que mes hormones se déchainaient. Mais ce qui est sur, c'est que je ne peux pas lui en vouloir. Car il ne savait pas. Presenter une oeuvre, qu'elle quelle sois, a quelqu'un qui n'est pas un afficionados de la musique ou du genre, n'entraine que très rarement des réactions enthousiastes. Ce qui est nouveau nous dérange et nous fait nous raccrocher a ce que nous connaissons déjà. Que sais t'on des groupes de Metal et de toute cette foison de poseurs ? Qu'ils font exprès de se prendre pour des hommes torturés par la douleur. Pourquoi Neurosis serait il donc différent.

La video est bien filmé en plus, et ils jouent devant pas mal de monde aussi. Alors encore un groupe semi underground qui se veux inquiétant et horrible ? Ouais, surement. Je replique un peu son cheminement de pensé tel que je l'imagine. Ce n'est pas insultant, et ce n'est pas pour but de le faire passer pour un crétin. Bien au contre, l'enchainement d'idée est logique, et il a raison de penser ainsi. Il a raison car rien d'autres ne permets de penser le contraire. Pour pouvoir le penser il faut connaitre. Et la connaissance ne s'acquiert pas par des poussés soudaines venus de nulle part mais par l'experience constante et l'éducation au fils des découvertes. Ce que je sais de Neurosis, il ne le sait pas, et il ne l'apprendra pas par ce clip live. Ce même matin je me suis réécouté un album (Process of self development de Candiria) que je n'avais pas écouté depuis bien longtemps. La première et la seconde chanson me déplaisait a l'epoque. Je les trouvais longue et inutile. Maintenant je me surprends a les trouver assez courte et plutot bonne. Ma perception de la musique a évolué, je ne suis pas moins un fan du groupe qu'avant, mais je suis plus apte a comprendre et a ecouter attentivement. Ce que je prenais pour chiant est tout simplement une bonne entrée en matière. La chanson est moins flamboyante mais elle n'est pas non plus désagréable. Et le groupe en question est synonyme de variation constante. Alors ou est le problême ?

Le problême a disparut. Et il aurait aussi très bien put ne pas exister si j'avais était un peu plus conscient de ce que j'écoutais a l'époque de ma découverte du groupe. Pareil pour Neurosis et mon camarade. C'est la raison pour laquelle les guides de musée existe et que vous aurez toujours du texte a coté d'une oeuvre. Comprendre une oeuvre ne se fait pas en apprenant seul mais en prenant connaissance de ce qui l'entoure et de ce qui n'est pas evident aux yeux du néofite. Pour que mon ami comprenne bien le sens de cette video il aurait fallut dire les choses suivantes :

Neurosis est un groupe extremement révéré dans la scène actuel. A tel point que cela en deviens même parodique que de les citer comme influence. Neurosis est une grande part du son moderne de nombreux groupes différents. C'est aussi un groupe très discrets qui a conquis ses fans par ses concerts et son attitude tendant vers une experimentation constante. De simple groupe aux chansons primaires, ils sont devenus une entité multi facette complètement hors norme. Et même encore maintenant, alors que leurs influences est indéniables.
Cette video de Locust star a été tourné aux Ozzfest. Un festival itinérant de Metal aux Etats Unis. C'est le festival qui represente tout ce qui est commercial dans ce millieu et tout le coté clinquant et faux de la scène, et ça a travers les époques. Toutes les modes s'y sont illustrés et ce sera encore le cas les années prochaines. Quand Neurosis a participé au festival, c'était l'année ou Pantera y a joué. Et c'est grâce au chanteur de ce groupe, extremement vendeur encore maintenant, que Neurosis a put participé au Ozzfest. Voici donc un groupe qui n'a strictement rien a voir avec le reste. Un groupe pure et difficile d'accès qui se retrouve sur une grande scène devant une foule de môme. Et qu'est ce qu'ils font ? Rien pour rendre leur musique plus accessible. Il pourrait se faire de la tune en se la jouant gentillet. Mais non, que dalle, ils interpretent leur musique comme ils l'entendent et ne parlent pas au public. Ils jouent pour eux, et entre eux. L'opposé complet de ce qu'est censé faire un groupe dans un festival. Voilà pourquoi cette video est si importante. Car elle montre un groupe titanesque, a l'expression artistique unique, au sommet d'une grosse pile de merde bien commercial, et continuant a prendre des risques.

Voilà ce que j'aurais dut dire. Car sinon, cette video, comme beaucoup d'autres, n'est pas vraiment comprehensible. On y vois juste un groupe joué, et rien d'autres. Mais a quoi la comparer quand on ne connait pas ce qui est comparable ou le contexte de l'enregistrement. Pas grand chose en fait. Alors voilà pourquoi, enfin, en allant a mon boulot ce matin, je me suis dit que j'avais bien fait de ne pas réagir. Car ce n'est pas la faute de ce type si il n'a pas compris. C'est tout a fait normal. Mais maintenant j'ai compris un peu mieux ce qu'il fallait faire, et je tacherais de l'appliquer un peu plus souvent.
Ah et puis, la video en question :
Neurosis - Locust star

Wednesday, August 16, 2006

Ok, I'm NOT gay

C'est une pensée que j'ai eu en travaillant ce matin et en ressassant, pour une raison que j'ignore, la photo du magazine people americain ou un membre de N'Sync, le plus populaire des boys bands quand ceci étaient les plus vendeurs , des stars de la pop, avant la vague des blondes "innocentes mais rebelles", déclarait son homosexualité. Le magazine annonce, avec une grande photo du type en question, une citation simple et direct "I'm gay". Soyons clair, on ne devient pas homosexuel du jour au lendemain, ce n'est pas une maladie mais une préférence sexuelle différente de l'hétérosexualité. Pas de reproduction, juste du désir envers les personnes du même sexe. Freud appelle ça une perversion, moi j'appelle ça une vie différente dont je n'ai rien à faire. Mais evidemment, le type dont je parle en a quelque chose à faire puisqu'il "avoue" à toute la presse qu'il est, finalement, homosexuel. Pourquoi en faire tout un plat ? Ca ne regarde que lui ? Mais qui le regarde ? Ses fans. Il était populaire, le monde l'a oublié hormis les gamines rondes qui n'ont pas perdus leurs kilos avec la puberté et qui rêve encore de princes charmants et de boys bands gominés.

Se doutait elle qu'en fait, alors qu'elle pensait que ces garçons dansaient pour elle, que l'un d'entre eux jouait la comédie (encore plus que les autres, le thême des chansons étant plutot l'amour et surtout les filles). Non, honte sur personne, rangés les pierres, il n'y aura pas de flagellation sur la place publique. Il est gay, ok, c'est son problême. Mais ce qui esst interessant et qu'il l'avoue maintenant. Alors que sa célébrité est au plus bas. Ainsi, en "brisant" une part du mythe des boys bands après tant d'années, il crée de nouveau l'effervescence autour de sa personne grâce a une revelation majeur complètement inutile pour le monde entier mais qui fera vendre plus d'exemplaire du journal quand les anciennes fans et les nostalgiques, ainsi que la dose de curieux en quête de potins, acheteront le numéro pour en savoir plus. En clair, ce type, a tablé sur sa sexualité en rentrant dans ce boys bands pour pouvoir sauver sa carrière plus tard ou, en tout cas, se fournir une porte de sortie une fois la mode passé. D'icone pour minettes, il devient maintenant un nouveau symbole du coming out dans le monde des célébrités. A force de montrer du doigts les homos comme étant très différents du reste du monde on a en fait créer un nouveau ressort commercial. La difference fait vendre, vive la différence. Vivons riche, vivons caché et parlons en a la presse cinq ans plus tard.

Wednesday, August 02, 2006

ZAO - the Fear is what keeps us here (Ferret) 2006


Un arpège de guitare presque reminiscent d'une mélodie de musique classique se pose pendant quelques minutes, un peu plus d'une minute de respiration avant l'assaut des guitares et des hurlements debridés. Le demarrage est simple et est déjà vu et déjà entendu mais fait tout de même son effet. A tel point que quand le rythme s'envole et que les premiers cris se font sentir, on ne peut echapper a cette evidence : ZAO a encore son mot a dire en matière de virulence. Presque dix ans d'existence et assez de changements de membres pour faire passer Napalm Death pour un groupe soudé depuis l'enfance, ce septième album est un miracle en soi (ce qui n'est pas si surprenant pour un groupe qui possède encore une identité chretienne assez prononcé malgrès son manque d'engagement dans cette voix) mais pas uniquement de par sa simple existence. Après tant d'experimentations au sein d'un même son toujours assez metalcore personne ne serait surpris si ZAO modifiait partiallement, ou même radicallement sa musique. Or, the Fear is what keep us here, tout en étant encore un album independant et très différent du reste de la discographie du groupe, n'est pas une deviation vers une nouvelle route mais un mélange dilué et explosif de toute la rage et du poison de leurs discographie.

Le début dont je parlait en introduction est d'ors et déjà un rappel direct a la montée en puissance de leur tout première album, "Where blood and fire brings reign". La batterie tout en energie, grace a son si naturel procuré par la production de Steve Albini, propulse la machine avec la fougue d'un jeune groupe qui aurait bien moins que le quart de l'experience de ces missionnaires du metal hardcore. D'ailleurs, pour ceux qui ne serait pas familié de ces veterans, et ils doivent être nombreux en France, il faut tout de même dire que ZAO n'est pas un groupe de metalcore facilement classifiable. Autant moderne que proche du son old school de la scène Holy Terror, ces quatres hommes se differencient de la masse grace a des textes plus humains et plus intimes ainsi qu'une grande variété et une attitude d'ouverture musicale qui rends leurs albums imprevisible. Ainsi, alors que "Killing time till it's time to die" pourrait être un titre tout simplement bestiale, un solo rapide et presque rock and roll fait son apparition après le refrain. Comme ça, sans prevenir. Les habituels refrains mélodique dont est capable Dan Weyandt (et qu'il a aidé a promouvoir au sein de cette fameuse scène ou ils sont devenus de rigueur) sont limités a une chanson, It's hard not to shake with a gun in your mouth". Quand au mosh part ? Et bien elles sont là mais elles ne forment pas les parties centrales des chansons, et heureusement d'ailleurs car il y a bien plus qu'un peu de violence calibré dans un disque de ZAO.

Vous avez surement dut le deviner, je suis fan. Je suis fan, donc mon avis est forcement partiale, surement un peu plus que quelqu'un qui découvrirait le groupe pour la première fois. Mais en même temps, je pense qu'en tant que passionné, je suis aussi un peu plus difficile a convaincre car biaisé par les écoutes répétés des autres disques. Et force est de constater que depuis mon acquisition de ce nouvel album, je n'ai pas eu besoin de me forcer pour placer l'album dans ma platine. Comparé au reste de la discographie, the Fear is what keep us here est un concentré d'energie finalement plus uniforme que des disques comme le "(self titled)" ou le très diverse "Parade of chaos" mais il ne souffre pas pour autant de redondance. Moins de quarante cinq minutes de violence sans aucun temps mort et aussi sans aucune repetition malvenus, forcement, ça a peu de chance de vous lasser. Surtout quand ont peut autant croiser un riff typiquement hardcore suivis d'un mouvement sur le manche rappelant Dillinger Escape Plan s'enchainant a un refrain metal, le tout executé avec, vous l'avez deviné, une bonne grosse dose de testosterone et d'endurance. Tout n'est toutefois pas affaire de velocité et il y a des ralentissements dans ce disque, nottament le menacant "There is no such thing as paranoia" et la conclusion pleine de distorsion de "A last time for everything". Menacant est l'adjectif qui reviens le plus ici, mais pas seulement dans l'execution des musiciens mais aussi dans le contenu des paroles. Jamais encore je n'avais put lire des paroles aussi gonflé de rage que sur "Pudgy young blondes with lobotomy eyes". Le climat politique et sociale des Etats Unis d'Amerique n'auras surement pas aidé le groupe a trouvé un peu de reconfort. Quelques mots enfin sur la production de Albini, qui a d'ailleurs demandé au groupe de produire leur album, très naturel et essentiel dans le caractère de ce disque. Avec une production plus electronique, nul doute que ZAO aurait sonné comme une machine de guerre digitale. Mais en allant avec une production plus organique ils donnent a leur son une texture plus humaine et d'autant plus radicale car n'usant pas d'artifice pour combler de quelconque lacune. De défaut, ce disque en possède surement pour qui n'aime pas le metalcore ou demande plus de variations au sein d'un même disque pour se tenir en eveille. Quand aux amateurs de virulence et d'emotion brutes, ils sauront trouver leur bonheur. De toute manière, si celui ci ne vous plait pas, vous en avez cinq autres pour vous satisfaire.

Sunday, July 30, 2006

Down - NOLA (Elektra) 1995

Ce qui est amusant, à propos de Down, c'est que ce projet réunissant une poignée de musiciens archi connus de toute la scène rock, car ils sont aussi légendaires que talentueux, était entouré de mystère. Quand la première démo de Down, un trois titres contenant entre autres "Losing all", fut lancé dans l'underground de l'époque, personne ne savait vraiment qui ces types étaient. Ont devait surement se douter de la presence de la presence de Anselmo a la voix (ou alors du chanteur de Exhorder, à la rigueur) mais quand était il des autres, c'est à dire Peeper Keenan (Corrosion of Conformity), Kirk Windstein, Todd Strange (EyeHateGod) et Jimmy Bower (Crowbar) ? Le livret perpetue d'ailleurs une sorte d'anonymat en ne citant que les prenoms des membres, comme si tout ceci était une affaire d'anonyme et que seul la musique compté. Ce qui est le cas. Avec uniquement la pretention de faire un peu de musique en dehors de Pantera, Phillip Anselmo avait fondé ce projet afin de s'éloigner de tout et se resourcer dans les racines de son Sud natal. Down est un regard vers le Sud, un regard vers la Louisiane, là ou on entendu les premières cordes résonner au son du blues. Et c'est de ces racines là que se nourrit Down.

Capable de vous rendre nostalgique d'une région que vous n'avez jamais visité, ce disque vous emmène au bord des marecages et au millieu des bars ou les bierres se trinquent et ou les cigarettes changent de main. A la fois sombre mais aussi conviviale, NOLA est un album qui invite a la consommation d'alcool et de marie jeanne. La dernière chanson, Bury me in smoke, est d'ailleurs surement un témoignage sur l'atmosphère de la scène de repetition dans laquelle cet album a été enregistré. L'autre particularité de NOLA est que l'enregistrement et la composition n'ont pas l'air prémédité mais que tout ceci s'est mis en place en jouant tout simplement entre amis. Loin de se perdre dans des improvisations inutile et gardant toujours la complexité a son minimum, les chansons jouent sur le groove et les guitares improvisent des solos bluesy et riche qui apportent du soleil a ces fleurs de cannabis et les font fleurir dans votre tête pour que vous reveniez écouter et vous agitez tout au long d'un peu plus de trois quart d'heure de musique endiablé. La voix de Anselmo est ici beaucoup plus clair que sur Pantera et il y chante de tout son âme sur des thêmes tels que la drogue et la vie en général. Anselmo expliquait même, à la sortie du deuxième album, que Down lui permettait d'être un peu plus lui même alors qu'il devait endosser une certaine attitude pour écrire et chanter dans Pantera. Et c'est cela qui fait finalement un des grande qualité de ce disque, son honneteté.

Beaucoup de choses sont encore à dire mais peu de mots peuvent expliquer correctement ce que l'on ressent en écoutant ce disque car il reste un secret que l'on garde un peu pour soi car Down est d'abord un secret de fan. Peeper Keenan racontait même qu'au début du groupe, quand celui ci n'avait pas révélé son secret au grand jour, il avait vu un fan brandir une pancarte pendant un concert de Corrosion of Conformity, ou était inscrit "Down : I know who you are !". Bien que reunissant des têtes d'affiches du metal, et le chanteur d'un des plus grands groupes de metal de notre generation, Down, et surtout NOLA, est un projet qui reste confidentiel et dont la reputation s'est faite par le bouche a oreille et pas par de grands articles enflammés.Maus au delà de la mystique, on ressort de ce disque avec plus qu'une petite legende et quelques anecdotes mais treize chansons fantastiques et unique ou des riffs enfumés et une rythmique lente mais dynamique surmontés d'une voix habitée capable autant de lignes mélodique bien Sudiste ou de cris déchirés (mais jamais exagérés), le tout formant cet bête étrange qui sera pourtant bientôt moins un OVNI pour beaucoup vu que la fin de Pantera semble annoncer le début d'une longue carrière au sein de Down pour Anselmo.

Saturday, July 15, 2006

L'histoire est en marche

La fin du monde était prévus pour mardi prochain et cela ne devait souffrir d'aucun retard car, comme chacun sais, les militaires aiment l'exactitude. Les cartons d'invitations avaient été envoyés a toute la population terrestre et, tel des pères Noel un soir de Decembre, personne n'avait été oublié. Un evenement de cet envergure ne devait pas être manqué et pour cause, il n'arrive qu'une fois dans une vie. Ce n'était pas une surprise de recevoir cet annonce officiel car chacun savait que chaque jour la situation entre les pays du Nord se deteriorait de plus en plus. L'entente était toutefois resté cordiale et aucun mot deplacé n'avait été prononcé lors des reunions et des confrontations. La guerre avait débuté il y a de cela quatres ans pour des causes qui restent encore assez obscure pour les historiens et qui le resteront puisque chaque membre de la profession a décidé de prendre des vacances anticipés en prevision de la fin prochaine de leur profession. Cependant, des hypothèses étaient formulés dans les forums de discussions historiques et il se pourrait que le début du conflit ait pris racine dans une erreur de traduction lors du sommet franco russe lors du dejeuner officiel. Un compliment aurait été mal traduit et le president Russe, s'étant sentis offensé, avait décidé de prendre une resolution definitive face a ce manque evident de correction de la part du president americain. Des excuses avait bien sur été formulé une fois l'erreur constaté et, bien que les deux presidents soient restés bons amis, il n'y avait aucune raison de reculer devant un tel conflit. L'enjeu était trop important. Les plus pessimistes, car il en existait, pensaient a une conspiration ou, pire encore, étaient convaincus que tout ceci devait bien advenir un jour ou l'autre. Heureusement, cette opinion reste minoritaire.

Ainsi donc le conflit avait début aux horaires prévus et, selon les conventions signés par chacun des pays, aucun combattant ne devaient être "expulsé du terrain de combat" d'une manière barbare et degradante. Chaque soir, les fiers combattant de chaques pays, car le conflit, grace au jeu des alliances, avaient pris une tournure internationale, redigeaient leur lettres d'excuses aux familles des combattant qu'ils avaient "expulsés". Un système de reconnaissance des victimes avaient été mis au point en designant chaque combattants par un chiffre. Après avoir "expulsé" un soldat, le combattant devait notter le numéro de celui qu'il avait vaincu et revenir ensuite, une fois l'heure de fin des combats atteints, revenir collecter le numéro ou l'adresse de la famille figurait au dos. Le deuil pouvait donc se faire dans de biens meilleurs conditions puisque chaque famille savaient dans quels circonstances le soldat avait definitivement quitté le terrain des combats. Certaines famille furent même tellement touchés par les lettres de l'opposant qu'elles gardèrent contacts avec le soldat qui les avaient envoyés et ainsi une bien meilleur entante régné pendant les combats. Fort heureusement, cela ne venait pas atteindre le morale des troupes et chacun des pays pouvaient, avec confiance, renvoyer ses fiers defenseurs sur le terrain, en sachant que chacun ferait son possible pour sa patrie.

Mais malgrès tout, unique problême du conflit, les forces en presence étaient bien trop equivalente, puisque chaque camp confiaient ses plans a l'autres chaque matin afin que l'adversaire ne soient pas surpris. "On les extermine déjà mon commandant, on ne va pas non plus leur causer des troubles cardiaques, les pauvres" avaient si justement déclaré un capitaine d'infantrie a son supérieur. Ce rafinement de courtoisie envers l'adversaire avaient donc donnés un gout monotone au conflit au fils des mois et une decision radicale avaient donc été prise pour que le confit se termine dans des conditions equitable pour chacun. C'est donc une semaine avant la date fatidique qu'une conversation des plus courtoise eut lieu entre les leaders des deux grandes puissances.
- Alors mon cher, j'apprends que une nouvelle victoire de vos troupes a Washington.
- Oui, je vous remercie, je suis très fier de mes combattants. Mais n'y voyez pas un excès d'ego, je suis tout aussi impressionné par les capacités des votres.
- Oui, et c'est a ce propos que je tenais a m'entretenir avec vous ...
Un silence s'installa pendant quelques secondes. Chacun savaient quel été la decision a prendre et hesitait a parler en premier. Celui qui prononcerait les mots fatidique rentreraient dans l'histoire et les deux camps se refusaient a accepter un tel honneur. C'est donc par ce silence que le dilemne fut résolut entre les deux nations, chacun savant ce que l'autre désirait dire et n'osait pas avouer. Et ainsi, comme un jeune couple de collegiens, les deux presidents décidèrent du rendez vous avec l'histoire que prendrait leur deux pays en designant sur leur calendrier respectif une date et un horaire precis ou ils appuieraient tout deux sur le fameux "bouton rouge".
- Vous savez Mr, j'ai beaucoup apprecié ces journées de conflit.
- Oui ... vous avez raison, se fut une experience profitable pour nous deux nations.
- En fait ... enfin, vous savez ...
- Quoi donc ?
- Et bien, après tout ces conflits ... je me sens plus proche de vous qu'avant.
- Comme c'est gentil ! Et bien ne soyez pas géné car j'ai moi aussi l'impression que nous aurions put faire de très bons amis dans d'autres conditions.
- Oui ... peut être. Mais l'histoire en marche ...
- Et elle ne saurait attendre.
Et c'est avec ces derniers mots que le destin du monde fut celé mais avec une heureuse conclusion, la barbarie avait été vaincus grace au effort de la diplomatie.

Tuesday, July 11, 2006

Après la première marche

- Bonjour, qu'est ce que je vous sers aujourd'hui ?
Il ne fréquentait ce bar que pour une seule raison et elle se tenait devant lui. Depuis sa première visite dans ce petit café niché entre deux restaurants il n'avait plus eu envie de se rendre ailleurs tellement la beauté de cette jeune femme l'avait frappé. Ce n'était pas une coincidence qu'il rentre dans ce lieu, c'était destiné. Il se devait de rencontrer cet être merveilleux et aujourd'hui il devait se decider a lui adresser la parole. Plus qu'un simple client, il voulait devenir son confident et son amant. La découvrir, la connaitre, la chérir, il ne revait plus qu'a ça et bien qu'admirateur de la beauté féminine en temps normal, il avait délaissé depuis quelques semaines déjà les regards fugaces de celles qui le surprenait a les regarder avec admiration. La femme, parfaite création bien supérieur a l'homme, était un mystère fascinant et il voulait mieux la connaitre. Mais sa timidité l'avait bien souvent empeché de faire ce premier pas decisif. Parler, articuler, ne pas faire semblant de regarder ailleurs quand on lui réponds avec les yeux et ne pas, surtout, ne pas se réfugier derrière des banalités pour faire mine d'être désintéréssé.

Il n'était pourtant pas très laids et se trouvait même parfois beau quand il s'insepectait dans le miroir. A y regarder de plus près il avait, certes, quelques mauvais restes de son adolescences passé en compagnie des pots de Biactols dans la salle de bain. Mais tout de même, rien d'assez marquant pour qu'on évite de le regarder ou que l'on traverse la rue pour ne pas être sur le même trottoire. Il ne figurerait jamais dans le trio, voir même la centaine de millier de personnes que l'on pourrait considerer comme étant une bonne representation de la beauté masculine mais il misait surtout sur ses connaissances pour se rendre un brin notable auprès du sexe opposé. Quand on ne peut pas présenter un beau visage, autant avoir un bel esprit. Mais pour cela il faudrait parler. Lui parler. A elle. Elle est là. Dis lui quelque chose bon dieu. Ouvre les yeux ! Ouvre les yeux !

Il est sept heure. Ce n'est pas encore l'heure de me rendre au bar et pourtant j'aurais tellement envie que tout se sois déjà déroulé comme prévus. Même en rêve je n'arrive pas a lui parler. J'aimerais pourtant lui parler et lui dévoiler ce que mon visage dissimule comme sens de la repartis et comme connaissance. Mais ... mais comment ne pas lui commander un nouveau café et la faire rester. Et puis comment la suivre dans cette chaise. Si seulement il n'y avait pas cette chaise je pourrait la suivre. Si seulement il n'y avait pas cette chaise je pourrais lui proposer d'aller au cinemé. Si seulement je pouvais enfin lui tendre la main sans qu'elle ait a se baisser pour compter la monnaie que je lui tends. Et si seulement je n'étais pas si handicapé par la vie. Et par le monde. Par les escaliers. Et par tout ces bon dieux de marches que l'on a crut bon de placer partout pour nous empecher d'aller voir un peu plus loin. Un peu plus loin vers les autres. Si seulement ...

Tuesday, July 04, 2006

Agoraphobic Nosebleed - PCP Torpedo / ANbRX (HydraHead) 2006

Acheter un album de Agoraphobic Nosebleed, s'est se garantir une dose certaine de violence sous la forme de chansons courtes (très courtes) et de boite a rythme gonflé aux stéroïdes. A partir de là, le peuple se divise en deux et les fidèles se régaleront tandis que les non croyants se refugieront derrière un mur, construit en dur de preference, en attendant que la tempête soit passée. Or avec la réédition de ce mini album ce n'était que les fans hardcore qui pouvaient être intéréssé par ce nouvel objet tellement le nombre de chansons disponibles sur la version original était ridicule. De bonnes chansons, soit, respectant parfaitement les codes en vigueur dans le petit monde de Agoraphobic Nosebleed, mais c'est tout de même un peu court. Mais HydraHead n'étant pas des profiteurs, l'objet ainsi réédité gagne en interet de plusieurs manières.

D'abord, parce que au tout début du premier CD vous avez droit a une chanson caché de 15 minutes, c'est a dire bien plus long que l'album en entier. Pas de grindcore fou a signalé par contre mais plutot une longue intro electronique avec des tas de samples. La méthode est aussi a employé au début du deuxième CD pour découvrir un autre remix. Le packaging quand a lui n'est pas en reste et il constitue même un argument de choix pour acquerir cet album. Epais digipack, avec un tracklisting qui entoure tout le bas de la couverture, avec un interieur constellé de gellules placé comme un kaleidoscopes de couleurs evoquant le vitrail des églises. Du très bon et beau travail de la part de Aaron Turner et un element visuel qui conviens très bien a la reputation de toxicomane qui recouvre les membres de Agoraphobic Nosebleed.

Le deuxième album enfin est celui qui justifie le plus l'achat de cette réédition du fait de sa durée beaucoup plus classique pour un album. Les differents artistes appelés pour en découdre sont des collaborateurs bien connus de HydraHead et ne surprendront donc personne (Dj Speedranch, James Plotkin, Merzbow et Justin Broadrick pour les plus connus). Chacun s'attelle donc a trafiquer le grind assaisonné de speedcore, breakcore et techno hardcore, des maîtres de maisons et souligne plus ou moins certains aspects de la compositions. Il faut donc avoir un peu gout pour les musiques electroniques pour apprecier completement ce disque car il n'y a pas vraiment une chanson qui ressemble ici a du grind traditionnel. Ralentit, acceléré, démenbré et tourné en ridicule (comme sur le remix de Speedranch), les différentes plages ne ressemblent plus vraiment a leurs originaux et ce sont donc de nouvelles chansons auquels nous avons droit en fin de compte. Mais c'est bien là le principe de base d'un remix, non ? Je n'ai pas vraiment de favoris a désigner mais je tiens a preciser quand même que vu la variété d'interpretations presenté ici il y en as pour tout les gouts. En fait, ce qu'il y a de bien, c'est que même si rien ne ressort clairement au dessus du lot, rien n'est aussi en dessous, donc pas de deception possible et encore moins de minutes passé devant sa chaine hi fi en se demandant si l'on ne devrait pas pluot aller se coucher. Cette nouvelle version de PCP Torpedo sert donc efficacement d'amuse gueule, et même un peu plus, avant d'entendre un nouvel album de Agoraphobic Nosebleed et son prix est largement justifié par son contenu. HydraHead reste donc, des dealers de confiance.

Monday, July 03, 2006

Quelques petites idées

La lecture m'apprends sur l'écriture et vice versa. J'ai commencé a lire plus intessement afin de perfectionner mon écriture. Bien que je ne prête pas autant attention aux régles de grammaires que je devrais, ainsi qu'a mon orthographe, je n'oublie pas d'observer la manière qu'ont les différents auteurs a écrire leur réçit et a le faire se developper.

D'abord, les emotions sont souvent mis en avant et la description physique ne sers qu'a souligner ces elements. La couleur des chaussures et la taille du trou sur le jean du héros ne sont que des détails censé nous en reveler plus sur sa personnalité. Si il est débrayé, cela se retranscrira sur son caractère. Ou inversement, le personnage sera etonnement attentif et n'aura juste que peu d'interet pour sa garde robe.

Ensuite, les differents elements du décors sont là pour créer une atmosphère et pas pour démontrer le large vocabulaire de l'auteur. La repetition peut donc avoir du sens mais seulement si l'on en abuse pas. Et cela est reservé a la discretion de l'auteur. Il me vient à l'esprit une nouvelle de Huber Selby Jr ou toutes les phrases commencent par "et". La repetition ainsi que l'action en cours accentue l'atmosphère etouffante de violence grace a cette multitude de "et" qui donne le sentiment de vitesse qu'a cette nouvelle. Tout arrive trop vite et rien ne pourrait empecher l'action d'arriver a son point final, tragique.

Le décors donc et la vie des personnages, que ceux ci soient importants ou non dans le déroulement de l'histoire, contribue a créer un plus grand rapprochement entre le lecteur et les personnages. Ceux ci prennent forme et ne sont plus juste des mots mais des entités qui existent et existeront encore en dehors du livre. Le rapprochement entre les deux mondes, réel et romancé, deviens plus fort et l'émotion est plus palpable pour le lecteur.

Dans les romans de Georges Pelecanos ont retrouve de nombreux références a la culture populaire. Les résultats des matchs, les anecdotes du moment sur la vie politique ou des reflections des personnages sur ce qu'ils écoutent. Comme dans le paragraphe precedent, cela permet au lecteur de se rapprocher d'eux mais pour l'auteur cela a un deuxième interet. La proliferation de détails de ce type permet non seulement de fixer le contexte mais aussi de donner un cadre a l'action et aux décisions des personnages.

La longueur des phrases repose le recit ou le rend plus dynamique. Tout compte car pendant la lecture les points et les virgules seront perçus et respecté par le lecteur. En lui imposant plus de points, on peut ralentir sa lecture et donc augmenter la tension de la scène. Inversement, une phrase longue peut permettre a l'action de se reposer et de créer un paysage plus fixe et plus précis pour le lecteur.

Le vocabulaire a bien sur sa place de choix puisque le mot est le seul outil de l'ecrivain. Ainsi, un choix de registre crues ou soutenus aura une grande importante pour rendre crédible ou non le recit. Les histoires de James Ellroy le sont d'autant plus car elle se déroule dans un monde de flic ou les personnages parlent vraiment comme des flics. Que l'on sois familié ou non de ce millieu, on le remarque, on s'en emprungne, et on ne l'oublie pas au fil des pages. Ainsi, on reconnait mieux les personnages et leurs distinctions grace a leur vocabulaire et l'identification avec le personnage ainsi que la clareté du recit y gagne encore plus.

Ceci ne sont que des "régles" que j'ai déduis par moi même et n'ont pas la pretention d'être des elements majeurs. Chacun aura surement remarqué tout cela en lisant sois même mais j'avais envie de mettre tout cela par ecrit afin de mieux coucher mes idées et de pouvoir ensuite elaborer plus de reflections a leurs sujets.

Wednesday, June 28, 2006

Un soir

La journée avait été dure, les licensiement de quelques uns de ses camarades avait profondement affecté les autres et le travail, même si il était répétitif, ne permettait pas de s'enfermer dans un silence studieux comme celui des années et des mois précédent. Aujourd'hui chacun se regardait de coté en se demandant si c'était le dernier jour ou il serait face a face, en train de travailler, et de repeter inlassablement les mêmes gestes. Il n'y a pas a s'enorgueuillir d'un tel travail mais l'ont peut tout de même être fier de nourir sa famille et de pouvoir rentrer la tête haute chez soi même si l'on travaille pendant toute la journée les yeux tourné vers le sol. Les heures s'étaient finalement écoulés une a une et sur le chemin du retour, les maisons qui bordent la route et les faibles lumières de reverbères étaient une constante apaisante dans laquelle l'on pouvait se drapper et oublier quelques instants tout ce temps passait a répéter les mêmes gestes. Le monde n'était plus source d'inquiétude et d'incertitude, tout était là et rien ne changeait. Au moins, on pouvait se conforter dans cette certitude.

C'est donc avec un peu plus de confiance en soi que Pierre était rentré chez lui. Saluant au passage une voisinne qu'il ne connaissait que de vue, mais lui souriant tout de même afin de conserver cette bonne entente qui régnait dans le quartier, même si tout cela n'était que platitude et habitude, il rentrait dans son appartement ou l'attendait sa femme. La porte grise, toujours difficile a ouvrir et peut être même encore plus au fil des années, grinçait légérement et annoncait son retour a Estelle et au chaton qui venait toujours se blottir contre ses jambes. Quemendant un peu de tendresse après avoir été laissé tout seul pendant la journée. Lui aussi ne rompait pas le fil des habitudes et ne resistait pas a l'envie de profiter d'un peu de chaleur. Cette chaleur mélé au froid du dehors et que l'on acceuille avec encore plus de réconfort tellement le contraste entre les deux temperatures est présent. Estelle était assises a la table de la cuisine, regardant son ordinateur. En entendant la porte, elle avait relevé la tête et adressait alors un sourire a son mari.

- Bonjour, dit elle. T'as journée s'est bien passé ?

Estelle avait encore dut subir les recommendations inutiles et désobligeante de son employeur aujourd'hui. Tout le bureau était au courant de la mauvaise habitude de Mr Debert de passer constamment dans les bureaux pour rappeler les consignes mais chacun se taisaient, ne souhaitant pas contredire l'homme qui signait leur chèques a la fin du mois et aurait put se retenir de le faire pour l'un si celui ci avait formulé une contradiction à son égard. Chacun présumait de ce qui pouvait se passer si l'on éméttait un autre son que le traditionnel "oui, Mr Debert" que chacun répétait une dizaine de fois par jours mais personne n'avait envie de vérifier. Estelle non plus n'avait pas envie de vérifier cette théorie et n'esperait même pas tout les jours que cette répétition dénué de tout interêt cesse. Cela faisait partie du travail et personne ne pouvait rien faire contre. Heureusement, la chaleur de l'ordinateur et la douceur du siège était toujours là pour rendre son travail moins contraignant que celui de son mari. Elle n'avait pas a rester debout toute la journée elle au moins. Et ce n'était pas possible de toute manière, le docteur lui avait interdit de faire trop d'effort physique, surtout étant donné que la retraite approchait et qu'il ne fallait pas prendre le risque de perdre du temps dans des congés maladies.

Un échange de sourire, la chaleur de l'appartement, les douces habitudes du dehors. Tout les deux avaient profitaient de ces petits instants avec la même joie. Regardant les jours et les heures passés avec impatience, l'échéance de la retraite et du repos mérité qui se rapprochait tout les jours un peu plus et les éloignait des mornes journées qu'ils passaient dans leurs emplois respectifs. Aucun des deux ne parlaient de leur journée a l'autre. A quoi cela aurait il put servir ? Le contentement de se retrouver et l'amour qu'il portait a chacun et a leur foyer suffisait a résumer la journée en un regard. On ne pouvait pas échapper au travail mais une fois la journée terminé, on ne souhaitait pas revenir dessus, de peur qu'elle prenne un peu le pas sur ce domaine reservé. Leur domaine. Leur chez soi. Le chat miaule et signale sa présence et encore une fois cela leur réchauffe le coeur et leur donne l'occasion de se sourire une seconde fois.

- Comme d'habitude, répondit il.

Tout était dit et la soirée pouvait commencer. Rien n'allait encore changer ce soir mais personne ne demandait mieux. Un peu de chaleur et une présence amicale jusqu'a ce que l'on puisse souffler et regarder ailleurs. Se fondre avec la vie et apprecier chaque instant avec bonheur en esperant que celui ci dure jusqu'a l'éternité. Tout se résume en un regard. Tout se résume en une seconde.

Friday, June 23, 2006

Facedowninshit - Nothing positive, only negative (Relapse) 2006


En commandant cet album le même jour que celui de Unearthly Trance je ne me souviens pas avoir eu une autre idée en tête que celle de pouvoir écouter un autre disque d'un groupe signé chez Relapse Record. Car comme chaque amateur de metal extrême le sait bien, Relapse est un bon réservoir a talent et l'ont peut compter sur les dons du staff et de Matt Jacobson pour trouver des groupes originaux et manifestant un désir de sortir des carcans du genre. Et cela qu'importe le type de musique. Le sludge est ici le sujet d'étude de Facedowninshit et l'examen est passé sans aucun problême car tout les reservoirs de haine et de frustration a l'égard de tout et de tous sont remplis au maximum. Grincements des mediators contre les cordes et distorsion poussé au maximum, Facedowninshit nous plonge la tête la première dans la distorsion et ne nous aide pas a nous relever. Sur leur page myspace ont peut lire qu'ils se classe dans la catégorie "punk" dans cet aspect crasseux que dépose la musique dans vos cavités auditive jusqu'a en impregner vos sensations.

Preuve ultime de la qualité d'un groupe de sludge si ils vous donne envie de vous réfugier dans une grotte et de lancer vos propres escréments au visage de tout ceux qui vous regarderont de travers. L'énergie punk est elle aussi au rendez vous mais pas tout le temps et seules quelques accelerations succintes viennent briser le rythme résolumment lent et lourd de chaques chansons. Pas mid tempo pour autant mais pas décidé a depasser le mur du son, Facedowninshit adopte la vitesse de croisière d'un groupe de rock a tendance bluesy que l'on aurait dopé avec une goutte de sang d'un membre de Buzzoven ce qui aurait donné le résultat que je vous engage a tester. Surement pas aussi original ou foutraque que d'autres noms de l'écurie Relapse, Facedowninshit est tout de même sans contexte un des meilleurs représentants de cette scène sludge que l'on a peut l'occasion de voir s'illustrer dans des albums très largement distribué. Merci a Relapse de donner un peu plus de lumière a ce genre. "Nothing positive, only negative" est un excellent résumé de la mentalité du groupe et vous la retrouverez illustré dans tout les aspects de ce disque.

Autant dans la production acide et puissante tout en restant assez primaire que dans les compositions décrites precedemment que dans les voix. Alternant entre des crachats punkisant hautement travaillé a coup d'alcool, les raclements de gorge aigus accentuent le degré déjà fortement elevé de biles que l'on retrouve ecrasé sur les murs de chacune des plages, chacune étant un cachot ou le trio s'évertue a renverser tout ce qui se trouve a proximité de leurs instruments. Joli foutoire que ce disque ou se rencontre en moins de 45 minutes le blues, le punk, le stoner et un metal acide et sans compromis mélodique aucun. Pas trop d'accroches non plus il faut l'avouer et c'est cela qui fait que l'on aura envie de se pencher uniquement sur ce disque que si on se send d'humour et pas si l'on veux écouter une chansons spécifique. Oui, chacune est bien différencié de l'autre, mais l'humour massacrante générale rattache le tout pour crée ce marécage sonore dont on rafollera ou que l'on évitera comme la peste. "Nothing positive, only negative" n'est pas le disque de l'année mais il n'a pas d'autre ambition que d'exposer les humeurs de ses compositeurs. Un disque sincère en somme.

Monday, June 12, 2006

Freeform : Newform

Je continue a avoir des problemes et je ne sais pas comment m'en défaire. En ce moment, tout me déplait et je vis des instants de depression allégé ou je nage dans mon verre d'eau en me demandant que faire et en ne sachant plus ce que je devrais faire. J'aimerais coucher parfaitement mes pensées sur l'écran comme je l'imagine parfois dans ma tête en marchant dans la rue et en fredonnant de nouvelles phrases qui pourraient former des phrases puissantes. Mais jamais je n'arrive a les retrouver devant l'ordinateur. Comme si j'étais encore conditionné par une certaine manière d'écrire. Ce n'est pourtant pas difficile de poser ses doigts devant l'ecran et de laisser partir complètement son imagination. Mais parfois j'ai du mal et encore plus aujourd'hui. Je devrais pourtant le faire un petit peu, rien que pour voir ce que cela donne et si il y a un semblant de cohérence au final.

Regarde la page et ne laisse pas couler l'ecnre. Elle ne peut être perdu, précieux liquide de vie qui permet au stylo de continuer a respirer. Je ne sais ou je puis trouver de quoi ressourcer la flamme de mon imagination qui était pourtant débordante il y a si peu de temps. Trop de choses, trop de préoccupations dans mon esprit de plus en plus vide, vide a en mourire. Je ne veux pas m'allonger sur la voie ni donner la main au passant afin de recevoir leur pitié. Qu'il crève tous, ce qui m'entoure chaque jour et me font vivre dans la médiocrité la plus commune. Même la tristesse des autres manque de vie et il n'y a rien qui puisse redonner de l'energie a la mèche, a la flamme, au flambeau que je diffuse a travers l'ecran. Je ne voudrais pas m'arrêter un seul instant pour laisser tout ce que j'ai dans le ventre se vider et ne plus jamais reparaître mais peut être est ce qui m'attends continuellement. Ne pas pouvoir se défaire de l'antinomie des sentiments qui me gouverne et me font me reconsiderer chaque jour ou je dois replonger le nez dans un album ou dans un livre.

Suis je ce que je suis ou ce que je désire être, ou ce que les autres désire que je suis. Suis je parisien ou juste un être humain. A quel point suis je influencé par mon environnement et comment faire pour me reconnaitre sur un visage alors que je désire éviter chaque regard. Plutot crever que revoir un soupçon de cette soupe populaire que l'on sers dans le metro et dans la rue. Ils s'abreuvent de ce repas chaque jour, tous autant qu'ils sont, et ne comprennent pas ce qu'est le dur combat de la vie. Me voila encore en train de glorifier mes propres pensés. Juste de pensés, pas des actions, et je ne serais surement pas juger par mes amis et ceux que j'estime sur la base de tout un tas de faribole qu'un simple étudiant aurait put peindre sur un mur de fac un jour de revolte. Ou ce qu'un publiciste bien renseigné aurait put inscrire sur un tee shirt. Le combat, l'envie de vivre, la reconversion, rien n'est plus spirituel, tout peut être vendus. Je te rends le service de penser a ta place et j'aimerais que tu me donnes ce que tu es. Continue a chercher qui tu es mais il est déjà trop tard.

J'ai peut être déjà vendus mon âme a un quelconque démon déguisé dans un rêve doux et futile. Seule mon amour pour un être cher me donne encore un repère réel sur ce que je suis et ce que je peux être. Merci a elle. Alors dans tout cela il y a encore des interrogations, des questions et des points d'exclamation. Des constances dans un flot de pensé que l'on ne retiendra pas. Vais je être retenus dans un livre comme un quelconque exemple ou ne serais je que regardé avec un sourire tendre par ceux qui auront croisé mon chemin. C'est encore ce que j'ai besoin de determiner pour connaitre la direction dans la quelle je voudrais que ma vie se pose et se repose quelques instants. Pourquoi vouloir être vu quand on ne peut se regarder sois même dans la glace de son âme. Je désire écrire mais je ne désire pas vraiment communiquer, ou en tout cas pas a tout le monde. Est ce que je hais vraiment tant de choses ou est ce que je rejète encore et encore des miroirs ? Je rejette ce que je ne veux pas être et je continue a errer dans mon propre monde en évitant celui des autres. Eux aussi ont tort et raison et joue au roi dans leur royaume. Je suis le roi, tu es le roi et tout le monde a tort. Mais qu'est ce qui compte ? Moi ou l'autre. Le don de soi avant l'affirmation de l'être unique, produit des générations, que je suis. On ne peut pas être un tout ou chaque parcelle reflète la clareté des premiers jours. Nous sommes des pierres neuves produit du recyclage eternelle de l'humanité et dans tout cela nous devons faire le tri pour décider ce qui nous conviens le mieux sans que l'on choisisse avant nous. C'est peut être là la décision a prendre, ranger sa chambre comme nous le demande notre mère. Et voila que Cave In me crie "You're only you". Pas faux.

Sunday, June 04, 2006

Lair of the Minotaur - the Ultimate destroyer (Southern Lord) 2006


A la sortie du dernier album de Pelican, j'ai put lire des critiques concernant le batteur et son jeu un poil trop énergique pour une musique qui se voulait plus atmosphérique que dynamique. Je ne l'avais pas remarqué moi même et j'avoue ne pas du tout être dérangé par cet aspect de l'album. Par contre, les detracteurs du jeu de Mr Herweg seront heureux d'apprendre qu'il a mis a profit son jeu au sein d'un groupe autrement plus énergique, et je dirais même plus, devastateur, que dans son travail de jour. L'expression "travail de nuit" conviens d'ailleurs beaucoup mieux a Lair of the Minotaur puisque les musiciens n'aspirent pas a gravir les plus hautes echelles de la stratosphère avec leurs instruments mais creusent plutôt les bas fonds de la scène metal tel qu'elle était il y a une quinzaine d'année environ. Déjà auteur d'une petite merveille de doom nourris au metal extrême de tout poil, Lair of the Minotaur affine ses influences dans une seule et même direction et jette du bateau toute trace de riffs gras un peu plus léger. La bête a mangé depuis le dernier album et le son s'est allourdis et il faut donc bien la force de ce fameux batteur au jeu si déplacé pour faire bouger tout cela dans une direction thrash.

Dirigé par le guitariste Steven Rathbone et sa voix d'homme des cavernes évoquant un Phil Anselmo sortant de sa grotte, les riffs ne font pas de place pour les mélodies même les plus discrètes et il s'acharne a produire les chansons les plus grasses possible. La production elle aussi sors des cavernes et ont peut affirmer sans aucun doute que ces gars là sont allergique aux studio dernier cri quand on entends avec joie retentir des grésillements de distorsion venus accentuer ce sentiment de se retrouver plonger dans un clssique oublié des temps anciens, quand les termes de "metal moderne" se rattachait avec ceux de Slayer et de Venom. Plutôt Slayer que Venom d'ailleurs et ce ne sont pas les accents Kerry Kingesque de "Behead the gorgon" qui me feront mentir. Le rythme ne se veux par contre thrash que d'une manière sporadique et le disque se divise donc au moins par la moitié entre des passages lent et lourd et des accelerations punkisante sans aucune exageration. La basse aussi est bien entendu au rendez vous vu que l'on parle de doom et elle aussi ne fait pas dans le détail en matière de gresillement et d'explosions sonores. Selon Lair of the Minotaur, le metal était a son meilleur quand il était enregistré sur des cassettes démos et expulsait toute la rancoeur possible des musiciens en poussant les amplis a leur limite.

Et en fait, si l'on aime fleurter, voir embrasser et plus si affinités, avec ce style je ne vois pas ce qu'il y a redire. Les meilleurs disques de cet époque sont devenus des classiques car ils étaient les premiers du genre. "the Ultimate destroyer" a donc peu de chance d'être retenus dans la même bouffé d'air que leurs héros mais cela ne doit pas vous empêcher de les remercier pour avoir réveillé les démons de cet époque bénite. D'ailleurs, a propos de démon, il est utile de préciser que les paroles sont ici uniquement inspiré par les récits mythologique grecque ce qui renforce encore l'experience général et donne aux chansons une dimension encore plus épique. "the Ultimate destroyer" n'est toutefois pas une oeuvre de nostalgique mais une bestiole bien vivante qui bien qu'elle évite toute appelation moderne n'est pas moins explosive que les albums recents. La formule de nos grand mère est ici appliqué avec bonheur, "c'est dans les vieux pots que l'ont fait les meilleur soupes" et il n'y franchement rien a reprocher a ce trio que de vouloir raffraichir la mémoire des jeunes et des moins jeunes avec ce qui faisait l'élite de l'underground metal quand Slayer était encore un groupe terrifiant et que la norvège avait pas mal d'églises encore debout.

Saturday, June 03, 2006

Starkweather - Croatan (Candlelight) 2006


Dix ans après leur dernier EP, "Into the wire", Starkweather sors enfin de son anonymat pour présenter enfin un deuxième album sur une structure enfin à la hauteur de son talent. Relativiser tout de même tout de suite le terme d'anonymat car en plus de dix ans d'existence, leur présence s'est tout de même fait sentir et ce ne sont pas des groupes comme the Dillinger Escape Plan ou Converge qui nieront leurs influences. Pourtant nulle part sur ce disque vous n'aurez l'impression de ressentir des racines d'un quelconque hardcore chaotique car c'est là la force de ce groupe. Pas d'influences visible, juste des compositions puissante et une identité forte que l'on ne saurait confondre avec d'autres musiciens. Est ce encore franchement possible de ne pas appartenir a une scène aujourd'hui ? Pas avec le grand pouvoir des médias bien entendu, surtout pas les chroniqueurs en herbe du net qui aime tant a inventer des étiquettes, mais je les mets au défis de trouver quoi que ce sois pour ce groupe. D'ailleurs je mets au défis la plupart des fans de metalcore bien asaisonné au mélodies téléphoné de s'approcher de plus de cent mètre de cet objet. Ceci ne sens pas le conventionel, ceci sens la bile, le poison et la rancoeur a son plus haut degré.

Allez, je vous donne tout de même une petite idée de la bête en cédant a la tradition : Sludge et Metalcore dans un tonneau avec un dragon du komodo sous acide comme compagnon de lutte. Bon bien sur ce n'est pas aussi simple que ça. Déjà que quand je parle de metalcore ce n'est surement pas de la sauce aseptysés qui assaisonne tout les "meilleurs groupes de l'année" du moment mais la déflagration haineuse d'un All Out War période "For those who were crucified". A cela s'ajoute des parties mélodies sussuré comme un serpent et des vocaux écorchés et bileux régurgitant des textes des plus poétique mais se mélant finalement comme un long cri de douleur. Les autres musiciens ne font pas non plus dans le simpliste et s'excrime a rendre tout aussi serpentine les structures des morçeaux. Les riffs durent, ecorchent et se métamorphosent comme la gamme de coup de poings d'un boxeur professionel jouant avec votre estomac. Le jeu de chacun des musiciens est diverse et se complètent mutuellement avec une section rythmique sachant placer des touches d'originalité quand il le faut. Bassiste et batteur tiennent la maison sur leurs épaules mais la font aussi sauter dans leurs mains ce qui ne manque pas de vous faire dresser l'oreille toutes les dix secondes pour capter un nouveau mouvement de basse fantastique venus se placer sous une ligne mélodique inattendus.

Tout comme les marécages et les animaux et insectes qui les peuplent, Starkweather attire son auditeur avec des accroches mélodique et ténébreuse pour refermer ensuite le piège et vous fasciner encore et encore au fil des chansons. On comprend ensuite facilement pourquoi tout cela a pris autant de temps, surtout que les membres préfèrent faire passer leur propre vie avant celle du groupe. Un discours que l'on a pas l'habitude dans la bouche des musiciens qui ventent bien souvent leur loyauté a la cause musicale. Eux ne se sont confié a leurs instruments et aux mains de maître de Pierre Remillard, pour la production, qu'a reculon mais bien leur en a pris. Le son de chacun des instruments est exceptionnels et procureté une clareté rare et fantastique a chacun. Avec en prime une couverture de Paul Romano (Mastodon, Dead to Fall ...), je vous passe la liste des adjectifs pour la décrire, vous n'avez qu'a en prendre quelques uns au hasard dans les lignes précédentes. Au risque donc de me repeter et de passer pour un chroniqueur trop partiale, je ne vois rien dans ce disque qui pourrait être à corriger. Starkweather echappe a tout et ne donne que le meilleur tout au long d'un disque unique. Un monument.

Thursday, June 01, 2006

Je ne fais que 3 paragraphes par post

Le plus dur dans l'écriture est de se détacher des codes pour mieux écrire et trouver sa propre voix et non pas un enchevetrement de phrases toute faites que notre cerveau deverse au fur et a mesure des lignes. Ca peux ressembler a de l'originalité mais ce n'est que du copié collé, et l'écriture n'est pas de l'informatique mais la voix du coeur et des tripes. Quoi que j'écrive, je veux que l'on sente mes paroles comme autant de vapeurs nauséabondes ou envoutante que l'on croise dans les rues de Paris. Oui, ce n'est pas une mauvaise formule comme vous pouvez le voir mais cela s'inscris déjà dans une sorte de genre. Le noir pour être plus prévis. Le fait de s'imprégner de la vie qui nous entoure et de la recracher cruement dans des descriptions détaillés ou l'on fait appel a tout les éléments de la vie du personnage pour le rendre encore plus vivace a travers la page. Quand je commence a parler de musique j'aimerais bien pouvoir faire appel a ce type de narration mais comment passer outre les tics du chroniqueurs de disque et passer dans un roman. J'ai déjà lut des chroniques ou l'on racontait une histoire afin de mettre en scène l'exploration de l'album, mais dans ce cas là autant écrire un roman et faire une nouvelle oeuvre a partir du disque. La chronique doit décrire efficacement l'album et l'artiste, pas l'exploiter pour en faire une toile de fond. S'en inspirer sans trop polluer avec sa propre vision le travail de l'artiste.

Ensuite il y a le probleme de l'émotion. Y'en a t'il ou est ce simplement un interet sonore que j'ai pour ce groupe ou cet album. Si c'est le second cas qui est au menu alors les formules de bases et les plus usités vont revenir a la charge. Honnetement, plus j'écris de chroniques et plus je me demande si tout ce que je fais n'est pas redondant. Pas du point de vue de la communication. J'imagine que malgrès mon utilisation frequente de structures narratives identiques je n'ennuie pas trop le lecteur et je lui donne une assez bonne idée du disque. Mais moi ? Est ce que j'ai envie de me lire ? Est ce que j'ai envie de me voir écrire et débiter toujours, encore et encore, le même laïus. Heureusement que je me suis éloigné de la presse française. Bon nombre de tacherons qui veulent se rapprocher de leur public metalleux en étant décérébrés et franchouillards feraient palir d'horreur des auteurs de romans de gare tellement ils ne méritent pas de salir le siège sur lequel il pose leurs fessier pour écrire leur article. Ecrire c'est avant tout une confession, et on doit y mettre un peu de son intimité pour que la personne qui vous lira ne se dise pas que vous avez survolé l'album en deux secondes.

Réutilisez des formules ce n'est pas dramatique, cela fait partie du style, mais encore faut il que ce sois vos formules et pas celles que vous imaginez plaire au plus grand nombre. Comme je le disais, j'aimerais placer plus de références au noir dans mon style et dans mon vocabulaire. Mais comment faire pour ne pas se dérober a la tache de chroniqueurs et ne pas finir par me masturber tout seul devant la pochette de l'album sans jamais vraiment rentrer dedans en en ressortant avec une bonne idée du voyage. Ce serait comme partir en train et rester a regarder le train partir sans aller au bout. Oh, le voila partis, oh le voila qui reviens. Bon ben je vais écrire sur mon impression du train. Ce sera peut être très bien écris mais vous n'aurez pas parler du train. Et puis ce manque de vocabulaire ! Est ce flagrands que je ne sais pas ou je vais et que je place par bribe des grots mots bien compliqués pour me faire plaisir, a peu près vers le millieu de la chronique d'ailleurs quand viens l'heure de donner une description imagé de la musique et de l'effet qu'elle produit. Encore et toujours la même rengaine, ça ne donne pas envie de continuer à écrire. Et pourtant j'aime écrire. Alors que faire. Alleger le rythme de phrase. En faire des plus courtes. Ouvrir un dictionnaire des synonymes. Changer de style et lire les Inrockuptibles religieusement ? Plus la première solution que les autres, si jamais j'emploie la dernière brisé la glace et tiré a bout porton. Le super soaker ne me fera pas de mal mais ça me reveillera assez pour me rendre compte que je dis des conneries. D'ailleurs prenez le marteau, je sens que ça viens.