Monday, February 27, 2006

Naked City - Torture garden (Tzadik)

Je me souviens avoir lut dans un vieux numéro de Metal Hammer que lors de la première representation de Naked City, lors d'un concert organisé en hommage a un jazzman alors recemment décédé, une bataille avait eu lieu entre les membres du public qui adorait et ceux qui considerait ce groupe et cette musique comme une insulte a l'être illustre qui venait de nous quitter. Non, je ne me souviens pas qui était ce fameux bonhomme et je doute même maintenant de la véracité de cette histoire, n'ayant pas réussis a la retrouver, mais elle définit tout de même bien ce qu'est Naked City : Une musique a laquelle on ne peut rester impassible. Sois on aime et on jubile devant ses enceintes, comme moi lors de ma première écoute, sois on deteste et on coupe la musique au bout de la deuxième plage. Qu'est ce que Naked City ? C'est un projet du saxophoniste John Zorn, un des grands nom de la scène free jazz, ceux qui laissent parler leur inspirations tellement librement qu'ils abordent des territoires bruitistes et difficile d'accès mais qui en retour arrivent parfois a repousser les limites de la musique. Les Marco Polo et autres Genghis Kan de la musique. Découvrir et conquerir voila leur devise.

Musique experimental donc, mais pas non plus embourbé dans ses propres rituels incomprehensibles qui résultent souvent dans un dialogue de sourd. Non, Naked City a beau réinventer la musique sur des plages de moins d'une minute en moyenne (format grindcore, car l'inspiration de ce groupe viens justement du Scum de Napalm Death), ils ne sont pas là pour vous empecher de rentrer dans leurs univers. Et l'instrument dont se sers ce groupe et sans aucun doute l'humour. Oui, les jazzmen et les snobinards pretentieux qui se dissimulent dans des caves enfumés peuvent être doué d'humour et ce n'est pas être insultant que de sourire en écoutant cet album car il est jouissif si l'on goute un peu a ce déluge grand guignolesque de multiples styles qui se soudent et s'affrontent sous les hurlements de Yamatsuka Eye (des fameux Boredoms), un vocaliste multi tache qui éructe sporadiquement des cris aigus qui me font penser a un diable de Tasmanie (celui des dessins animés) que l'on aurait bourré d'une drogue quelconque mais très puissante. Noisy ? Pas qu'un peu. Mais c'est ça qui fait rire tant de gens quand on les mets en face de groupe comme Agoraphobic Nosebleed ou Fantomas non ? Pas le temps pour se concentrer trop longtemps sur une même idée, on l'utilise un quart de secondes pour ne plus jamais la revoir et tant pis si vous aimiez ça mais nous on a autre chose a foutre.

Alors voila, Naked City est un mélange improbable de jazz, de metal, de musique traditionnels juive et de tout les styles que vous pourrez nommés. Ils sont là, a un moment ou un autre, et ils vous tire la langue puis court se dissimuler a un autre endroit inattendus. "Torture garden" ne manque toutefois pas de cohérence et peut autant s'ecouter comme un bloc unique et cass tête ou individuellement. La production étant digne de celle des meilleurs albums de jazz, chaque instrument et parfaitement audible et donne donc une personalité a chacune des chansons. La performance est quand a elle tout aussi hors paires. On parle tout de même de type pour qui l'improvisation est loi et dont les capacités derrière leurs instruments font palir de jalousie les Metalleux de base qui s'imagine remplacer Steve Vai. Cette accumulation de talent et d'originalité se ressend tout au long de l'album et fera sourire de joie plus d'un fans de musique, quelque que sois le genre, car quand on est en présence d'un tel monstre il est a mon avis difficile de rester insensible a tant de folie et d'envies de tout foutre en l'air pour remanier les briques de la construction ainsi desordonnés dans le sens qui leur plaise. C'est bien ça que ce que recherches les mélomanes non ? Les musiciens qui leurs feront dresser l'oreille, ceux qui repousseront les barrières et referont la cartographie a leur gout. Naked City contiens tout cela et en large dose, plongeant dans l'inconnus pour un album hors pair (Fantomas étant dans le même registre dernierement mais n'arrivant pas vraiment au même degréde folie). Indispensable.

Tuesday, February 21, 2006

Curl Up and Die - the One above all, the end of all that is (Victory Records) 2005

La fin d'année 2005 et le début de 2006 nous ont apportés deux mauvaises nouvelles, les séparations de Curl Up and Die et de Beecher. Deux groupes pour qui le mot Hardcore était plus qu'un simple ensemble de code mais une table des lois a déconstruire et a recomposer comme bon leur semblait. Chacun a produit des derniers albums mémorable et c'est celui de Curl Up and Die que je m'en vais vous détailler. Premièrement, ceci est ma première rencontre avec cette entité, le nom complexe et l'association a la scène Hardcore chaotique m'ayant toujours fait reculer vers d'autres paturage, je ne me suis jamais penché sur leur cas. Puis, a la sortie du dernier je me suis forcé a écouter les deux morçeaux de l'ecard pour finalement revoir mon opinion sur ce groupe. Hardcore chaotique oui, mais au dessus du panier sans aucun doute. En tout cas il y avait ce petit quelque chose que Everytime I Die, Beecher ou Norma Jean font ressentir a la première ecoute. Le sentiment que l'ont ne va pas resasser les clichés mais que l'on va vous les renvoyer dans les gueules d'une toute nouvelle manière.

Dès la première chanson, les premières couleurs que choisient Curl Up and Die ne sont pas celles attendus. Ou est l'effervescence du chaos et la violence cathartique ? Lent et lourd, voila que l'on se retrouve dans des terres plus post Hardcore. 4 minutes passent et la seconde chanson, la troisième puis la quatrième s'enfilent a vitesse grand V sur des airs de hardcore déconstruis en efleurant jamais, même du bout des doigts, un son Metal. Hardcore jusqu'au bout des ongles, la musique n'en reste pas moins audacieuse et contemporaine Ciqnuième chanson et c'est le retour vers le post Hardcore et des territoire fréquentés par Isis mais aussi une touche plus émocore sans jamais perdre en sincérité. Ecorché et puissante, le chanteur explose sur chaques syllabes avec un grain particulier qui ne réinvente pas l'eau chaude mais que l'on ne peut pas confondre avec la voix d'un autre. Ce qui entoure ces hurlements n'est pas aussi si original que ça, stylistiquement parlant, mais les influences s'affichent toujours en philigramme derrière une identité plus prononcé, celle de Curl Up and Die. Qu'ils soient dans un hardcore chaotique ou qu'il passe dans un monde "post" moderne, il n'y a pas de doute sur l'identité des coupables. Un peu comme Beecher d'ailleurs, un mélange des suspects usuel sans jamais que l'on en vienne a crier a l'imposture. Une forte identité et de l'émotion a revendre. Tout comme sur un circuit de grand 8, on fait des boucles, on rentre dans un tunnel et vomis son quatre heure mais on reste toujours sur le même circuit. Pas de risque de s'ennuyer.

Pas vraiment besoin de soulever la question de la production, parfumé a tout les instruments elles n'en laissent aucun sur le carreau et forme un bouquet plaisant et absolument pas lassant. Un son brut comme pour les concerts mais doté d'un mixage aux petits onions, mais c'est aussi ce a quoi on doit s'attendre avec une production de Alex Newport (Fudge Tunnel, Theory of Ruin). Les trois dernières chansons passent et ne se ressemblent pas, "There is never enough time to do nothing" ne laisse pas retomber la tension en s'aventurant pourtant dans un tempo proche de la ballade. Quelques vocalises clairs apparaissent dans le lointain mais l'on ne peut pas parler de chant mais plutot de spoken word disposés elegamment pour donner plus de variété au tout. Variété vocale uniquement car l'accompagnement ne traine jamais trop longtemps dans le même coin, ce que l'on peut parfois reprocher au groupe de la vague Neurosis like. En fait, ce que Curl Up and Die a compris, c'est que l'ensemble des veines du Hardcore moderne pouvait confluer pour donner vie a un individu neuf qui ne va pas tailler le bout de gras a un autre genre , reste totalement Hardcore, mais n'est jamais prévisible. Et puis a la dernière chanson c'est l'explosion. On débute sur un tempo lent et peusant, orné d'une voix un peu chanté (rappelant Deftones) pour ensuite passer par un fil de distorsion qui nous fait croire que la chanson s'est arreté pour en fait revenir en force sur un tempo chaotique colerique. Le genre de riffs qui donne envie d'etre epyleptique pour pouvoir suivre avec chaque muscle de son corps les mouvements de la musique. Vous l'avez compris, je suis tombé sous le charme de cet album et de ce groupe. Que ce sois dans leurs moments plus conventionel pendant des echappés uniquement chaotique, il n'y a pas a douté de l'émotion palpable qui ressors de chaque note. C'est donc avec cet album post mortem que Curl Up and Die viens ranger dans la liste des albums novateurs une pierre de plus vers une scène Hardcore qui a toujours besoin de se renouveller. Merci a eux. Quand à moi je vais continuer a garder un oeil sur les projets prochains de chacun d'entre eux, en esperant que les idées proposés ici soient encore exploité et pas pillé par les nouvelles generations.

Monday, February 20, 2006

Kill the Client - Escalation of hostility (Willowtip) 2005

Pitt bull enragé derrière le micro ? Check. Riffs pret a en découdre avec tout une armée de CRS ? Check. Batteur sous speed ? Check. Cela ressemble a Napalm Death, cela vous ecorche les oreilles comme un album de Napalm Death mais ça ne ressemble pas a Napalm Death. Ils sont Kill the Client et ils sont votre prochain nouveau groupe de grindcore favoris. Originaire de ce beau pays qu'est les Etats Unis, Kill the Client ne semble pas très satisfait de la politique actuel et se charge donc de regler des comptes avec tout le monde sur un petite merveille d'album ou les brulots grindcore s'enchainent a vitesse grand V mais contribue un a un a imprimer de plus en plus profondement ce nom dans votre esprit.

Signé chez Willowtip, le label qui est en passe de devenir le nouveau Relapse (c'est à dire un label d'extrême centré sur le Death et le Grindcore dont la simple association a un artiste inconnus signifie que l'objet seras de qualité), Kill the Client en est a son premier album, après un EP, "Wage slave" sortis clandestinement mais qui avait éveillé les narrines d'une bonne poignée de passioné de grindcore. On a trop tendance a regarder vers la Suède (Sayyadina, Rotten Sound, Gadget) pour se fournir en grind alors que tout la bas, de l'autre coté de l'Atlantique; certains s'evertuent a poursuivre l'ideal brutal et fort en distorsion de leurs grands frères de Birmingham.

Toutefois, comme je le disais dans mon introduction, Kill the Client n'est pas un clone de Napalm Death. Beaucoup plus simple et fonctionnant autour d'une vélocité presque constante, la performance enragé du batteur aidant énormement a ne pas faire perdre une seconde de souffle a l'enchainement des chansons (sauf sur deux plages, lentes et distordus, à la manière de Brutal Truth), la rage est telle ici que l'on se demande si ils ne vont pas finir par le tuer ce bon dieu de client. Tendant vers un mélange de punk et de Metal, ces jeunes gens prefèrent voir dans le genre ou ils exercent un moyen de faire ressortir leurs tripes et non pas celles d'eventuelles victimes de serial killer ou d'un monstre issus de la Dimension Z. Pas de samples comique ou issus de films d'horreurs (deux samples seulement, un extrait d'un film et un autre d'une presentatrice de journal télévisé), pas de paroles absurdes.

Le but du jeu est ici de vous faire partir en courant de votre maison pour declencher une revolution dans votre quartier. Monter les barricades et faites entendre votre voix contre l'opression patronnales (en gros). Exactement le genre de sentiment qu'était capable d'inspirer Nasum dès que le premier riff retentissait dans mes écouteurs. Cependant, n'est pas Nasum qui veut et j'exagererais si je les posais comme des sauveurs du grindcore, un genre qui n'a pour l'instant pas besoin d'etre sauvé par qui que ce sois. Il se porte très bien, merci beaucoup madame de votre sollicitude. C'est juste que pour un album de grindcore, il n'y a franchemenr rien a redire à Escalation of hostility. Production classieuse ou tout les instruments sont présents (Scott Hull [Pig Destroyer, Agoraphobic Nosebleed] au mastering), pochette retranscrivant les ambitions de la musique avec simplicité, il n'y a rien qui puisse mériter une critique sérieuse. Un futur classique ? Peut etre pas. Mais "Escalation of hostility" represente les premiers pas d'un groupe sincère au futur prometteur. A ne pas manquer.

Revenge - Victory.Intolerance.Mastery.(Osmose Production / Red Stream)

Il y a les groupes qui surproduisent en donnant un punch inhumain a leurs enregistrements quitte a ne rien pouvoir reproduire en concert. Il y a ceux qui enregistrent dans leurs caves pour booster leur ego de véritables stars de l'underground. Et puis il y a ceux qui font un peu des deux, comme Revenge. D'origines canadienne et composé de membres du groupe de Thrash / Black Axis of Advance, Revenge donne l'impression d'enregistrer leurs albums avec la même passion pour le son sale que Nightwish ou Stratovarius peut avoir pour un son clair et tout propre ou pas une goutte de son ne viens rompre les petites mélodies. Le but de l'exercice pour ce qui est de Revenge est bien sur de ne pas faire de mélodies. Si jamais il y en avait une qui osait pointer son nez elle se ferais surement passer a tabac par le groupe. Le Black Metal dans son essence la plus pure ne doit pas être surproduit comme le font les hérétiques de Cradle of Fith ou de Dimmu Borgir. Le plus degueulasse possible, le mieux c'est, tout comme les grands frères de Darkthrone. Mais avec Revenge, je me demande si la production n'a pas était minutieusement arrangé pour que les instruments sonnent de cette façon.

Imaginez un peu, les voix en avant, les guitares ne sont plus qu'un gresilement et il faut tendre l'oreille dans les passages ou la batterie ne blast pas pour pouvoir distinguer peniblement ce qu'elles interpretent. La batterie, tel un rhinoceraus qui viens de voir sa dulcinée, fonce tout droit et défonce ce qui l'entoure avec bien peu de grace et très peu de technique. Alors pourquoi as tu achetés cet album, sombre crétin ? Et bien, la première fois que j'ai écouté un mp3 je me suis interrogé sur les désirs de ce groupe. Est ce un foutage de gueule complet ou une envie pressante de faire plus trve que les autres, qui étaient tout de même déja bien trve quand même ? Envie pressante car la musique ne fait pas de cadeaux sur les 27 minutes, au cas ou vous auriez imaginé une seconde que Revenge faisait des yeux doux a un format plus progressif. Comme Darkthrone, on parle plutot ici de regression. Oublié la morale et la courtoisie, l'heure est a la violence et au sentiment de haine sans concession. Victory. Intolerance. Mastery, l'ONU n'a pas le droit de citer et le droit a défendre sa terre et a foutre son pied dans la gueule de l'autre prévaut dans l'esprit guerrier de Revenge. Hey, ils ne disent pas jouer du War Metal pour rien quand même. Pourtant je ne saurais affirmer une affiliation avec un quelconque partis d'extrême droite bien que de tel terme évoque les franges les plus extremistes de notre démocratie. Le but n'est pas ici de faire de la politique mais justement de ne pas perdre son temps en discussionfutile. L'heure est au combat, prend ton arme et défonce le crane de ton prochain.

Je me demande alors ce que penserais le groupe d'une chronique comme la mienne ou je m'interroge sur leurs intentions alors que leur but est de passer les preliminaires pour enfiler direct vers l'assaut final. Mais malgrès tout si je continue a expliquer ce disque c'est bien car je le trouve defendable et interessant. La production ne fait pas tout dans un album et bien que je regrette que tout ne sois pas plus audible, il y a tout de même une touche particulière qui empêche les chansons de se ressembler. Ceci n'est pas un mur de bruit brute mais une mélasse haineuse qui réussi parfaitement a inspirer ce qu'elle veut dégager en éructant des vocalises crachés façon gore grind sur des guitares affutés comme des lames de rasoir. De plus, tout comme certains groupe de grindcore, bien que les riffs ne soient pas présent en première ligne, ils se font sentir tout de même derrière les blasts. Et c'est là ou Revenge gagne sans conteste, c'est que quand on les compare a des groupes de Black Metal qui essayent d'être maléfique et malsain mais échoue lamentablement, Revenge se place sans aucun effort dans la ligue des "enfoirés qui ecorcheraient votre mère a vif si jamais ils la croisent". Oui, ils ont l'air si méchant que ça. Alors comment attribuer une note a une pareille oeuvre ? Sois vous êtes partisant et vous écouterez l'album avec plaisir, sois vous le jetterez par la fenêtre et vous viendrez me faire passer un sale quart d'heure pour vous avoir conseiller ce groupe. Pas de demi mesure, ça passe ou ça casse.. A vous de voir si vous avez de la place dans votre discothèque pour un groupe de maniaque canadien de cet espèce.

Sunday, February 19, 2006

Vrooooooooom (Earth + SunnnO))) au Point Ephemère)

Déja une requete pour cette chronique de concert et cela me demoralise de devoir satisfaire une attente, comme si je devais ecrire d'une certaine manière. Peut etre que c'est cela qui me pousse a m'eloigner de mon clavier quand les gens ont envie de 'y voir collé, car je sais que je ne peut pas donner ce que l'on attends de moi mais juste tout ce que jepeut fournir a ce moment là. Pourquoi ecrire une introduction comme celle ci ? Car elle me permet de mettre en place quelques petites choses dans ma tête et de laisser mes mains glisser sur mon clavier pour descendre et arriver enfin à la ligne ou je commencerais a parler du concert de vendredi soir. Donc a peu près ... maintenant.

Vendredi soir n'etait pas un soir comme tout les autres pour moi. D'une part je me rendais a un concert avec ma petite amie, qui n'est pas une fan de Metal, voir pas du tout, et aussi car malgrès leurs presence dans des magazines Metal, SunnO))) est une proposition beaucoup plus experimental que la plupart des groupes cités dans les pages de ces mensuels. Arrivez au point Ephemère je remarque un petit papier annoncant que le concert est complet. Le Point Ephemère n'est pas une grande salle mais cela en dit déja beaucoup sur la notoriété des deux groupes de ce soir. Que l'on apprecie ou pas la musique, on viens voir le monstre en action. Va t'on trembler ? Vomir ? S'ennuyer ? C'est sur ce genre d'interrogation et de légende répandus dans les articles que se construit une reputation comme celle de SunnO))). Earth par contre est une tout autre proposition.

Cinq personnes sur scène, une batteuse, un bassiste, deux guitariste et un jeune barbichus préposé au trombone et a l'electronique. Pas de grands effets de lumière, juste un peu de fumée et l'ambiance s'installe. Un gars cris a coté de moi et je me demande si cela ne va pas me ruiner une partie de l'atmosphère si il continue. Les musiciens eux se sourient mutuellement et commencent a jouer. Chacun communiquant avec son instrument et répondant à l'autre avec grace, legereté mais force. Le son de batterie est d'ailleurs notable pour sa densité malgrès les mouvements lents de la demoiselle se trouvant derrière les futs. La basse envais la pièce et penètre doucement mais lourdement mon corps. Le trombone joue chaque note avec de profondes inspirations pour donner encore plus de relief aux accords. Ce n'est pas une utilisation conventionnel de l'instrument mais aucun des musiciens de ce soir ne peut se revendiquer d'une quelconque école classique. Loin de là. Les guitaristes, quand à eux, placent leurs notes lentement mais surement, composant des riffs a force d'efforts. Les secondes s'ecoulent et l'on se laisse porter par le flot de chaques notes, l'une venant enrichir l'autre. Puis c'est l'explosio et les musiciens jouent presque tous en même temps pour un résultat jouissif. Autant vous dire qu'a la fin de chaque morçeau je ne retenais pas mes applaudissements, et je n'étais pas le seul. Oui, il faut rester concentrer et si l'on éloigne un peu son esprit de la musique on perd aussi un peu de l'ambiance et de la logique du morçeau. Mais toute cette énergie mentale consacré à l'ecoute attentive de ces 5 desperados est largement recompensé par une experience unique et ce ne sont pas les cris enthousiaste du fans se trouvant pres de moi qui ont brisé cela. En fait, je comprends maintenant très bien son excitation.

Enfin, après un set d'a peu près une heure ou plus, Earth et SunnO))) étant present ce soir tout les deux en tant que tête d'affiche, tout ce petit monde s'en va et on désosse la batterie pour faire de la place. Première constation, le nombre d'amplis. Ils sont 12 et disposés face au public derrière les musiciens. Deux appareils lancent de la fumée vers le plafond et envahissent la scène d'un mur opaque qui s'épaissit a tel point que pendant les minutes d'attentes après le déclenchement de la musique d'introduction et l'extinction des feux, je me suis demandé si le groupe n'etait pas déja sur scène. Mais bientot, trois figures druidique se dessinent et, les bras levés bien haut, ils s'abbattent sur les cordes pour declencher la première salve. Ca gronde mais ce n'est pas aussi terrifiant que je le pensais. Un bon point donc, on ne va pas a un concert de SunnO))) pour se faire refaire les tympans, a condition d'être armé de boules quiès bien sur. Ensuite, le groupe ne joue pas vraiment de morçeaux de leurs albums mais interprete surtout des séries d'improvisation pachidermiques ou les riffs de basse se peignent dans les airs et écrasent le public.

Difficile et épuisant, voila comment je définirais un concert de SunnO))). Après cela vous pouvez surement aller a un concert de Merzbow sans crainte. Le concert commence donc avec trois basses mais après une vingtaine de minute (ou plus, j'ai vraiment perdus la notion du temps pendant ce concert) d'autres musiciens viennent les réjoindre. Un autre druide se place a l'electronique et commence a jouer avec des sons discordants, un trombone (peut etre le même que pour Earth) se place devant un micro et enfin un des guest de Black one s'empare du micro. Portant les couleurs blanches et noirs de la scène Black Metal, Wrest de Leviathan s'ajoute a l'assemblée de musiciens pour hurler d'une manière assez aleatoire des mots incomprehensibles. Une presence charismatique indispensable pour plonger encore plus le set dans la noirceur. J'avoue même avoir eu parfois peur en entendant sa voix tellement elle a un grain et une qualité sans commune mesure. Donc si cette description vous semble chiante, n'essayez même pas d'aller a un concert de ce genre. Experimental et bruyant, un concert de SunnO))) s'apprecie pour son ambiance et sa puissance mais n'a rien a voir avec un concert normale. En fait, SunnO))) n'est pas là pour interpreter ses albums ou en faire la promotion mais juste pour exprier leur art directement devant leur public. Si celui ci suis, tant mieux, mais rien n'est fait pour rendre l'experience plus agreable et ce seras dans une repetition, un peu ennuyeuse, d'un même son que tout s'eteindras et que, la fumée enfin dispersé, Stephen O'Malley et Greg Andersson releveront leur capuches pour s'exposer au public et bien montrer qu'ils sont humains et pas les êtres magiques pour lesquel ont pourrait les prendre après tant de mystères.

Pourtant, malgrès tout, dans les visages qui m'entourait je n'ai vu que de l'attention et du respect. Peut etre que dans le fond on rigolait un peu de tout cela et que certains sont partis avant la fin du concert mais sur le devant on aurait put se croire a une messe, bien que certains aient des façons étrange de prier. En effet, un bonhomme souriant est resté tout excité pendant la soirée et a même déclenché une sorte de fosse a lui tout seul vers la fin du concert, qui a fait sourire les quelques personnes le recevant et ennuyé le reste du monde. Mosher sur SunnO))), voila quelque chose que je n'avais pas du tout envisagé. Mais avec de tels personnages, il faut envisager l'impossible. Ainsi, vers Minuit (la salle ouvrait ses portes a 20H30) nous quittons la salle avec les oreilles qui bourdonnent et l'envie de rentrainer vite chez nous. Un peu déçus au premier abord, plus j'y repense et plus je serais interessé par un autre concert. D'abord car le rituel mis en place par le groupe a ceci de fascinant qu'il est unique et scrupuleusement respecté. D'autre par car malgrès le manque de variation et la fatigue, il y a de quoi s'extasier si l'on aime le travail sur le son. Le reste du monde desirant entendre des chansons ou quelque chose approchant un concert normal peut aller se recoucher, ils ne verront rien dans ces murs qui ne les interessera. SunnO))) n'est pas un groupe qui est reservé a une elite mais juste a une poignée de gens passioné par le son, qu'importe leurs horizons sonores. Alors, si vous aimez la distorsion dans sa plus pure experience, vous savez ou vous rendre.

Thursday, February 16, 2006

Clouddead - Self titled (Mush, 2000)

Avez vous déja regardez les nuages. Allongez vous dans un champ et laissé vos yeux voguez sur les vaguelettes de matières blanches qui défilent. Formes indistinctes et interprétations multiples, la joie des enfants dans beaucoup de films. Oh, un avion, un éléphant, un coeur. Dose One, Why? et Odd Nosdam, trois rappeurs du label Anticon, doivent avoir la même occupation que les enfants de tout ces films d'auteurs et composent leurs paroles de la même manière. Alors ils ont demandés a leurs connaissances de composer des chansons afin qu'ils puissent y poser leurs textes. Chacun amène sa touche mais l'ensemble est cohérent. Car de la même manière que le ciel forme un tout qui ignore les frontières, les nuages se suivent et ne se ressemblent pas tout en étant lié l'un à l'autre par leurs composition chimique. Oui, ça c'est de la métaphore. Clouddead est donc la musique qu'il faut écouter en regardant les nuages, mais elle pourrait aussi être décrite comme étant celle des "petits gars a lunette que l'on prend pour des intellectuels sérieux alors qu'ils rigolent dans votre dos dès que vous partez".

Secondés par des invités diverses comme Sole (fondateur de Anticon) ou Dj Signify, Clouddead s'inscris dans la progression des oeuvres de Why? et de Dose One (celles de Odd Nosdam me sont inconnus). Dose One, le rappeur mystique qui improvise les reflexions philosophiques comme d'autres recitent leurs listes de courses. Why?, le rappeur chanteur. Et puis Odd Nosdam, la touche la plus Rap des trois avec un flow plus rythmé. Les Beastie Boys du rap indépendant ? Ouais, peut être. En tout cas ceux là ne parlent pas des problêmes de leurs rues comme tout ceux qui roulent en cadillac depuis que leurs singles a conquis le coeur des ados. Non, si Clouddead parle de la rue, elle se situe surement dans une dimension parallèle. Un extrait ? "One man's floor is another man's floor with a pillow on it and sure, the enemy is a thirteen year old computer hacker". Lire des interpretations dans tout cela ? Oui, vous le pouvez surement, mais cela reviendrait a chercher un sens dans les lignes de Nostradamus. Des paroles qui s'enchainent, du sens qui s'affichent a l'esprit mais quel était l'idée derrière tout cela ? Est ce qu'il ne faut pas juste y voir le cheminement d'un esprit joueur qui désire juste faire partager une part de ses reflexions passés sous le filtre du défilements des nuages. Et est ce que l'on a besoin de comprendre tout cela de toute manière. Les paroles et les flows sont là pour la musique, la musique est là pour soutenir les voix et le plat ainsi préparé vous emmène dans les nuages. Les paroles et les voix s'entrecroisent en canon, les flows parlés chantés alternent avec des accapelas et des mélodies presque pop rock. Diversité est la régle de ce petit jeu et les concepteurs ne cessent de vous surprendre tout au long.

Le désir de Clouddead, à mon avis ? Faire voyager l'auditeur dans un disque qui serait l'accès a une dimension unique. Brisé le quotidien et le recomposé dans l'ordre que l'on veut. Et bien sur, loin de s'arrêter au texte, les intrumental suivent la même logique. Les samples inattendus comme cette aspirateur qui scratche ou ces cloches de noel utilisé comme battement, tant de petit détails contribuant encore et encore a expatrier le trio vers un territoire que l'on ne nomme plus vraiment Rap. Oui, les paroles sont rappés, et oui il y a du scratch et tout ce qu'il faut pour faire un album de rap. Le problême viens du rangement de toutes ces petites choses, et telle une chambre de lycée bordelique, la musique de Clouddead finis par ne plus rassembler qu'a elle même. Oui, j'aime les phrases compliqués mais cet album l'est aussi. Et si cela vous semble très pompeux et trop intellectuel, je vous rappel que derrière tout cela ne se trouve pas des intellectuelles bobo mais des petits gars a lunette qui rigolent derrière votre dos. Oui, ce sont eux ces types. Ils font leurs musique comme bon leur semble, vous la presente et vous laissent vous amuser a la decortiquer dans tout les sens en sachant pertinnement que vous ne trouverez pas la clé. Bien que ce projet ait fait le bonheur d'une certaine presse musicale, il ne faut pas voir dans cet oeuvre et dans ces artistes un besoin de faire un rap d'intellectuel mais juste de jouer leur musique comme bon leur semble. Complexe et entrainant, il n'est pas exclus que l'on se retrouve avec un mal de crâne a l'issus de ce voyage. Mais ils sont ainsi fait les experiences qui gonflent votre cerveau d'images et de plaisir. On en ressors enrichis et avec l'envie d'y replonger un peu plus, recuperer encore un bout de sens quelque part et recomposer son puzzle d'une manière différente pour une nouvelle écoute.

Wednesday, February 15, 2006

Minsk - Out of a center which is neither dead nor alive

Avoir le même son que Neurosis est le fantasme de beaucoup de post rockeur en herbe, et bientot il n'y a pas a douter que nous serons envahis par des armées de groupes cherchant a montrer leur gros cerveaux dans leurs longues chansons mais qui n'auront rien de la substance hallucinogène que deverse les groupes comme les grands pères precedents nommés ou des plus jeunes fistons comme Isis ou Cult of Luna. Minsk est un de ces groupes pour qui les noms de Neurosis et Isis doivent revenir sans cesse dans les chroniques de disques ou les interviews donc passons vite fait sur ce point en les nommant au début. Voila, Neurosis et Isis, c'est dit, c'est noté dans un coin et vous savez a peu pres a quoi vous en tenir quand au contenus sonore. Pas que Minsk sonne absolument comme l'un ou l'autre. Non non non, Minsk vaut vraiment le détour. En fait, si vous faisiez Paris - Marseille et que vous deviez faire un tour jusqu'a Lille pour allez les voir, ça vaudrait quand même le coup. L'etiquette post hardcore bien en place, Minsk n'est pourtant pas vraiment un groupe que je qualifierais de post quelque chose étant donné le peu de ressemblance qu'ils ont avec un groupe de post rock. Hardcore peut être, mais Metal aussi dans ce cas. Oh et puis je ne sais pas, je ne sais plus et ont s'en fous de toute manière.

On s'en fous car au delà de ces comparaisons et de ce titre de casier, il y a un peu de tout chez eux mais sans que cela finisse comme un pugilat entre des influences qui n'auraient rien a faire ensemble. Tout d'abord la voix a ce grain rocailleux et puissant qui permet aux vocalises de ne pas être des rugissements perdus dans la distorsion mais des accroches a part entière. Des sortes de refrains il y en as, mais surtout de belles mélodies qui transcendent les riffs et la puissance de la batterie pour devenir un flot continue d'emotion venant de tout les instruments. Les riffs ensuite sont accompagnés de samples a tendance noise ce qui rajoute une dose de distorsion sur les parties les plus douces et ne laisse donc jamais redescendre la tension, tout comme ce passage au saxophone (sur le dernier morçeau, "Whisp and tow", une pure merveille qui conclut l'album avec une décharge electrique lente qui s'insinue dans le corps). La tension oui. C'est ça qui fait que les groupes de "Post Hardcore" ont une véritable puissance malgrès leurs longs passages mélodiques et éthérée c'est qu'a la fin de toute cette preparation on obtiens une explosion. Un peu comme un orgasme en fait, on relache la tension part des riffs lourds et puissants puis tout s'apaise. Oui bon, je sais, la comparaison sexuelle n'etait pas necessaire mais qu'est ce que vous voulez que je vous dises, c'est la seule chose qui m'est venus a l'esprit à ce moment.

Le rythme ensuite, la section rythmique a une presence tout en finesse et en precision, bien comme il faut. Sans jamais se lancer dans de la demonstration, la frappe sais se faire puissante et legère juste aux bons moments, et cela sur des plages de 10 minutes pour la plupart. Oui, quatres chansons de dix minutes et plus, et toutes dans les premières positions. C'est un paris risqué que de lancer directement son auditeur dans un marathon sonore mais la performance est ici transformé. En fait, quand j'ecoute un album de Isis, la durée me fait peur car cela veut dire que je vais ecouter un album assez long qui va me porter dans une emotion precise. Et étant donné ma passion pour les changements d'ambiances, cela demande donc un investissement temporel et emotionnel que je ne consens pas toujours a donner. Or, avec Minsk rien de tout ça. L'investissement emotion c'est le disque qui le donne, vous emmenant dans différents endroits ou la sérénité est remplacé par des plaines brumeuses inquietantes de chansons en chanson et même a l'interieur de celles ci. Ce qui fait donc l'originalité de Minsk ce n'est pas specialement leur emploi des instruments ou le terrain dans lequel ils ont poussés mais l'émotion unique qui ressors de l'album, comme aucun autre groupe du genre jusqu'a present. Pas encore disponible en France, jetez vous sur cette merveille. Si le monstre n'a pas encore eclos et que leur prochain est meilleur alors ... non, je ne veut pas imaginer. Surtout pas briser le rêve, celui ci est déja si beau.

Sunday, February 12, 2006

Animosity - Empires (Black Market Activities / Metal Blade) 2005

Il y a des albums dont la qualité est d'être une experience complète qui s'ecoute du début a la fin. Et puis il y a des albums qui foncent droit devant de la première seconde jusqu'au dernier riff et forment un tout un peu trop indivisible. Et malheuresement pour eux, les petits jeunes de Animosity font partie de ce lot. Deja auteur d'un deuxième album, et signé sur le label du chanteur de the Red Chord, affilié a Metal Blade, ces jeunes gens partagent aec ce dernier groupe une vision a tendance chaotique pour le Death Metal. Beaucoup de riffs, peu de répétition et une vague de destruction qui ne laisse rien repousser sur son passage. "Fused together in revolving doors", le premier album de the Red Chord, etait une petite merveille de brutalité mais savait marié la puissance de feu d'un 38 tonnes bourré d'explosifs avec des accroches moshisante ou des petits bruits amusants. Oui, amusant. Moi ça me fait toujours sourire ces petits bruits aigus que les guitaristes de the Red Chord placent dans leurs gros riffs gras. Je suis le seul ? Et pourquoi je pose la question moi, c'est ma chronique que je sache.

Donc pas d'humour chez Animosity et même un certain sérieux puisque les paroles sont orientés vers les drames politiques recents et l'enervement que provoque chez eux ce monde qui ne fait rien pour changer et pour s'ameliorer. Ah oui, ils ne sont pas content, ça c'est indeniable. Heureusement, cette fameuse rage ne se ressends pas comme celle de nombreux groupes qui donne l'impression qu'on leur a marché sur le pied pour ensuite ecrire une chanson sur cette "evenement traumatique". Il y a dans ces paroles une honneteté que l'on trouve dans les paroles des groupes de Hardcore. D'ailleurs quelques mosh part sont presentes, sans que leur présence sois trop appuyé non plus (comme le reste des riffs, mais j'y viens) ainsi que quelques gang vocals qui permettent de faire respirer un peu les growl death metal. Ainsi, franches et directes, les paroles n'usent pas trop de métaphore et dépaignent juste une vision du monde sans faux col. La musique quand a elle reflète cet opinion en étant joué avec précision et en enchainant les riffs après les riffs après les riffs. Mais quand on enchaine trop les riffs on finis par ne plus savoir par quoi on a commencé. Et c'est là ou se trouve le probleme.

Très bien produit avec des riffs dense élegamment soutenus par une basse que l'on sens dans le fond mais qui n'apparait jamais dans le mix, il n' y a franchement rien a redire sur cet opus si on ne lui demande que d'être un album de Death Metal. D'une durée d'ecoute assez courte, un peu moins de 30 minutes, on ne peut pas être lassé par quoi que ce sois durant cet album puisque aucun riffs qui vous aurait put vous deplaire ne refait son apparition. Par contre, si on veut de la variété c'est un peu foutus. Les chansons se suivent et se ressemblent, entrainant l'album vers un tout cohérent stylistiquement parlant mais manqant d'accroches permettant de dénouer chaque chansons du magma sonore que constitue "Empires". Hormis cela la pochette de l'album crée par Paul Romano est vraiment très belle et rajouteras donc a votre collection d'album de Death une petite touche coloré qui fera bonne figure a coté de tout ces démons écorchant des vierges. Et pourtant, malgrès ce défaut majeur je ne cesse de revenir vers cet album car en matière de Death Metal brutale, energique et technique cet album se pose exactement là ou il faut. Il faut juste ne pas avoir envie d'etre surpris.

Thursday, February 09, 2006

Becoming the Archetype - Entering damnation (Solid State) 2005

Je ne connais pas personellement les membres de Becoming the Archetype mais je suis sur que nous avons un point commun : Nous adorons le Metal. C'est une chose d'aimer un style de musique mais ça en est un autre d'adorer et de reverrer, voir de vivre pour un genre précis. Je ne suis pas le genre de personne qui se limite a un seul type de musique, ce serait assez idiot et m'empecherait d'ecouter tant d'excellents groupes qui n'ont rien de metallique. Toutefois, quand il s'agit de Metal, une petite partie de mon coeur vibre a l'unisson avec les cordes et les paroles. Ca a beau etre totalement idiot et absolument contraire a la mode de dire aimer le Metal, surtout quand on considère le nombre de clichés associés avec le genre, mais je ne peut pas m'en empecher. Même recemment je regardais un clip du dernier As I Lay Dying et vu que le riff d'intro était Metal j'ai même commencé a aimer la chanson. Bon ensuite je me suis rendus compte que c'etait du Metalcor et j'ai laché l'affaire. Mais pendant un instant, je n'aurais pas dit non ! C'est dire ma passion pour le Metal, et donc pour Becoming the Archetype, le vrai sujet de cette chronique.

Signé sur Solid State, donc chretien, ce quintet americain m'avait tout d'abord parut n'être qu'un enième groupe de Metalcore mais sans refrains mélodique. Un point pour eux, mais ça n'allait pas les faire monter dans mon estime. Puis vint le temps de la sortie de l'album et je jettais une oreillle sur la ecard, rien que pour le principe. Bien m'en a pris car le petit groupe de metalcore était bien plus interessant que ça. Pas trop différent de ce qui se fait ces temps ci, minus les moshs part obligatoire et le chant mélodique, mais avec ce qu'il faut de Metal severement burné pour donner envie a un petit type dont le coeur résonne en coeur avec les powers chords metallique de se jetter sur l'album. Résultat des courses ? Becoming the Archetype entamme avec Entering damnation une carrière placé sous l'etendart d'un métal qui dois autant a la nouvelle garde suedoise, autant Opeth que In flames, mais avec des vocalises plus proche de ce qui se fait en matière de Metalcore ces temps ci. Oui, il y a des mosh parts, mais dans le cas de ce groupe c'est un petit plaisir qui ne se refuse par car elles ne sont pas systematique et arrivent toujours au bon moment pour vous donner envie de jeter des objets a travers la pièce tout en effetuant des mouvement désordonnés de KDS.

Comme tout album sortis chez solid State, la production est a la hauteur du prix que vous payiez, voir même largement a la hauteur. Bonne puissance de la basse pour donner de la rondeur aux riffs. La batterie est puissante et trouve un bon compromis entre un son dure mais pas synthetique. Le chanteur crache des vocalises se situant entre le Hardcore et le Death Metal tout en insufflant de la conviction dans ces chansons qui sont taillés pour le concert. Le petit "Let's go" lancé fierement lors Ex nihilo (juste avant le solo en plus, si c'est pas épique) est d'ailleurs un bon exemple de cette qualité. Entering damnation, contrairement a ce que son nom laisse prédire, est loin d'etre un album sombre mais une ode glorieuse a un combat contre des démons imaginaire, du genre de ceux présent sur la couverture de l'album dessiné par Dan Seagrave (les albums de Suffocation, entre autre) . Malgrès leur appartenance a la scène chretienne je n'ai pas noté une seule référence a la foix des membres du groupe mais il est vrai que si ce genre de musique était diffusé dans des eglises j'aurais surement revus mon nombre de fréquentations a l'office. Bref, Metal Metal Metal, voila le genre a retenir pour ce groupe. Le potentiel se dévoile déja magistralement dans les montés en puissance a coup de note de piano, comme durant le break mélodique de Elegy et il y a fort a parier que le prochain album tendra encore plus vers cet aspect de leur son. Pour l'instant, Becoming the Archetype est l'archetype de ce qui se fait en matière de Metal moderne mais ils le font tellement bien que ce serait dommage de s'en priver.

Monday, February 06, 2006

Municipal Waste - Waste them all

Je n'ai que 23 ans et mon obsession pour la musique extrême est tout de meme assez neuve pour que les fans de Korn qui ont connus les californiens dès leur premier album peuvent me regarder de haut. Mais, car il y a un mais, quand j'ecoute Municipal Waste un sentiment de nostalgie m'envahis. D.RI., Cryptic Slaugher, des groupes que je n'ai pas connus a l'epoque et dont les noms ne sont encore que des références dans mon esprit, donc non accompagné par des sons pour accompagner chaque nom. Inculte ! Ouais, inculte vous pouvez toujours le dire, je ne le nierais pas. Je ne vais donc pas comparer Municipal Waste avec qui que ce sois. La seule chose dont je sois sur est leur appartenance au mouvement cross over et leur désir de perpetuer la flamme des groupes de Thrash enflammer par des rythmes punk et des gang vocals. Une recette simple au premier abord mais encore faut il être passer maître dans l'art du riff qui tue et assome l'auditeur en quelques minutes.

15 chansons en 16 minutes, un bon petit format grindcore pour un disque qui donne envie d'etre passé et repassé encore et encore sur sa platine. Tout comme les virus que contiennent les déchets municipaux, Municipal Waste s'accroche a votre cerveau, refuse de partir et peut même vous donner envie de déclencher un circle pit dans votre propre chambre. Même sans aucune reference dans le genre j'ai le sentiment en écoutant Waste them all que c'est de cette manière que dois sonner le meilleur de ce genre, voir la quintessence de l'effervescence juvénile d'une bande de type pret a se bourrer la gueule, bourrer les groupies, bourrer la têtes des fans qui sont venus les voir mais surtout ne pas chercher a tout prix la perfection technique. L'enregistrment de cet album est sans faute technique, ni faute de gout, mais étant donné le son un peu cradingue je ne peut pas m'enlever l'idée que cet album a était enregistré en assez peu de prise. On rentre dans le studio, on balance ce que l'on a et ont peut recommencer a faire la fête. Le genre de type qui ne sais s'exprimer qu'en concert et ne vois pas le studio comme un terrain de jeu ou l'on peut experimenter sur le son.

La production n'est pas inaudible non plus et les riffs ressortent bien. Par contre la batterie manque un peu de consistence et j'imagine que la différence se fera ressentir sur leur deuxième album, recemment sortis chez Earache Record, ou c'est Dave Wittie (Burnt by the Sun, Discordance Axis, Human Remains ...) qui s'y colle. Quand a la basse, on est en droit de se demander si il y en a une car elle ne se fait jamais entendre, couvert par les riffs et les petits bouts de solos que les deux gratteux balancent en quelques secondes avant de passer a une nouvelle idée. Pas de solos de basse alors, mais l'heure (ou le quart d'heure) n'est pas à la demonstration de force technique mais juste de puissance de feu. Autre chose d'important, mais vu le nom du groupe c'etait courrus d'avance, ces messieurs ont un sens de l'humour. Le sample d'introduction de la chanson "Waste them all" en est un parfait exemple ("Now we're going to waste you !") ou le titre de la plage 11, "Thrash ? Don't mind if I do". Rigolard, inconscient mais devastateur sont les trois adjectifs qui conviennent a merveille pour decrire le sons et les intentions de Municipal Waste. Leur style n'est plus a la mode, leurs habillement se veut retro et leurs ambitions politique ou mediatique sont nuls mais ils continuent tout de même a perseverer dans leur voix. Et c'est ça qui fait la différence par rapport a tout ce que l'on peut entendre chaque jour, la conviction. La conviction d'avoir raison. Et je ne peut pas dire qu'avec cet album je puisse leur donner tort.

Aborted - the Archaic abattoir (Olympic Recording / Century Media) 2005

Aborted est un groupe dont le nom m'est familié depuis déja quelques temps mais qui ne m'a jamais vraiment intéréssé. Un groupe de Death Grind de plus, et alors, qu'est ce que ça va change a ma vie ? Recemment je me suis pris Goremaggedon, histoire de voir si il y avait raison de s'affoler. Mon constat, rien de bien impressionant, tout juste un petit album a passer en fond sonore quand on a besoin de s'ecouter une musique fort en blast. Tout comme "Panzer division Mardul", "Goremaggedon" est une enfilade de blast ou quelques riffs ressortent peniblement ce qui donne une demi heure de musique extrême sympathique mais pas mémorable. Et puis, un matin alors que je regardais les nouvelles videos disponibles j'ai remarqué le clip de "Dead wreckoning". Ah ouais, Aborted, ils font des clips rigolos, allez on essaye. Oh mon Dieu ! Est ce que c'est bien le même groupe ? Ok, ils ont les mêmes tronches, c'est le même nom et c'est toujours du Death Grind (plus Death que Grind maintenant) mais ils ont du bouffés un truc pas correct entre temps car il y a un fossé gigantesque entre "Goremaggedon" et "the Archaic abattoir".

Par quoi commencer ? Les riffs d'abord, ils sont beaucoup plus Metal et surtout, surtout, on les entends ! Goremaggedon avait pour obsession la vélocité, ça fonçait dans le temps et ça prenait pas le temps de regarder derrière. Là le travail est beaucoup plus minutieux et l'on passe et l'on repasse sur l'auditeur pour bien lui faire comprendre que l'on est pas là pour rigoler. Avec the Archaic abattoir, Aborted crée enfin la musique de fond d'un massacre dans une fosse remplis de zombies. Plus Death donc, comme je le disais plus haut et même quelques inovations comme ce passage plus atmosphérique dans "Threading on vermillion deception" ou cette intro electronique et ses quelques choeurs au début de "Voracious haemoglobinic syndrome". Deux titres qui se situent d'ailleurs a la fin de l'album et qui démontre bien l'evolution du groupe.

D'abord on commence par des titres violent et fort en blast, comme sur l'excellent "Dead wreckoning" qui introduit l'album, puis on ralentis la manoeuvre et on laisse plus de place aux solos ou aux petites idées qui donne de la variété au plat ves la fin. Vocalement parlant, les paroles sont un peu plus comprehensible mais reste dans le guttural sans être un gros fouliis de grognement incomprehensible. On saisis bien que le chanteur veut dire quelque chose quand il grow mais on ne comprend que quelques syllabes. Un bon chant death en somme. Le principal c'est que une émotion rageuse et pres a en démordre se fait sentir et pas juste une bouillis de grésillements se mélangeant aux guitares comme dans certains groupes de gore grind. Le Grind donc, un des ingredients de Aborted que l'on retrouve encore sous la forme d'une agression prononcée mais qui fait de la place a des riffs beaucoup plus Metal et finalement plus interessants. Les parties groovy sont là, quelques mosh part aussi mais sans trop forcé la dose non plus. En fait, Aborted a trouvé une recette parfaite pour se rendre incontournable dans le millieu avec de vrais chansons qui restent en tête et aussi pour faire bouilloner les fosses à travers le monde et cela jusqu'a ébulition. Seul défaut, le petit cliquetis que produit la batterie, on aurait put faire quelque chose d'un peu plus naturel de ce coté là messieurs. Mais honnêtement, hormis ce détail, je ne vois rien qui puisse être reproché Aborted sur cet album. Après des débuts difficile les voila partis sur la bonne voie pour imprimer leur nom en lettre majuscule sur les flyers de concert a coté des grossses pointures du Death Metal.

Genre : Death / Grind
Label : Olympic Recording / Century Media
Note : 16/20
Site officiel
Pays : Belgique
Style global : Death / Grind

Tracklisting :
1/ Dead wreckoning
2/ Blood fixing the bled
3/ Gestaled rabidity
4/ Hecatombic
5/ the Gangrenous epitaph
6/ the Inertia
7/ A cold logistic slaughter
8/ Threading on vermillion deception
9/ Voracious haemoglobinic syndrome
10/ Descend to extirpation

Sunday, February 05, 2006

Blut Aus Nord - Thematic emanation of archetypal multiplicity (Candlelight / Appease me) 2005

Il y a une citation de Georges Carlin que j'aime beaucoup et qui définis très bien la carrière de Blut Aus Nord : I am here for me, you are here for me, no one is here for you. En clair, si vous aimez ce que je fais alors on est deux, mais si ce n'est pas le cas alors ne venez pas vous plaindre, votre avis n'a aucune importance pour moi. Ainsi, débutant en tant que groupe de Black Metal symphonique en se servant des oeuvres de Emperor et de Nokturnal Mortum en tant que fondation, nos franças ont commencé a se peindre dans un petit coin du grand tableau du Black Metal mondiale. Un album, deux albums et le groupe change de direction pour donner au son norvegien une vision futuriste. Les claviers et les ambiances grandioses prennent une nouvelle dimension dans un univers plus futuriste et musicalement avant gardiste.

Ouais, Blut Aus Nord se fous des conventions, ça on peut le dire. La mutation du monstre s'effectuant lentement, les sonorités se modifiés pendant leur avant dernière album pour eclore vers la chanson numéro 7 et montrer un tout nouveau visage. Celui d'un Black Metal qui aurait laissé le Metal derrière lui, aurait fait une overdose de Godflesh et se serait métamorphosé dans une bestiole ambiante dont les ambiances norvegiennes auraient été conservé. Ainsi devenus des leaders dans ce que les experts du chipotage nomme le "Post black metal" (avec Arcturus, Solefald, the Axis of Perdition ou Ulver), Blut Aus Nord enchaine maintenant son évolution avec un EP qui aurait dut figurer au sein d'un split album avec les anglais de the Axis of Perdition. Dommage, mais la musique n'est pas perdus, c'est le principal (la face de the Axis of Perdition figure sur un autre EP intitulé "Physical illucinations in the sewer of Xuchilbara...").

La transition vers une musique plus electronique se continue sur ce EP. Une fois l'introduction d'une minute passé on retrouve les sonorités qui concluait "the Work which transforms God". La guitare est enssevelis sous une nuée d'effet pour lui donner cet aspect brumeux, chaque note résonnant en échos dans les profondeurs d'un caveau. L'ambiance est naturellement inquietante mais c'est bien la seule chose que l'on peut qualifié de "naturelle" dans cette chanson. J'apprecie la musique de ce groupe pour son coté imaginatif mai aussi apaisant, toutefois, je pense être un des seuls a me reconforter dans ce genre d'ambiance lourde, donc ne pensez pas que l'orientation du groupe sois vers une musique plus legère.

L'oppression s'arrête toutefois a cette chanson et la troisième plage se tourne vers des rythmes de basse rappelant Massive Attack si ceux ci ne s'etait pas consacré au trip hop mais a une ambiante composé pour des jeux videos du type Resident Evil ou Silent Hill (ce dernier jeu est d'ailleurs une des influences majeurs du premier album de the Axis of Perdition). Un peu plus de 7 minutes d'une musique moins" revolutionnaire" que la chanson precedente mais qui montre bien la capacité du groupe a étendre leurs aîles là ou bon leur semble.

Retour ensuite a un paysage moins acceuillant sur l'avant dernière chanson ou l'auditeur est acceuillis par des chants problablement d'origine thibétains. Il s'echappe d'ici une mélodie qui évoque des prières rituels de prêtre situé au bord du monde et chantant leurs prières alors que l'apocalypse les attends. Si cette image vous semble cliché, la musique en elle même se prévaut de tout stereotype pour constituer un univers qui commence et finis avec ce EP. Car une fois cette plage terminé, des violons stridents assaille l'auditeur et l'emmène loin de ce petit monde. Ainsi, contrairement a la plupart des EP qui sont des avants gouts, "Thematic emanation of archetypal multiplicity" est une pièce de plus dans le puzzle et contribue a placer Blut Aus Nord de plus en plus dans la catégorie des groupes destinés à être cité comme des futurs classique. Ca ne renouvèle pas le Metal, ça ne renouvellèle pas le Black Metal ni même la musique electronique mais ça continue a se renouveller sois même.

Style : Post Black Metal
Label : Candlelight / Appease Me
Note : 16/20
Pays : France
Style général : Ovni / experimental

Tracklisting :
1/ Enter (the Transformed God basement)
2/ Level-1 -Nothing is)
3/ Level-2 (Nothing is not)
4/ Level-3 (Nothing become)
5/ Exit (towards the asylum)

Wednesday, February 01, 2006

Khanate - Capture & release (Southern Lord / 2005)

Un soir, alors que mes parents étaient partis dans leur Normandie natale, je me suis décidé a me faire une soirée film. J'ai d'abord commencé par Versus, un bon film de tape frapadingue qui mérite d'être vu pour les qualités de poseurs des acteurs, et ensuite j'ai enfourné Ring (la version japonaise) dans mon lecteur. Et ensuite j'ai compris ce qu'etait que la peur. Jamais auparavant je n'avais ressentis une sensation identique, aussi étrange et désagreable qu'interessante. C'etait mon premier pas dans le monde des univers réellement inquietant et et dont la qualité me touche personellement en me donnant envie de mieux comprendre encore et encore le contenu et le propos de l'oeuvre. Le premier album de Khanate fut mon deuxième pas, plus profond car me touchant par sa musique (mon obsession quotidienne) , tout dans ce disque me forca a rester stoîque devant l'atmosphère pesante et horrifique et je ne put me résoudre a aucun moment a couper le son. Ccomme si un évenement horrible ne pourrait qu'arriver si je prenais cette decision. Le mal devait partir de lui même.

Cependant, bien que l'ambiance malsaine d'un album de Khanate sois attirante du fait de son originalité, il manquait dans ces albums le petit quelque chose qui me ferait les regarder plus comme un joyaux noir que comme une perversion agréable mais ne restant attirante que comme une "nouveauté. L'emotion partis, alors plus de raison de me pencher sur l'album. C'est là qu'entre en jeu ce nouveau EP, "Capture & Release". Deux longs morçeaux a l'instrumentation surprenante et a l'emotion compact. Desespoir, violence et plaisir malsain a prendre l'auditeur par surprise, je ne sais pas trop ce qui motive ces gens là mais Khanate n'a jamais sonné aussi cathartique et fantastique auparavant. Un recent interview dans les pages de Terrorizer me confirmait ce que je pensais, cet album fut cette fois une composition beaucoup plus réflechis que les albums precédents. Pas que "Khanate" et "Things viral" sois des coups de chances mais dans la progression de chacune des deux chansons il y a définitivement plus de reflections dans le placement de chaques instruments.

Auparavant les notes de basses et les frappes du batteur avait plus de place pour respirer, peut être même un peu trop par moment. Ici, les élements se complètent, se chevauchent et tranchent dans le vif. Le silence apaisant ne reste jamais trop long et tandis que l'ambiance s'installe, les tressautement de votre pouls s'accelère au rythmes des hurlements de sorcière sous acide d'un chanteur qu'il est presque idiot de qualifié de "possédé". Ce type n'est pas possédé par le mal, ce type est le Mal. Point barre. "Capture and release" n'est pas pour autant un test de resistance ou on peut prouver sa valeur. Même si vous avez du mal avec le drone mais que vous n'avez rien contre une musique ambiancé et sachant poser chaque note là ou il le faut, quand il le faut, alors cet album est pour vous. C'est juste que si vous y trouvez votre compte en vous introduisant dans cette ambiance alors le malaise vous gagnera obligatoirement.Du point de vue de la production, bien que j'ai surtout ecouté cet album sur des petites enceintes de bureau, le son m'encercle tout de même à chaque écoute et les decouvertes se font de plus en plus nombreuse au fur et a mesure des passages. A ce point là de la chronique, je ne saurais couvrir plus de place avec mon texte pour vous faire comprendre la qualité de cet album. Si vous aimez le drone et que les ambiances lugubres et deplaisantes vous attire alors écoutez cet album. Si vous voyez le drone comme un delire conceptuel vide alors cet album peut peut-être changer votre avis.

Note : 18/20
Site officiel
Pays : USA
Style global : Doom / Drone
Tracklisting :
1/ Capture
2/ Release

Autist - Evil reach us not (2005)

J'ai parfois de bonnes idées, je ne sais pas d'ou elles me viennent, mais quand je me retrouve face aux résultats j'ai de bonnes raisons de m'autocongratuler. Allez au concert de Sayyadina et de Rotten Sound était une bonne idée, prendre l'initiative de toujours venir voir les groupes d'ouverture, même si il fait froid et que leur nom m'est inconnus, en est une autre. Ce soir là j'ai fait la connaissance de Autist et même si l'univers ne va pas tourner dans le sens inverse à cause de cela, c'est tout de même une bonne chose. Je me suis longtemps complus à dire que la France ne faisais rien de bien en matière de groupe mais j'ai appris a ravaler de plus en plus mes paroles c'est temps ci. Nottament grace a des groupes comme Autist qui viens donc de me faire manger une bonne cuillérée. Energique et originaux, ces deux adjectids conviennent bien a définir la démo qu'ils distribuent sur leur site et en concert et que je m'en vais chroniquer.

Sur leur page myspace on peut lire les trois termes : Screamo / Black Metal / Grindcore. Black Metal ? Un peu. Screamo ? Y'a de ça de vrai, surtout pour les deviations mélodiques émotives glissés entre les blasts. Grindcore ? La musique d'Autist rappelle beaucoup plus ce style, la voix se déchirant en hurlements aigus et en growl façon gore grind sur des tempos rapide et punkisant ornés de riffs Metal. Le spectre de Pig Destroyer et de Cephalic Carnage viennent faire un petit tour dans ma tête mais pas de manière incessante. Les enchainements entre les différentes parties sont bien gérés malgrès le fait qu'a première vu ce n'est pas un cocktail qui aurait des chances de tenir sur ses deux pieds. Mais avec 7 titres en 14 minutes on ne fait pas dans la dentelle et on ne repasse pas trois fois sur la même idée.

Vu que la démo est distribué gratuitement on pourrait s'attendre à un son financé par trois bouts de ficelles mais dans l'ensemble ça se tiens. La guitare a un son fin qui laisse bien paraitre tout les riffs, la basse manque de présence mais est audible dans les moments de calme. La batterie est par contre un peu trop rigide et prend trop le dessus par moment. La voix alterne le growl et les cris aigus avec quelques passages en spoken word histoire que l'on comprenne a demi mot quelques bribes de texte. Les noms de chansons ne sont d'ailleurs pas d'une grand aide de ce coté puisque le groupe a choisit la voix des "titres cryptés et comique". Dommage ou pas, il y a un petit quelque chose dans ce groupe qui m'amène a y reveir et a en chanter les louanges. Bon, bien sur ce n'est pas encore un groupe totalement maître de ces influences mais quand on vois sur leur site officiel que la formation date de début 2005 il y a de quoi avoir des petits yeux réveurs en se disant qu'avec un peu plus de temps, Autist pourrait donner naissance a un son encore plus personnel. Pas exempt de défaut, les cris un peu trop répétitifs et les quelques clichés propre aux styles utilisés (des riffs et des mélodies qui sonnent un peu "déja entendu"), ce groupe a encore du chemin a faire mais a déja parcourus une part du trajet sur la route vers l'originalité. Il ne reste plus qu'a leurs efforts d'être reconnus.

Autist - Site officiel
Style : Grindcore
Note : 14/20
Pays : France
Tracklisting :
1/ Come on baby, say 'Oh yeah"
2/ You and me on the beach sux
3/ Testosterone
4/ Daisy d'Erata
5/ Your mom on myspace
6/ No use for a title
7/ A bomb in a rave party

Monday, January 30, 2006

I am the enemy !

Bien que fatigué par une semaine de concert je n'allais pas laisser passé l'opportunitée de voir Turmoil en action, surtout sur la petite scène, plus intime, du Batofar. Most Precious Blood figurait aussi dans ma liste des groupes a voir en concert mais le dernier album ne m'ayant pas encore accroché comme le precedent l'avait fait, je n'etais pas aussi enthousiaste que pour la reunion heureuse de ce groupe encore injustement méconnus, mais méritant sans aucun doute sa place dans le panthéon du Hardcore rien que grace à la qualité de leur album,"the Process of ..." , réedité en compagnie de tout leurs EP et de trois nouveaux titres sur "Staring back", sorti chez Abacus Recording (filliale metalcore de Century Media). Bravant le froid et les travaux de terrassement devant le Batofar je me suis donc rendus ce Dimanche soir sur cette chère péniche pour assister à un concert qui restera bien profondement ancré dans ma mémoire.

Tout d'abord entré en matière avec les normands de Headcharger, des ex Doggystyle parait il. Ces derniers ne m'étant pas du tout familié je ne m'attendais à rien d'exceptionnel. Encore un groupe de Hardcore new school avec son lot de mosh part, pensais je. Heureusement pour mon cerveau qui digère mal les groupes rebarbatifs, Headcharger est tout de même beaucoup mieux que ça. Se définissant eux même comme un mélange de Hardcore et de Rock and Roll (définition valable, en gros), une seule mosh part se fit entendre a la fin de leur première chanson. Le reste des riffs de ce groupe est constitué majoritairement de riffs groovy alliant une accroche rock a une energie Hardcore. Agréables et distrayants, l'energie des musiciens aidant beaucoup a rendre le spectacle proposé par Headcharger une offre déja attrayante, ils le seraient encore plus si leurs chansons étaient un peu plus variées. De plus, le chant hardcore ne reussis pas trop à mettre en valeur la musique du groupe et une variation vers moins de cris rauque serait salvateur. Petite anecdote sympa a retenir, alors que le chanteur encourageait le public à se rapprocher, un spectateur lui à alors répondus qu'il n'avait qu'a descendre dans la fosse pour profiter de la place laisser par un public pas très intéréssé. Sans se demonter, le chanteur de Headcharger a alors proposé au type de monter sur scène à sa place tandis qu'il descendrait dans la fosse, ce qui fut chose faite pendant au moins la première minute d'une chanson. Un groupe qui n'a donc pas peur de prendre des risques et qui est déja très bien taillé pour le live.

Inhatred par contre ne possède pas encore les accroches necessaires pour me faire rentrer dans leur musique. Je ne demande pas a un groupe, en concert ou sur CD, de me pondre une accroche mélodique ou un petit break dansant, histoire de rendre leur musique plus agreable. Non non, là n'est pas le probleme. Mais ce que j'aime entendre chez un groupe ce sont des chansons, et pas des enchainements de riffs. Inhatred est un groupe dont la moyenne d'age me semble assez jeune et dont les capacités techniques et les idées sont indeniables mais ils n'arrivent pas encore à faire quelque chose d'interessant avec tout le potentiel et l'envie d'experimenter et de mélanger qui se dégagent de leurs compos. Pour le moment je ne saurais distinguer des chansons unique de leurs sets mais plutot des moments interessants comme l'intro mélodique du dernier titre qui fut joué ce soir ou les petits crepitement de notes de guitare. La voix death fait aussi souffrir les compositions d'un manque de variation bien que l'emotion apporté par la voix du guitariste de gauche permette d'apporter, par moment, cette petite touche d'emotion qui manque encore a l'ensemble des titres. A bien connaître d'abord en album avant de foncer dans le live.

Arrive enfin le tour des groupes americains de la soirée. La batterie se monte progressivement, les guitares sont posées à coté des amplis et les bouteilles d'eau et de jus d'orange sont apportés. Puis, alors que tout semblé pres, voila que les instruments et les boissons sont remballés. Aucune protestation de la part du public mais un doute m'assaille tout de même : "Turmoil ne va tout de même pas nous poser un lapin !". Déja qu'en attendant Inhatred j'avais put entendre de la bouche d'un membre de Most Precious Blood que Turmoil semblait s'être paumé sur Paris je me disais que ce n'etait pas une bonne journée pour eux. Et pour moi non plus si les évenements ne s'arrangeaient pas pour le mieux. Mais heureusement ce n'est qu'un probleme technique et le chanteur de Most Precious Blood nous préviens que Turmoil joueras après eux. Ah, tant mieux. Bon, alors au tour de Most Precious Blood et ceux là ne se font pas desirer. Ambiance bonne enfant et fosse surexcitée, tout le monde se met au diapason et le groupe entraine la salle dans un Hardcore moderne et varié. Quelques titres de chaques albums sont interpretés avec nottament un excellent "the Great red shift". Non, pas de doute, Most Precious Blood sais comment faire bouger une salle et il n'y a rien a redire que ce sois dans leur attitude ou dans leurs chansons. Le son est toutefois un peu encrassé et même si je reconnais chaque chansons sans probleme j'avoue que l'on aurait put gagner en clareté. Mais avec la perte de temps occasioné par le changement de materiel on peut comprendre que le groupe et la salle aient vouluts parer au plus pressé.

Après un set qui m'a semblé assez court pour la tête d'affiche et voila que Turmoil, de retour après une séparation de quelques années, prend place en tant que tête d'affiche devant un public et une fosse moins peuplé. La majorité des gens ne connaissent pas le groupe et la fosse va donc prendre un peu de temps à se remplir mais vers la fin beaucoup semblait montrer leurs approbabations quand à la qualité indéniable du groupe. Oui, Turmoil fait du Hardcore, mais ils enjambent tout les clichés pour se placer le cul entre un Hardcore new schoool plus proche de All Out War et des compositions saccadés et creatives que l'on pourrait faire remonter à la passion pour les changements de rythme que cultivait Botch. La comparaison est un peu étrange mais je n'arrive pas a vraiment donner un aperçus de ce groupe en quelques mots. En concert par contre il suffit de quelques adjectifs pour planter le tableau : Massif, puissant et sans faux col. Pas de note de travers, le groupe joue avec precision ses chansons qui necessitent tout de même une mise en place loin d'être evidente, tandis que le chanteur arrangue avec bonne humeur son public. A noter la presence d'un fan irréductible sur le devant de la scène qui n'arretera pas de bouger. Pour moi aucun doute qu'a leur prochain passage il ne sera pas seul à faire partis des disciples de Turmoil. Conclusion du set sur une reprise non identifié, mais apprecié par une fosse en furie, et la soirée se finis avec des sourires et la certitude d'avoir vu deux grands noms du Hardcore en action.

Thursday, January 26, 2006

Crowpath - Son of sulphur (Willowtip / 2005)

Chaotique est, non seulement un terme à la mode mais aussi celui qu'il faut lacher pour se faire remarquer. Si votre musique est chaotique elle dépasse les shémas classique, elle s'engouffre dans le nouveau millénaire, elle prend un nouveau sens. Parfois même elle prend un sens tellement nouveau que personne ne comprend ce que vous voulez dire et votre démo finis a la poubelle. A tord ou a raison, la question n'est pas là. La question pour le moment se résume à : Est ce que Crowpath joue un Metal chaotique digne d'interet. Oui, oui, et encore oui, et si tu va plus dans ce coin là à gauche ce sera formidable. En provenance encore une fois de Suède, Crowpath joue une sorte de Death Metal grindisant supporté par des structures aussi alambiqués que celle d'un professeur fou, perdus dans une cave au fin fond de la Transylvanie: et est soutenus par un sympathique batteur que je denomme amicalement le "batteur a quatre bras".

Taillé dans le même bois que le batteur de Mastodon, mais avec une frappe moins legère, cet homme balance ses bras dans tout les sens mais conserve une sorte de groove unique afin que les chansons se suivent mais ne ressemblent pas. Les riffs ne sont pas tous mémorables et il n'y a pas de mosh part ou de break qui peut rendre le tout plus accessible mais l'energie de tout les musiciens combinés crée un tempete sonore dans laquelle on s'engouffre sans pouvoir en sortir. Leur premier album, sortis en 2003 chez Willowtip (précédé d'une compilation d'enregistrement divers, "Old cuts and bruised knives" sur le même label), placait la barre haute mais souffrait d'un manque de variation sur la longueur. La violence c'est bien, mais sans quelques petites accroches ça s'oublie assez vite. Certes, on y reviens souvent mais sans pour autant en ressortir avec des chansons bien définis par un riff specifique et ce petit quelque chose qui différencie les jeunes groupes des entirés matures.

Son of suphur arrive en 2005 et l'ingredient manquant est enfin de la partie. Du Doom ! Oui, du doom, et du bon. Pas du ralentissement et du groove accrocheur a la Cathedral par contre, le groupe a évolué mais pas dans ce sens là. Non, ce que fait Crowpath en 2005, mais seulement sur 3 chansons, faut pas deconner non plus, c'est une sorte de compromis entre une violence et une tension ininterrompus. Voila ce qui se passe chez vous quand le batteur du même groupe ralentis et ne tape pas dans tout les sens et que ses compatriotes continuent de balancer des riffs vicieux et puissant en suivant ce rythme de marche funèbre. Un vent glacial s'abat dans votre chambre ou dans la rue ou vous vous trouvez et des bruits de pas, pesant avance lentement vers vous en vous flanquant les choquottes de votre vie. La dernière chanson, "End in water" se place comme l'exemple parfait de cette reconversion réussis vers des horizons plus lent sans pour autant perdre ce sentiment que le groupe ne désire qu'une chose, vous sauter a la gorge. Les samples de gouttes d'eau intelligement placés entre les riffs finissent de procurer a cette chanson l'atmosphère lourde reminiscente d'un film comme Ring ou la peur s'insinue lentement en vous. Ainsi, grâce a ces quelques "respirations" judicieusement placés, la violence ressors d'une façon encore plus prononcé et cela ne rend le reste qu'encore plus jouissif, le groupe ayant fait aussi des progrès de ce coté là. Cependant, je tiens a souligner tout de même que Crowpath n'est pas un groupe qui joue sur une ambiance malsaine comme peuvent le faire certains groupes de Black Metal ou de Death (je pense surtout a Immolation) mais une entité ou l'emotion est le maître mot. Une émotion qui vous donnera envie de racler des tableaux noirs avec vos ongles, et ça avec un sourire démoniaque, mais une émotion quand même. Sortis fin 2005 aux Etats Unis, Son of sulphur ne viens d'atteindre notre contrée que ce mois ci et je ne doute pas qu'il se glissera dans les meilleurs albums de l'année sans problême.

You guys are fucking great x 5

Soirée Metalcore au Point Ephemère, du moins c'est ce qu'annoncait un flyer, et si on se limitait au 2/3 des groupes présent on n'aurait pas eu tort. La foule rassemblait devant la salle est tout de même majoritairement composée de tronches de metalleux avec, parçi parlà, quelques tee shirt de groupes purement Metalcore et un petit groupe de trois ceintures blanches. Un public varié donc. L'attente ne se prolonge pas trop par rapport à l'heure prévus et j'en remercie les organisateurs car avec ma simple combinaison tee shirt + chemise j'aurais put très bien geler sur place. Une fois les flyers traditionnels distribués et un sampler de collecté je penètre dans la salle pour prendre connaissance des lieux. L'attente n'est encore une fois pas prolongée et Slavery monte sur scène en replacement de XProvidenceX, le groupe de Hardcore beatdown straight edge qui devait être là. Premier constat, le chanteur est un peu timide et a du mal à regarder le public. Cette difficulté un peu maladive va même jusqu'au point ou il ne tiens pas en place entre les morçeaux. Constamment en mouvement, il ne reprend presque pas son souffle pour annoncer les noms des chansons a venir et mange une partie de ses mots. Ce n'est pas grave mais pour un groupe qui semble être un mercenaire des premières parties je ne m'attendais pas trop à cela.

Cela fait quelques années que je vois le nom de Slavery sur des annonces de concerts et je crois me souvenir d'un qui les présentait comme un groupe de Brutal Hardcore. Pas une mauvaise définition, mais une définition qui les décris un peu trop bien. L'energie et l'emotion sont là, on sens bien que les musiciens veulent faire quelque chose de puissant et de cohérent. Mais même en étant carré, seules quelques bonnes idées ressortent et ce n'est pas suffisant pour donner envie de mieux connaitre le groupe. Peut etre qu'en connaissant mieux les morçeaux ils sont plus interessant mais avec un public qui semblait totalement ignorer leur existence avant de les voir sur scène autant dire que la partie n'etait pas gagnée et que les quelques applaudissements qu'ils ont auront recoltés ce soir étaient le maximum que pouvait leur donner un public aussi peu interessé.

Liar, dont c'etait ce soir la première venue sur Paris en dix ans d'existence, ont reçus par contre un acceuil un peu plus chaleureux mais pas exceptionnel non plus. Un petit mosh pit se forme avec trois types qui se rentrent dedans joyeusement mais rien de bien notable en matière d'energie en provenance du public. Le groupe est lui aussi assez statique mais quand on assure un mélange de Metal Hardcore aussi efficace je pense que l'ont peut se permettre de rester sur place en laissant les riffs parler. Crusto m'avait fait la presentation succinte du groupe avant le set en me citant comme influence principale des groupes comme Kreator et la scène Hardcore de New York. Bien vu effectivement puisque ces ces deux élements sont au rendez vous pour un mélange de Thrash et de Hardcore sans consession. Aucune trace de refrain mélodique, pas d'accroche facile mais des riffs éxécutés avec precision et des parties moshisante bien plus interessante que toutes celle que les groupes de Metalcore moderne, suiveur de Killswitch and co, tentent de nous faire avaler. A noter aussi que le groupe a changé de batteur avant le début de la tournée mais cela n'a en rien affecté leur performance. Je ne suis pas conquis pour autant mais je n'ai absolument rien a leur reprocher non plus, bien au contraire.

Liar et Slavery étant passés, le seul groupe totalement Metal de la soirée fait enfin son apparition et je m'eclipse dans mon coin pour gesticuler comme un demeuré sur ce groupe que j'apprecie tout particulièrement. Premier constat, le son est parfait et je me suis même demandé au début si quelqu'un n'avait pas lancé le CD en eliminant les parties vocales pour que le chanteur puisse gueuler allegrement dessus. Cette première impression se dissipe cependant très vite quand the BDM commence a asséner ses riffs avec autant de precision que sur les albums mais avec encore plus d'energie. Certes, comme la fait remarquer Jonben a la fin du concert, c'est un peu tout le temps la même chose et le groupe pourrait faire quelques morçeaux plus lent afin de donner du relief à leur set composés exclusivement de morçeaux très rapide . Mais de mon point de vue de fan conquis venus voir un groupe de Metal jouant un Death Mélodique de qualité je ne peut pas dire que j'ai ressentis a un moment une lassitude quelconque.. Dommage que les samples (comme les hurlements a la fin de Miasma) ne soient pas inclus dans les chansons, comme sur l'album, mais le chanteur m'a déclaré à la fin du concert qu'ils travaillaient justement sur ça afin de retranscrir ses petits détails en concert. Un concert assez monochrome donc mais qui a reussis à convaincre une bonne partie du public, hormis quelques irréductibles, si j'en juge par les bras levés par de plus en plus de monde au fur et a mesure de la soirée et les têtes qui ne cessaient de s'agiter sur le devant de la scène. Pour ma part j'etais arrivé avec une petite apprehension dut a la perte recente de leur batteur et de leur bassiste mais ce remplacement de dernière minute ne s'est pas du tout fait sentir. Le set se conclut par Funeral thirst et tout le monde dit au enrevoir. Reste juste a prendre un tee shirt et a saluer le chanteur. Puis, avec l'assurance que le groupe repassera par chez nous (peut être pendant l'été) je quitte le point Ephemère avec le sourire de quelqu'un qui viens de voir un très bon concert de Metal.

Vendetta

Hier soir en entrant dans la file qui me menait a l'entrée du Point Ephemère, une main surement pas si innocente que ça me tendis un sampler de 20 titres. Acceptant des flyers en même temps que l'objet susnommé, je ne me doutais de rien et enfournais le tout dans mon sac a dos. Ce n'est qu'a l'interieur, en cherchant une occupation quelconque tout en scrutant les visages afin de reconnaître un trait familier avec qui passé la soirée, que je me rendis compte de la nature du cadeau que l'on venait de me faire. 20 chansons, 20 groupes différents, tous français et tous amateurs. Je n'ai pas trop confiance dans ce genre de sampler remplis de noms inconnus, bien que l'inconnus ne sois pas obligatoirement synonyme de mauvaise surprise ou de temps perdus; il reste tout de même une question en suspend. Comment, au temps d'internet des webzines, aucun des noms de ce sampler ne me semblait familier. Mais, avec l'espoir de denicher un nouveau Scarve, on se fait parfois de si grands espoirs, je me decidais a gouter cette mixture peu ragoutante.

Une fois le concert finis, les kilomètre avalés et la douceur de mon lit et de ma chambre retrouvé, j'enfournais le disque dans le lecteur et me preparais avec l'esprit ouvert a donner une chance a tout ce petit monde. Première chanson, deuxième chanson, troisième chanson, est ce que c'est le même chanteur qui pose sur tout ces groupes ? Même voix grave et semi ciré, un souvenir brumeux me ramène au début de Lofofora mais sans les accroches simples et la naîveté de ma jeunesse qui me rendait si admiratif de ce groupe français, pas mauvais mais pas excellent non plus. Le temps de la fusion est toujours de rigueur dans le pays de Missing, Aygghon ou Edge of Mind. Du néo qui voudrait être à la mode mais qui ne ramasse que les débris d'une scène morte. Je ne dirais trop rien si il y avait un petit quelchose dans ces groupes qui les demarquait des vieux espoirs français du neo metal mais j'ai beau chercher je ne vois qu'un vaste manque d'inspiration incarné dans des guitares accordé grave et un chanteur qui essaye de me faire croire que le mix voix ragga mal assuré et chant hardcore poussif est une nouveauté.

Ceci étant dit il n'y a pas que ça sur cette compile, non madame, il y aussi des groupes avec des chanteurs très rock français a qui il arrive de pousser une gueulante très ... Lofofora. Non, mais, il faut le marquer sur le sampler si le même chanteur fait une apparition sur chacun des groupes, au moins ça evite les mauvaises surprises. Ah, tiens, un riff un peu plus Metal et des couplet un peu punk pour Sling 69, dommage que la chanson ne sois pas mémorable mais bravo pour l'effort. Au moins mes oreilles ne se seront pas trop endormies. Aelia s'amène aussi avec une proposition différente, mais pas alléchante pour autant, avec un petit mix ambiant. C'est la différence de ton qui fait que je me souviens de ce groupe mais ne vous y trompez pas, si je cite le nom de ce groupe ce n'est pas pour les acclamer mais pour souligner que cette compile ne présente pas que le même genre de groupe. Par contre la plupart ont un point commun, le manque d'inspiration complet. Je remarque tout de même que chacun sais ecrire une chanson et pourrait passer en radio, si leur seule volonté est de se concentrer sur une soupe qui caresse les Dj dans le sens du poil alors je comprend mieux pourquoi aucun d'eux ne fait l'effort d'être original ou de presenter un petit plus différent. Certains ont des gimmick différent, comme la partie de chant fredonné au début de "la Fureur" du groupe Nemi, mais rien qui mérite une deuxième écoute.

Sur 20 groupes reste trois petites exceptions que mes oreilles ont retenuent. Speewy Noise propose un hardcore chaotique dans une veine proche de Turmoil, donc sans les accelerations jazzy ou les brisures de rythmes cher a Dillinger Escape Plan et ses suiveurs. Malheuresement les riffs ne suivent pas et la comparaison avec Turmoil s'arrête uniquement aux deux facteur : Hardcore New School et Chaotique. Greenwald a un petit plus différent que je ne saurais retranscrir par ecris, j'ai juste eu l'impression , après être assaillis par ces concurrents poussifs, que quelque chose pouvait sortir de ce groupe. Un grain de potentiel disséminé dans des idées un peu déja entendu mais c'est tout de même un grain que les autres n'ont pas. Un petit peu d'emotion, une touche Metal mieux assuré. A rechercher a l'occasion. Enfin, la compilation se termine sur une rencontre entre Discard et Black sun pour un remix de Crucifying angel. Qui sont ces groupes ? Aucune idée. Est ce qu'ils vallent le coup ? Non, pas vraiment, mais le remix vaut le coup d'être souligné car il montre ce que donne un groupe qui aurait découvert Godflesh il y a deux minutes avant de rentrer et de studio et qui devrait travailler avec les mêmes riffs neo metal que les accidents de parcours qui constituent la majeur partie de cette compilation. C'est amusant deux secondes et ensuite ça se termine et ont peut respirer. Un seul constant s'impose : 20 groupes et 74 minutes de presque rien. Tout ce temps de perdus, qui va me le rendre ?

Wednesday, January 25, 2006

Vector, second movement

Soirée musicale accompagné de moi même hier soir, je me rend a la Peniche Alternat pour assister au concert de Rotten Sound et de Sayyadina. Deux autres groupes français sont de la partie mais je ne les connais pas et n'attend rien d'eux de plus qu'ils fassent vite fait place aux groupes que je veut voir. Ce n'est pas du pessimisme que de penser ça mais simplement de l'impatience. Il fait froid, on attends dehors un peu plus longtemps que l'heure prévus mais finalement l'organisation se met en place et vers 19H20 le petit groupe de metalleux pénètre dans cette petite peniche qui ne paye pas de mine, même si elle tout de même assez petite. Peut etre trop petite d'ailleurs car l'affluence et l'agitation des personnes dans le pit rend parfois les coups de coudes obligatoire pour tenir sur ses deux jambes vers le devant de la scène. Une fois a l'interieur l'attente se prolonge un peu pour cause de difficultés techniques et, si j'ai bien compris, de manque de matériel, et voila que FrrT commence son concert.

Définis par eux même comme étant des racailles a bière, ce groupe de sludge / grind joue une version française de ce que les anglais de Raging Speedhorn ont déversé lors de leurs première album avant de partir dans des terres encore plus sludge et d'abandonner un peu les accélérations. Les deux chanteurs alternent les voix aigus et grave et sont très bien coordonnés dans leurs échanges vocaux tout au long des chansons. La symbiose est tel que même pour consommer une rasade de leur cannette les deux larrons le font en même temps. La consommation ininterrompus d'alcool pendant leur set ne dérangera en rien leur performance, honorable sans être extremement mémorable. Un groupe qui semble vivre pour la scène et pour s'amuser. Mission accomplis.

Passage ensuite a Autist, les organisateurs de la soirée, pour un mélange de grind que je situerais entre Pig Destroyer pour l'energie et la rage déployé et Cephalic Carnage pour les petites experimentations sonores. Dommage d'ailleurs que la guitare ne s'est pas faites plus entendre car le préposé a la six cordes semblés très bien se débrouiller, et cela même quand il prenait des poses un peu tarabiscotés. Le chanteur, quand a lui, enchaine les cris et les growls avec force et conviction. A noter que le concert se termine avec une petite reprise de "Blinded by fear" de At the Gates, exécuté avec une perruque blonde. La private joke me passe au dessus de la tête mais le groupe ne ressortiras pas de mon esprit. Rien que pour l'energie se groupe merite d'être vu, mais bien plus qu'un simple "groupe de scène", Autist possède aussi les compos et les riffs qu'il faut pour qu'on ne les oublie pas et que l'on en redemande. A retenir.

Sayyadina mets le pied sur scène et commence a arranger son matos. Toujours quelques petits problemes technique semble t'il, mais je peut me tromper vu que je déduis juste cela des mouvements et des expressions de la bande de suedois. Rotten Sound met la main a la pate pour que le tout aille plus vite et voila que notre première groupe de suedois commence a deverser son grindcore. Avant de venir au concert j'avais put voir une petite video live de Sayyadina pour me faire une idée. Or, il n'y avait pas de chanteur sur cette video et le duo vocale bassiste / guitariste, energique et rageur, donnait l'impression d'un groupe qui ne faisait pas de quartier. Peut etre que la presence du chanteur fait la différence mais ce que je vis ce soir n'etait pas un groupe de grind stereotypé, les yeux pleins de rages et de convictions, mais une petite bande de type heureux d'etre là, rigolos et carrés. Plusieurs fois pendant le set des poses sont prises par le groupe, comme si on avait arrété la cassette video, puis reprise du bordel organisé avec toujours beacoup d'energie.

Jusqu'ici rien ne pourrait briser la bonne ambiance de la soirée, et cela malgrès l'agitation de la fosse et les nombreux problemes que j'ai rencontré pour tenir en place et ne pas ecraser les gens se trouvant devant et derrière moi. Mais le pire reste a venir et quand la tête d'affiche commence a la balancer son son, l'energie du public ne vascille pas et monte encore d'un degré. L'ambiance reste bonne, dans l'ensemble, mais le videur present dans la fosse et fort a faire pour empecher les gens de foncer trop dans le devant et unpetit accrochage a lieu entre lui et un membre du public. Rien de grave, a ce que j'ai compris, mais la violence du pit est tel que j'ai du mal a preter assez d'attention au concert. Bien que je n'ai pas une vu de choix sur la scène, le son qui me parviens est tout de même absolument parfait. Les chansons de "Exit" (pour celles que j'ai reconnus, n'etant pas extremement familier du groupe) sont reproduites a la perfection et le son de l'album est le même que celui en concert. Rotten Sound est un groupe carré qui balance un grindcore fort en blast mais avec des ralentissements salutaires tout aussi puissant. L'energie ne retombe jamais et le groupe n'a pas besoin de trop dialoguer avec le public pour s'assurer de son appreciation. Comme pour Sayyadina, Rotten Sound execute un rappel de 4/5 titres et laisse une salle remplis d'un public satisfait. Dommage pour les accrochages avec le videur mais je pense de tout manière qu'un concert comme celui ci aurait mérité une salle plus grande. Il reste a esperer que le retour de Rotten Sound et de Sayyadina se fera dans une plus grande salle car ils beneficient maintenant d'une reputation béton pour faire venir plus de public.

Friday, January 20, 2006

the Poisoning

J'ai dans l'idée de me porter acquereur d'un tee shirt de Agoraphobic Nosebleed dans un futur proche. Un petit fan de grindcore comme moi mérite de porter haut et fierement son blason, de ce fait cet achat ne me semble pas irraisonné et illogique. Ce qui pourrait devenir genant n'est pas le fait de porter un tee shirt avec un nom de groupe imprononçable quand on begaye toutes les deux secondes mais le message qui se trouve dans le dos du tee shirt en question :
I'll get you fucked up on some drugs that you have never done before and totally talk shit to you.
La probabilité que quelqu'un ait le temps de lire ce message est infime, surtout quand on pense au nombre de fois ou j'ai un sac a dos qui, part definition, bloque la vue de cet inscription, mais tout de même, cela merite reflection. Après tout, les procès des quelques porteurs de tee shirt "Jesus is a cunt" sont encore des evenements recents, bien qu'ils se soient déroulés en Angleterre. Je preciserais tout de même pour ceux qui ne voient pas du tout de quoi je parle que le tee shirt en question portait aussi, sur le devant, une magnifique none en train de se faire un doité malicieux. Pas exactement le genre de tee shirt que l'on porte pour caresser les bonnes moeurs dans le sens du poil.

Mais mon tee shirt ne serait il pas dans le même genre ? Donner de la drogue a quelqu'un ? Mais vous ne pensez pas enfin ! C'est un comble ! Une abomination ! Et pour quoi faire ? Lui raconter des conneries ? Vous devriez avoir honte. Et ect ect ... L'amateur d'humour mcabre aura bien vite compris l'absurdité d'un telle inscription et le fait que tout débat concernant la question de la necessité d'un débat autour d'une reflection qui se veut humouristique et totalement nulle. C'est censé etre drole et ce n'est pas a prendre au sérieux, point barre. Mais dans un monde ou l'incitation a la prostitution se reconnait par un habillage trop leger et trop aguicheurs, qu'en est il de l'incitation a la consommation de drogue ? Est ce que je me pose serieusement la question ? Non. Mais je vais arriver au point que je voudrais aborder. On n'arrête pas de nous serriner que la musique peut etre une influence nefaste par ses messages subliminaux contaminant la matière grise de nos bambins. Mais Johnny Halliday dans tout ça ? Est ce qu'on pense a Johnny ? Pourquoi n'est il pas en taule cet enfoirée ?

"Allumez le feu ! Allumez le feu". Je m'arrête là car sinon vous allez remarquer que je ne connais pas la suite de la chanson. Mais a t'on besoin de plus de preuve ? Allumez le feu ! Il le dit clairement, et en français ! Des milliers de pompier tente de sauver des vies et monsieur parle d'allumez le feu. Putain mais voila un dangereux psychopate que personne n'arrête. Les violences urbaines sont a nos portes, les sarazins menancent de nous envahir et voila que monsieur a le droit d'encourager la foule a devenir des pyromanes. Et ça ne choque personne ? Voila, vous avez compris, j'essaye de faire de l'humour, c'est nul, ça ne marche pas et je n'arriverais pas a tirer un rire, même poli, d'un groupe de hyène. Mais la question se pose. si le second degré est si evident pour les gens qui écoutent Mr Halliday, et qu'ils comprennent donc tous bien que l'on ne parle pas de faire un feu mais de rallumez l'espoir, alors pourquoi nous fait on tout un scandale quand des sketchs qui se veulent humouristiques sont perçus comme des appels a la haine raciale.

Je ne parle pas de Dieudonné parce que je ne sais pas du tout quel est le noeud du problême. I l a levé le bras ? Moi aussi je levais le bras quand je voulais répondre a la maitresse. Et les concerts de Metal, quand tout le monde lève le bras et crie Hey hey hey, c'est un rassemblement nazi peut être ? Bref, ceci étant dit je tenais a faire ce petit rapprochement pour souligner mon opinion de toujours. Les gens sont manipulés a la guise de ce que l'on veut bien entendre et de ce qui est cordiallement accepté par rapport a ce qui rejetté par la masse. Ce n'est pas une grande nouvelle et je me demande si cela sers a quelque chose que je continue a ecrire un message sur ce sujet. J'espère que cela ne vous fait pas perdre de temps de me lire parce que je viens peut être de vous voler quelques minutes de votre existence. Donc revenons au sujet, les messages a second degré sont compris par la masse que quand ils le veulent bien. Ceci etant un fait établis je me demande de quoi je vais bien pouvoir parler pour faire un dernier paragraphe ? Rien ne viens ? Bon et bien cela veut dire que c'est la fin. Bonsoir.