Friday, April 20, 2007

Dying Fetus - the War of attrition (Relapse) 2007


Malgrès mon interêt pour le death metal, je ne peux nier le coté répétitif des disque sortis dans ce genre précis. Contrairement à d'autres types de metal, le death metal est un genre balisés au milimètre près qui pond rarement des disques originaux qui restent accroché a l'ideal de violence gratuite que promet le genre. S'echapper du moule death metal revient a a devenir beaucoup moins brutal et donc un peu moins death. Donc, fatalement, quand on reste un groupe de death efficace, technique et violent, on est souvent voué a se répéter. Coup de bol pour Dying Fetus, je suis plus familié du groupe renégat, Misery Index, que de leur propre discographie. Ce nouvel album sonne donc beaucoup plus frais qu'il ne le devrait si je m'en réfère aux chroniques des disques précédents. Toute très enthousiaste, mais ausssi répétitive dans leur affirmation de Dying Fetus comme étant un groupe de death metal technique et violent mais aussi détenteur de mosh part croustillantes. Rien de bien différent de la norme a première vu étant donné que des influences " hardcore" grouillent en ce moment chez de nombreux jeunes groupes (Animosity, As Blood Runs Black, All Shall Perish ...).

Mais contrairement a tout ces groupes de deathcore qui méritent assez bien leur étiquette en revendiquant des mosh part assassines faites pour remuer les fosses, Dying Fetus incorpore plus discrètement cet élément dans leur son pour former un ensemble de titres à la sensation morbide et sombre, comme tout bon disque du genre se doit d'être. Les notes jaillissent des enceintes avec précision et vitesse sans jamais se perdre dans un labyrinthe de complexité qui rendrait le tout trop mécanique comme ont peut parfois le reprocher à Necrophagist. "The war of attrition" est un album joué avec assez de force pour qu'il vous pulvérise correctement les tympans tout en restant dans le domaine de l'humainement réalisable sans avoir recours a une dose d'éléctronique. Le rythme linéaire et rapide ne sonne pas comme étant le produit d'un logiciel et l'enchainement des parties se fait avec gout plutot qu'en assemblant chaque chansons comme un patchwork violent mais dénué de sens. En ecrivant tout cela j'ai un peu l'impression de répéter ce que j'ai déjà écrit dans d'autres chroniques d'album du même genre. C'est un peu ennuyeux. Mais il y a aussi une raison à cela et il fallait bien que j'y arrive après avoir brossé un portrait assez positif de cet album. "The war of attrition" est un bon disque de death metal, mais rien de plus.

Tout est bien mis, bien rangé convenablement dans le bon ordre et sur ce point, il est indiscutable que les fans du groupe ne pourront pas être depaysés. Les fans du genre non plus d'ailleurs. Dying Fetus définit parfaitement ce que doit être le death technique en empruntant toutes les routes déjà fréquentés par les vétérans du genre comme Suffocation. Mais en dehors de cela ? Et bien c'est un peu le même paysage qui se répète sans que la lassitude s'installe mais sans grande surprise non plus. Seule les quelques passages un peu plus moshisant viennent rompre avec les déluges de notes pour surprendre le petit jeune que je suis, vis à vis de la discographie de Dying Fetus. Mais l'auditeur vétéran, je doute qu'il soit convaincu à moins qu'il n'ait desespéremment besoin d'une dose de death metal en urgence et que son petit Dying Fetus lui manquait. Les huits titrent filent a tout allure, enfilent toutes les mandales qu'il faut et ne deviennent pas envahissante. "The war of attrition" appèse la soif de violence de tout un chacun, on l'en remercie, mais il ne fait rien de plus. En fait, Dying Fetus, c'est un peu l'équivalent du café grand mère. Une marque de qualité sympathique qui ne surprend pas et qui vous rappelle surement de bon souvenir. En ce qui me concerne je me souviendrais surtout que Dying Fetus est susceptible de m'apporter un bon disque de death metal sans surprise mais sans deception plus. Un classique du genre qui l'est aussi trop.

Thursday, April 19, 2007

Shadows Fall - Threads of life (Roadrunner) 2007


Passé l'affreuse couverture qui orne cet album, on peut commencer a affronter la musique. Dommage d'ailleurs car l'artiste qui s'est occupé de la bestiole a un style assez personnel qui me rappelle les dessins de Sam Kieth quand il dessinait the Maxx. Une référence pour les fans de comics. Un nom inconnus pour les autres. Bref, pas un mauvais bougre mais qui se retrouve planté au millieu d'un machin photoshoppé à la va vite. Mais venons en à la musique. Je parlais d'affronter et pas d'acceuillir la musique car j'ai une relation assez particulière avec Shadows Fall. "The art of balance" était un très bon album à mon avis, celui qui restera pour le moment comme une des référence de ce que les journalistes veulent appeler la Nouvelle Vague du Metal Americain. Son predecesseur est aussi un très bon effort qui mérite très largement le détour si l'on apprecie le metal très bien joué et les riffs thrashisant avec quelques influences suedoise. Un cocktail encore très éloigné de la soupe pondu par les groupes qui tentent de suivre la mode aujourd'hui. "The war within" par contre était un album en demi teinte. Efficace avec de bonnes chansons mais trop de refrains mélodiques calibrés qui rendait le tout moins naturel. Un bon album tout de même.

Mais le quatrième ? Et bien pour être franc, ce n'est pas une redite mais c'est un pas dans la mauvaise direction. Hormis l'hideuse couverture, le produit en lui même est efficace au possible. La production est clair et laisse filtrer chaque note de guitare avec précision. La frappe de la batterie sonne bien et est naturel. Encore une fois, le jeu de Jason Bittner est irréprochable. Pas de basse de mise en avant mais c'est une sale habitude dans beaucoup trop d'album du genre. Le genre, c'est le même que d'habitude, un metal moderne aux influences suedoise mélodique très maitrisé et aux riffs thrash rappelant la bonne époque du la bay area. Le problême c'est que j'ai déjà entendu cette formule ailleurs et qu'au bout de quatre album cela commence a lasser. D'autant plus quand les riffs ne ressortent pas des chansons de la même manière que ceux de "the Art of balance" ou même de "the War within". Rien ne me fonce dessus pour me donner envie de rejouer ce disque. C'est un peu comme si le groupe avait composé leur album avec de vieux riffs qui trainait de leurs albums précédent et qu'ils les avaient assemblés sans grande confusion. Cet album sent vraiment trop l'arrêt pipi obligé avant de repartir sur la route. On se dépèche de le mettre en boite, on fait les gestes habituels et on reprend le volan après s'être lavé les mains.

Pour être propre et net, cet album l'est sans aucun doute. C'est un album irréprochable d'un point de vue technique, une collection de chanson qui ne fait pas honte aux capacités musicale démontrés par les musiciens au cours de leur carrière. Par contre, c'est un album qui manque de gout et de personnalité. Ce qui est très dommage quand on entend a quel point ces types savent jouer et peuvent composer des mélodies assez efficace (comme sur le refrain de "Venomous" qui me fait penser a un générique de dessin animé) pour ne pas devenir ennuyeuse. Mais l'album passe et rien ne reste derrière. Deux écoutes et je ne retiens rien de particulier alors que la musique est censé s'y pretter. Et a ce propos, voilà un autre reproche que l'on peut faire ce disque, son manque de variété. Une petite ballade au millieu du disque où les guitaristes sortent leurs instruments acoustique le temps de quelques notes, mais rien de trop différent. "The threads of life" est juste un album de metal moderne de plus. Je ne vous raconte pas ça pour vous jouer la complainte du fan bafoué qui aimait le groupe avant qu'il ne soit connus. C'est tout l'inverse en fait. Si le groupe avait évolué, j'aurais surement écrit une chronique totalement différente et peut être même plus positive. Mais avec autant de redite et de chemin emprunté mille fois, j'ai déjà l'impression d'avoir écouté trop de fois ce nouvel album. Une erreur de parcours dans le trajet de Shadows Fall vers la gloire qui plaira surement aux jeunes fans mais que les connaisseurs feront mieux d'éviter. La suite sera surement meilleur, enfin, j'espère.

Monday, April 16, 2007

Beneath the Massacre - Mechanics of dysfunction (Prosthetic) 2007


Le brutal death n'est pas le genre que j'attend le plus au tournant pour combler ma soif d'innovation et de créativité. Chroniquer un album experimental est une tache assez simple car il y a bon nombre de sons a définir dans un univers d'imprévus. Un album de brutal death par contre me laisse sans trop de choix dans le dictionnaire des synonymes. Il n'y a pas vingt manières différentes de dire qu'un album est brutal et violent. Dementiel et devastateur. Monstrueux et mécanique. A l'écrit, je suis donc assez vite démunit pour vous faire comprendre l'originalité d'un groupe par rapport a un autre. Par contre, au niveau musical, Beneath the Massacre trouve de nouveaux moyens pour être encore plus violent que tout le monde sans sombrer dans l'inécoutable et l'indéchiffrable. Le EP qui les avait introduit dans le monde du metal extrême avait pourtant posé des bases solides et impressionante dans le registre de la brutalité pur et dur. Les mosh part était monumentale et les riffs joués avec une vitesse telle que les notes aigus ressemblaient a des essaims d'abeilles attaquant de concert. Pour être encore plus impressionant, il fallait donc être encore plus violent, ou écrire des chansons tout aussi mémorable. C'est chose faite sur "Mechanics of dysfunction".

Dès la première chanson, le rythme s'emballe, la double grosse caisse vous perfore les tympans et les guitares s'emballent en faisant des allés et retour entre les aigus et les graves. Les abeilles sont de retour ! Autant le nom du groupe ne laisse aucun doute sur la violence de la musique, le titre de l'album est incorrect car il n'y a aucun malfonctionnement a noter. Beneath the Massacre est sans aucun doute une machine bien huilé qui ne deçoit pas mais ne surprend pas vraiment non plus. L'influence Meshuggah est beaucoup plus marqué comme sur l'interlude de millieu d'album, "Untitled", où un simple riff saccadé nous fait sa manière imitation d'un compresseur hydraulique pour introduire un autre riff tout aussi violent et froid que le reste des trente minute de cet album. Les chansons passent et se ressemblent un peu ce qui rend le disque hermétique a tout auditeur a la recherche d'un peu de changement ou même d'un miligramme de mélodie. Seul l'interlude que j'évoquais precedemment permet de reprendre son souffle car il est enregistré d'une manière plus étouffer pour rendre le retour a la violence plus marquant. La musique de Beneath the Massacre n'est toutefois pas dénué de dynamique car au millieu des deferlements de blast on trouve aussi des riffs saccadés et décalés. Des compromis entre des mosh part et des riffs Meshuggaesque donc.

Avec la mode du deathcore et la montée toujours grandissante de l'influence Meshuggah dans bon nombre de groupe de metal moderne, on comprendra aisement que certains soient rébutés a l'idée de se farcir un autre album du même genre. A première vu, Beneath the Massacre n'est qu'un groupe de plus dans une scène qui souffre de plus en plus de surpopulation. Alors pourquoi s'y interesser ? Déjà car la production et les capacités techniques des musiciens rendent leur musique froide et puissante comme aucun autre groupe du genre peut s'en vanter. Compressées et grasses, les guitares envahissent l'espace et chaque riff trace dans l'air une empreinte massive. Assez puissante pour impressioner mais aussi assez rapide pour ne pas être envahissant et justifier des écoutes multiples. Ce quatuor canadien marque sa place par rapport aux autres groupes de death metal autant qu'un lance roquette diffère d'un poignards. Dénué de toute subtilité et de toute humanité, lourde et efficace, garantissant un maximum de dégat, Beneath the Massacre imprime avec tant de force leur conviction a faire un death metal plus brutal que les autres que les grincement metallique que l'on entend durant "Long forgotten" semble être les cris de douleur des enceintes qui plient devant tant de décibels. Un cran vient d'être franchis en matière de brutal death. Plus mécanique et plus violent, voici le nouveau monstre du genre.

Sunday, April 15, 2007

Khlyst - Chaos is me (Hydrahead) 2006


James Plotkin laissant derrière lui le défunt Khanate, projet partagé avec Stephen O'Malley (Thorr's Hammer, SunnO))) ) et Alan Dubin (Old Lady Driver), il fallait s'attendre a un nouveau disque lui permettant de jouer avec la distorsion d'une façon aussi personnel. J'ai put recemment lire un interview de Plotkin ou il affirmait que le but de Khanate n'était pas de faire la musique la plus traumatisante possible mais simplement d'évacuer, d'une manière créative et structuré, ce que chacun des musiciens ressentait. Le résultat a depuis profondemment marqué les esprits et la suite doit donc être a la hauteur du degré de catarcie que contenait un album comme "Capture and release" ou "Things viral". Etant donné qu'avant d'entendre cet album je n'ai eu que des echos négatif allant même jusqu'a l'entendre définit, par le magazine Decibel, comme l'album le plus ridicul de l'année 2006, seul ma foix en James Plotkin me fit me porter acquereur de cet album. Ai je perdu mon temps et mon argent ? Non. Est ce que disque plaira a tout le monde, plus specialement au fan de Khanate. Et bien, c'est seulement avec un "mouais" convaincu que je peux vous répondre.

Pour apprecier cet album il faut d'abord le voir comme une seule pièce mue par un concept simple : la collaboration entre un multi instrumentaliste passioné par les experimentations sonores discordantes et atypique et une chanteuse norvegienne capable de murmure fantomatique et de hurlement bestiaux hors du commun pour des cordes vocales normales. La dernière fois que j'ai entendu des cris aussi mémorable et dérangeant c'était sur l'album "Nattends madrigal" de Ulver. La rencontre entre ces deux musciens, qui ont déjà collaboré au sein de Thorr's Hammer, projet doom death datant de 1995 et auteur d'un seul album ("Dommedagsnatt", édité par Southern Lord) et de quelques concerts, se raproche ici plus de la musique ambiante et du harsh noise plutot que des sonorités semi metal que manipulait Khanate. Les riffs de guitares ne font pas partie de la distribution car Plotkin préfère manipuler son instruments en tordant les cordes et en poussant la distorsion dans des retranchements discordants. Que l'on ne s'y trompe pas, tout ceci n'est pas de la masturbation cérébrale débridés et dénués de toute cohérence. Chaque passage est travaillé et les différentes sonorités bigarés, percussions, raclement metalliques, hurlements, sifflements serpentesque et ronflement de basse s'accordent pour créer une impression forte sur l'auditeur.

Encore faut il vouloir se mettre la tête dans ce type d'album. Car si Khanate faisait preuve de cohérence et d'un semblant de lien avec le doom extrême, Khlyst est un pur projet sonore qui ne désire absolument pas se confiner au réglementation de la "chanson" et se contrefout de tout ce qui pourrait se rapprocher de la mélodie. Amateur d'artistes comme Merzbow, bienvenue dans votre nouveau terrain de jeu. Les autres, vous pouvez passer votre chemin, vous risqueriez de vous perdre. Ce n'est pas que ce disque soit prétentieux, c'est qu'il n'est pas pour tout le monde et que vouloir se montrer plus malin que les autres en le portant comme un étendart du génie musical de deux personnages ou comme un desastre sonore serait passer a coté de l'essentiel : ceci est une experimentation sonore ou deux artistes laisse place a leur passion pour la distorsion. Tout les moments ne sont pas passionants mais il y a aussi de quoi devenir insomniaque ou eveiller ses oreilles. En un peu plus d'une demi heure, on a de toute façon pas le temps de s'ennuyer vraiment. Peu de repetition, seul une boucle electronique presque douce intervient sur plusieurs plages, de quoi raccorder les plages entre elle et faire de "Chaos is me" une pièce en huit actes plutot qu'un album de huits chansons différentes. Pas vraiment l'album que je me repasserais le plus souvent, mais pas non plus celui que je risque d'oublier de si tôt. Un bel effort en matière de sonorités sombre pour un résultat resolument personnel.

Thursday, April 12, 2007

Terror + Full Blown Chaos + No Turning Back + Teamkiller au Batofar

Mon experience de la scène hardcore s'étant limité jusqu'a présent a un concert de Most Precious Blood accompagné de Turmoi dans la même salle, je ne peux pas prétendre être un érudit du genre. Ce concert de Terror restera tout de même dans mon esprit comme un événement aussi positif qu'il fut énergique. Le public était venu en grand nombre pour voir la tête d'affiche et j'ai même eu l'impression en ressortant de la salle, après le set de Teamkiller, que certains n'allaient peut être pas pouvoir rentrer. Entrée en matière avec Teamkiller, un groupe de metal hardcore aux riffs efficace et à l'énergie débordante. Leur set ne fut pas acceuillis avec beaucoup d'enthousiasme de la part du public bien que les musiciens ne manquaient pas d'encourager le public a bouger. Un type pratiqua tout de même la brasse coulé dans la fosse, en allant de droite à gauche, allant même jusqu'a filer un coup de point a un projecteur, mais il était un peu seul a se bouger pour eux, surtout en comparaison de l'ambiance pour les autres groupes.

Le ton de la soirée était quand même donné et bien que la musique de No Turning Back soit beaucoup plus matiné de punk que de metal, l'ambiance fut la même et un cran de plus fut franchis en terme d'intensité. Je ne connaissais pas du tout les groupes de la soirée, hormis Terror, mais aussi énergique que fut leur set, les chansons me parurent vraiment bonne sans que l'énergie du groupe soit necessaire pour leur donner du relief. Une partie du public était venu pour eux et cela se comprend aisement si chacune de leur performance est aussi puissante que celle là. Positif et revandicateur, le discours du chanteur de No Turning Back et sa présence scénique aide aussi beaucoup a donner encore plus d'énergie a leur set. A noter, cette petite replique sympathique du chanteur: If you wanna stay still, stay home ! De quoi donner encore plus de motivation a un public qui ne manque pas de suivre cette directive implicite pour rajouter une dose d'énergie dans la fosse.

La palme des repliques de scène a retenir absolument revient tout de même au chanteur de Full Blown Chaos. Premier concert sur Paris pour ce quatuor sévérement musclé qui laissera sans aucun doute une grosse (sans mauvaix jeu de mot) impression sur le public. Le son est beaucoup plus metal que les autres groupes. Growl et cris aigus en guise de chant, double grosse caisse a gogo et moulinet de cheveux de la part du bassiste. Visuellement et musicalement différent de Terror ou de No Turning Back, Full Blown Chaos conserve pourtant cet atmosphère positive propre au hardcore, autant dans leur son que dans leur attitude, nottament lors d'un moment mémorabl. Alors que deux membres du public se battait près du bar, le chanteur déclara que personne ne devait se battre, que tout le monde devait s'éclater et que si on se voulait battre on n'avait qu'a monter sur scène pour se battre avec lui. Vu la taille du bonhomme et de ses accolytes, autant dire que le combat ne fit pas long feu et que le "calme" revint bien vite dans les esprits. Un calme entre de gros guillement car il n'y a pas de raison d'être calme dans un concert aussi puissant que celui ci.

Mais le meilleur et le plus énergique reste à venir, ce qui est un véritable exploit en comparaison des sets de No Turning Back et de Full Blown Chaos, car si le public s'est déplacé en masse ce soir, c'est surtout pour Terror. Avant de venir, je m'étais un peu renseigné sur Scott Vogel et l'on m'avait laissé entendre que celui ci balancait des repliques un peu débiles une fois sur scène, des répliques tellement culte qu'elles portent un nom : les vogelismes. Et bien pas de trace de vogelisme ce soir mais par contre beaucoup d'encouragement de la part du sieur Vogel pour que le public bouge encore plus. On m'avait pourtant prévenu sur l'appetit de Scott Vogel en ce qui concerne les stage dives mais je pense qu'il n'y a aucun moyen de rassasier la bête. Du début a la fin, toujours plus de demande de stage dives. Au moins deux types sur scène par chanosns pourtant. Mais non, il en faut toujours plus. L'ambiance était pourtant très bonne mais on peut comprendre que certain soit frileux au fait de se lancer sur scène après avoir vu des types sauter et disparaitre dans la fosse deux secondes après. Pourtant, on continue de monter sur scène pourtant your mouth shut". Aussi chaotique que fut le set de Terror, le son qui ressortait des enceintes était tout de même assez clair pour que l'on soit pris dans les riffs sur efficace du groupe tout en se morflant un pain monumental en terme d'intensité et de distorsion. Pas de temps mort dans la déferlante sonore sans que cela en devienne trop génant. Bref, un set magnifiquement bien géré qui a sut mélé qualité de son minimum et energie maximum.

Sunday, March 11, 2007

Chimaira - Resurrection (Nuclear Blast) 2007


Les groupes de metal aiment les superlatifs. Ils s'en drappent comme des étendarts et infuse leurs chansons d'une atmosphère épique qui les fait passer pour des chevaliers ou des barbares detruisant tout opposition sur leur passage. Or, quand Chimaira titrent leur album Resurrection ce n'est pas pour se placer comme les nouveaux messie du metal moderne (malgrès le ridicule pseudonyme de metal moïse que la presse anglaise a donné au chanteur Mark Hunter) mais pour signifier un véritable retour à la vie après une période de trouble. Aussi bon que fut leur dernier album, en le réécoutant maintenant, et après avoir regardé le DVD qui accompagne la version collector de l'album, je comprends très bien le renouveau agressif de ce dernier disque. Sans Andols Herrick derrière la batterie, la machine Chimaira n'est vraiment plus la même. Je ne discuterais pas les qualités de Kevin Talley en tant que batteur, mais au sein de Chimaira il ne donnait pas la même puissance de feu que Andols Herrick procure avec son jeu varié et dynamique. A dire vrai, l'album eponyme precedent manquait sérieusement d'énergie et jouait presque plus sur une gamme très mid tempo en comparaison de the Impossibility of reason ou ce Resurrection. Ce dernier est définitivement l'album du retour au maximum des possiblités pour Chimaira.

Chaque musicien donne ici le meilleur de lui même et même toutes les plages ne sont plus violente les unes des autres, il y a n'a pas de réel temps mort et assez d'idée bien menée pour qu'à aucun moment la fatigue ne se fasse ressentir. La recette Chimaira n'est pourtant pas très complexe puisque se basant sur de gros riffs bien lourds, quelques lignes mélodiques, des solos jamais trop demonstratifs. Rien qui, theoriquement, ne les sépare d'autres groupes de metal actuel. En pratique par contre, les riffs s'impriment très vite dans votre tête et l'armature electronique des claviers auréole les guitares de ce petit plus épique sans lequel une chanson comme "Resurrection" ne serait pas la claque sur-efficace qu'elle est. C'est l'intervention accrue des différents effets electronique ou des nappes de clavier qui confère définitivement a Chimaira ce degré d'originalité que ne possède pas d'autres groupes de metal actuel. La référence Fear Factory est assez evidente quand les effets se font un peu trop mécanique mais il y a bien plus que cela dans ces effets comme lors de la dernière plage, "Empire", ou les claviers et les choeurs évoquent les moments les plus grandiloquents de Dimmu borgir. La touche hardcore du quintet est aussi très présente sur ce disque et les mosh part sont plétore sans jamais être répétitive. Cependant, si ce terme vous rebute, sachez tout de même que Chimaira est d'abord un groupe de metal et ne s'aventure pas dans des clichés metalcore.

Bien au contraire, ce qui reste la marque de fabrique des albums du groupe, post Pass out of existence, c'est cette envie de faire un metal sans faux col. Si il y a ligne mélodique, elle ne sera jamais mieleuse. Si il y a une pause, elle servira a revenir encore plus violemment. Rien dans cet album ne vous choquera comme étant une innovation incroyable, mais vous aurez de quoi contenter votre soif de metal efficace, moderne, tout en restant un digne héritier de Slayer. "The flame" invitera d'ailleurs peut être aussi un peu de controverse avec son sample de femme hurlant et son texte evoquant un viol. Bien qu'il y ait matière a discuter, la chanson n'est en aucun cas une incitation a commettre quoi que ce sois et reste juste un texte particulièrement sombre pour un groupe qui n'a de toute façon jamais été orientvé vers les ritournelles de damoiseau. C'est donc un Chimaira en pleine forme qui nous revient sur Resurrection avec beaucoup d'amelioration mais sans changement majeur. Les fans apprecieront et ceux qui restaient encore insensible au groupe changeront peut être d'avis. Chimaira est une machine de guerre efficace strictement metal dont la production jamais decevante ne fera pas date comme l'un des pionnier de quoi que ce sois mais dont on ne pourra pas nier la conviction qui se degage de ce nouveau lot de chansons tout aussi brutale et mémorable les unes que les autres.

Saturday, March 10, 2007

Leng Tch'e - Marasmus (Relapse) 2007


Le dernier album de Leng Tch'e débutait par un sample surement extrait d'un nanard de kung fu pour ensuite enchainer un enorme blast efficace placant l'album dans un registre comico gore grind. Excellent du début à la fin mais très unidimensionnel car placé sous le signe du blast. Le fan de grind de base devait être satisfait par cette orgie de vitesse mais les riffs souffraient assez de ce manque de respiration. C'est donc une decision salvatrice que d'avoir ralentis un peu le tempo sur ce nouvel album et de ne pas avoir continué dans une voie trop simple et direct. Le choc est tout de même important une fois le premier titre écoulé et ma bouche a surement tenté de toucher le sol quand j'ai entendu ce riff groovy me debarquer dans la tronche au début de "1 -800- apathy". Le revirement n'est pourtant pas aussi catégorique que l'on pourrait le penser. En effet, ce n'est pas comme si Leng Tch'e avait tellement appuyé sur le levier de vitesse qu'ils étaient descendu jusqu'en première pour ne plus jamais savoir remonté à la vitesse de Ferrari qui caractérisaient The process of elimination. Mais le fait est que les blast ne sont plus de rigueur dans les seize chansons de l'album et que même avec un nombre de plages typique d'un album de grind, seules quelques chansons passent en dessous des deux minutes.

Marasmus n'est toutefois pas une transformation complète dans un nouveau monstre. La production est identique et tout aussi puissante que sur The process of elimination. Lourde gonflé de basse pour permettre aux riffs de resonner encore plus dans vos tympans, elle lie chaque instrument efficacement, laissant de coté la subtilité, mais gonflant l'enregistrement en férocité. Vocalement, nous avons encore a faire a une alternance entre des hurlements gras, voir porcin, et aussi hardcore. Ce qui a vraiment changé ici c'est ce coté rock and roll qui était present sur certains riffs du dernier album qui ont pris encore plus de place sur Marasmus. Sans jamais tomber dans un tempo doom, la batterie fleurte souvent avec des passages plus punk et n'hesite plus a alterner entre différentes vitesses pour procurer le relief necessaire aux riffs puissants et efficaces qui auraient été bien perdus dans une foret d'explosions de double grosse caisse. Contrairement aussi a ce que l'on pourrait penser, Leng Tch'e en devient plus menacant et l'etiquette comique qui leur été associé dans mon esprit en a pris un coup d'une seule traite. Pas de samples non plus dans les parages. Ls titres des chansons laissent aussi presager une bestiole un poil plus virulente que la dernière fois et à la place d'un "Scene scenery" ou d'un "Icone resizer" ce sont des "Social disgust" ou "Submissive manifesto" que l'on trouve dans le tracklisting.

Marasmus, sans être un monstre de violence imparable, comme les publicitaires des labels aiment le clamer, est un disque véritablement agréable sur la longueur, qui s'ouvre a un plus large panel d'oreilles tout en ne sacrifiant absolument rien. Bien au contraire, les chansons sont deux fois plus efficace qu'auparavant grace a de très bons riffs mais aussi a des petits détails un peu plus mélodique et accrocheur. Ce disque respire et vient vous souffler dans le cou avec l'air de ne pas plaisanter. Mieux encore, chaque écoute se révèle être encore plus agréable et interessante que la précédente et bien que je trouve cet album très bon, je pense que je le ferais tourner avec encore plus de plaisir au fur et à mesure des mois à venir. En ouvrant leur musique a des rythmes plus variés et plus uniquement la vitesse survitaminé de rigueur dans les albums de grindcore, Leng Tch'e a trouvé un nouveau souffle bien plus interessant. Reste encore ce son de batterie très synthetique, seul détail qui aurait put être corrigé, et qui était déjà présent sur l'album précédent. Mais avec un disque aussi efficace que celui ci, ce serait du chipotage de ma part que de m'attarder la dessus. Marasmus est, contrairement a sa signification dans le vocabulaire medicale, un disque lourd, très lourd, temoignant de la vitalité d'un bambin prêt a en découdre avec le monde entier.

Tuesday, March 06, 2007

Mnemic - Passenger (Nuclear Blast) 2007


Une fois l'introduction enclenché, vers 40 secondes, on croierait entendre le "Velvet kevorkian" qui fait monter l'adrenalyne au début du fameux "City" de Strapping Young Lad. Un peu plus loin dans l'album, dans "Stuck here", quand un ralentissement intervient et que les guitares se distordent, on se croierait sur "Nothing" de Meshuggah. Ces deux influences ont toujours figuré dans le CV de Mnemic et ce n'est donc pas surprenant de les retrouver là. Par contre, ce qui est un peu génant c'est de les sentir aussi bien sur le troisième album d'un groupe qui devrait avoir trouvé une identité un peu plus forte depuis le temps. Mnemic serait il un autre clone dans le clan cyber metal et rien de plus ? Pourtant toute l'attention de la scène metal française fut tourné vers ce groupe danois quand un des chanteurs de Scarve, Guillaume Bideau , vint les retrouver. Alors bien sur, quand un enfant du pays part à l'étranger on attend beaucoup de lui. Surtout quand on quitte un groupe très influencé par Strapping Young Lad et Meshuggah pour en rejoindre un autre dans le pays d'a coté. De la delocalisation pur et dur. Mnemic n'est donc plus un groupe de plus dans l'écurie Nuclear Blast pour le public français mais un groupe identifié comme possedant un chanteur français. Alors forcement, on en attend plus que si c'était un simple danois qui avait trouvé sa place derrière le micro.

Lors d'un interview donné après son départ de Scarve, Mr Bideau avait affirmé que sa nouvelle place dans Mnemic lui permettait d'utiliser sa voix de plus de façons que dans Scarve. Recemment en réécoutant "Irradiant" je me suis demandé ou pouvait bien être le Guillaume Bideau que j'entends aujourd'hui sur "Passenger"? Ce changement de chanteur pour Mnemic n'a pas que pour effet d'apporter un peu de variété dans les passeports du groupe mais de leur procurer les mélodies qui faisaient en partie défaut a leurs albums précédents. En tant que fan des deux premiers albums je me rend maintenant compte a quel point leur premier chanteur avait une voix peu propice aux mélodies. Guillaume Bideau procure au groupe une dose de mélodie salvatrice qui permet, malgrès les influences evidentes, de faire flotter au dessus de ce disque une aura de succès commercial potentiel et important. Si ce nouvel album ne revolutionne rien et ne s'oriente pas vers des territoires plus progressif ou plus technique c'est pour mieux asseoir la position de Mnemic comme une machine a chansons solide et efficaces. Les claviers et les riffs saccadés appuient la mécanique du groupe et justifie l'étiquette cyber tandis que les lignes mélodies et les hurlements rageurs jouent avec l'adrenalyne de l'auditeur ou s'insère dans sa mémoire a court terme pour mieux l'infecter sur le long terme par la suite.

Le défaut majeur de ce disque réside en fait dans son atout commercial majeur : C'est un disque qui plaira surement beaucoup aux jeunes fans de metal découvrant In Flames ou Soilwork. Sans être un album de death mélodique ou de neo metal, "Passenger" joue avec l'adrenalyne en proposant une formule efficace mais qui ne revolutionne tellement rien qu'il faut être un fan de mon genre pour ne pas jeter ce disque aux orties. Et pourtant, j'aime beaucoup cet album. Ses imperfections me reviennent a l'esprit en l'écoutant mais une fois les accroches atteintes (comme sur la très pop "Meaningless" ou "In control") je les oublie. Peut être parce que sans être un disque très différent de la production actuel, "Passenger" est un album de metal moderne qui enfonce tout les bons boutons et se distingue par ses refrains et sa production hyper calibré. Je m'interroge d'ailleurs un peu sur la survie du groupe une fois en concert car les effets sont nombreux et les overdubs de voix ne font pas défauts sur chaques chansons. Une chose est sur, malgrès ce bon album, Mnemic aura encore beaucoup a prouver pour ne pas se faire etiquetter comme un suiveur, et cela malgrès deux albums du même registre. L'arrivé de Guillaume Bideau au chant, même en étant pas un evenement pour la scène française, sonne un nouveau départ pour ces danois en ouvrant de nouvelles portes pour leurs futurs albums. Puisse leur route être fructueuse.

Sunday, March 04, 2007

Crowpath + Comity + 7th Nemesis au Batofar

Des trois groupes de la soirée, je n'en connaissais qu'un seul, Crowpath, la tête d'affiche. Des trois groupe de la soirée, aucun ne m'a déçut et cela malgrès l'excellente réputation qui précédaient chacun d'entre eux. Avec 1h15 de retard à peu près, le Batofar ouvre ses portes et permet à tout le monde de se rechauffer un peu. 7th Nemesis est déjà sur scène en train de préparer ses instruments et malgrès le coté confidentiel de la soirée, reservée à des groupes originaux et difficile d'accès, le public arrive progressivement. 7th Nemesis commence son set d'un metal technique et violent qui oscille entre le death technique et un petit coté black metal du coté des vocalises et commence par convaincre progressivement le public qui finira par rejoindre en partie sa cause. Le reste de la soirée n'est pas très metal mais le groupe s'en sort grâce a des compositions complexe et impressionante et des musiciens possédés par leur musique et determiné a montrer se dont ils s'en capable. Premier groupe de la soirée et déjà une excellente surprise. A ce moment là, je me demande vraiment si Comity sera capable de faire plus intense que ça. Je ne connaissais pas encore bien Comity a ce moment là, et j'ai donc douter un peu. Je n'aurais pas dut.

Selon les dires des musiciens, pendant et après le concert, leur son n'était pas parfait et la basse dominait trop le mix et ils se sont même excusés de ce problême de son. J'ai découvert le groupe ce soir là et ce n'est pourtant pas cela qui m'a empeché d'apprecier et d'être même completement conquis par leur prestation. Se nourissant de tout les groupes phares de ce que les journalistes appellent le "post hardcore", la musique de Comity est riche et dense tout en étant joué avec passion et minutie. 55 minutes de musiques et une seule respiration pour un impact maximum sur les tympans. Les problêmes techniques soulignés par le groupe ne m'ont aucunement géné pour apprecier leur prestation, j'ai eu beau être attentif, je ne les ai pas perçut. En même en ne connaissant pas l'album jusqu'a ce soir là, je suis surement très mal placés pour faire la comparaison. Mais, une chose est sur, c'est qu'a l'issus de leur set, après avoir copieusement applaudis les musiciens, tout comme le reste de la salle qui était venu surement pour eux et pas pour Crowpath, j'étais encore sous le charme de cette musique aussi complexe que phénoménale et je me demandais encore une fois si la suite serait aussi incroyable.

Plus fort que Comity ? Surement pas. Aussi bien ? Sans aucun doute. Alors que le set de Comity était tout en relief et en puissance, la musique de Crowpath est encore plus intense et violente et ne permet aucune respiration. C'est d'ailleurs surement cela qui a fait s'eclipser une bonne partie du public durant le concert des suedois, car pour les malades du premier rang, dont je faisais parti, le son était parfait et la performance fut traumatisante de violence et de puissance, dans le bon sens du terme. Déjà avant le début du set on pouvait entendre que le son de la batterie était identique a celui de l'album. Mais une fois le concert commencé, la puissance des chansons sur disque fut largement doublé lors de leur interpretation. Mention speciale a un "Children of boredom" titanesque grâce a un instrument a corde joué par le guitariste qui produisit des sonorités comme jamais je n'en avais entendu auparavant. Le batteur, quant à lui, ne laisse pratiquement aucun temps mort et reproduit a la perfection les rythmes complexes qu'il balance sur un public abasourdis par tant de maitrise et de virulence de la part de quatres suedois souriant et sympathique qui remercieront plusieurs fois le public et l'organisation du concert. Bonne humeur et terrorisme sonore étaient donc au programme et chacun des groupes de la soirée remplit ces critères parfaitement. Une soirée plus que mémorable et peut-être même un des meilleurs concert de l'année 2007.

Monday, December 11, 2006

Arsis - United in regret (Willowtip) 2006


Est ce que l'on peut faire plus encombrer que le periphérique un jour de grêve ? Regarder le nombre de disques de metalcore et de death melodique en ce moment et vous verrez que oui. Les groupes vraiment interessants se comptent sur les doigts et il est plus avisé de parler de "potentiel" car les groupes sont encore jeunes et pas assez prêt a arriver au même niveau que leurs ainés. Arsis par contre, s'en fous, royalement, et joue du death melodique aux Etats Unis comme si ils étaient suedois. Et le tout, emballée dans une dextérité qui leur vaut de se retrouver sur Willowtip, le label death metal technique par excellence. Peut être que la chronique du premier album l'avait précisé mais en prime ils ne sont que deux. A quoi dont on s'attendre sur ce deuxième album ? Comment faire mieux que "A celebration of guilt" qui restera dans les mémoires comme un grand disque de death metal melodique et technique comme on en voit peu. Et encore, a ma connaissance, je ne vois pas d'equivalent aussi technique et accrocheur dans le registre. United in regret avait donc un maitre étalon massif a surpassé. Le choix des musiciens fut donc de forger un nouvel outil de mesure et, sans repartir de zéro, de se plonger dans une dimension plus technique.

Moins orienté suedois qu'auparavant et plus varié tout en étant orienté vers le death metal, les compositions ont un peu moins de riffs facilement mémorisable mais s'imposent toutes comme des monuments metallique aux leads mélodique puissant et fédérateur comme vers la troisième minute de "I speak through shadows". Histoire de cibler un peu, regarder du coté du dernier album de Nile ou du dernier Anata pour voir a quel genre de riffs death bien technique et pourtant bien agréable je fait référence. Arsis possède sa propre identité, pas de doute. Et face a ces deux géants, ils n'ont pas a se faire tout petit et impose plutot leur place au même niveau. En fait, le problême de ce disque est que les chansons et la production est tellement fluide et parfaite qu'il est difficile de préciser une opinion autre que celle d'un fan enjoué devant un album qui ne sait faillir sur aucun tableau. Hormis si vous n'aimez pas le death technique. Parce que bon, j'avoue, si ce n'est pas du tout le cas, vous n'aurez pas grand chose a faire avec cet album. Pour le reste, c'est à dire les fans, et bien rien ne peux mieux vous convenir que ces neuf chansons agressive et puissantes. La voix reste dans un même registre aigus mais guttural, la production fait respirer suffisamment chaque instruments en ne poussant rien au maximum et l'on a de quoi faire si l'on aime s'extasier devant des riffs complexes mais jamais exagéré non plus.

Car, autre grand avantage de Arsis, si il joue dans le registre technique, il n'emprunte pas non plus une voix trop progressive pour s'exprimer. 5 minutes pour la plus longue des plages et une moyenne générale tournant autour des 3 minutes 30. L'equilibre est respecté pour que chaque morçeau ne soit pas trop variés et surtout pas identique au precedent. Parfait je vous dit, parfait. Bon, où sont mes reproches ? Pas assez accrocheur et immediat que le premier ? Oui, ça pourrait poser problême pour les fans de la première heure. Mais comme je le disais au début de mon plaidoyé en faveur de "United in regret", il aurait été un peu dur de faire mieux. En ouvrant leur jeu a des territoires plus vastes sans pour autant se perdre dans des excès qui nuiraient à la consistance du plat de choix qu'est ce second effort, James Malone et Michael Van Dyne produisent encore une fois un album qui devrait rentrer dans les mémoires. Un peu tard pour les top des redactions, mais est ce que cela doit empecher un album d'avoir l'attention qu'il mérite ? Même le livret est particulierement réussit. Cadavres en decomposition enchevetrés, on se trouve dans une album de metal extrême, aucun doute a avoir. On pourrait donc voir Arsis comme un groupe de genre. Niché dans le metal extrême et adorateur de tout ce qui y touche, Arsis, n'est toutefois pas un groupe necrophage et produit sa propre route dans le cadre d'un genre qui a encore beaucoup a offrir.

Protest the Hero - Kezia (Vagnant) 2006


Il était une fois un jeune groupe appelé Protest the Hero. Leur histoire ne fait que commencer et leur premier n'est sortis cette année que sur Vagrant, mais croyez moi, durant l'année 2007 vous allez entendre parler d'eux a tel point que vous me maudirez de vous avoir parler de ce groupe aujourd'hui. Leur disque n'est pas bon. Il est très bon. Leur musique par contre vous fera vous reculer de plusieurs pas si, comme moi, le terme maudit de "metalcore" vous donne des crises aigus d'herpès a des endroits que vous n'aviez même pas encore découvert sur votre anatomie. Et pourtant, Protest the Hero est un très bon groupe. Et avant que vous ne refermiez la page, je précise quand même que le terme de metalcore étant l'etiquette extra large qu'elle est devenus, je ne fais pas référence a un clone de Killswitch Engage ou de All Out War quand je l'utilise en parlant de Protest the Hero mais plutot en référence a Between the Buried and Me. Oui les canadiens avec les riffs par milliers et des changements de directions constantes. Et Everytime I Die aussi, pour le fun, l'energie et les mélodies plus accrocheuses que ces petites bestioles en plastique que nos parents ont très vite interdit dans les cours d'école après qu'un gosse s'en est prise une sur l'oeil. Je vous passe les détails.

Revenons a Protest the Hero. Ma comparaison avec Between the Buried and Me se justifie d'elle même une fois que la première chanson vous est rentré dans la tête car les riffs sont assez technique pour vous donner envie de les décomposer un à un. Le mode marche / arrêt est enclenché sur les doigts des deux guitaristes et c'est un deferlement de mélodie a tendance At the Gates mais découpez en petits morçeaux qui nous prend par le cou et nous envoie valsez dans le jeu de quille qu'est cette album. Mais "Slaughter of the soul" n'est pas la seule source d'inspiration ici et une ambiance rock and roll et ces riffs bien technique avec allés / retour fébrile sur le manche ont de quoi brouiller les cartes. Les quelques mosh parts par contre, remettent le disque dans un emplacement un peu plus carré mais c'est sans compté sans la voix. La voix metalcore devrait être celle d'un gros monstre rugissant sur tout les couplets et montrant qu'il n'est qu'une bête gentille et tendre sur le refrain. Or, ici, les rôles sont inversés. C'est une voix rock avec un vrai coffre et un registre mélodique varié qui procure une grande partie de son attrait a la musique. Quelques petits cris font leurs apparition mais ce n'est pas le chanteur qui s'y risque et tout cela reste donc au second plan.

Une voix feminine vient parfois completer les parties vocales mais cela reste tout de même sporadique (comme sur "Blindfold aside"). Un peu de guitare sèche occasionne des respirations et permet a votre rythme cardiaque de reprendre du souffle avant que l'énergie de ce quintet ne vous donne de nouveau envie de sautiller sur les murs. En fait, en ce qui concerne les petites originalités de ce disque, comme par exemple, des clapements de mains à un moment, il n'y a rien de vraiment différent de ce qui a put être déjà fait sur d'autres disques. Le grand interêt de Protest the Hero se trouve donc dans deux aspects : La voix envoutante de son chanteur et la cohérence des chansons. Car si vous aurez envie de revenir sur cet album ce n'est pas parce que vous aurez besoin d'analyser chaque morçeau avec une loupe. Bon, vous pouvez le faire. Mais la technique n'est pas l'attrait majeur ici, ce n'est qu'un instrument pour diversifier le jeu et le rendre moins facile a catégoriser. Les chansons, elles, sont bien là, et procurent assez de moments jouissifs que vous aurez besoin de revenir prendre un bon bol d'air frais dans les cheveux grâce a ces dix chansons une fois que le disque se sera conclut. "Turn soonest to the sea" (une chanson féministe) tout particulièrement a un potentiel gigantesque pour se coincer dans vos oreilles sans prevenir grâce a une mélodique finale rappelant un chant de Noel. Pour moi, ce sont des compliments. D'autres doivent avoir laisser tomber cette lecture depuis que j'ai parlé de voix mélodique. Protest the Hero n'est pourtant pas un produit calibré en usine mais un album frais et dynamique, pas forcement très original, mais néanmoins excellent.

Thursday, December 07, 2006

Architects - Nightmares (In at the deep end) 2006


Angleterre, terreau de tant de talents ... bla bla bla, mais ils sont si jeunes bla bla bla ... Enfin, vous l'aurez compris, Architects : Groupe anglais, jeune, mais franchement bien. Ancré dans un metal moderne plus intéressé par les changements brusques de rythmiques que par les refrains mélodiques pleins d'émotions, Architects s'impose dans un cours de récréation déjà saturé par une population a peine en age d'avoir des boutons et qui sait déjà shredder comme Yngwie sur le manche. Mais savent ils écrire des chansons ? Et puis, savent ils faire de la musique autrement qu'en bousillant leurs articulations ? Pour une fois oui, mais ne vous rejouissez pas trop vite non plus. Architects, c'est bien, mais ce n'est pas encore ça. L'enthousiasme des fans, si l'on en juge par la présence d'une page myspace qui leur ait specialement consacré, est justifié mais il n'y a franchement rien de nouveau sur ce disque. Si je dis tout ça en introduction c'est que je m'apprête en fait à m'enthousiasmer à propos de ce groupe. Je n'ai pas reçut de promo, je l'ai acheté moi même. Je ne me suis pas ennuyé en écoutant ce huit titres, je le fait tourner régulièrement avec beaucoup de plaisir. Je ne suis pas juste impressioné par ce groupe, je suis presque déjà fan.

Passé la première chanson un peu passe partout et on se retrouve avec un premier hit en puissance, "You don't walk away from dismemberment". Riffs metal, cris hardcore un peu conventionnel et puis refrain avec un bon gros lead émotif et mélodique (mais pas suedois, aucune influence metalcore de base ne se retrouve sur cet album). Passage à la chanson suivante et on retrouve encore ces mêmes touches bien agréable avec toujours des rythmiques saccadés semblable à celle de Ion Dissonance. Le gros point fort de Architects est de savoir mélé des riffs solide et décomposé comme des coups de pilon mais en les rendant mémorable grâce a des lignes mélodiques touchantes. La recette est un peu simple mais elle marche car le tout est très bien composé et ne ressemble pas a un foutoir d'influences. Tout est bien digéré mais encore un peu trop dirigé dans un même genre. Et si l'identité pointe son nez d'ors et déjà, c'est un constat qui rebutera surement beaucoup de personnes lassés d'entendre encore et toujours des groupes obsédés très technique qui doivent autant à Meshuggah qu'à the Dillinger Escape Plan (deux influences majeurs ici). Cependant, s'arrêter là serait vraiment passer a coté d'un groupe qui evoluera surement vers des territoires beaucoup plus personels.

Ecoutez "This confession means nothing". L'intro douce, lente instaure la tension. La montée en puissance se fait progressivement. On la sent venir, on sait comment cela va se terminer, mais on reste accrocher. Et puis, vient l'explosion, les cordes vocales se déchirent et la palette mélodique trouve toute sa puissance dans un riff lent mais entrainant. Non seulement Architects prouve avec ce morçeau qu'ils sont capable de faire plus que du riffs arrêt / démarrage avec supplement gros cris bien sentis mais ils enfoncent le clou quand à leur capacité de compositeur confirmé et originaux, même dans une veine plus balisées qu'une piscine municipale. Le groove, la combinaison de tout les instruments et le savoir faire de chacun offre a ce premier album une identité remarquable. Ce n'est pas la bombe de l'année et peut être que le prochain album sera récupéré par tout ces gamins qui ne voient que d'un oeil à cause de la frange qui leur pendant a coté du nez mais pour le moment il y a de quoi former de l'espoir en direction de ce quintet qui ne cède pas à la facilité des clichés et permet à sa musique de s'émanciper serainement de ses influences et arriver a des chansons de plus en plus efficace. Pas de grosses production pour l'instant donc le son des guitares pourrait gagner un peu en densité. Pas trop de basse non plus, dommage. Mais de toute façon, même si vous n'êtes pas séduit par cet album, gardez ce nom en tête, vous serez surement surpris quand l'heure du second album aura sonné.

Tuesday, December 05, 2006

From a Second Story Window - Delenda (Blackmarcket Activities / Metal Blade) 2006


De la vague death metalcore s'extraient quelques groupes sympathiques et bien que les chansons ne soient pas encore totalement là, le talent des musiciens, ainsi que leur potentiel, est indéniable. On comprends très bien pourquoi Metal Blade, en plus de signer the Red Chord, s'est associé avec le label du chanteur, Blackmarcket activities, pour distribuer les albums de ces jeunes groupes. Original dans leur approche de cette ersatz de death metal chaotique a l'approche epileptique des structures. Mais vous connaissez surement déjà la chanson ? Changement de tempo constant, riffs divers et alternance entre divers types de chant. Between the Buried and Me s'est approché de la formule parfaite sur "Alaska" et c'est au tour de From a Second Story Window de continuer leur progression vers un eldorado ou les chansons seront chaotique mais assez censés pour ne pas être juste des enchainements de riffs et de mosh parts se battant en duel avec un très fort déficit de l'attention. L'originalité de From a Second Story Window est d'abord les riffs et une voix un peu plus typé death metal, mais alternés avec des textures un peu plus post hardcore (dans le sens large du terme) et quelques passages chantés.

Tout comme Between the Buried and Me sur "the Silent circus" et ensuite sur "Alaska", une petite ballade emo vient jouer le rôle d'intruse dans cette enfilement de chanson. Tout les chroniqueurs que j'ai put lire ne supportent pas cette chanson. La coupable s'appelle "Ghost over Japan", et franchement, c'est un de mes passages préférés sur l'album car, contrairement aux autres ballades emo du genre, le rythme est un peu plus varié et l'utilisation d'un piano à la fin donne une dynamique différente a un album qui ne manque pas de variété. Contrairement à the Red Chord ou Animosity, From a Second Story Window reussit le compromis entre la violence et l'emotion avec des passages clairement orientés vers les gamins qui se bousculent dans la fosse et des émotions moins primaires, et cela sans que les transitions soient scabreuses ou que l'album s'essoufle. Sur une durée assez courte, "Delenda" propose un mélange qui, tout en étant très, et même surement trop, contemporain, se détache de la mélée grâce a une sincérité et une energie débordante. Sincère car rien ne varie dans la parodie, chose que je reproche un peu au dernier Between the Buried and Me.

Si il faut faire du lourd, avec on fonce dans le tas et on mosh bien. Mais quand il faut donner tout ce que l'on a dans les tripes pour faire une bonne chanson, et bien l'intensité est encore là et l'ensemble de l'oeuvre devient cohérente et concrète. Pourtant, cet album respire ce qu'il y a d'agréable et d'incomplet sur un album trop ambitieux. On se cherche encore, on a du mal a tout conjuger, les influences viennent trop facilement à l'esprit et le rattachement à une scène polarise les opinions. Mais alors que leur premier album ne m'avait pas du tout frappé comme étant digne d'interêt, "Delenda" est un pas en avant qui, sans être novateur, s'approprie des idées interessantes qui méritent d'être développé, comme cette utilisation clairsemé du chant clair sur des passages très violents, comme sur l'excellent "the Crusher", qui pourrait intervenir plus souvent. Et puis, petite touche anti conformiste, quand il s'agit de faire du gang shout, ce sont des filles que l'on entends et non pas de grosses voix rauques venant du fond de la salle. Marrant mais anecdotique. Pas comme cet album donc. Les chansons passent, le style ne change pas, mais on note assez de mouvements, de bons riffs et d'idées sympathique pour rester et revenir encore. "Delenda" n'est pas l'album de l'année, mais c'est un bel effort pour un groupe très prometteur.

the Chariot - Unsung EP (Solid State) 2005


L' histoire est maintenant devenu légendaire dans le petit monde du hardcore chaotique moderne. Josh Scogin, alors chanteur de Norma Jean, et dont la réputation de frontman acrobatique ne saurait faillir, annonce son départ du groupe lors d'un concert du groupe devant les yeux médusés du public mais aussi du groupe. Quelques temps après ce petit évenement, voilà que débarque le premier album de the Chariot. "Everything is alive, everything is breathing ..." est alors une version débridé et plus noise de Norma Jean. Les vocalises déchirés et cathartique de Scogin sont toujours présente mais l'identité propre du groupe n'est pas encore définis. Trop de point de comparaison avec Norma Jean et son excellent premier album, trop de passage chaotique. L'atmosphère est là et le coté expeditif et un peu fou du groupe à de quoi séduire mais prendre ce premier album pour autre chose qu'un brouillon sortis d'en l'urgence serait, à mon avis, chercher trop loin. Etais ce une manière de revenir au début de sa carrière et de ne plus être sous le feu des objectifs qui mitraillaient alors les jeunes musiciens de Norma Jean, dont le succès monté en epingle continue de s'épanouir sur un troisième album encore bien sympathique.

Mais quand est il de the Chariot ? Et bien pour l'instant, un petit EP a juste vu le jour et la suite est prévus pour 2007. Mais au lieu de proposer de nouvelles chansons, voilà que l'on nous sert de nouvelles versions des moments les plus notables de ce premier album. Est ce pour dégrossir et montrer vraiment ce dont le groupe est capable. Assurement oui. Et le résultat est honnetement sympathique, ou en tout cas beaucoup plus aboutis et détenteur d'une identité moins grossière que lors de leur premier passage en studio. Si il y avait déjà trace d'experimentations sur "Everything is alive ...", elles sont beaucoup plus mise en avant sur "Unsung" grâce a une production clair et un chant beaucoup plus controlé. Plus de variations, moins de cris débridés et des instruments inattendus comme du banjo. Est ce que Scogin n'aurait pas fondé the Chariot pour se marrer plus qu'il ne le faisait dans Norma Jean ? Est ce que je pose trop de questions ? Peut être, et, oui. Mais en tout cas il y a plus d'émotions sur ce EP et de quoi mieux comprendre en quoi the Chariot est un groupe à part dans la scène hardcore chaotique. Ils ne réinventent rien, mais ils le font bien.

Que dire de plus a ce stade ? La production est efficace, même si le coté "enregistré sur le pouce" du premier album, un peu comme celle de "Bless the martyr, kiss the child", n'était pas désagréable non plus. Les nouvelles versions sont assez distinctes de leur première version pour ne pas classer ce EP dans la catégorie des grands foutage de gueule. Loin de là. Il est juste encore un peu trop tôt pour célébrer the Chariot comme un grand espoir. Déjà les voilà en possession d'une musique plus riche et moins chaotique. Dommage tout de même que les choeurs de "And then, came then" ne trouve pas d'échos ici, hormis dans une petite intro mélancholique. Le constat est donc en demi teinte. D'un coté l'identité de the Chariot est rédéfinis plus clairement. D'un autre ont pert un peu du charme violent et débridé qu'illustrait Scogin par ses talents de vocaliste aux émotions a fleur de peau. Unsung est un nouveau départ pour the Chariot, tout comme son départ de Norma Jean était un nouveau départ dans sa vie. La progression est toutefois interessante et si elle se prolonge sur leur prochain album alors ce sera encore une chronique remplis de point d'interrogations que je pourrais écrire. En tout cas Unsung est un bon album de hardcore chaotique moderne. Interessant pour les fans de Norma Jean et pour les amateurs du genre, mais pas plus. Pour le moment.

Saturday, December 02, 2006

Ce jeudi là ...

On était jeudi, les oiseaux chantait et la RATP baillait aux corneilles. Problêmes sur le RER C, comme d'habitude. Je suis dans le train, et j'ai un examen a 10H. Dommage pour moi. Alors on finit par avancer mais arrivé mais arrivé a ma destination il me reste encore quelques centaines de mètres a gravir pour rejoindre mon IUT. Donc qu'est ce que je fais ? Je cours. Et je fait voler mes guiboles, je regarde bien en traversant, mais je cours, je jours, je cours.
Je fatigue.
J'arrive au millieu du pont (mon IUT se trouvant quelques mètres en dessous du pont) et je ralentis. Mais juste quelques instants, car je suis en retard. A peine le temps de reprendre mon souffle, je continue a courir.
Mais voila, essouflé, un peu troublé par mon retard et par une petite deprime du matin, je perds le controle. A partir de là, je ne sais pas trop comment je fait mais je plonge vers le sol, aidé par l'energie déployé pour courir et par le poid de mon sac, je me retrouve a racler le sol dans un vol planée papal d'anthologie, et cela sur plusieurs centimètres.
Pas de perte de conscience, juste un petit moment de panique suivis par un autre gros moment de panique : Du sang sur la main. La main que je viens de porter à ma bouche.
Tout de suite, je crain que je ne me sois peté la machoire. Défiguré, pour une connerie.
Autant dire que je pête un cable et que je fonce vers mon IUT pour trouver un moyen de me faire soigner.
L'examen, bien sur, je ne le passerais pas ce matin.
Alors je continue d'avancer, je me calme un peu, mais pas trop, plaidant la raison et cherchant dans mes perceptions ce qui peut me confirmer ce qu'il vient de m'arriver et comment est mon visage en ce moment même.
J'avance dans la rue avec les deux mains sur la bouche. Le sang mélangé a la morve me coule sur les mains. Je m'arrête un instant pour cracher dans le caniveau et un liquide gluant et rouge coule dans la petite marre d'eau. C'est la merde.
Mon IUT est là, je rentre et je regarde avec bonheur la plaque qui annonce les toilettes.
Ensuite, c'est le coup de bol, je croise une collègue de MELI, la déléguée de ma classe, une sympathique jeune fille, qui me dirige vers l'infirmerie de l'IUT pour me faire soigner.
Entre temps j'ai le loisir de regarder deux secondes mon visage et de découvrir que je me reconnais encore, a part deux grosses coupures sur le coté droit et une dent a moitié pété. Moins grave que prévus. Comme quoi, la paranoia ça a du bon.
Je traverse donc la foule d'élève et j'arrive dans le hall accompagnée de la déléguée tandis qu'une autre jeune demoiselle va prevenir le prof que je ne serais pas là ce matin.
Et merde.
Alors on demande dans le box.
"Est ce qu'il y a une infirmerie ici ?"
"Hein ?!" nous reponds le gardien
"Est ce qu'il y a une infirmerie ici ?" redemande t'on
"Ah non, pas d'infirmerie".
Je pense qu'ils n'ont pas regardé qu'un type a coté de la fille qui leur parlait était en train de saigner sur le sol. Mais bon, pas grave, on se dirige vers la pharmacie du coin avec un portable enclenché pour appeler les pompiers.
Lesquels arrivent cinq minutes après et m'embarque vers l'hopital de Boulogne.
Genial, je quitte la fac de Boulogne et voilà que je suis obligé de revenir dans cette foutus ville contre mon gré. Qu'est ce que j'ai bien put foutre a l'autre emmerdeur d'en haut pour mériter ça ?!
Enfin, arrivé a l'hopital je suis placé sur un branquart. Pendant deux heures et demi, je vais rester là a servir de sujet pour deux étudiants de medcine pour qu'ils étudient mon cas et apprennent le metier. Tant mieux, de toute manière je ne suis pas un cas grave et je suis coopérant. Enfin bref, la joie continue dans la folie la plus complète.
Une radio de prévus. Une demi heure d'attente plus tard et finalement la radio est annulé.
A 13H je sors enfin des urgences et je pars rejoindre mon IUT pour rassurer mes congénères tous assez heureux de me revoir en un seul morçeau. Je nie tout de suite les rumeurs d'un quelconque pasagé a tabac. Je ne suis ni la victime de la brutalité policière, ni la preuve de l'insecurité croissante mais juste l'illustration des dégats de la rencontre entre du goudron et une gueule d'étudiant. Le tout aidé par les lois de la physique. Je n'ai jamais autant detesté la gravité que ce jour là.
Après cela, me revoila partie sur les routes pour me faire soigner ma dent qui est, a ce que me dit ma compagne, a traiter de toute urgence pour éviter que je ne souffre a chaque fois que je mange. Chose a laquelle je ne suis pas encore livré de nouveau depuis 8H ce matin et qui ne refera partis de mon planning que vers 20H le soir même.
Entre temps, remodelage de la dent et peripetie en tout genre pour se faire soigner. Merci quand même au bon dentiste qui m'a soigné. Je lui suis grandement reconnaissant.

Friday, December 01, 2006

Mes dix albums de l'année 2006

Fuck the Facts - Stigmata high five
Acheté pour répondre à un besoin pressant de grind, je me trouve avec un disque bien plus varié et aux vocalises surprenantes. Un monstre canadien de plus à ne pas oublier et dont le statut devrait largement évoluer si leur deferlantes d'albums continue dans ce sens.

Unearthly Trance - the Trident
Assez largement ignoré à mon gout malgrès une certaine résurgence d'intérèt pour le doom, Unearthly Trance représente la part sombre et déchiré de cette scène. Déjà diablement puissant, des influences hardcore viennent de donner un souffle nouveau à un trio qui gagne constamment en qualité.

Mouth of the Architect - the Ties that blind
En matière de post hardcore on continue d'être servis plus qu'il n'en faut. Heureusement, la qualité est tout de même au rendez vous et un groupe comme Mouth of the Architect continue a emprunter une route de plus en plus unique et passionante. Un album riche en emotion.

Kayo Dot - Dowsing anemone with copper tongue
Ma découverte de l'année 2006 avec un album ovni à l'image d'un compositeur unique, Toby Driver, qui depuis Maudlin of the Well ne sait pas écrire de mauvaises chansons. Un univers à lui tout seul.

Starkweather - Croatoan
Après 10 ans d'attente, Croatoan ne déçoit pas et marque le grand retour d'un groupe d'avant garde qui continue a tenir la distance avec tout ce qui se fait aujourd'hui.

Genghis Tron - Dead mountain mouth
Après un EP juste amusant la grosse artillerie débarque et fracasse toutes les idées préconçut que l'on pouvait se faire sur eux. Genghis Tron est sans doute une des révélations de 2006 et leur prochain album, prévu en 2007 ne viendra surement pas démentir ce constat.

Wolves in the Throne Room - Diadem of twelve stars
Au pays des projets unipersonnel, les americains de Wolves in the Throne Room jouent un black metal personnel qui peut tenir sans honte a coté des grands nom du genre. Traditionnel et progressif à la fois.

Khoma - Second wave
Les membres de Cult of Luna auront eu une année chargé pour notre plus grand bonheur. Peu habitué a des sonorités aussi mélodique, "Second wave" m'a envouté encore plus que "Tsunami" avec une musique gracieuse et puissante.

Spektr - Near death experience
Compagnon de route de Blut Aus Nord et de Axis of Perdition, Spektr explore la mort et se donne une seconde vie après un premier album interessant mais ne permettant en rien de prévoir la déflagration qu'est ce disque.

Cult of Luna - Somewhere along the highway

Parmis les sorties les plus attendus de l'année, Somewhere est le disque que je retiens le plus car il a marqué mon retour vers un groupe qui me fascinait mais m'avait un peu déçut avec son passage a des émotions plus légères. Ou avais-je la tête ? Une très belle progression, lente mais indéniable, d'un groupe qui ne souffre encore d'aucun égal.

Thursday, October 26, 2006

Xasthur - Subliminal genocide (HydraHead) 2006


A la première écoute de cet album, je me suis demandé si cet homme dont j'apprecie tant le travail n'était pas devenu le Slayer du black metal. Album après album, toujours la même chose, un peu d'évolution, mais toujours la même chose. C'est faux. Si vous avez eu la même impression alors retournez vers ce disque et pretez l'oreille car même si il n'y a pas ici de révolution par rapport aux albums précédents, la progression est tout de même là, et pas juste du point de vue du label. En fait, peut être suis je long a la détente, mais ce que fait Maléfic n'est pas commun au groupe de metal classique qui sortent un nouvel album tout les deux ans une fois qu'ils sont pleinement satisfait de leur évolution. Maléfic par contre propose des albums en fonction du nombre de chansons qu'il a écrites. Ce n'est pas une attitude qui voudrait que chaque album sois un nouveau chef d'oeuvre. "Subliminal genocide" est un meilleur album que "Telepathic with the deceased" mais c'est avant tout uniquement une nouvelle collection de chansons. D'ailleurs, a en croire un recent interview, le nouvel album serait déjà enregistré et serait encore mieux. Est ce une tactique pour inciter les gens a preter l'oreille a son travail ou tout simplement l'honneteté d'un homme qui ne se préoccupe que de sa musique et pas de sa promotion ?

Qui est ce que ça interesse au final ? Pas grand monde, hormis ceux qui détestent sa musique. Et ils ne changeront surement pas d'avis ici. Jouant encore sur un tempo très lent et recouvrant ses cris déchirés de couches de guitares à la fois vaporeuse et mélancholique, "Subliminal genocide" est un album de Xasthur comme on les connait. La différence, ou plutot l'évolution, est a entendre dans l'utilisation plus fréquente de passages sans rythme ou des notes grésillent et s'éffacent doucement en laissant toujours derrière elle cette émotion profonde de malaise qui caracthérise la personalité du travail de Maléfic au sein de Xasthur. L'utilisation de la pédale de délais sur des passages plus denses donne encore plus de richesses et voit même la prédominance sur pas mal de chansons d'une ligne mélodique qui n'est pas sans rappelé, mais c'est un leitmotif depuis son premier album, l'influence de My Bloody Valentine. Il parait d'ailleurs que "Loveless" parut a peu près en même temps que "Transilvanian hunger" de Darkthrone. Et bien voilà leur fils batard, enfin en quelques sorte. Déjà car une équation ne résume pas un travail aussi personel. Et aussi car bien que s'inscrivant dans des sonorités semblable, il n'y a pas que ces deux influences dans ce disque.

Simple collection de chansons, si l'on regarde avec une vue d'ensemble sa discographie, "Subliminal genocide" est aussi une collection de chansons excellentes qui devorent bien vite votre attention bien plus que la description d'une musique lente, pâle et maladive ne le laisse penser. La procession funèbre vous empare, une fois l'intro dépassé (une introduction par contre un peu trop téléphoné, surtout par rapport a l'album précédent), et ne vous relache pas jusqu'a la fin du disque. Mieux encore, bien plus qu'une experience, le developpement plus mélodique et mélancholique laisse une trace chez vous et vous rappelle. Cependant pas unique, dans une discographie ou le seul maitre a bord epanche ses resantiments d'albums en albums, mais toujours plus fascinant et intéréssant. "Subliminal genocide" n'est peut être pas le nouveau chef d'oeuvre de Xasthur, mais c'est un nouveau pallier qui sera peut être entérré par son successeur ou restera dans les mémoires. Pour l'heure, c'est l'album que je désigne comme étant le plus aboutis et le plus profond d'un point de vue sonore. Pas vraiment varié mais surement pas ennuyeux pour autant, la trace fantomatique que laisse ces chansons est une piste que j'aime suivre. Comme une rose noir qui bourgeonnerait lentement, Xasthur continue d'être un projet unique et toujours plus fascinant.

Sunday, October 22, 2006

Cretin - Freakery (Relapse) 2006


Si un doigt accusateur doit se lever vers quelque chose, alors ce seront "les gens". Quand vous vous sentez mal à l'aise, c'est la faute "des gens". Et la fois ou vous n'avez pas réussis à rentrer dans ce train bondé qui vous aurez empeché d'arriver en retard au boulot ? C'était la faute "des gens". Bien evidemment, personne ne sait exactement qui sont les gens. Mais ils sont là, ont en est sur, on les hais et ils le méritent. Et ils le méritent tellement que sans "les gens" ont manqueraient de bouc emissaire, et Cretin le sait bien. C'est pour cela que leur musique est consacré aux "gens". Ces personnes indistinctes mais completement idiotes qui accomplissent les faits divers que l'on lit dans le Nouveau Detective quand on veut se prendre une gorgée de puanteur journalistique. Ils ne vous empechent pas de monter dans votre train mais ils vous rappellent a quel point vous êtes l'élite de la race humaine en faisant tout ce que nos ancêtres vivant dans des cavernes ont découvert au fil des essais et des erreurs mais que cette part de la population a oublié tellement il faut être un bon dieu de cretin pour penser que se jetter plusieurs fois contre un mur pour faire dormir bébé aura un effet positif sur le môme.

Le trio qui constitue Cretin ne se jette pas contre les murs mais ils se jettent a corps perdus sur leurs instruments et expulsent sur seize titres des salves de grindcore encore plus old school que "Scum" de Napalm Death. C'est à dire, pour les connaisseurs, un grindcore hérité du fameux "Horrified" de Repulsion. Sans être un hommage, "Freakery" est tout de même très proche de ce grand classique du metal extrême avec des compositions composés dans la même optique que Regurgigate ou General Surgery joue du grind dans la même veine que les premiers albums de Carcass : Afin de composer des chansons que Carcass aurait put jouer sur un album fantome avant de se metalliser completement sur "Heartwork". Thrash hyperactif, cris ecorchés frollant le growl mais sans jamais franchir le pas, batterie bloqué sur une seule vitesse : le plus vite possible. "Freakery" n'apporte rien de neuf et ne cherche pas la diversité non plus. Alors pourquoi créer une effervescence autour d'un tel album et ne pas le releguer au même rang que le reste des sorties goregrind, c'est à dire au fond de la pîle des albums que l'on ne sortira que pour sourire pendant deux ou trois minutes et l'oublier ensuite ?

Premièrement, car si il fallait un successeur à "Horrified" qui soit à la hauteur de la legende, alors ce serait "Freakery". Deuxièmement car si l'on ne manque pas de clone de Carcass, on manque de clone de Repulsion, et vouloir faire revivre un mythe aussi classique et génial que celui là ne peux qu'être une idée de génie. Troisièmement, car une fois une fois le pied mis dans l'etriller de la première chanson, alors il n'y a aucune raison valable d'arrêter l'album et de ne pas lui laisser vous faire de l'oeil encore et encore. La force brute et primaire du grind se trouve dans ce disque. Tout ce qui fait la violence irréflechis d'un bon disque extrême, bourré de gresillements archaique et de cris gutturaux, le crissement des cordes et de la batterie démollis par la seule frappe des baguettes, tout cela se trouve sur "Freakery". Chaques chansons ne reste pas eternellement dans la tête bien sur, on ne se trouve pas dans le pays groovy du gore grind, mais l'experience est tellement jouissive et mémorable que les explosions les moins tendres vous fourniront d'excellentes excuses pour revenir epancher votre soif. Quelques mots aussi sur les photos du livret, copieux pour un disque de ce genre, complétant le concept des paroles et donnant a l'obsession malsaine de ce trio une couche de saleté supplementaire. En rendant hommage a cette part de la population que l'on tente d'oublier et cette influence majeur qui echappe souvent aux journalistes et aux groupes, Cretin comble un vide et s'impose grâce a la force de sa musique et a son caractère bien particulier.

Thursday, October 05, 2006

Wolves in the Throne Room - Diadem of twelve stars (Vendlus) 2006


La musique doit elle être automatiquement lié a son pays d'origine. Selon Wolves in the Throne Room, il ne pourrait en être autrement et les premiers groupes de black metal norvegiens auraient dut rester uniquement Norvegiens. Eux sont americains. Paradoxe ? Oui et non, et ils le savent bien. Et en regardant attentivement les arbres paisibles qui ornent cette pochette, le lien profond entre la musique et les paysages dont elle découle devient evidente. Héritier des albums de Darkthrone et de Enslaved, Wolves in the Throne n'est tout simplement pas un groupe de black metal traditionnel sans être un groupe progressif s'inscrivant à la suite de Arcturus ou de Borknagar. Une seule reference vient a l'esprit, un autre groupe americain devenus légendaire après un seul et unique album, Weakling. Wolves in the Throne partage avec Weakling plusieurs elements en apparence bien que les deux groupes soient tout de même fondamentalement différent. D'abord, la longueur des chansons. 4 titres et une durée d'un peu plus d'une heure. Ensuite, on retrouve chez les deux cette même passion pour le black metal et cette habilitée a transcender le genre pour imprimer une identité très personnel sur un son qui a été mainte fois exploité dans tout les sens.

Ce qui distingue Wolves in the Throne Room c'est d'abord leur philosophie ecologiste qui considère que le black metal est intimemement lié a la nature et que leur musique célèbre donc cette perte de communion avec elle. Il y a aussi cette voix feminine qui survole chaques chansons et apporte, tel une présence fantomatique, une sorte de deuxième narration evoquant une déesse qui survolerait les plaines, les montagnes et les forêts décrient sur les quatres chansons de ce "Diadem of 12 stars". De longues chansons de plus de dix minutes ou les riffs s'alternent avec facilité sans jamais s'échanger avec trop de vitesse pour que chaque transition se fasse sans que l'on s'en aperçoive, tout en se laissant porter par le flot d'émotion apaisante et a la fois sombre que dispersent les riffs et les cris evidemment ecorché d'un vocaliste qui se situe entre le chanteur de Weakling et Nocturno Culto de Darkthrone dans le ton. Tout n'est pas non plus que distorsion et des passages à la guitare acoustique interviennent tout aussi naturellement que le doux chant feminin. Sans jamais interrompre l'ensemble. Ici ce changement entre la distorsion et le raisonnement naturel des cordes ne se fait pas avec un besoin de rompre la monothonie ou de faire respirer la chanson mais afin de procurer d'autres couleurs. Comme pour les saisons en somme.

Ce qui est aussi très etonnant avec ce disque c'est qu'il a beau commencer d'une façon surprenante et génial, il ne cesse de s'ameliorer tout au long et les deux dernières chansons sont presque meilleur, presque car le niveau est déjà elevé, que les deux premières. Et malgrès une durée qui a de quoi effrayer, la seule envie qui vous emparre a la fin de l'album est de le réécouter. Etonnement enregistrer en quelques heures, selon les dires du groupe lors d'une interview, la production simple et assez organique de l'album souligne encore une fois ce rapprochement avec la nature en ne contraignant pas le son a s'adapter a une technologie qui polis trop le son par moment. Sans être completement sale, cet album joue entre la clareté et la noirceur des classiques du genre et aborde le problême de la production avec un son ni trop propre et ni trop rèche. Et bien sur, cela s'applique autant a la guitare qu'a la batterie. En fait, que dire de plus si l'on a aucun reproche a formuler ? S'exulter et crier au nouveau classique ? Peut être pas encore, mais je pense que les hordes de fans de black metal sauront apprecier l'identité autant personnel que traditionnel de cet album tout autant que des personnes exterieurs a cette caste mais appreciant l'atmosphére et la qualité d'écriture de ces trois americains.

Monday, October 02, 2006

Spektr - Near death experience (Candlelight / Appease me) 2006


D'un point de vue thématique, ce nouvel album de Spektr est une progression vers la suite logique de la visite de cet hopital, dont les murs dégoulinait d'affects délirants, que les anglais de Axis of Perdition explorèrent dans leur dernier album. Car quoi de plus normal que de passer de l'autre coté du miroir et de peindre ce lieu que chacun visite mais que personne ne peux décrire, la vie après la mort. Spektr, duo français signé sur le prestigieux label de Blut Aus Nord, Appease me, rentre dans l'antichambre de l'entre deux vies et, à l'aide des mêmes instruments que les groupes de black metal s'accrochant a la tradition, ils démolissent les murs que nous nous sommes construits devant nos yeux. La description plus litteraire est ici obligatoire et je ne pourrais pas me permettre de ne pas user de métaphore pour rendre compte de la force d'un disque tel que celui ci. La frontière entre la musique black metal ou les albums sont constitués de chansons independante est la véritable musique de film est ici brisé avec une dextérité et surtout une imagination ahurissante. Je connaissais déjà Spektr sur leur premier album mais celui ci marque une progression insoupçonné pour venir se placer au premier rang de ce qui fait de notre pays une des premières référénces actuel en black metal.

Le terme post black metal pourrait aussi très bien s'adapter a décrire ce qu'il nous est donné a analyser mais que cela ne laisse pas entendre que Spektr se dégage totalement des régles du genre. Des instruments traditionnels sont utilisés majoritairement et c'est l'utilisation de ceux ci qui diffèrent enormement. Contrairement a Axis of Perdition ou Blut Aus Nord, c'est une véritable batterie que l'on entends presque uniquement et son placement presque au même niveau que la guitare la rend bien plus troublante et essentiel dans l'essence du disque qu'un simple rythme binaire et accéléré employé par plethore de groupe du même genre. Guitare et batterie gresille tout deux et envahissent chaque pores des enceintes pour ensuite disparaitre au détour d'un changement de plages et être remplacer par un soufflement ou de lointains echos de porte que l'on ouvre. Ou que l'on referme. Agissant comme un symphon, "Near death experience" aspire l'attention de l'auditeur et l'empeche de se détourner tellement l'émotion contenue dans le disque ainsi que les sonorités utilisés pour peindre ce tableau d'une experience comateuse rendent ce qui n'est qu'une phrase une réalité.

On se retrouve allongé cote a cote avec un patient oublié dans sa chambre. Partageant ses respirations et le sentiment d'abandon qui l'envahis. Oubliant les adjectifs associés au "mal" ou au "satanisme", Near death experience engendre des sensations physiques qui font de cet album une experience aussi délicieuse qu'unique et troublante. L'utilisation des samples a tendance noise ou d'instruments plus étranger au contexte rock classique ne sont pas des nouveautés, et cela dans aucun genre associés au metal. Et encore moins au black metal. Mais Spektr, là ou ils annoncent une tache inatteignable, réussit a rendre l'impossible réalité et atteint son but. La durée, assez courte, de ce disque n'est alors pas un ennuie et est même un soulagement. La structure inattendus du disque ne se pliant pas au découpage en chansons unique mais preferant la variante globale, afin de mieux servir le concept, n'est pas non plus contestable tant cet album est complet. Tout comme les copies de bac auquels on hesite a donner une note trop elevé, ne pas de mal d'un album et trop l'encensser est un peu ennuyeux. Mais ou est le problême dans cet album ? Un court métrage de 12 minutes est même proposé afin de completer l'experience. Le livret dépouillé et a dominante noir, propose des photos parfaitement associés à la musique et contribue a confirmer cet album comme étant une perle ne commettant aucun faux pas et aucune faute de gout. En fait, la seule faute de gout, c'est que Spektr ne semble pas très connus. Et ça c'est une très grande erreur.