Monday, May 29, 2006

Leviathan - the Tenth sublevel of suicide (Moribund Record)

Il n'y a pas grand chose à dire sur la personne de Wrest, le visage derrière Leviathan, mais il y a beaucoup à dire sur sa musique. Lui n'est qu'un nom déguisé derrière un pseudonyme et dont on ne sais qu'une chose, il est tatoueur. Et très bon en plus. A tel point que le bonhomme peux se permettre de choisir les personnes a qui il fait un tatouage. Si vous lui plaisez, c'est bon, sinon c'est mort. Ceci en dit long sur son lien avec le black metal, un genre dont l'éthique a toujours était le maître mot derrière les classiques références au satanisme de cours d'école dont les fondateurs du genres se réclamait afin de faire pousser des boutons a toutes les personnes bien pensantes se trouvant dans un rayon d'une centaine de kilomètre. Dernièrement, Leviathan ainsi que Xasthur (aka Malefic) sont devenus les fers de lance de la scène black metal americaine et bien plus encore. Encensé par la critique dans le millieu black metal, et pour ne pas dire tout l'underground metal, il y a donc une sorte d'attente completement irraisonné quand on se pose sur un disque de ces deux là. Sont ils aussi bons qu'ont le pretends ? Et est ce que cela vaut vraiment le coup de les porter en aussi haut estime. Réponse, oui, et pas qu'un peu.

Si pour vous Wrest n'est qu'un des noms se trouvant sur votre album de SunnO))) alors vous passez a coté d'une machine a riff formidable et surtout d'un artiste qui represente la quintessence du black metal, et bien plus encore. Enfin, black metal dans le sens stricte du terme. Le sens qui va vers Darkthrone, les premiers Satyricon et Mayhem. Pas d'explosions guerrière au menus et pas non plus de clavier gothique. Ce qui sors de ce morçeau de plastique est sale, ténébreux et sans aucun compromis. Tout d'abord du fait de la production qui procure cette texture arraché a la voix et aux guitares, tout comme des fantomas expulsant leur douleurs en parcourant les plaines et les forets du grand Nord. Mais aussi, et surtout, parce que l'émotion est palpable et vous transperce dès les premières notes. Une sorte de grésillement malade, une mélancholie haineuse ui se dépose tout au fond de vous et ne cesse de vous hanter pendant toute la durée du disque et encore même après quand il vous prendra l'envie de vous remémorer votre écoute. Leviathan ne compose pas des albums qui se domestiquent. Il compose des chansons qui vous habite profondemment. Bien sur, là c'est le point de vue du fan qui parle. mais sans être touché par la musique vous aurez de quoi vous satisfaire avec les riffs. Parce que bon dieu, si on aime le metal ou tout simplement la musique et bien il y a de quoi faire ici.

Car le talent de Wrest ne se limite pas a cette fameuse ambiance typique du black metal ou a un long cri de douleur, bien que "the Tenth sublevel of suicide" sois résumable a cette simple phrase d'un point de vue emotionelle, et asseine des chansons complètes, complexe et superbe. "Fucking your ghost in chains of ice" introduit l'album sur les chapeaux de roue et impose dès le départ une puissance de feu créatrive sans aucune concession. Le blast n'est toutefois pas le seul rythme a l'ordre du jour et l'on comprend aisement pourquoi les druides de SunnO))) ont appreciés le travail du bonhomme quand on rencontre ces ralentissements reminissent de My Bloody Valentine, comme dans "the Whom shadows move towards". On passe alors de passages glorieux et violent à des moments ou le monde semble s'écrouler sous vos pieds. C'est en fait de ce contraste que proviens l'émotion, car partis avec une bonne dose de violence et de haine, les riffs conquerant s'éffondrent bien vite pour laisser place a des nappes de désolations, tout aussi fascinante d'un point de vue musicale, mais qui ont vite fait de vous plonger dans une mer de tristesse, comme si des vapeurs de larmes s'infiltrait dans votre être pour vous pomper toute votre vie. Douloureux et puissant mais fascinant. Mais hormis ces guitares aux mêmes effets que des succubes, il ne faut pas oublier la section rythmique qui est loin d'être oublié. Bien qu'artificielle, la batterie est très bien placé et le jeu de basse montre encore une fois que ce type ne sais pas s'arrêter quand il s'agit de rendre sa musique exceptionelle. D'autant plus que le ton de la basse ressors bien pendant tout l'album, alors comme je le disais plus haut, ce n'est pas a l'afficionados des plus sombres recoin du black metal que s'adresse cet album mais aux amateurs de musiques sombres et extrême. Un chef d'oeuvre, et a plus d'un titre.

Wednesday, May 10, 2006

Head Control System - Murder nature (the End record) 2006

Toute référence au neo metal entraine des colibets dans la scène metal pure et dure. D'une part car le neo metal est le genre le plus insupportable pour tout les fans de musique extrême et aussi celui qui a attiré un bon nombre de jeunes gens se proclamant "vachement fan de metal, surtout de Linkin Park" ce qui ne peux que leur attirer les foudre des fans de Manowar. En fait, déclarer aimer des groupes de neo metal reviens a se jeter du haut de l'echelle de la crédibilité pour finir par s'écraser auprès des vendus. Alors je ne vous dit pas ce que c'est quand on pratique une musique qui doit un peu a ce que l'on appelle aujourd'hui le neo metal. Et pourtant, voila que le plus imprévisible des hommes, Kristoffer Rygg, aka Trickster G de Ulver (et aussi ex Borknagar et ex Arcturus) viens de se rendre coupable de ce crime impardonable. Déja je sens que je viens de perdre la moitié, voir même les trois quarts des lecteurs. Pourtant ils ne devraient pas tourner de l'oeil en voyant ce type s'associer a un projet au relans commerciaux car si il y a bien une constante dans la carrière de l'ami Kristoffer c'est bien la qualité, et il ne nous fait pas faux bon sur ce coup là, loin de là. Oui, Head Control Sytem n'est pas un enième projet a tendance progressive et il ne revolutionnera pas le monde de la musique. Mais on parle tout de même d'un type qui se prénomme le Trickster, celui qui joue des tours. Alors comment lui reprochez de nous tirer la langue alors que c'est là sa nature même ?

Head Control System n'est d'ailleurs pas le projet de Mr Rygg mais une collaboration avec Daniel Cardoso (des groupes Sirius et Re:Aktor, deux groupes que je ne connais pas du tout) ou il ne fait que chanter tandis que l'autre se préoccupe des riffs et des solos. Oui, des solos de guitare, chose totalement improbable dans un disque de neo metal classique, et ce ne sont pas les seules élements qui peuvent démentir l'étiquette neo, donc ne vous arretez pas a ce terme, il est juste présent pour souligner l'aspect plus simple et direct de Head Control System par rapport aux groupes respectifs des coupables. En fait, ce qui rend ce disque si neo ce sont ces riffs groovy necessaire a ce que la voix de Trickster G se pose de la plus flamboyante des façons en créant des accroches mélodiques dont lui seules a le secret. Si il fallait être honnête je dirais que Head Control System est un projet qui se veux commercial dans le sens ou il n'y a rien ici qui ne brossera pas les oreilles des auditeurs de tout poil dans le mauvais sens du vent. Le concept du groupe et de l'album est lui même centré autour de ce que l'on peux voir dans les clips de rap et de r'n'b visionnable sur toutes les mauvaises chaines musicales. Sexe, violence et gang, tout est là pour faire de ce disque une ode aux films d'actions americains ou les héros musclés sauvent les jeunes filles, se les tapent et font exploser les maisons des vilains en leur crachant à la gueule. Mais tout ça, avec classe. Sur les photos promo les deux accolyes vont même jusqu'a prendre des poses et des fringues de chanteur de r'n'b. Le concept visuel n'est donc pas conçus innocemment et le mot d'ordre est donné : Sexe, drogue et rock and roll. Et gros refrains aussi. Très gros les refrains.

Car effectivement, sans la voix superbe et envoutante du fou chantant, ce disque ne tiendrais peut être qu'a un fil. Je dis peut être car d'une part l'association entre la voix et les autres instruments est parfaitement ciselés par une surproduction qui ne laisse rien au détail; mais aussi car les qualités de musiciens de Daniel Cardoso ne sont pas a mettre en question quand il s'agit de faire vrombir sa guitare pour pondre de très beaux solos (qui s'accordent parfaitement avec la voix) mais aussi car le travail au clavier offre une seconde couche de sucre auditif histoire que l'on est toujours encore plus envie de revenir croquer a ce plaisir coupable. Deux hommes, chacun bien habitué a des musiques plus experimentales, decident de faire quelque chose de plus simple, de prendre leur talent respectif et de se consacrer a une musique moderne et tout ce qu'il y a plus simple a digerer. Oui, il y a matière a critiquer quand on est allergique a tout ce qui est susceptible de plaire aux masses. Mais comment reprocher a ces deux types de faire un disque plus simple si le résultat est aussi parfait. Il n'y a pas de chansons a citer, chacune est excellente et vous donnera envie de rejouer encore et encore "Murder nature" en priant les dieux que cet effort ne sois pas le dernier. Ma maman me le dit toujours, il en faut pour tout les gouts. Et bien si vous avez envie de vous faire plaisir avec un peu de musique delicieusement accrocheuse qui vous demander juste de ranger votre cerveau au placart pour quelques instants alors surtout ne vous privez pas. Les autres evitez ce disque comme la peste, il ne contiendra pas les surprises que les disques de Ulver reservent a chaque écoute.

Note : 16/20
Label : the End Record
Site officiel
Pays : portugal /norvège
Style : metal accrocheur
Style global : neo metal

Tracklisting :
1/ Baby blue
2/ Skin flick
3/ Masterpiece (of art)
4/ Blunt instrumental
5/ It hurts
6/ Watergate
7/ Seven
8/ Kill me
9/ Wonderworld
10/ Rapid eye movement
11/ Falling on sleep

Friday, April 28, 2006

Distorsion - Memorial (2006)

L'interet de la chronique de promo est que l'on reçois un peu de tout et que l'on peut découvrir de bonnes choses comme les pires diarés sonores jamais composés. Une pochette ne donne pas non plus beaucoup d'informations et si fallait commencer a croire même un peu les biographies officiels alors on n'ecriraient que des chroniques dythirambiques. Et comme vous avez put le constater sur ce site, ce n'est pas le cas. Avec celle de Distorted je pensais avoir a faire avec un groupe de death metal brutal sans grande distinction sauf l'interet de me faire sourire et peut être de me faire passer une bonne demi heure. D'origine israelienne, Distorted ne prie pas aux pied des templs de Cannibal Corpse mais se revendique d'une etiquette de doom metal oriental. Voila encore une etiquette qui va plaire aux archivistes du genre car elle au moins le mérite d'être clair. Cependant, je la considère comme severement eronné a part pour ce qui est du metal. Grosse guitares saturés, gros riffs mis bien en avant, double pédale et growl ne manquent pas. A cela s'ajoute une chanteuse a la voix clair et limpide afin de contraster l'autre grogneur en chef, le duo classique et bien trop commun du metal gothique a la Lacuna Coil ou encore bien d'autres abominations cherchant bien trop souvent a flatter les marchands du temple.

En présentant la recette de cette manière, je pressend que vous n'aurez pas envie de passer un quart d'heure avec ces petits gars là. Mais pourtant, a ma grande surprise, alors que je polissais déja mes critiques acerbes, je me suis retrouvé tout con en cherchant dans les recoins de quoi faire grincer mes dents. Hormis leur nom un peu basique (qu'ils partagent avec un groupe de Thrash belge), Distorted n'a rien de vraiment critiquable. Premierement, aucun des riffs présent sur "Memorial" ne viens se coincer dans le repertoire trop moderne de ceux qui ne savent pas écrire un bon vieux riffs metal des familles. Bien au contraire, j'ai souvent pensé a Death, et peut être aussi un peu a leurs confrères de Orphaned Land, en l'écoutant. Des gens qui connaissent leur classique donc, ça fait toujours plaisir. Ensuite, l'usage de la dualité des voix n'est pas propulsé en avant et les échanges vocaux ne sont pas prévalents. La voix feminine n'est même pas exagéré pour qu'elle crée de grosses accroches mélodique. Certes, la demoiselle ne s'use pas les cordes vocales en criant mais son chant n'est pas désagreable du tout et n'essaye pas de se prendre pour une chanteuse d'opera en preferant une approche entre un chant metal et des vocalises aux consonnances orientale dès qu'elle laisse trainer sa voix sur une note pendant quelques instants.

D'autres rappels a leurs origines géographiques sont audible mais jamais d'une façon trop evidente. Ca se sens un peu dans le rythme, parfois un peu dans les mélodies mais rien de trop grossié (comme les petites percussions en introduction de "Redemption"). Chaques chansons se distinguent bien l'une de l'autre et on a même droit a de bons petits solos jamais trop demonstratifs mais appuyant bien l'emotion désiré. C'est a ce titre que Distorsion pourrait être plus associé avec la scène doom metal car il n'y a pas grand chose qui respire la joie dans tout cela. Une energie un peu plus thrash est tout de même trop prohiminente par moment et de ce fait, la mélancholie désiré ne s'epanuis pas trop pour donner plutot envie de remuer la tête plutot que d'aller chercher la lame de rasoir la plus proche. De plus, en me penchant sur les textes j'ai aussi put voir que la thématique abordé avait parfois a faire avec le drame israelo palestienien mais en manifestant des désirs de paix et de résolution et non pas des besoins de vengeance. Un détail de plus en leur faveur donc, un groupe aussi intelligent dans leurs textes (même si la la forme n'est pas exceptionnelle) que dans leur musique. A ce tableau je ne peut pas apporter qu'une seule touche negative, la longueur de l'album et le manque de variation le rend un peu monothone vers la fin. Toutefois, sur huits chansons, aucune trace de mediocrité ne parait et je ne peut donc pas m'empecher de recommander cet album a tout amateur des qualités susnommés.

Wednesday, April 26, 2006

Fall of the Bastard & Book of Black Earth - Split EP (2005)

Si on veut vraiment être credible quand on fait du black metal, il y a des régles a respecter. D'abord, venir d'un pays ou il fait très froid, ça aide. J'attends d'ailleurs le jour ou arrivera un esquimeau black metalleux, la norvège n'aura qu'a bien se tenir. Ensuite il faut enregistrer chaques instruments avec du materiel en très mauvaise état ou faire attention a ce que le son ne sois pas parfaitement audible, donc virez Tue Madsen de votre liste de producteur a considerer si tel est le style que vous souhaitez aborder. Et puis enfin, si vous vous voulez être completement necro, ne formez pas un groupe, formez un duo ou faites de la musique seul. Si je suivais ces principes a la lettre je devrais alors vous dire que Fall of the Bastards et Book of Black Eearth sont de très mauvais groupes. Ils viennent des Etats Unis, forment tout deux des groupes avec plus de deux membres et leur production, sans être eclatante de puissance, a la Emperor, est très honorable pour un petit label. Non, il n'y a quelque chose qui cloche, ces deux la ne devraient pas être aussi bon. Mais pourtant, ils le sont, et très même.

Fall of the Bastard d'abord acceuille le spectateur avec des arpèges rapides et flamboyant sur une guitare acoustique pour ensuite laisser la place a des riffs glorieux, typiquement black metal, mais pas depressive ni extremement haineux pour autant. Tout comme Emperor, mais sans les clavier et les arrangements classiques, Fall of the Bastard exerce dans le millieu du black metal sans pour autant chercher une atmosphère particulière mais en composant de bonnes chansons avec de très bons riffs. Le groupe qui me semble être le plus convenable pour faire une comparaison serait Nafglar mais les mélodies et la vitesse ne sont pas des préoccupations essentiels dans ces trois titres. Il y a juste un peu plus de mélodies que dans la moyenne des groupes de black metal et beaucoup moins de brutalité outrancière.

Book of Black Earth ensuite est composé d'anciens membres de Teen Chthlhu, un obscure groupe de hardcore qui usait de clavier afin de se moquer un peu de l'attitude des groupes de black metal symphonique (c'était aussi, parait il, un des groupes préféré de John Peel, le regretté dj de Radio One). Pas de mosh part a l'occasion pour cette nouvelle incarnation mais toujours un peu de clavier avec encore une fois une comparaison possible avec Emperor, d'autant que les riffs sont beaucoup plus épiques et moins mélodiques. Ce qu'il y a de bon dans Fall of the Bastard et dans Book of Black Earth c'est le dedain complet que peuvent avoir ces deux groupes pour toutes les critiques et les défauts des groupes de black metal traditionnels. Le genre pratique est maitrisé a la perfection mais les influences ne ressortent pas exagerement et on finis par avoir juste sous la main deux très bons groupes et cinq excellentes chansons dont on ne se lasse pas d'écouter. Mieux encore, ces groupes ont l'air de s'eclater en jouant et de combien de groupes peut on dire ça aujourd'hui ? Toutefois, les meilleurs choses ont une fin et c'est sur quelques notes de guitares acoustiques interrompus très vite par les clavier et la batterie que les derniers riffs sont executés et que ce EP se conclut. On en voudrait bien sur plus mais voila le problême, Fall of the Bastard a déja un album sous la main mais il est épuisé. Quand a Book of Black Earth ils ont un aussi de près mais cherche un label. N'y a t'il donc pas de justice dans ce monde ? Gardez l'oeil bien ouvert sur ces deux là, ils le méritent.

Peeping Tom - Peeping Tom (Ipecac) 2006

Le mot "pop" a, dans le monde de la musique, une connotation marchante. On designe comme pop les groupes qui font tout pour se vendre car ce qui est pop est populaire et ce qui est populaire forcement mauvais. N'est ce pas ? Pourtant il y a pas mal d'excellents groupes de pop et ce n'est pas parce qu'ils ont des mélodies dans tout les coins qu'ils vendent des milles et des cents. De même, on peut être underground et être un gros mauvais. Mike Patton, du fait de son statut d'ex Faith no More, est surement encore considéré comme une "célébrité" et ses nombreux fans ne le demontiront pas, sa personne attire l'attention dès qu'on le cite quelques part. Il ne fera pas la couverture de Voici mais vous suivez mon raisonnement. Donc Patton, Mike, multi recidiviste en matière d'experimentations sonores, de mélanges en tout genre et d'explosions bruitistes nous offre son album de pop. Forcement l'oeil est attiré et l'oreille aussi. Comment un homme qui s'est specialisé dans les musiques complexes et aventureuse peut il faire un album de pop sans s'imoler par le feu ensuite ? Je ne sais pas trop mais j'imagine que cet album n'a pas était très facile a faire pour lui du fait de son obsession a maltraiter le format classique des chansons les plus banales.

La musique diffusé a la radio manque generalement cruellement de diversité et de profondeur. Patton est un artiste dont la musique, aussi courte sois t'elle, est remplis de détails et ne deçois jamais l'esprit a défaut de trouver grace auprès des tympans les plus fragiles. Trouver un juste millieu n'est donc pas chose facile mais il l'a tout de même reussis a le faire. Dans le même ordre d'idée que l'album en collaboration avec les X Cutionners ou le deejaying était passé a la moulinette Ipecac, Peeping Tom extrait tout les clichés de la musique populaire actuels pour se les approprié, les tourner en ridicule mais tout en gardant ce coté si sucré et si entétant. Même en ayant écouter qu'une fois une chanson de Madonna ou de Britney Spears vous la retiendrez sans peine. Toutes les chansons de cet album vous feront exactement la même chose et c'est donc a vous de voir si cela vous plait ou si vous preferez éviter cet album comme la peste. Afin de mener a bien son projet des plus excentriques, Mike Patton s'est adjoints, entre autre, les services des membres de Clouddead (Dose One, Odd Nosdam et Why ?), Dan the Automator, Kid Koala, Amon Tobin, Massive Attack ou encore Nora Jones. Chacun apporte son talent particulier a la chanson qui lui est adjoints mais n'allez pas croire que ceci est un album de collaboration car leur touche est toujours milimitré pour que Patton reste le seul maitre a bord.

Du coup, alors qu'on peut attendre beaucoup de la rencontre entre Dose One et l'homme que j'ai déja nommé trop de fois dans cette chronique, celle ci se fait dans un format precis et n'est donc pas aussi folle qu'elle aurait put l'être. Et au vu du résultat de celle ci tout comme de la rencontre avec Kid Koala (sur Celebrity deathmatch) ou avec Odd Nosdam (sur Five seconds) on est en droit de vouloir s'agenouiller devant ces hommes pour leur demander de ne pas attendre aussi longtemps pour collaborer ensemble une nouvelle fois. Bref, ceci dit, il n'y a que peu de chansons decevante et malgrès la rigueur du contexte vous n'aurez que peu d'occasions de faire se reposer vos lèvres tellement elles ont d'occasions de sourires. Peeping Tom est un album qui sors au bon moment. Intelligent mais mémorable et très accessible, les rythmes entrainants, les references au soleil, a la fête et au sexe sont là pour rendre votre été des plus agréables. Ce n'est pas vraiment le genre d'accroche auquel on pourrait s'attendre pour vendre un album sortis chez Ipecac mais c'est bien là la stricte vérite. Peeping Tom assassine la pop actuelle mais la porte en étendart en l'oscultant sur toutes les coutures. Pas mal de scratchs, beaucoup de battement et de petits effets que ne renierait pas Timbaland (le producteur de Aaliyah et de Missy Elliot) ainsi que des lignes mélodiques que Justin Timberlake aurait bien aimé trouvé avant ce cher Mr P. Tout ceci pourrait même arriver en haut des ventes de disques avec des titres ultra efficaces comme le precedemment nommé "Celebrity deathmatch" , "Mojo" (avec Rahzel de the Roots et Dan the Automator, un autre homme aux milles projets) ou l'irresistible "Sucker" en duo avec Norah Jones. D'ailleurs, a propos de ce dernier, ce serait bien étonnant si celui ci ne faisait pas parler de lui comme étant la curiosité a ne pas manquer. J'irais même encore plus loin en proclamant celui ci comme étant le single qui a le plus de chance de plaire a un très large public. Peeping Tom pourrait être un hit surprise qui debarquerait dans le monde de la pop mais rien n'est moins sur. Ce qui est une certitude par contre, c'est qu'avec ce disque, Mike Patton reussis son paris a peu près sur toute la ligne et que même si toutes les chansons ne font pas l'unanimité il n'y a pas non plus de raisons de se boucher les oreilles a un moment ou un autre. On passe du très écoutable, au passable jusqu'a l'excellent et il n'y a finalement pas de raison logique de s'écarter de la route de ce rouleau compresseur sonore pour lui preferer quelque chose de plus avant gardiste. On a pas forcement besoin de faire marcher son cerveau a bride abattus pour apprecier un album.

Friday, April 14, 2006

Ocean - Here where nothing grows 2005

Le commandant Cousteau, paix a son âme, aurait été plus habilité a rédiger cette chronique que je ne le suis mais les communications avec l'au delà étant ce qu'elles sont, c'est bien moi qui serais votre guide pour découvrir cet album et ce groupe. Pourquoi Cousteau ? Et bien car celui ci aurait été bien plus a même de dire si la musique de Ocean avait beaucoup en commun, ou pas, avec les fonds sous marins qu'il a arpentés pendant une grande partie de sa vie. Moi même j'aimerais bien plonger dans les abysses sous marins afin de découvrir un peu ce territorire que l'on dit encore trop inexploré par l'homme. Et après avoir écouté "Here where nothing grows", cette envie s'inscrit un peu plus dans mon esprit, et en même temps je la repousse avec encore plus de vigueur. Pas uniquement car je n'ai pas les conditions physique pour plonger aussi loin dans la mer mais aussi car je ne suis pas sur d'être aussi dans les conditions mentales necessaire a supporte une telle découverte. Ah, les conditions mentale, le voila l'eternel refrain des critiques de disques qui se veulent profonde et complexe. Ce disque est tellement fou qu'il vous emmenera a l'hopital. Oh la jolie phrase. Sauf qu'avec Ocean, et bien ce n'est pas totalement faux.

Ocean n'est pas un groupe de fou. Ce n'est pas un diable de tasmanie ou un Bugs Bunny épileptique qui ne sais plus ou donner de la tête. C'est un bête massive et concentré sur une seule chose : Le Noir. L'obscurité la plus profonde jaillit des cordes dès la première note et l'enchainement des frappes sur la caisse claire et des etourdissantes explosions de guitares prolonge l'agonie pendant de longs moments. Trois chansons de 20 minutes en moyenne, de quoi vous assomer aussi bien qu'une dose d'opium que l'on fumerait tout au fond d'une grotte avec le seul ronflement du vent contre le paroi comme compagnon. Ocean n'est toutefois pas un groupe experimental et des parallèles sont possible avec les druide de l'eglise de SunnO))) ainsi que les moments les plus atmosphériques de Isis (période "Oceanic". Sauf qu'a l'inverse de Isis qui rayonne de lumière entre des passages plus lourd, Ocean emprunte a SunnO))) cette même obsession pour le lourd et le noir charbonneux pour ne pas laisser le temps a son auditeur de prendre son souffle. Tout n'est pas que violence non plus, ce serait bien trop simple si l'on ne faisait que s'enchainer des riffs et des riffs. On s'habitue bien trop vite aux riffs gras et si il n'y avait que ça, il finirait par ne plus apparaître a vos oreilles. Pire encore, il deviendrait agréable.

Mais voila, Ocean ne fait pas que dans le riff gras et interrompt son attaque sismique par le biais des instruments electriques pour les laisser reposer et joue alors avec des passages uniquement dédié a la section rythmique. Pas de drum fills a l'horizon, ne vous faites pas d'illusion, Ocean n'est pas un groupe ou l'on fait dans la demonstration technique. Les notes s'étirent et dessinent des riffs et des semblants de mélodie a une vitesse pachydermique. Assez vite pour que vous ne vous endormiez pas, assez lentement pour que ce ne sois que fredonnable ou alors seulement au même rythme que les derniers râles d'un homme agonisant. Ce n'est pas très attrayant dit comme ceci mais ça deviens beaucoup plus fascinant si l'on aime les experiences complètes et profonde. Le genre de disque que l'on écoute avec le plaisir de voir se dérouler un monde original au fil des secondes mais que l'on a bien du mal a acceuillir avec le même plaisir qu'une petite mélodie simple qui vous met de bonne humeur le matin. Il n'y a pas d'heure propice à écouter ce genre de musique, sois vous aimez cela et l'envie vous prend n'importe quand. Sois vous ne supportez pas et vous n'accepterez de rester plusieurs minutes (et encore moins une heure) en compagnie de musiciens dont l'obsession est d'expurgez de leurs instruments un marécage sonore aussi devastateur et profond qu'il est vénéneux et fascinant. Beaucoup de grands mots, encore une fois, mais quand on aime on ne compte pas et il y a de quoi être attiré par un bête aussi étrange qu'elle est rare dans le monde de la musique extrême.

Monday, April 10, 2006

Craft - Fuck the universe (Carnal Records / Southern Lord) 2006

Dans le millieu un peu underground, il est de bon ton de dire du mal de Southern Lord et de tout ce qui touche de près ou de loin à ce label. SunnO))) est un groupe pour les attardés mentaux qui lisent les Inrocks (ou en Version Anglaise, Q) et tout ce qui est associé au monde du black metal (Leviathan, Xasthur, Craft) n'est qu'un ramassis de vieux clichés sans interets. En clair, ils ne sont pas true. Honte sur vous qui osez penser du bien de ceux là, vous ne serez jamais admis au sein des seins de la scène underground. Tout du moins c'est ce que j'ai crut comprendre des reflections qui m'ont été colportés dans les quelques chroniques que j'ai lut au sujet de Craft ou de Twilight. Pourtant, bien que Southern Lord distribue cet album, il n'a pas grand chose a voir avec les artistes susnommés mais avec une version moins primitive de Darkthrone si ils n'avaient pas que deux riffs par chanson (ce qui n'est pas une critique en soi, j'aime beaucoup Darkthrone) et si le but n'était pas de créer une ambiance mais d'écrire une bonne chanson. Une "bonne chanson", voila une expression honteuse pour bon nombre de groupes de black metal. Car qui dit bonne, dit positif et pourquoi être positif quand il y a tellement de choses sur lesquels ont peut cracher son venin ?

Cependant, ont peut être négatif mais ne pas être depressif. Je m'imagine mal un barbare faire son travail quotidien de desoçage d'enemis avec dégout. Si l'on veut detruire la planète, on y met du coeur. Or, comme le précise le titre, "Fuck the universe", nous ne sommes pas là pour avoir peur du monde environnant mais pour le pietiner sans aucune discrimination. Voila un programme que l'on nous a déja servis du soir au matin et qui ne va pas faire grand chose pour attirer l'attention des plus aguerris au monde du black metal. Oui, vous voulez tous les tuer ces gens, nous le savons, mais n'y a t'il pas dans votre CV quelque chose de plus qui puisse nous donner envie de dépenser un peu de notre argent durement gagné dans votre album ? Et bien oui, il y a de bonnes raisons, des chansons. Se proclamer destructeur de l'humanité c'est une chose, mais écrire un enfiement de riffs tous aussi excellent et mémorable les uns des autres afin que chacun puisse avoir de quoi écouter pendant que les enfants et les femmes hurleront de douleur sous les coups répétés de votre hache, voila de quoi ravir tout ceux qui étaient fatigués de la violence aveugle, certe bourré de haine jusqu'au trognon mais pas foutus de rendre interessant un album de moins d'une heure. Le seul défaut de tout cet étallages de point positif c'est que "Fuck the universe" a beau être un très bon album de black metal, ça reste un album de black metal. Craft ne va pas vous faire changer d'avis par rapport a ce genre si vous le connaissez déja un peu mais ils auront au moins le mérite de plus toucher les preilles de ceux pour qui l'ambiance dans une chanson de black metal est une chose qu'ils n'ont jamais saisis.

Car qui a besoin d'ambiance quand on execute des chansons de taille variable (de 2min à 7min) avec autant de maitrise que les grands maîtres de la chanson accrocheuse que sont Satyricon (période Volcano) oun Darkthrone sans jamais lasser ces oreilles que plus aucun blasphème sonore ne choque. Toutefois, des passages ténébreux il y en a mais ils ne durent jamais assez longtemps pour que l'on ne regarde pas le temps tourné avec une folle envie de faire avancer l'aiguille. L'enregistrement laisse de la place a tout les instruments et procure la densité necessaire a chacun pour ne pas perdre l'aspect rugeux necessaire a ce type de musique sans que la distorsion ne prenne jamais le dessus. Un album produit de main de maître ou chaque instrument possède un ton naturel et très agreable. Que dire de plus ? Franchement, pas grand chose et c'est bien là l'antinomie de cet album. Il est bon, il est même excellent mais tout en ne dérogeant pas aux régles du genre il tire son épingle du jeu en étant "simplement" meilleur que beaucoup de ses congénères. Reste a voir si ce type de son vous plait ou pas, mais une fois que le terme black metal a dut être lus au cours de cette chronique vous avez surement dut vous faire une idée sur la musique de Craft, et cette idée est probablement bonne a l'exception d'une chose : Vous ne repartirez pas desorientez de cette écoute mais avec des tas de riffs coincés dans votre tête et même une ou deux accroches bien placé. Un album qui ne réinvente rien mais joue tellement bien avec les régles en place que l'on ne peut pas l'en blamer.

Tuesday, April 04, 2006

Unearthly Trance - the Trident (Relapse Record) 2006

L'année 2006 déja entammé, j'attendais beaucoup d'excellents albums et rien ne venaient encore me bousculer autant que le flot de bonnes et d'excellentes surprises dont étaient constellés l'année 2005. Quelques bons album sortis en 2006 déja, c'est vrai, mais pas encore d'albums que je pouvais regarder comme un futur classique qui marquerait cette année. Jusqu'a maintenant, et celui ci ne risque pas de passer inaperçus. Déja auteur de deux sombres et magnifiques brulot de doom bien lent parus sur Rise Above, le power trio d'Unearthly Trance ne sais pas s'arrêter sur ses laurier et plonge encore plus loin dans les abysses pour un album poignant, plus mélancolique, plus rageur et même tout simplement plus beau que le déja merveilleux "In the red". La rage norvegienne présente en seconde lecture est toujours là mais elle fait aussi un peu de place a une influence moins nordique, celle de His Hero Is Gone, groupe de hardcore culte dont le son lourd et vile n'avait pas besoin de regards macho ou de faire de grands moulinet pour paraître plus dangereux que beaucoup de groupes de metal. L'héritage qu'ils laissent à Unearthly Trance se traduis par des rythmes hardcore et ce même cri de douleur déchirant et communicatif.

Il est plaisant et si commun de se drapper de mélancolie pour exprimer une douleur aussi profonde qu'une flaque d'eau et l'honneteté de la musique en prend alors un coup. Unearthly Trance par contre, c'est tout autre chose. La tristesse du jour c'est celle que l'on ressend quand on perd son porte monnaie chez un ami lors d'une soirée. Pas de quoi en faire une chanson et de hurler sa douleur sur tout les toits, mais certains ne s'en privent pas. Avec Unearthly Trance, la douleur évoque des sentiments par contre beaucoup plus fort. L'abandon et la douleur personnifié par un chant plaintif comme celui d'une ame perdu tandis que ces hurlements remplis de rage évoquent ceux d'une âme noircis que l'on aurait laissé seule pendant bien trop longtemps et qui déclamerait aujourd'hui toute ce qu'elle a enduré jusqu'a maintenant. Cependant, la musique ne se perd pas en elucubration cathartique et est devenus aussi plus direct. Les chansons sont plus courtes et la frappe clair de la batterie, démultiplié par une production qui permet a chaque frappe d'être entendu clairement, procurent une énergie bien plus primaire que celle des albums précedents qui s'étendaient avec plus de lourdeur et moins de vigueur. "In the red" et "Season if scéance" était des monstres qui s'insinuait lentement au fur et a mesure de chaques chansons. "the Trident" vous saute par contre tout de suite a la gorge pour ne pas lacher prise sur aucune des 9 plages.

Par contre, que l'on ne se méprenne pas, Unearthly Trance est toujours un groupe de doom et ce ne sont pas les paroles recités comme des mantras durant "Scarlet" ou cette succession de de frappe régulière de tout les instruments a la fin de la même plage qui vont démentir cela. De même, toute la première partie de "Permanent ice", la superbe première chanson, est elle très lente et ne trahis pas l'esthetique maladif et depressif du doom. Mais c'est dans la seconde partie que la glace se rompt et explose en éclat sous un assaut régulier pour finir dans un cri de colère a l'image des références cités dans le premier paragraphe. "Permanent ice" illustre très bien cette dualité des ambiances et c'est grace a cette position toujours au bord d'une rupture entre des titres lents et des des déchainements entre hardcore et black metal que "the Trident" se positionne comme une reussite complète qui enchantera surement autant les premiers fans que ceux qui les decouvriront grace a leur association avec Relapse Record sur ce troisième album. J'introduisais ma chronique avec une note de deception vis a vis de l'année 2006, mais avec "the Trident" le doute n'est plus permis, il n'y a aura pas de raison de s'endormir sous peine de passé a coté de si ennivrant supplices. La question reste maintenant en suspend. Est ce que UT peut faire mieux ? Et là j'ai tout de suite un peu peur tellement il n'y a a redire ici et ce sera bien la seule note négative de cette chronique. L'heure n'est de toute manière pas a la projection dans le futur mais a l'appreciation du présent et il y a tant a admirer dans ce nouveau volume bleu et noir.

Label : Release / Relapse Records
note : 18/20
Site officiel
Pays : US
Style : Doom démoniaque
Style global : dark metal / doom

Ecard

Tracklisting :
1/ Permanent ice
2/ Decrepitude
3/ You get what you want
4/ the Air exits/the sea accepts me
5/ Scarlet
6/ Wake up and smell the corpses
7/ Firebrand
8/ Sinself/infinite
9/ Where the unbelievable is ordinary

Sunday, April 02, 2006

Parween - Parween (Musicast Distribution) 2006

Quelle est dure la vie de jeune groupe. Trouver son identité et digérer ses influences pour se trouver. C'est d'ailleurs pourquoi beaucoup editent un paquet un paquet de demos avant de sortir un album. Parce que les érances des débuts ne méritent pas forcement de foncer droit dans le mur avec un album complet, il est souvent bien heureux de se faire connaitre progressivement et de ne pas foncer droit dans le mur en publiant un album qui vous laissera le public trop dubitatif pour être intéréssé et les comptes en banques des membres avec un gros trou qu'ils ne pourront combler grace aux ventes des disques. C'est un conseil que Parween aurait dut suivre et je me demande ce qui a put les pousser a enregistrer un album complet composé de chansons aussi peu originale et bourré de clichés. D'autres s'en sortent tout de même très bien et vendent beaucoup de disques avec des compositions tout aussi mal ficelé mais ce n'est pas une raison pour faire pareille. Oui, je n'aime pas ce disque, et je suis assez dur, mais pourquoi l'être autant et pas un peu tolérant ?

Déja parce que j'ai dut mal à être calme quand chaque seconde d'un album me hérisse le poil mais aussi car il y a des clichés un peu trop gras pour être pardonnable La voix surtout. Chant crié vraiment trop arraché qui ne gagne rien en emotion mais deviens une souffrance auditive semblable a ce que les profs aiment faire pour que les élèves se tiennent tranquille. Faire grincer la craie sur le tableau. Et quand ce n'est pas du cri cela deviens du chant rappelant le pire de la variété française rock. Beaucoup trop forcé donc, quel que sois la voix employé. Heureusement les paroles ne sont pas aussi ennuyeuse mais ne ressorte pas specialement. Pourtant elles sont en français, ce qui est un choix honorable car on s'expose encore plus a la critique dans son propre pays, mais elles n'ont rien de bien notable a part de confirmer que malgrès la tristesse voulus dans les paroles, il n'y a rien de touchant et de mémorable dans tout cela. Le reste des instruments ne fait guère mieux puisque des elements chaotiques et emocore s'entrechoquent dans un fracas de riffs et de rythmes déja entendus. Everytime I Die, quand ils ne s'étaient pas encore confirmés sur "Hot damn" mais sur le très ennuyeux "Last night in town". Converge aussi, un peu. Et puis tout ce que j'ai déja entendu dans des petits groupes d'emocore dont le nom ne m'a pas marqué. Honnêtement je ne suis pas fan d'emocore donc je passe peut être a coté d'une merveille qui plaira aux fans du genre mais cela m'etonnerait que les étrangers a cette scène y vois quelque chose qui puisse leur plaire.

Et puis quand on est jeune et que l'on sors un album dans une veine un peu core on en oublie pas des pointes de metalcore. At the Gates n'est pas au rendez vous, et c'est bien heureux pour eux, mais Parween ne parviens pas a s'empecher de placer des pseudos mosh part. Est ce moi ou ce genre de riffs n'est pas censé être énervé et devrait déclencher des envies de moulinet dans tout les sens ? Non, encore trop faiblard pour motiver l'auditeur. En fait, tout ce que Parween va réussir a me faire faire, c'est éteindre winamp une fois que j'aurais finis de rediger cette chronique. La première ecoute était déja difficile alors la seconde est même insupportable. Et puis la production. Pas trop de densité pour la guitare mais pas une mauvaise tonalité quand même. Ca sers bien le propos et ça conviens au genre. Pareille pour la voix, elle ressord bien, malheureusement, et c'est surtout le chanteur en lui même qui a encore des efforts à faire. Par contre la batterie. La caisse clair a un son acceptable mais cette grosse caisse est une honte. Je me demande même comment le batteur a put accepté ça. Ce n'est même plus une frappe que j'entend mais un cliquetis infame caché derrière les guitares. Pour vous dire, la frappe aurait été plus efficace si le groupe avait remplacé ce son dégueulasse par un claquement de doigt. Je vais arrêter là car ce ne sers a rien de virer dans l'ordurier. Je n'ai rien contre le groupe et peut être qu'ils réussiront a faire mieux la prochaine fois, si il y en a une, mais prenez votre temps nom de dieu. J'ai recemment entendu parler de plus en plus de la génération myspace et ceci est un bon exemple du drame. Des jeunes groupes poussés par leurs amis sans trop de connaissances musicale mais qui ne font que copier leurs influences pour s'ecraser contre la réalité une fois leur album sortis. Oui, votre album est mauvais et je ne peut rien sauver dans tout cela. J'espère tout de même qu'ils finiront par voir le bout du tunnel, rien que pour leur satisfaction personel, parce que pour l'instant tout ce que j'aspire a entendre d'eux c'est le silence à la fin de l'album. Ca au moins c'est supportable.

the Number Twelve Looks Like You - Nuclear.sad.nuclear (Eyeball records) 2005

Nous autres, metalleux et coreux, le savons bien, nous avons de l'humour. Lourd ou fin, il est indéniable et la vie serait bien triste sans lui. Quand on regarde les photos des groupes par contre, cet aspect ne se dégage pas d'une manière évidente de la tête d'enterrement que tirent ces jeunes gens. On dirait même qu'ils essayent d'être méchant, ou alors ils sourient et essayent de faire bonne impression, mais rarement une grimace ni une attitude parodique. L'humour, ce n'est pas le fort des metalleux et encore moins des coreux. the Number Twelve Looks Like You part donc déja avec un avantage, ou un handicap, ils ne se prennent pas vraiment au sérieux. Le nom du groupe, le titre de l'album, les noms des chansons et les chansons en elle mêmes prettent a sourire. Cependant, l'humour n'empeche pas d'être passionné et inventif dans la manière que l'on a de faire de la musique et c'est precisement ce que the Number Twelve Looks Like You reussis a faire bien que les plus conservateur des fans de metal et de hardcore semblent les regarder comme des poseurs visant a faire sourire pour déguiser leur manques de qualités musicale. Or si il y a quelque chose a deguiser ici j'aimerais bien que l'on me montre car "Nuclear.sad.nuclear" n'est pas un album dont on peut rougir.

Avant d'écouter the Number Twelve j'avais entendu les plaintes de leur assaillant. C'est un faux groupe de grind ! Oh non ! Encore un groupe d'emocore tout pourris ! C'est nul le screamo ! Grind, emocore, screamo ? Déja une grosse frontière se trace dans ma tête, ces types ne semblent pas faire les choses comme tout le monde si ils polarisent tellement les opinions qu'ont les placent dans deux endroit si opposés. La vérité c'est que la seule etiquette qui conviendrait à ces six types (deux chanteurs, deux guitaristes, un bassiste et un batteur) est un mélange entre Dillinger Escape Plan, Between the Buried and Me et the Blood Brothers. Reste a savoir ensuite les quantités de chaque ingredient que l'on verse dans la marmitte pour faire notre soupe. Tout d'abord, si il y a des elements emocore ici ce serait dans les voix arrachés des deux vocalistes mais pas dans les compositions, bien qu'elle peuvent usés de mélodies très typés emo (surtout sur "Remembrance dialogue") . Le reste des riffs est surtout orienté metal avec quelques demonstrations de vitesse, autant sur des riffs thrasisant et power metalisant et quelques breaks qui me rappellent "Calculating infinity". La grosse différence entre toutes ces references qui finiraient par vous faire croire que je parle ici d'un gros copié collé mal foutus c'est que la production laisse de l'espace a tout les instruments et n'agresse pas l'auditeur. Et c'est d'ailleurs pour cela que je faisais plus haut référence a the Blood Brothers (et pas uniquement a cause des deux chanteurs).

Quand a la comparaison avec Between the Buried and Me, elle se justifie par l'electisme des influences et les divers changements d'idées qui s'enchainent successivement au sein des compositions. Toutefois, une fois le bouton play enfoncé, la course a "celui qui enchainera le plus vite le plus grand nombre de riffs" n'est pas lancé car les plages ne sont pas moins des chansons cohérentes malgrès les accelerations de vitesse des doigts des guitaristes, les quelques debordements deathisant (renforcés par un growl gore grind) et une ou deux influences salsa qui pointent le bout de leur nez (nottament durant "Like a cat"). Oui, ceci est un groupe qui n'est pas pret d'être inséré dans une jolie petite case bien carré et il n'y a rien ici qui puissent ennuyer sinon gratter régulierement les nerfs des plus intégristes des fans des genres precedement cités. 12 plages (dont deux interludes, "track four" et "track eleven") s'enchainent et n'ennuient pas l'auditeur. Seules les influences encore un peu trop visible et la constance de l'echange de cris peuvent venir noircir ce tableau pourtant si attrayant. Un peu de voix mélodique n'aurait pas été un mal et la presence de chant sur "Like a cat" (une des meilleurs chansons) devraient servir d'exemple pour la suite de leurs aventures. "Nuclear.sad.nuclear" est finalement un bon résumé des emotions diverses qui se renservent successivement au fil de ce nouvel album et bien que le futur semble très propice a ces americains là, leur effort ici présent est fort agréable a consommer pour peu que l'on n'ai un peu d'humour et l'esprit ouvert.

Thursday, March 30, 2006

the Esoteric - With the sureness of sleepwalking (Prosthetic Record) 2005

Ce que je deteste le plus quand j'achète un nouvel album c'est la bon dieu de languette plastique collé avec deux tonnes de cette fameuse colle dont on vantait les mérites quand j'étais jeune en accrochant un type a un platond. Un peu plus loin, à la deuxième position, se trouve les stickers de publicités. Ceux qui vous annoncent que ce nouvel album est le meilleur de l'année alors que l'on est le 1er janvier ou les multiples citations d'obscures magazines allemand, ou encore, et c'est de ce cas là dont je voudrais parler, les disgretions sur la composition du groupe. Avec des anciens membres de. Sous entendu, si vous avez aimé ceux là, vous apprecierez aussi the Esoteric est un groupe composés d'anciens membres de Today is the Day et de Sunny Day Real Estate donc avec une équation de ce type on devrait se trouver devant un groupe de grind/death/noise/rock. Ouais ... comment dire ... ce n'est pas du tout ça, mais alors pas du tout. Ce n'est pas mauvais, attention, loin de là, mais a l'instar des messages des présentateurs de journaux censés eloigner les enfants des ecrans quand on a droit a des images plus choquantes, et bien je vous l'annonce sollenellement : Si vous aimez ces groupes, vous n'aimerez pas forcement the Esoteric.

Peu d'influences Hardcore a première vu dans ce mélange de groupe et pourtant ce sont des riffs bien hardcore (mais pas metalcore) qui fuse entres les mélodies plutot rock (et donc convenant assez a la reference a Sunny Day Real Estate). Tout de suite, une seule envie, mettre ce CD dans le panier emocore pour en finir vite. Or, ce n'est pas possible, d'une part car l'influence hardcore est joué avec une envie pressante de se jouer des régles sans pour autant trop bousculer la chanson et la rendre agréable et mémorable. Pourtant aucune voix chanté ne fait son apparition et c'est un cri clair et puissant qui tiens le micro, assez clair pour que l'on comprenne la plupart des paroles, mais aussi assez puissant pour que l'émotion brut sois ressenti. Un format peu évident, des cris ecorchés, des riffs hardcore et des mélodies rock, est on en présence d'un individu unique ? Franchement, autant j'aime beaucoup cet album, autant je ne peux pas le regarder comme une petite merveille d'originalité pour la simple et bonne raison que si les mélodies sont excellentes et les riffs bien joués, ce n'est pas encore un cocktail inimitable et il y a un petit gout de déja entendu dans tout cela. Ce n'est pas vraiment definissable mais quand je pense a Beecher et que j'ecoute ce groupe, je vois un trop gros parallèle se former et pas assez de folies (comme les défunts britanniques) pour ensencer cet album.

Par contre, les mélodies vallent a ce disque une mention speciale et cela sans que l'energie, quoi que jamais moshisante ou débordante, ne sois perdus. Des interludes electronique avec quelques relans de trip hop viennent aussi donner une coloration plus moderne et aussi plus originale mais l'on est encore loin d'une véritable inclusion réussis au sein des "véritables" ritournelles et pas uniquement dans les interludes liant le tout. Dommage d'ailleurs aussi que tout sois aussi bien lié car malgrès les efforts pour rendre chaques plages unique, l'émotion à fleur de peau ne cesse presque jamais, hormis dans des moments plus euphorique car laissant place a des effets de guitare de toute beauté, délais et échos laissent alors respirer de fraiches mélodies et brisent le rythme imposés par la voix toujours sur la rupture. Ce flot d'émotion qui rend si frais cet album pose donc un probleme quand il s'agit de differencier les plages et finalement on s'enfile avec plaisir tout cela mais les meilleurs moments de l'album ne sont alors réduit qu'a des moments dans des chansons et pas des chansons unique. Exception faite tout de même "Your new burden", la plus belle réussite de l'album qui démontre le talent de the Esoteric et ouvre une voix pleine d'espoir pour eux quand sortira leur second effort. Pour l'instant il n'y a rien a redire hormis une quête d'identité agréable et parfois surprenante qui confère a ces 13 plages une constante, la qualité et jamais la monotonie.

Wednesday, March 29, 2006

Torche - Torche (Robotic Empire) 2005

Quand on aime le rock and roll avec des majuscules, c'est à dire le rock qui a la classe, le rock qui dur et qui ne ramollit pas a la cuisson et bien on est forcé d'aimer Torche. L'inverse n'est pas possible. Ce serait un peu comme être chrétien et ne pas aimer Jésus. Cela vous rend plus original auprès de vos amis et cela vous donne de la matière pendant les conversations mondaines mais vous finirez toujours pas recevoir des jets de pierre pour avoir oser commetre une telle ignominie. Pourtant, Torche n'est pas encore très connus et pour cause, ce n'est que leur premier album et en plus ils sont signés sur un label assez peu distribué, mais de qualité, Robotic Empire (Kayo Dot, the Now, Pg99). Label qui leur conviens d'ailleur d'autant plus que Torche n'est pas le sauveur du rock and roll comme aime le proclamé Rock and Folk ou Kerrang ! toutes les deux semaines a propos d'un nouveau groupe de jeunes gens qui viennent de comprendre que l'on pouvaient tiré sur une corde de guitare et que cela faisait du bruit. Et n'allez pas croire que je fustige Kerrang ! ou ce type de presse en employant leurs propres armes, ce qui serait le comble de l'hypocrisie. Oui, ma première phrase était hyperbolique mais je doute que vous puissiez la contredire.

Quelle alchimie a bien put être a l'origine de ce groupe ? Ca je n'en aucune idée mais de toute façon je ne suis pas là pour discourir sur des hypothèses mais pour parler d'un album bien concret. A première vue, la pochette ne paye pas de mine et ne semble donner que peu d'indication sur le contenu. Des couleurs chatoiyantes, des fleurs, une explosion de lave ? Et d'abord pourquoi un volcan ? Parce que les volcans sont de bons symbole pour reprensenter l'age de pierre, et de quel age de pierre parlons nous ici ? De celui du metal, enfin surtout de celui du doom, black sabbath en somme. Oui, je parlais d'un groupe de rock au début, mais ne vous y trompez pas, rien n'a changé entre temps. C'est juste que quand on pratique du doom, on est généralement triste. Mais l'arc en ciel et et les fleurs blanches dans le fond trahissent déja le propos, Torche est là pour vous faire sourire. Mais pas un sourire prélude a un rire gras, a moins que ne tenniez une bouteille de biere dans la main ce qui peut très bien convenir a l'ecoute de ce disque, mais un sourire de joie. Celui que l'on sort quand on entend une mélodie terrible vous remuez la colonne vertable et s'insinuez dans vos neurones pour que tout se remue a l'interieur de vous même. Groovy baby ! Yeaah ! Excusez moi cet emprunt a Howard Dean, mais ce groupe le mérite.

Alors qu'est ce que Torche ? Et bien d'abord ce sont des riffs bruts, lourds mais assez mélodique avec une bonne dose de gresillement salutaire mais jamais assez pour en arriver a l'overdose. Torche est un groupe que vous pourriez faire écouter avec votre maman nostalgique de Jimmy Hendrix mais avec un peu plus de decibel. Du coté de la voix, c'est un chanteur a la voix confirmé et toujours mélodique, un peu a la Black Sabbath mais beaucoup moins nassilarde, donc beaucoup plus apte a faire de toutes ces plages des mélopées encore plus entrainante qu'elle ne l'était déja grace au feu sacré de tout les musiciens positionnés derrière lui. Si il ne fallait en entendre qu'une ce serait Vampyro, le futur single repris en coeur par tout le public pendant le concert, un texte original et un peu étrange mais que vous aurez envie de chanter a tue tête. "Harakiri, missionary, vampires own the night, accept defeat and run !". Dommage que tout cela sois si cours. Parce qu'avec 10 titres enfilés sur un peu plus d'une demi heure et un titre final doomien avec un gros riffs gras qui s'étirent cela vous fait un paquet de chansons bien trop courtes. Et pour tant l'inspiration est là mais, semble t'il, les quatres ne veulent pas s'endormir sur leur lauriers et préfèrent ne pas trop repeter ses riffs accrocheurs. On ressort alors de cette écoute avec le sourire et une forte envie de se repasser tout cela une seconde fois.
Certains appelent ça du retro metal, un peu comme the Sword en gros, mais moi j'appelle ça tout simplement un très bon groupe entre le doom et le rock pure et dure.

Tuesday, March 28, 2006

Deftones - Around the fur (Maverick) 1997

Il y a de cela quatre à cinq ans, j'étais un vrai malade de neo metal. Vous pouviez me citer n'importe quel groupe et j'étais au courant de ce qui se passait. La musique me plaisait, l'attitude aussi, rebellion adolescente soufflant bien fort dans mes veines et m'emportant dans ce millieu qui se gargarisait de cette même substance. Mais récuperer une emotion aussi particulière n'est pas donné a tous et il faut avoir un vrai génie a coté de soi pour insérer dans une petite plaquette de plastique cette dose d'adrenalyne mélangé a cette terrible envie de glander et de regarder le monde s'effacer devant soi. Un album y arrive a la perfection et cet album est "Around the fur" des Deftones. Je suis un fan de Deftones, et cela malgrès mon départ de toute musique neo metallique. Je ne regarde plus avec admiration ces artistes mais comme des personnes encore un peu coincés dans une époque. A l'exception d'un groupe, les Deftones, ceux qui ont grandis avec moi et m'ont accompagner dans ses journées ensoleillés ou l'on pouvait marcher pendant des heures sans être importunité par aucune préoccupation. Le futur n'existait plus, seul comptait les Deftones. C'est d'ailleurs pour cela que je pense que cet album n'est pas vraiment écoutable avec autant de bonheur pour quelqu'un qui n'aurait pas vécu avec étant ados car c'est un album adolescent.

Tout comme les plus grandes merveilles de ma discothèque, je peut revenir sur cet album et découvrir encore des sons que je n'avais pas perçus auparavant malgrès le nombre incalculable de fois ou j'ai enfourné ma copie cassette de cet album dans mon walkman. Et ce n'est pas parce que cet album est une folie progressive travaillé jusqu'a l'os avec mille tonnes d'effets mais parce que à travers l'enregistrment de ces sessions on ressend le caractère fugeux et imprevisible des musiciens. Terry Date a dut bien s'amuser pour tenter de concenter ces 4 types sur l'enregistrement, surtout le dénommé Chino Moreno, parait il, et c'est très crédible quand on l'écoute chanter, toujours défoncé a coup de mariejeanne pendant tout l'enregistrment. Chaque souffle lent et suave semble exhaler une bouffée de fumée envoutante tandis que ses cris transpercent les riffs metallique de son compagnon, Stephen Carpenter. C'est d'ailleurs une erreur que de voir les Deftones dans un genre comme le neo metal car malgrès les influences diverses des musiciens, ce sont bien des riffs metal et pas des petites excursions timidement auréolés de distorsion qui sortent des enceintes quand on pousse le volume Encore une grande différence avec leur compère des années 94, pas de pretentions a vouloir être plus que tout le monde, juste être et laisser le reste venir.

On a souvent comparé la musique des Deftones a la marée et ce n'est pas faux. Tout comme l'ocean, le calme fait place a la violence et il suffit semble t'il d'un mouvement d'aile de papillon, ou d'un claquement de cymbales, comme dans "Be quiet and drive (far away), pour que la dynamique reparte comme si elle ne s'était jamais éffacé. Un vrai miracle que l'on doit a la section rythmique exceptionelle de ces quatres californiens, ils avaient beau être jeune et plein d'énergie mais ils savaient exactement quand laisser planer le doute sur leur revirement énergique ou quand s'arrêter pour qu'une ombre plane et attrape l'auditeur comme sur le saisissant "Mascara", doux et séduisant mais ou une pointe de malaise s'installe dans cette conclusion cynique a une bien aimée, Well it's too bad you're married ... to me. Il n'y a pas de formules miracle pour composer un tel album et pas non plus d'equations qui définirait parfaitement les racines de ce son. Des mélodies rock comme les produisent Depeche Mode, the Cure, Failure. Des riffs Metal que la production rend pareille a des grincements de tole contre des murs. Et puis cette basse et cette batterie, présente toujoursavec force et legereté mais toujours avec un dynamisme incroyable. "Around the fur" est indubitablement un enfant des années 90, sauvage et glandeur, a deux doigt de tomber dans le vide mais ricannant toujours accroché a la rampe. Les paroles de Moreno ne laissent pas filtrer de thèmes précis mais l'on y devine le besoin de tout foutre en l'air et c'est exactement pour cela que contrairement a Korn qui n'a pas fait que des merveilles, les Deftones continuent d'être dans le coeur de la plupart de leurs fans de l'epoque. J'ai vécu avec ce disque comme avec aucun autre et je m'y replonge encore non pas avec une pointe de nostalgie mais tout simplement parce qu'il est unique et excellent.

Friday, March 24, 2006

Confessor - Unraveled (Season of Mist) 2005

Confessor est un nom que j'ai entendu depuis plusieurs années sans jamais savoir exactement ce qu'il en retournait. C'est le problême des groupes classiques, ceux dont ont parlent avec de belles phrases gonflés de révérances, on finis par ne plus savoir a quoi ressemble le groupe. Et puis surtout, si il vaut vraiment tout le bien que l'on dit de lui. Applaudis par la critique et jouant la carte marketing des citations de groupes plus neuf que les jeunes connaissent tous bien (Nile, Lamb of God, Pantera) cet album de Confessor avait tout pour intriguer et aussi pour déboussoler l'auditeur curieux que je suis. Qu'ont en commun des groupes comme Lamb of God et Nile a part d'être des têtes d'affiches de leurs genres respectifs. Même chose pour Phil Anselmo dont les projets diverses lui permettent d'être un artiste multi carte et donc inclassable. Qu'et donc Confessor sinon une enigme derrière une couverture aussi étrange que la légende qui cours derrière eux. Et bien Confessor est tout simplement un groupe qui a le potentiel pour être le groupe favoris de beaucoup de gens si ceux la n'ont pas peur de sortir de leurs ghetto et d'accepter une proposition bien différente de ce qui se faisait il y a cela une dizaine d'année et de ce qui se fait encore aujourd'hui.

La hype, encore la hype. Je n'inspire que la hype avec des phrases de ce type mais je certifie que je n'attendais rien de cet album avant de l'acheter et que finalement il m'a donné enormement. Tout d'abord, si vous êtes en posession du premier album (ce qui n'est pas mon cas) il faut vous dire que la voix du chanteur n'est plus aussi haut perché. Enfin c'est ce que l'on repete dans toutes les chroniques de ceux qui ont une connaissance encyclopedique du genre et je leur fait confiance. Sans eux je ne serais pas en train d'écrire cette chronique. Alors qu'elle devait fleurter avec des territoires Bruce Dikinsonien, elle se rapproche maintenant surtout d'une version un peu plus grave de Layne Stayley (Alice in Chains). Derrière ce timbre si particulier se place des riffs presque doom mais joué a la cadense d'un groupe comme Meshugah si il n'experimentait pas autant et laissés parler un peu plus le groove ancestrale qui fait partie des fondations de l'edifice metallique que nous écoutons aujourd'hui. Quand à la section rythmique, et c'est là un des atouts majeur de ce disque, elle est présente et se pose comme aucune autre. J'en veut pour preuve cette frappe dense et varié qui ne s'impose jamais trop dans les compositions mais ne peut s'empecher de surprendre dès que l'on s'arrête une seconde sur les capacités nettement au dessus de la moyenne de ce type qui mérite sa place a coté de Brann Dailor de Mastodon comme étant un batteur qui ne fait pas que soutenir la chanson mais la parfume encore et encore.

Confessor n'étant pas née de la dernière pluie, la comparaison avec Meshuggah est exagéré et elle ne dois pas vous faire penser a une sorte de version plus mélodique de ceux que l'on cite trop souvent en référence pour dissimuler un sevère manque de comparatif. Décalé mais croustillant sont des adjectifs qui devrait vous donner un meilleur aperçus de ce que ce disque vous reserve. Ensuite, bien que la comparaison avec Layne Stayley convienne au timbre de voix, le rythme saccadé, collant a pulsation des baguettes et au groove des médiators, mais toujours mélodique et laissant parfois couler les notes a l'instar du gospel mais avec cependant assez peu de foi chretienne et plus de colère. Une colère toute en patience et en jamais cathartique mais néanmoins présente (sur "Blueprint soul" par exemple) . Cette énonciation si particulière confère a Confessor une particularité de plus pour un tableau de chasse d'ors et déja hors normes. De plus, ils évitent sans peine le piège de l'originalité abusive en confectionnant de vrais chansons aux refrains mémorables et à l'emotion jamais feinte. Je reste un peu bête devant ces 5 trentenaires et leurs musique sans âge née trop tôt à une époque ou les avancés de la musique extrême et metal, d'une manière général, ne pouvait convenir a un public trop axé sur la virulence et pas sur la progression lente et ferme de ces artisans d'un son metal lourd, mélodique et avant tout original. Je n'ai donc qu'une chose a dire en guise de conclusion, merci d'être revenus.

Thursday, March 23, 2006

Caliban - the Undying darkness (Roadrunner Records) 2006

Je n'avais rien contre Caliban jusqu'a l'année dernière. Je savais que c'était un groupe de Metalcore. Je savais que cela faisait quelque temps qu'ils étaient sur le devant de la scène internationale et qu'ils n'en étaient pas à leur première album mais je n'avais pas entendu grand chose. Et puis je les ai vu en concert en première partie de Caliban et là se fut la revelation. Comment avais je put passer a coté de l'evidence en regardant le clip de "the Beloved and the hatred" ? Caliban est le groupe de Metalcore moderne incarné et cela de la première a la dernière molécule de leur être quand ils bougent sur scène et de la première note jusqu'a la dernière mosh part. L'antéchrist en quelque sorte. Parce que je n'ai rien contre le Metalcore de base. J'aime même assez Killswitch Engage et je ne vois pas vraiment d'un mauvais oeil la perspective d'une suite identique a "the End of the heartache". Et pas parce qu'ils sont en grande partie à l'origine de ce son copié maintes fois, mais parce qu'ils savent écrire de bonnes chansons et ont d'excellents riffs. Caliban par contre souffre d'un gout douteux en matière de riffs et de chansons. En fait je me demande si leurs gouts reprehensible ne s'appliquent pas aussi a la musique qu'ils écoutent car il faut tout de même le faire pour être aussi peu inspiré.

Quand on parle de Metalcore on imagine toujours un shéma un peu simplet. Des riffs d'importation suédoise, des rythmes saccadés et puis des mosh part couplet par une double pédale mimant chaque mouvement du guitariste. Et bien Caliban c'est ça. Non, non, je ne suis pas malhonnête. Caliban c'est exactement ça et sur 12 chansons (il y a une reprise de Bjork ausso). 12 bon dieu de chansons de Metalcore aux riffs pratiquement interchangeable. Je me demande comment Anders Friden, pourtant chanteur de In Flames, a put les laisser jouer des riffs aussi mal inspirés de ceux de son groupe. Enfin, ce serait vilain de ma part de ne voir que dans Caliban une copie de In Flames car ils ont d'autres influences. Par exemple dans le riff d'introduction de "Nothing is forever" on sens clairement l'influence Soilwork (et elle revient faire un tour dans le passage mélodique). Et puis tout au début de "It's our burden to bleed" c'est au tour de l'intro de batterie de "Pure hatred" de Chimaira de faire une apparition. Ah, et puis sur "My fiction beauty" cette même "influence" reviens pointer le bout de son nez. Autrement il n'y a que des suedoiseries et des powers chords de tirés jusqu'a ce qu'elle explose et finisse par lasser le pauvre petit chroniqueur que je suis. J'avoue tout de même être partis avec une mauvaise apprehénsion de cet album pensant déja le chroniquer negativement avant même de l'avoir entendu.

Mais franchement, si il y avait eu quelque chose a sauver, je l'aurais entendu. Mais la franchement rien. Pas même les moshs parts ne peuvent sauver cet album des oubliettes ou il tombera quand la mode du Metalcore sera essouflé car elles sont, vous l'avez déja deviné, identique tout au long de l'album. Il n'y a pas plus previsible qu'une mosh part de Caliban. Qu'y a t'il donc a sauver ici ? Les paroles ? Je me viole moi même ? Si si, je vous assure que c'est bien le nom d'une des chansons. Je demande d'ailleurs sollanellement a ce qu'un fan de Caliban (car il semble y en avoir beaucoup) vienne m'expliquer sur le forum le sens des paroles car j'ai vraimetn du mal a croire une seconde qu'il y ait de la sincérité dans ses paroles. Toujours le même genre de cris, toujours la même voix mélodique poussé comme une ritournelle que l'on fredonnerait en allant a l'ecole. Quatre kilomètre a pied, ça use, ça use ... et ainsi de suite. Ce que je retire de positif de cet album c'est que pour un fan de Metalcore tel que l'on aime le vendre au jour d'aujourd'hui il n'y a surement rien a enlever. Pour un fan de musique qui demande des chansons différente et de l'originalité il n'est même pas utile de jetter une oreille. Même la production me fait penser a celle de Adam Duskiewitz ! Alors avis aux fans de Metalcore de base, vous voula servis avec une nouvelle ration. Mais ne vous attendez pas a ce qu'elle soit différente de la précédente.

Impure Wihelmina + Knut + Sons of Saturn au Point Ephémère

Mes attentes par rapport a ce concert était je dois l'avouer assez moindre. J'aime beaucoup Knut mais je ne suis pas très fan de Impure Wihelmina, un groupe qui a le don de me déprimer très vite sur CD. Et pas parce que la musique est mauvaise, loin de là, mais la mélancolie me gagne au fil des plages et je ne suis pas souvent en forme pour me détruire le morale avec un album de plus d'une heure. Quand a Knut le dernier album ne m'est vraiment apparut comme excellent que le jour précédent le concert, un revirement de dernière minute donc. Alors niveau excitation, ce n'était pas trop ça. Et pourtant, alors que je rentrais dans la salle avec la simple envie de me chauffer et aucune véritable attente par rapport aux trois groupes, mon état d'esprit n'a pas vraiment était le même en sortant.

Le premier groupe d'abord, les Sons of Saturn, sont une proposition aux abords peu attrayants a cause d'un coté un peu trop emo dans leur habillement ce qui, bien que l'habit ne fasse pas le moine, projette tout de suite des images négatives dans mon esprit. Alors quand ces quatres jeunes gens, et ils avaient l'air vraiment très jeune (moyenne d'age de 16 à 18 ans a vu de nez), commence a s'exciter sur des rythmes presque chaotique et parfois grind et que les riffs sentent bon l'émotion compressé a cent a l'heure et pas la petite ballade chanté sous la fenêtre, tout de suite cela fait un monde de différence dans ma tête. Et je ne pense pas être le seul a le penser vu que malgrès le manque de réaction du public a leur arrivé les applaudissements se firent entendre entre chaque morçeau, ainsi qu'un ou deux contestaire, dont un manifestement imbibé d'autre chose que de la grenadine et se révélant assez amusant finalement. Se situant dans une veine similaire a the Number Twelve Looks Like You ou Orchid, Sons of Saturn a beaucoup d'atout pour convaincre et possède déja de l'énergie a revendre et des chansons agréable même pas si exceptionellement mémorable. Petit défaut tout de même, le chanteur a un accent anglais éxécrable et il faut absolument qu'il n'essaye pas de chanter tout seul sans les instruments. Il ne l'a fait qu'une fois, heureusement, mais en matière d'émotivité ce n'était pas la joie. Un groupe a ne pas eviter et même à suivre.

La tournée de Knut et d'Impure Wihelmina étant la tournée des amis, l'ordre de passage ne fut pas celui attendu puisque c'est Knut qui passa en second et Impure Wihelmina qui conclus la soirée. Mais de quoi tu te plains petit con, pourriez vous me dire, ils ont joué autant de temps tout les deux, non ? Oui. Mais Knut c'est Knut. Et Impure Wihelmina c'est Impure Wihelmina. Bien qu'ils soient tout les deux originaires du même coin leur son n'a rien a voir et de ce fait, le changement radical d'ambiance entre les deux têtes d'affiche n'est pas vraiment pertinent, surtout quand l'un est un rouleau compresseur sonore et l'autre une entité plus intimiste et plus rock. Donc, quand Knut entra en scène et débuta son set avec un son bien immense et etouffant, vous aurez compris que mon avis par rapport a cette soirée venais de changer du tout au tout. Rester immobile face a un concert de Knut se situe dans la catégorie des choses impossible a réaliser. Car sois on rentre totalement dans ce mur de son et on oscille au moins un petit peu la tête, voir le corps, ou alors on déguerpis sous une table en attendant que l'ouragan sois passé. Ce n'est pas parce que Terraformer est un album au son plus organique qu'il est plus calme et moins etouffant que Challenger.

De surcrois, alors que je m'attendais a ce que la présence du chanteur ne se fasse pas trop sentir, son attitude Mitterandienne ("la force tranquille") pendant le set ne baissa pas d'un poil.Comme quoi il n'est pas necessaire de bouger de long en large sur le devant de la scène pour en imposer. Le reste des musiciens est tout aussi peu enclins a sauter dans tout les sens mais quand on interprete des riffs monolithiques et destructeurs comme ceux là, on peut se permettre de laisser la musique parler sans avoir besoin de prouver quoi que ce sois d'autre. D'une manière générale, ce concert m'aura appris quelque chose sur Knut. Alors que sur album ont peut toujours s'evertuer a les comparer a d'autres entités, sur scène ils sont insaisissables et méritent toutes les acclamations que l'on a put leur offrir ce soir, et surement même encore plus. Malgrès la densité et le caractère unique du groupe, le public applaudit ses héros et ils reviennent alors bien vite après la fin du set pour un rappel constitué de deux titres de Challenger. Encore plus violent et joué avec une facilité deconcertante, ces deux morçeaux achèvent de me convaincre quand a la necessite de voir et de revoir ces types la sur scène. Merci d'avoir changer d'avis et de recommencer a tourner.

Après une telle prestation, vous en conviendrez qu'il était difficile d'enchainer avec quelque chose d'encore plus énorme. Alors pour Impure Wihelmina ce n'était pas gagné que de passer après eux ces géant suisses, et j'avoue avoir eu très envie de rentrer me coucher après la prestation de Knut tellement elle m'avait mis sur les genoux. Mais par respect pour eux, et aussi pour pouvoir écrire cette chronique, je me suis armé de patience et j'ai fait en sorte d'être le plus attentif possible. Moins Hardcore, moins technique, plus intime et plus mélodique, Impure Wihelmina est aussi un groupe a part car leurs chansons aux mélodies douces et amères ne laissent pas de trace identique a celle d'autres chansons que j'ai déja put entendre. Le poste de guitariste chanteur est honoré avec brio et bien que la voix crié de celui ci ne sois pas aussi intense en émotion comme elle peut l'être sur album, il reste tout de même de bien belles mélodies a se mettre dans les oreilles. Toutefois, les amateurs de mélodies sont plus rares que les fanas de brutalité puisque la salle se vida assez pendant leur set. Encore un défaut de faire jouer deux groupes très différents l'un a la suite, il est encore plus ardus de convaincre des fans de l'autre groupe de la qualité de sa propre musique quand on est aussi différent.

N'empêche que malgrès toutes mes craintes quand a ma resistance physique je n'ai pas eu trop a me convaincre de rester ecouter bien que je ne sois pas un fan de leur musique. Cependant, tout comme Knut se revèle véritablement sur scène, Impure Wihemina perd un peu en emotion mais gagne en dynamisme en étant tout simplement plus rock et plus brut. La technicité n'était de toute manière pas leur point fort et qu'importe si les chansons ne sont pas parfaitement retranscrites sur scène quand la conviction de jouer une musique qui leur plait manifestement est bien présente dans chacun d'entre eux. Et puis au moins je ne suis pas sortis de la salle la larme a l'oeil mais avec le sourire de contentement de celui qui viens d'assister a des representations aussi complètes les unes que les autres. Dommage tout de même que le son des guitares ne laissait parfois pas assez filtrer les mélodies par rapport a la distorsion des riffs les plus lourds. Alors voila, au final nous avons deux émotions bien différentes et des groupes aux personalités bien taillés quimérite tout les deux autant d'être vue sur scène. Le choix de les faire apparaitre sur la même affiche dans la même soirée etait discutable mais au final ce sont la bonne humeur (plus de blast ?) et la musique qui gagnent.

Wednesday, March 22, 2006

Lacuna Coil - Karmacode (Century Media) 2006

Nightwish sans chanteuse, Evanescence au fond du trou, les hauts de charts sont donc totalement ouvert a Lacuna Coil et il n'y a pas de doute qu'avec ce nouvel album cela arrivera sans peine. Fort de plusieurs années sur les routes, les italiens ont mourris et savent placer leurs billes là ou il faut pour que leurs compositions soient des hits sans pour autant que l'on les classe dans la catégorie des vendus. En effet, suite a la sortie de "Comalies" je me souviens avoir lut un interview de Christina Scabbia ou elle semblait assez choquée que l'intervieweur lui demande si son groupe allait devenir plus pop maintenant que les possibilités de vendre plus a un public déja récéptif a un mélange de chant féminin / masculin sous fond de guitare lourde étaient encore plus grande. Un nom fut la réponse de la chanteuse qui affirmait que le futur du groupe était dans un son encore plus heavy au fur et à mesure des albums. Et elle n'avait pas mentis la belle. Plus heavy et plus mélodique, la voila la ritournelle que sortent beaucoup groupes quand on leur demande comment sera leur prochain effort. Et dans le cas présent, c'est surement l'explication la plus simple mais aussi la plus honnête qu'ils auraient put fournir. Maintenant voyons voir le reste.

Dès les premières notes la guitare se fait déja plus sentir ainsi que la voix masculine. Sur "Comalies", le seul autre album de Lacuna Coil que j'ai entendu à ce jour, la voix de Mademoiselle (ou madame, je ne me tiens pas au courant de la rubrique potin) Scabia se posait un peu trop souvent comme un ballon dirigeable sur le reste des instruments. Le résultat était loin d'être inécoutable, mais il fallait tendre l'oreille pour que les guitares se fassent plus sentir. Là la production met tout le monde sur un pied d'égalité, autant les guitares que la basse ou les deux voix qui ont toutes les deux le droit de cités pour envelopper encore mieux ces chansons, certes assez pop, mais tout de même encore assez metal et tout de même très bien écrite. De même, alors que "Comalies" avait des consonnances gothique, un je ne sais quoi de mélancolique dispensé a dose thérapeutique, "Karmacode" se veut plus positif mais sans être pour autant enjoué. Attention, je ne veut pas dire pour autant que le groupe est devenus plus gentillet et tiens a tout prix a vendre. Loin de là, je pense que si ils avaient voulus emprunter cette voix là il y a beaucoup de choses qu'ils auraient put se dispenser de faire, surtout au niveau de la production comme je viens de l'expliquer. Mais ce que je retiens de cet album, malgrès mon manque d'interet pour ce style, ce sont les petits détails insérés par les instruments qui montrent bien que tout cela n'est pas un vulgaire copié / collé enfilé en deux temps trois mouvements a coup de pro tools mais un album bien réfléchis constitué de chansons dont ils peuvent être fier.

Enfin, fier ... dans une certaine mesure. Il y a tout d'abord ces riffs groovy évoquant une sorte de neo metal un peu plus couillus qui n'est pas fait pour me plaire. Mais bon, cela s'accorde bien avec les autres instruments donc pourquoi aurait il chercher a faire des riffs plus Metal "classique" ? Par contre quand l'ensemble se fait plus pop et un peu rythmé ça ne passe pas aussi bien comme sur le "pas très inspiré" "Within me" ou quelques accords basiques de guitares acoustiques sans grand intérêt palissent de honte entre des titres très efficace comme le premier single, "Our truth" ou "To the edge". A l'opposé de ce moment doux mal foutus on trouve par contre une autre réussite, le surprenant "What I see", plus violent mais toujours très accrocheur, qui m'a fait relever le nez de surprise quand je l'ai entendu débarquer après l'interlude / introduction qu'est "You create". Lacuna Coil ouvre la voix vers de nouvelles idées ou des petites variations au fil de cet album et ce n'est pas un mal. Les petits bouts d'electroniques, qui me font penser a ce que In Flames incorporent maintenant au détour de certains riffs, sont très synthétique mais s'accordent parfaitement avec la surproduction de l'album. Mais bon, c'est de Lacuna Coil dont on parle, pas d'un groupe de Brutal Death Metal.

Et d'ailleurs, même en ne voyant cet album que comme un compromis entre le monde de la pop et du metal, il n'en reste pas moins que la plupart des chansons sont très bonnes et montrent une évolution lente mais net dans leur carrière. Le problême majeur c'est que toutes ne sont pas des réussites et que certaines idées tombent un peu a plat comme ce solo très mal foutus dans "the Game" et une reprise de "Enjoy the silence" de Depeche Mode assez personel mais pas non plus mémorable, d'autant plus qu'elle conclus "Karmacode" sur une note en demi teinte. Et c'est bien dommage car le reste de l'album, surtout sa première partie, vaut très largement le coup. Bon, ça ne va pas conquérir de nouveaux fans de metal à mon avis, mais la course vers le sommet continue pour eux et ne risque pas de s'arrêter avec ce nouveau chapître. Le simple fait qu'ils aient accomplis cet album sans faire de compromis pour autant est déja très honorable dans un monde ou la musique populaire se résume à des accords basiques répétés sur tout un album. Ce "Karmacode" n'est peut être le meilleur album du groupe, je laisse les fans faire ce choix, mais il y a tout de même de très beaux morçeaux ("Our truth", "What I see", "In visible light"). Dommage que ce ne sois pas le cas pour chacun d'entre eux.

Tsjuder - Desert northern hell (Season of Mist) 2004

Il y a beaucoup d'excellentes sorties Black Metal en ce moment et cela pour tout les gouts. Que l'on sois attiré par la violence pure et dure, les innovations vers des territoires encore plus malsains ou le true black metal a l'ancienne vous avez de quoi faire. Le problême est que quand on se retrouve face a une enième pochette representant trois types maquillés en noir et blanc, un nom difficilement prononcable du premier coup et un packaging bateaux, alors qu'a coté trone des sorties autrement plus attrayante visuellement comme les albums de Deathspell Omega ou Enslaved, on aura surement tendance a ne pas prêter attention a ces trois lascards qui veulent surement faire revivre les soirées endiablés au coin du feu des églises embrasés. Oui, les stéréotypes c'est mal et vous me le copierez cent fois pour demain. Tsjuder, déja auteur de deux albums et de plusieurs démos et EP, signe sur Season of Mist un album que les puristes du metal extrême n'oublieront pas de si tot. Pourquoi utiliser le terme de metal extrême plutot que de black metal dans le cas présent ? Et bien car bien que tout sois présent ici pour faire un excellent disque de black metal, ce serait se voilé les yeux que de les ranger dans ce domaine tant ce n'est pas une atmosphère black metal mais tout simplement un excellent album de metal dont il s'agit ici.

Le black metal est une musique de conviction mais surtout d'atmosphère. Or, ce Desert northern hell sonne surtout a mes oreilles comme un album glorieux avec lequel on pourrait partir en guerre, une atmosphère épique qui ne ressemble donc pas aux rafales de vents glacés des premiers Darkthrone, groupe auquel on les comparait parait il auparavant (cf leur page sur Wikippedia). Je n'irais pas non plus jusqu'a faire un lien direct avec des groupes plus mélodiques comme Dissection ou Nagflar mais il est indéniable que ce que l'on retiens le plus ici ce sont les riffs démoniaque ou diablement efficace qu'une quelconque atmosphère froide et malsaine malgrès que le temps ne sois pas non plus a l'accalmis. Alors qu'un groupe comme Nafglar manque un peu de conviction quand ils evoquent Satan et les milles tourments que l'humanité subira quand les jours de son régne arriveront, Tsjuder ne manque par contre pas de conviction dans la démonstration de toute la rage qu'ils ont dans le ventre et la déverse dans des chansons toute plus efficaces les unes que les autres. Et puis la production est loin, bien loin, d'un raclement perdus dans un tombeau. C'est un cliché de dire que les productions des groupes de black metal sont mauvaises en général mais c'est tout de même important de le préciser ici que tout est fait pour que chaques riffs resplandissent avec le plus de puissance possible (sans tomber dans les excès d'une surproduction qui rendrait tout cela moins naturel).

Si il y a un groupe auquel je pourrais justement comparer Tsjuder ce serait Immortal vu leurs passions communes pour les riffs éfficaces a défaut d'avoir une émotion particulièrement etouffante. Ce qui peut être etouffant par contre c'est le rythme soutenus de la batterie, car malgrès des passages plus calmes, nottament vers la fin de "Ghoul" ou durant "Unholy paragon", elle manque un peu de variété. Mais bon, comme ceux ci le disent bien sur leur site officiel "Tsjuder plays raw and brutal black metal" donc pas de raison de vouloir calmer le jeu ou experimenter trop dans le domaine qu'ils se sont reservés. Reste quand même ce morçeau plus punk que j'ai pris pendant pour une reprise de Motorhead, et qui comporte un refrain assez peu traditionnel pour du black metal : "Come on baby, raise your knife". Raise your knife je veut bien, mais Come on baby ? Pas que ce morçeau sois parodique et décridibiliserait le reste mais ça me surprend assez pour le noté et pour souligner donc ce que je disais precedemment. Tsjuder joue peut etre uniquemetn du black metal brutal mais ils ne foncent pas non plus comme des abrutis. Il y a de la passion pour le Metal extrême dans ce disque et de quoi satisfaire quiconque apprecie le metal pour sa violence intense et ravageuse, sa rage sans compromis et puis ses riffs nom de dieu, ces riffs ! Aucun doute n'est a avoir sur la qualité de compositeurs de ces types la. Quand ont sait écrire des chansons toutes aussi excellentes qu'importe leur durée, de 3 minutes et des poussières a 11 minutes, ont mérite d'être mentionné à coté des plus grands.

Tuesday, March 21, 2006

Däm - Purity [the Darwinian paradox] (Candlelight) 2005

A l'origine le Death Metal était une forme de Métal plus violente et technique que le Thrash mais dont le but n'était pas uniquement de faire plus vite que les autres mais d'évoquer des territoires étranges et morbide. Trey Azagoth des biens nommés Morbid Angel le disait bien lui même dans une interview, son but en faisant de la musique n'était pas de plaire aux filles mais de de répresenter des zombies qui avance, et vu son amour pour les dieux anciens et la chaos magic, ont ne va pas venir le contredire. Puis le Death Metal devins encore plus technique et le macabre pris place dans les derniers rangs pour ne faire que des apparitions devenus parodique sur les couvertures gore et plus drôle qu'effrayante de tout ces groupes de death metal plus intéréssés par les films de la Hammer ou de la Trauma que par la déchéance de la race humaine et l'extinction de ces vieux salauds d'humains qui ne font rien que pourir tout ce qui touche. Méchants humains va ! Il ne reste donc plus qu'a se pencher vers les groupes de Death a l'ancienne comme Immolation ou Autopsy, groupe que l'on n'aura jamais finis de glorifier tant sa musique fut prodigieuse. a savoir si Däm peut se placer au même rang que ces deux vénérables predecesseurs, je n'irais pas l'affirmer mais leur début se veut fulgurant et marquant. Ce qui, pour un groupe de Death dans une scèene saturé en clone, est un miracle.

Premier album sur Candlelight, ce jeune groupe anglais déja bien connus, parait il, sur les routes de la perfide Albion, propose ici une collection varié de chansons Death aux atout variés, aussi violente que groovy par moment et n'oubliant jamais de dégager un caractère noire sans être totalement inaccessible. Car en voulant être trop sombre on pourrait finir par en devenir obscure et inaccessible, or, ce n'est pas le cas de Dam. Bon, inutile de vous le cacher plus longtemps, si j'ai cité plus haut le nom de Immolation c'est aussi car c'est une influence assez évidente dans les riffs des britanniques. Donc non, Däm n'est pas révolutionnaire mais s'approprie des références de qualités pour faire sa propre sauce. Comme le disent vos mamans et vos grands mères, ce sont dans les vielles casseroles que l'on fait les meilleurs plats. Et quoi de meilleur qu'une sauce assaisoné aux milles epices contemporaine de tout ce que le Death Metal peut offrir. Un peu de Opeth par ici avec un ou deux passages chantés en voix clair (mais pas emo, pas emo c'est de la bonne voix clair ça ma bonne dame, pas du faisandé) et de la guitare acoustique. Et puis, sans vouloir encore froisser les puristes, je dirais même que Däm partage avec Neurosis une sorte de profondeur dans leur riffs parfois mélodiques sans jamais être accrocheur (comme dans Dismember). Des influences diverses et un sens aiguisé pour écrire des riffs mémorables, deux ingredients que l'on aurait put croire que les jeunes death metalleux avait oublié.

Le seul point négatif sur lequel je me dois d'appuyer est la trop grande insistance sur cette fameuse atmosphère. Oui, j'aime ça, mais je prefère aussi entendre un peu de variation dans tout ces cris de rages et de désespoir. Et bien que les influences multiples de Däm le permettent, elles peuvent encore beaucoup pour rendre ces chansons meilleurs qu'elles ne le sont déja. De ce fait, "Purity [the Darwinian paradox] n'est pas un chef d'oeuvre mais un début de carrière très prometteur qu'il me tarde de découvrir au fil des années. Bon, la question des riffs et du tempo, mis lourd mis rapide étant evoqués, je me dois de souligner aussi que la voix, bien que graveleuse et venant d'outre tombe, n'est pas excessivement gutturale et est donc beaucoup plus intelligible que celles de ses contemporains. La comparaison peut d'ailleurs se faire sur le disque en lui même puisque quelques vocalistes d'autres groupes viennent poser sur la dernières chanson, une reprise de Carcass. Alors que chacun d'entre eux a une voix bien différentes, celle présente sur le reste du disque est presque crié ce qui lui garantis d'être plus accrocheuse que leur mur de growl qui nous est reservé d'habitude. La production est quand a elle assez speciale puisque donnant aux guitares une sonorité a la fois claire pour les lead et poisseuse pour les parties plus rythmés afin que la tension rageuse et sombre ne s'éteigne jamais. Mais pourrait on s'attendre a autre chose venant d'un groupe résidant dans la patrie que la pluie a pris d'affection ?

Khoma - Tsunami (Black Star Foundation/Full Steam Records) 2004

Alors que Cult of Luna jouit d'une notoriété grandissante et souffre en même temps d'un nombre croissant de groupes suiveur, voila que l'on oublie de parler d'un projet parallèle du guitariste Johannes Persson . Alors que j'aurais pensé que tout le monde aurait prété attention a un groupe qui mentionnerait des membres des suédois favoris de bon nombreux de post hardcoreux. Ou alors, peut être ont il prété l'oreille timidement et ont refusé de chérir ce nouvel album en voyant que cela n'était point une variation sur le même thème mais bien un groupe a part avec, tout de même, des consonnances Cult of Lunaesque mais surtout de ravissantes mélodies que A Perfect Circle pourrait reconnaitre comme étant sienne. Si la lenteur et la gravité du groupe susnommé vous ennuie mais que vous n'avez rien contre les tendres mélodies qui surgissent au gré des notes de guitares de "Salvation", alors Tsunami a de fortes chance de vous plaire. Si vous aimez les Deftones ou n'importe quel groupe qui ne se contortionne pas pour rentrer dans une scène mais sais parfaitement comment flater les tympans a coup d'accroches profondes et superbes alors oui, et encore oui, Khoma (le groupe s'appelait d'abord Koma mais a cause d'un groupe italien du même nom ils ont dues rajouter le H) est le groupe dont vous avez besoin.

Passons de suite sur le petit problême qu'a dut occasionner le titre de l'album pour sa promotion, il fut ecris, composé et même envoyé dans les magazins suedois bien avant le drame de la fin de l'année dernière. Il n'est donc pas question de faire couler de l'encre avec un titre controversé mais simplement d'illustrer ces huits titres, ou ces huits vagues, de sons coulant tel le flot des marées avec force mais en s'infiltrant avec dexterité. Tout comme dans CoL, chaque détail a son importance mais ils sont concentrés en des titres de 4 a moins de 3 minutes en moyenne ornés d'une magnifique voix qui sais se faire forte mais généralement douce. La comparaison la plus facile serait avec Chino Moreno mais sans aucune trace de cris ou d'alternance entre les graves et les aigus. La performance est de toute manière remarquable et chaque refrains est entonnés avec une force et une conviction que seules ceux qui croient et vivent leurs paroles peuvent se vanter de possèder. Tout comme la voix, les guitares suivent le même mouvement, sans jamais exploser d'une manière trop vive, la distorsion se fait sentir doucement derrière les notes de piano ou se font reposante pour que l'emotion s'infiltre dans chaque pores de chaques secondes. Oh les grands mots ! Mais c'est si bien que ça ? Oh oui, c'est excellent même. Je n'irais pas jusqu'a dire que ce groupe est supérieur a Cult of Luna car l'un est incomparable a l'autre, chacun possédant sa façon personel et unique de toucher leur public, mais ... mais l'un n'a rien a envié a l'autre. Ils sont juste tout les deux excellents.

Ainsi, Khoma est un trio de musicien jouant assez loin de leurs camarades pour ne pas souffrir de la comparaison mais qui possèdent tout de même quelque touche commune. Le rythme surtout a les consonnances tribales de "Salvation". Et puis il y a cette lourdeur a la fois puissante mais souple dans les guitares qui ne peut que faire rappeler les détonations electriques de cet autre groupe que je ne cesse de citer depuis tout a l'heure. Mais encore une fois, Khoma c'est tout autre chose. D'ailleurs étant donné qu'un seul des membres du trio fait partie de CoL ce serait injuste de les traiter comme un simple "side project" surtout que le contenu de "Tsunami" n'a rien d'anecdotique. Peut être ne suis je pas acoutumé aux groupes de Rock plus mélodiques, mon repertoire de choix se portant plus sur la dissonance et les gresillement des instruments contre les murs des caves, mais il n'est pas encore parvenus a mes oreilles de musiques aussi fortes en émotions, sans jamais avoir besoin d'allourdir encore plus les instruments ou d'acceler le tempo, que celles ci. Pour finir penchons nous du coté de la production ou il n'y aura encore rien a redire. Même les discrètes notes de clavier n'ont rien de synthétiques. Un disque donc sans artifice pour un résultat qui mérite d'être celebrer comme un quatorze juillet.