Thursday, March 16, 2006

???? - Aleph

Copier les Tournesols et vouloir les vendre en les faisant passer pour l'original, ça ne vous apporte que des ennuis. Mais qui a déja vu un artiste se faire rabrouer pour avoir osé s'inspirer d'une oeuvre ou d'un artiste ? C'est tout de même là le principe de base de la création que d'user des bases de ces ainés pour créer sa propre identité et ensuite faire disparaitre a coup de pinceaux les influences des illustres prédecesseurs. De plus, et là je parle vraiment du domaine du Metal, de nombreux groupes classiques comme Slayer ou Black Sabbath ont souvent était copié par d'autres plus jeunes groupes et malgrès la presence de leur prédecesseurs, ils n'ont pas pour autant conçus des albums moins interessant ou en tout cas moins agréable. Non, en fait le problême viens de l'influence en question qui est un peu trop proche de toutes les mémoires et ne dont pas ravir les oreilles de ceux qui n'était pas la pour en témoigner, encore trop jeunes. De quels influences je parle ? Et bien celle de Meshuggah. Epoque Nothing pour être plus précis. Pouvoir situer une influence avec autant de précision est déja un assez mauvais signe pour le disque car il devra alors supporter avec encore plus d'insistance le poid de l'autre album.

Or, ce fameux album est justement celui qui doit etre le plus décrié par les fans. Manque de rythme, accordage trop grave, on a même taxé le groupe de Neo metallisme a cause de leur single, "Rational gaze" , et de leur présence sur le Ozzfest. Honnetement, même en étant un fan Hardcore de Meshuggah et donc assez peu impartial en ce qui les concerne, j'attends encore que l'on me montre ou est le neo metal dans cette chanson. Enfin bref, ???? (au moins ils ont un nom totalement original) pose les bases de sa musique sur une influence pillé et imité mais souvent mal singé pour en sortir une collection de chanson assez uniforme (et très Meshuggaesque) mais pas désagreable du tout. Autant le dire tout de suite, cet album n'est pas un remède tout trouvé si vous n'avez pas aimé Nothing car le son lourd et la voix plus grave qui était les deux défauts majeurs de cet album sont encore au rendez vous. Par contre la batterie est beaucoup plus présente et, sans être ultra energique, pose des rythmes solides et complexes qui font bien souvent décoller la machine pour la rendre bien plus mouvante que celle de leurs ainés. Tout du moins, toujours en comparant "Aleph" à "Nothing".

Si jamais le groupe viens a lire cette chronique ils vont vouloir me déchirer la gueule de comparer tout le temps leur musique a celle d'un autre groupe. Mais franchement, je ne peut pas faire autrement, et pourtant j'aime cet album. Mais même avec toute la bonne volonté du monde je ne pourrais pas m'eloigner de ce parallèle, facile certe, mais évident. ???? est un groupe qui peut toutefois se vanter d'avoir réussis a produire des chansons très Meshuggah mais qui, sans être excellente, sont tout de même très bonnes et tiennent toute la route. Souvent je reviens sur cet album avec plaisir et je decouvre un peu plus d'identité dedans, une dose d'énergie supplementaire ou une rythmique plus naturel que cet autre album dont je ne citerais plus le nom et qui fut enregistré avec beaucoup trop d'effet pro tools (je ne l'invente pas, le groupe le dit lui même). Ainsi donc vous pourriez lire sur des flyers la mention "les Meshuggah français" sans que l'on vous mente. Reste tout de même un sérieux manque d'émotion dans tout cela, du fait des chansons plus compactes et une formule pas assez varié ne reussissant pas a créer autant de tensions que des merveilles comme le Rational gaze precedemment cité ou Glints collide. Ah oui, et puis aucun solo dissonant. Donc finalement, ???? n'est pas Meshuggah et sors un premier album qui pourrait être une version light de Nothing sans pour autant être sans aucune saveur. Un album technique et puissant qui use des mêmes rythmes décalés pour créer un petit vortex sonore l'espace de 45 minutes. Un peu comme un bon "clone" de Reign in blood. Pas indispensable mais pas désagréable non plus.

Sunday, March 12, 2006

House of Low Culture - Edward's lament ! (Neurot Recordin) 2002

Une musique qui se veut experimental est, selon ma définition, une musique qui se cherche tout au long de son execution. Plus on avance dans les plages et plus la musique se fait aventureuse, un thème un objectif peut etre décelé, afin de donner un peu de cohérence mais on décèle sans faute la volonté de tester différents sons. Or, avec "Edward's lament" c'est exactement ce qui se passe. Tout comme le héros de cet album, la musique se cherche lentement mais surement, passant d'un état presque sourd a une ouverture vers des sonorités de plus en plus insidieuse rappelant les experimentations drone de Earth. Etant donné que le thème se veut triste, les basses jouent ici un rôle majeur et sont tout le temps présente, allant et venant dans le mix comme les hauts et les bas d'un individu en période de dépression. Enfin, c'est comme ceci que je vois cet album et j'ai mis un peu de temps. Pourquoi avoir persévéré ? Et bien parce que House of Low Culture est le projet electronique ambiant de, entre autre, Aaron Turner (Isis, Old Man Gloom, Lotus Eaters, Hydra Head) et quand ce dernier propose un disque, aussi aventureux sois t'il, j'ai envie de l'ecouter. Est ce le premier signe grave d'une tendance au fanboyisme ? Surement. Mais j'aurais surement put trouver une idole bien pire.

Edward's lament, deuxième effort du trio Aaron Turner, Jeff Caxide (bassiste de Isis) et Luke Scarola (Old Man Gloom) avec l'aide de James "Atomsmacher, Phantomsmacher" Plotkin, House of Low Culture est un projet se situant a la limite d'un drone apaisant et d'experimentation sonore oscillant entre un son assez noise et presque mélodique qui reste toujours lent et presque en sourdine comme un voyage interieur dans les lamentations de ce fameux Edward. Plus proche des chansons ambiantes de Old Man Gloom et de Lotus Eaters qu'aucun autre projet de Turner, House of Low Culture est un projet qu'il conviens d'ecouter avec des ecouteurs si l'on veut se prévenir de toute interferance exterieur ce qui sera inevitable étant donné la tendance des chansons a s'aventurer et a flaner longtemps dans des sons a peine audible. Ainsi la tenacité et la patience de l'auditeur fanas de décibel sera mise a rude épreuve, surtout durant le marathonien "And now the man you've all been waiting for", une plage de 19 minutes contenant des moments de silence complet entrecoupés de faible gresillements que l'on a du mal a percevoir si, par exemple, votre mère matte une bon dieu de série a la con dans la pièce a coté (experience personel ? mais non, mais non ...).

Ce n'est qu'après cette longue plage que certain trouveront inutile que l'on arrive a des moments carrement plus ecoutable par la race humaine (et plus uniquement par nos amis les chiens) comme ces boucles de raclements contre, semble t'il, du fer, ou dans la dernière chanson, "There you go and good night", quelques notes de guitares qui s'entremèlent sous un fond de crepitement de vynil. Oui, c'est clair que si vous aimez Isis ou Old Man Gloom pour leurs alternance entre la mélodie et la lourdeur vous aurez du mal a trouver satisfaction dans un album a l'écoute difficile. Je ne saurais trop dire si je suis convaincu de la qualité de cette experimentation car étant donné les quelques idées interessantes et le travail effectué sur le son je ne peut absolument pas dire que House of Low Culture est un projet destiné a se moquer du monde. Non, ce n'est pas un nouveau délire destiné a se moquer des types comme moi qui cherche a trouver du sens dans les moments les plus incertains et discutables des artistes que j'admire. Cependant, 69 minutes de ce type de son a de quoi vous faire perdre patience et je ne peut decemment pas recommander un tel achat a quelqu'un qui n'aimerais pas se prendre la tête avec des experimentations sur le son et prefèrerait entendre des chansons dans un format plus traditionnel. Vous voila donc avec deux possiblités, l'aventure et peut être l'ennuis, ou un voyage intriguant dans des territoires assez vierge pour vous permettre de monter votre propre film interieur.

Label : Neurot Recording
Note : 14/20
Site officiel
Pays : US
Style : Voyage interieur
Style global : Ovni / Experimental

Tracklisting :
1/ Edward's intent
2/ Ntrmssn a
3/ On the upswing
4/ Ntrmssn b
5/ ... and now, the man you've been waiting for
6/ A temporary setback
7/ Edward's lament
8/ Off you go
9/ Thank you, and good night

Thursday, March 09, 2006

Genghis Tron - Cloak of love (Crucial Blast) 2004

La classe des passionés de mélange est une classe très difficile, un peu trop remplis d'élèves qui se veulent studieux mais ne font que copier sur leurs voisins. Quand on se veut original, on ne regarde pas ce qui s'est déja fait mais plutot ce qui reste a faire. Et bien sur dans cette classe, les meilleurs elèves sont souvent les clowns de service. Mr Bungle ? Ouais, voila un bon élève. Et puis Genghis Tron ? Ah ben, a vous de me le dire mais je n'ai vraiment rien a leur redire. Car dans la categorie "je fusionne ce qu'il n'y avait pas a fusionner mais je le fais quand même et je le fais bien" ils gagnent un trophée au moins pour avoir eu le mérite de passer au mixer des influences Rap, Electronique, Pop et Grind. Le résultat donne un joyeux bordel qui alterne les styles sans pour autant passer pour une radio mal branché qui n'arriverait pas a rester sur une station plus de cinq secondes. Oui, l'enchainement des genres est réussis et l'on a pas droit a une confrontation sanglante entre des styles qui s'opposent mais plutot une orgie jouissive que l'on ecoute avec un grand sourire, tanto subjugé par les idées et tantot amusé par l'energie debordante du trio.

A l'instar des triangles multicolors du disque même, la musique de Genghis Tron navigue entre toutes les sphères. L'element grind est surement ce qui fait que ces trois la se retrouve sur un label "Metal" comme Crucial Blast (ou se retrouve aussi the Mass et Infidel? Castro!) et je vois aussi très mal des amateurs de rap se pencher sur le cas de ce EP avec un regard bienveillant. Si vous n'aimez qu'un des genres representé vous aurez du mal a vous enfiler ces quelques chansons. Mais si vous avez l'esprit ouvert vers tout ce qui peut se veut inventif et original alors il n'y a pas de doute que vous trouverez votre compte dans cette palette de détours sinueux pour en arriver malgrès cela toujours a une chanson cohérente (enfin, aussi cohérente que du Naked City ou du Squarepusher). Car bien que les différents styles qu'emprunte Genghis Tron sont très divers, ils sont tout de même assez bien maitrisé pour ne pas être des parodies facile destiné a faire sourire l'auditeur mais de vrais petits moment bariolés qui apportent chacun leur couleurs. Vous l'avez déja compris, j'aime beaucoup ce que fait ce groupe et je me repasse regulierement leur EP avec plaisir. D'ailleurs un nouvel album devrait débarquer dans le courant de l'année.

Toutefois, il y a quelques détails qui font que cet album n'est pas parfait. La batterie est tout d'abord electronique et ses debordement de cliquetis durant les passages grind auront surement le don d'enerver les plus accrochés a la frappe naturelle d'une bonne vielle caisse claire. Ensuite les paroles ne sont pas un element encore bien maitrisé. Hurlé et bourré de distorsion pendant les passages plus violent, donc inintelligibles, elles sont consultable sur leur site et n'apporte finalement après lecture pas grand chose de plus aux chansons. A vrai dire, malgrès mes connaissances respectables en anglais je n'ai pas put saisir le sens des phrases. Peut etre que cela se veut comique en tout cas c'est regrettable et enlève un peu de son charme a ces chansons qui auraient surement gagnés a avoir une accroche vocale autre que des cris gonflé de saturation. Cependant, que cela ne vous fasse pas pensez que Genghis Tron joue trop avec le volume car bien que s'aventurant dans des territoires plus extrême et atteint d'un déficit chronique de l'attention, leur musique est assez accessible et accrocheuse. Pas du genre a passé en boite bien entendu mais il y a toujours quelque chose qui retiens mon attention, que ce sois une partie plus rythmé ou une accroche pop bien sirupeuse et parodique, l'orgie musicale de Genghis Tron ne refuse decidemment personne a l'entrée. Reste donc a voir ce que donnera un album complet de ce mélange original mais pour un premier essai c'est un effort maitrisé et honorable.

Stairland - Shapeless (Fuel Music) 2002

Il y a des perles de groupe dont la production est tellement faible que l'on regrettera pendant longtemps de ne pas avoir put savoir ce qui aurait put arriver ensuite. Stairland en fait partie et je vous invite a ne pas passer a coté de ce EP si jamais vous le croisez dans un bac a solde lors d'une excursion musicale. D'origine belge, ce groupe reste un nom auquel je ne peut associer des personnes vu le peu d'information que propose le EP. Juste un label, Fuel Music, dont le lancement sur google ne ramènera qu'une petite information : Fuel Music est une sous division de Gasoline Record et est spécialisé dans le Metal et le Hardcore. Ce qu'ils oublient de préciser c'est que ce fameux label a publié le EP d'un groupe de Hardcore aux accents industriel qui ne m'evoque comme référence a l'esprit qu'un Norma Jean remixé par Squarepusher ou Aphex Twin. Dès les premières seconde le carnage sonore commence et c'est une rafale de cris et de guitare au son metallique qui débarque de ce bout de plastique innocent. D'ailleurs quand je parle de "son metallique" je ne fais pas réference au genre musicale mais a une comparaison avec le materiel brut. Les metaux donc.

Puis, c'est au tour des samples electronique de venir se greffer a la machine et aux rythme saccadés et brisés. Une petite influence Meshuggah pointe le bout de son nez mais c'est plutot un lien que je pourrais tisser avec les maitres de la polyrythmie plutot qu'une véritable influence que je ressentirais dans le son. D'ailleurs les riffs ne sont pas les plus interessants dans ce EP car ce sont ses sonorités electronique mixé a la distorsion des guitares qui se font parfois asséré mais aussi menacante en baissant le volume et en ne laissant planer que quelques notes distordus placé derrière la batterie. Cette dernière qui est secondé par des rythmiques breakbeat histoire de rendre encore plus mécanique ce mélange cette rencontre sonore qui n'était déja plus très organique. Des plages plus mélodique font aussi leur apparition par moment. Mixé avec les rythmes plus lent et toujours martials, ces vocalises plus douce mais toujours déchiré serpentent et crée une petite atmoshpère tribale l'espace de quelques instants avant que les guitares ne reprennent la barre du navire.

Stairland, bien qu'a placé derrière la figure de proue du Hardcore moderne, emmèle donc les influences multiples et brouille les piste sur un EP qui pourrait convenir a des amoureux des sons industriel ou a des coreux de la nouvelle école, ceux qui ne se reconnaissent plus trop dans le son New Yorkais mais dans la nouvelle mixture qu'ont concotés des groupes comme Botch ou Norma Jean. Cependant, les sons froid de l'electronique contribue a créer une rage qui ne se veut pas si cathartique que ça mais qui met mal a l'aise. Un peu comme si vous etiez la victime et le groupe était le tortionnaire. Enfin, je dis le groupe, mais qui sais si ceci n'était pas le projet solo d'un simple belge caché derrière son ordinateur ? Ceci dit, tout en étant inclassable, Stairland propose la un EP de 4 titres qui ne forme plus qu'un magma sonore déroutant et puissant qui ne plaira surement pas a tout le monde. Et c'est la ou ça peut coincer et ou je me demande ce qu'aurait put etre la suite de ce groupe qui n'a, je precise, pas donné signe de vie depuis ce EP mysterieux. A noté d'ailleurs le boitier jaune, petite touche personnel qui contribue a faire de cet album un bel objet et peut etre une belle épitaphe. J'espère tout de même entendre un jour une suite a ce prélude froid et métallique.

Tuesday, March 07, 2006

Thralldom - Black sun resistance (Total Holocaust Records) 2005

Thralldom est le side project Black Metal de Mr Killusion, alias Ryan Lipynsky (guitariste et chanteur de Unearthly Trance). Ainsi, sortant d'une entité doom extrème logeant au frontière du Black Metal, voila que celui ci s'aventure dans les territoires norvegien avec encore plus d'insistance. Du moins, c'est ainsi que j'imaginais le groupe, mais comme dit le proverbe, on peut faire sortir le type du Doom, mais on peut pas faire sortir le Doom du type. C'est ainsi donc que Thralldom, un projet aux orientations Black Metal (pensé True Black Metal, pas de clavier a l'horizon) titille un peu le Doom extrème avec insistance entre des blasts et ces riffs gonflés au souffre que l'on aime tant entendre chez Darkthrone (a l'ancienne) ou Mayhem. Enfin, c'est l'impression simple que je m'etais fait après quelques écoutes, mais parfois de petits miracles arrive et on découvre un groupe au bout seulement de nombreuses écoutes. Ainsi, alors que j'etais pres a ecrire une chronique positive mais avec un arrière gout de deception (etant un grand fan de UT) voila qu'avec plus d'attention je décrouvris une tout autre facette a ce groupe. Preuve en est qu'il ne faut pas s'arreter au premier impression quand il s'agit de musiciens aussi talentueux que ceux la.

Le probleme de cet album est que quand on l'écoute un peu en fond sonore on ne risque pas de trouver tout ce qui fait sa force. Comme la plupart des disques de True Black Metal, la production est sale, absolument pas boosté aux technologies nouvelles et pourrait n'être qu'un mur de son brouillon et sans cohérence. Or, c'est derrière ce mur de son que se trouve les joyaux et tel un Indiana Jones peint en noir et blanc vous vous devez de preter l'oreille pour ne pas passer a coté de ça. Les guitares, malgrès leur son réche et radical, savent se rendre plus étrangère a un jeu trop typé norvegien pour devenir psychedelique en prenant la forme de lead destructuré et gonflé aux abus de substance hallucinogène. Darkthrone avec un peu plus de marie jeanne et de doom dans le sang ? Est ce que l'equation pourrait être aussi simple ? Non, pas vraiment. Car pas besoin de preter l'oreille pour entendre la voix du sieur Killusion deposé sa bile sur tout cela et ne pas passer pour un spectre mais un enragé de première categorie. Alors que son chant crié se veut tout en contenance dans Unearthly Trance afin de poser des lignes mélodique éraille de toute merveille, il donne ici l'impression de prendre les armes. Et cela surtout quand le rythme de batterie monolithique et agressif le soutiens dans sa verve destructrice.

Du coté des influences, la cohabitation entre ses riffs tantot gressilant, tantot explorateur de mélodie sous acide rappelle l'espace d'un instant la mélancholie d'un Xasthur sur "Soothsayer of the redmoon". La comparaison s'arretant la quand la chanson suivante s'enclanche dans une mélodie douce et fievreuse évoquant un SunnO))) trop défoncés pour pousser a fond leurs amplis comme ils savent si bien le faire. 5 minutes de tension irrésolus jusqu'a ce que les decibels reprennent le relais sur la dernière chanson avec un "A gathering to invoke the gnostic bomb" au relan d'Unearthly Trance du fait d'un tempo plus lent et des notes ecrasante, du moins pendant les 3 premières minute et c'est repartis pour un peu de blast. Quelques gresillement, un souffle caverneux et c'est déja la fin d'un album très prometteur qui ne dure malheureusement qu'un peu plus d'une demi heure. Vraiment trop court, surtout quand on sais que leur prochain album devrait être le dernier pour ce projet. Heuresement qu'il nous reste Unearthly Trance. Enfin, bref, tout ça pour dire qu'avec "Black sun resistance", leur deuxième album (je ne sais pas ce qu'il en est du contenus du premier mais j'imagine que la bête est dans le même registre), Thralldom pratique un cross over mémorable entre des ambiances Doom et Black Metal qui raviras surement autant les fans de doom extrème de l'école Southern Lord que ceux de la scène BM californienne (Xasthur, Leviathan ...) mais sans jamais être proche ni de l'un, ni de l'autre.

Rosetta - the Galilean satellites (Translation loss) 2005

Dans cette chronique je distinguerais deux types d'explorateurs. Les explorateurs interieurs comme ce cher Sigmund et toutes ses théories sur l'inconscient et le pourquoi du comment que quand on est petit on aime tous beaucoup notre maitresse et toute notre prof de sport. Et puis les explorateurs exterieurs, ceux qui parcourent le vaste monde a la recherche de nouveaux territoires, de plantes et d'animaux mysterieux. Et bien pour moi, je distingue les groupes de "post hardcore" (excusez l'emploi de ce terme déja trop utilisé) en deux catégories similaires. D'abord les groupes inspirant une exploration interieur comme Neurosis ou Cult of Luna, ceux qui vous plonge dans vos psychoses ou dans vos tourments pour en ressortir plus fort ou en tout cas plus instruit. Et puis ceux dont les mélodies et les pulsations font voyager l'auditeur en dehors de son corps pour admirer l'exterieur avec un autre oeil, des groupes comme Isis ou, Rosetta. Du moins c'est ce que je ressens et cela me semble être une comparaison pertinente puisque le thème de "the Gallilean satellites", comme le precise le groupe dans le digipack, est un astronaute. Un autre grand explorateur des temps moderne qui est partis voir ce qu'il y avait au dessus de la tête de Christophe Colomb et autre Vasco de Gama.

Cependant, le rapprochement avec Isis n'est pas (malheuresement) reservé a la thématique mais aussi a la musique. En effet, en écoutant ce premier effort je n'ai pas put m'empecher de songer a un album perdus que la bande a Aaron Turner aurait enregistré entre Oceanic et Panopticon. Mélodique sans jamais être aussi proche du post rock que l'est Isis sur son dernier album et toujours assez lourd, voir peut être autant qu'a l'époque de Celestial. Ce n'est jamais une tache rejouissante pour moi que de fonder une chronique autour d'une comparaison aussi simpliste et cela ne donne pas une très bonne opinion de l'artiste. Surtout quand il s'agit d'un groupe qui a manifestment plus a offrir qu'un simple ersatz surfant sur une vague de hype. Car bien que la comparaison entre les deux entités est valide, elle n'est pas fort heuresement pas une fin en soi. Tout d'abord, le jeu des musiciens est beaucoup plus dense. La batterie surtout se veut plus puissante et beaucoup plus varié. Les guitares sont beaucoup plus agressive sans jamais perdre de vu l'aspect reveur de la musique et la voix ne s'aventure jamais dans un territoire plus chanté. Les hurlements gutturaux sont donc de la partie pendant toute la durée de l'album mais ils ne sont jamais lassant car les paroles sont ici plus comprehensible et accroche donc plus l'oreille que ceux, souvent etouffé par la distorison, de Mr Turner.

Et puis il y a le second CD. Oui, il y a un second album, je ne vous l'avais pas dit ? Ah ben tant pis. Donc oui, deux albums pour le prix d'un, et ce n'est pas une operation promotionnel. Tout comme Neurosis pour les albums "Grace" et "Times of grace", ce second CD est a joué en même temps que le premier afin de donner une nouvelle dimension a celui ci. Et alors que je m'etais arreté a cet image de groupe Isis like, autant vous dire que l'écoute de ce deuxième album m'a fait reviser ma copie. Ce n'est plus du tout le même groupe qui se dévoile et se déroule des enceintes mais un entité beaucoup plus dense et fouillé. En fait, si Rosetta avait sortis cet album avec les deux albums mixé en même temps, je ne sais même pas si je les aurais classé en post Hardcore tellement il y a là une autre dimension bien loin du son Isis. Et je dis ça sans pour autant cracher dans la soupe, j'adore Isis. Mais Rosetta est un être différent et ce "Gallilean satellites" merite tout le bien que l'on a put dire de lui dans les millieux autorisés seulement quand les deux albums font corps. Toutefois, cet écoute étant tout de même reservé au plus patient d'entre vous, je ne sais pas si je peut recommander totalement cet album comme une merveille a ne pas manquer. J'ajouterais tout de même qu'au millieu de la mode du moment il y a des individus qui use des "régles" d'un genre pour s'exprimer d'une façon non moins original etRosetta en fait justement partis.

Monday, March 06, 2006

Psykup + Sikth au Nouveau Casino

Je ne manquerais sous aucun pretexte un de mes groupes favoris, surtout quand celui ci m'a déja causé tant de soucis pour me procurer leur album, donc rendez vous était pris devant le Nouveau Casino pour assister a la prestation parisienne de Sikth malgrès la perspective peu engageante de n'avoir que 4 heures de sommeil dans le sang pour recommencer a travailler le lendemain. Me voila donc avec un chrono qui tourne derrière moi et l'espoir fou que Sikth sera la tête d'affiche. Bien entendu en arrivant je découvre que ce n'est pas le cas juste un peu avant que le groupe ne monte sur scène. Un petit peu déçus mais pas trop quand même, de toute manière ils ne me laissent pas le temps de me poser trop de questions puisqu'ils embrayent directement sur Hold my finger sans trop prevenir. Juste le temps de me rendre compte que le riff d'introduction d'une de mes chansons favorites viens d'être joué et voila que le pit commence a bouger a coté de moi. Quelques fans se sont donc donnez rendez vous devant la scène et je n'ai vu qu'une personne s'éloigné au bout de la première chanson, preuve que les anglais ont du convertir quelques nouveaux fans ou convaincre ceux qui était déja aux anges de les avoir enfin sur nos côtes.

Pour ce qui est de la performance, le son est un peu sale et aurait mérité beaucoup plus de soins du fait des riffs assez techniques et des nombreux jeux de voix des deux chanteurs. De plus, malgrès l'enthousiasme du public et la présence de quelques fans venus d'Angleterre, le groupe ne semble pas trop en forme. Peut etre est ce due au trajet jusqu'a chez nous, en tout cas ce n'est que vers a quatrième chanson du set que l'on sens un entrain se developper chez eux et cela quelques titres avant qu'ils ne prennent congés de nous. Revenez bande d'enfoiré, on a peine eu le temps de s'amuser. Mais non, ils se barrent ! Heureusement, pendant ce court laps de temps, deux chansons du prochain album furent joué, ainsi que quelques classiques de "the Trees are dead ..." comme "Scent of the obscene" ou"Wait for something wild" de même qu'une vielle chanson, datant surement de leurs démos, que je n'ai pas reconnus. En ce qui concerne les nouveaux titres ils sont un peu plus lent et mélodique que les anciens mais ne sont en aucun cas des versions aseptysés de la sauce Sikth. On sens déja plus de maitrise dans tout ce qui fait l'originalité du groupe, c'est a dire les voix et les effets de guitares, et peut etre une envie moindre de composer des chansons qui fassent se remuer les fosses (toutefois, celle ci n'etait pas particulierement endormis pendant ces chansons). Malgrès ces défauts dans leur performance je n'ai pas été vraiment déçus par leur prestation et j'espère les revoir très bientot en tête d'affiche.

Passons maintenant a Psykup dont je possède les albums mais qui ne m'ont jamais totalement convaincus. Oui leur dernier album est bien meilleur que le premier et beaucoup plus cohérent mais j'avais des doutes quand a leur capacité de rendre tout ceci passionant sur scène. Et bien, même si je n'ai pas specialement envie de me replonger a fond dans leur musique, je suis par contre totalement convaincus de leur facilité a passioner un public qui ne serait pas autant acquis a leur cause que celui de ce soir. Déja, en arrivant sur scène au son des hurlements d'une bande d'homme prehistorique en furie, le groupe entame une reprise de "the Sound of silence" (non, pas la chanson de Nevermore) alors que la tension commencait a monter ... puis, ils relancant la machine avec un titre de leur premier album. Impressionant de maitrise, très carré. Je me suis demandé plusieurs fois quel etait la part de leurs prestations musicale et comique qui etait préparé a l'avance tellement les membres sont en phase l'un par rapport a l'autre. Les deux chanteurs discutent entre les morçeaux et s'amusant même pendant (le chanteur principal venant tiré les cheveux du second pendant que celui ci s'evertue a se concentrer) tandis que les autres membres enchainent sans faux pas les multiples riffs et ambiances qui s'ecoulent de chaques chansons.

Chaque titre est un pretexte a des effets et une atmosphère différente avec toujours une atmoshpère bon enfant. Cependant, un concert de Psykup n'est pas un spectacle comique et a plusieurs moments l'intensité emotionnel a atteint de très beaux instants comme durant un échange de voix entre les deux chanteurs qui se concluent par un magnifique crescendo. Oui, Psykup est un groupe qui mérite tout les applaudissements du monde pour ce qu'ils tentent de faire et reussissent parfois a obtenir de leur musique. Le probleme c'est que malgrès ces moments passionants j'ai eu mal a rester concentrer tellement les différentes sections des chansons pouvaient trainer en longueur. Oui, les idées sont là mais alors que Sikth en change très souvent et ne s'attarde pas trop sur tout ce qui passe dans leurs chansons, Psykup s'attarde un peu trop et ne gagne donc pas toute ma sympathie quand il s'agit d'ecouter leurs albums. De plus, comme je le disais au début, mon temps était compté et je voyais donc d'un mauvais oeil ces longs passages qui retardaient la fin du concert que l'on m'avait décrites comme fameuse. Et fameuse elle fut. Trois fins de merde, comme ils les appellent, avec une imitation de Johnny Halliday, un pseudo solo de guitar héro et une conclusion explosive avec dechainement de tout les instruments sur lit de hurlement aigus. D'ailleurs a cette occasion c'est le chanteur principal qui prit la guitare et le guitariste qui prit le micro. Suite a cela je pris la poudre d'escampette tandis qu'un rappel débutait. D'ailleurs en sortant de l'appartement ou j'avais laissé mes affaires je ne vis personne sortir du Nouveau Casino, preuve en est donc que Psykup n'est pas avare d'effort pour satisfaire leur public jusqu'a plus soif. En conclusion je dirais donc que Psykup est une entité totalement imprévisible et qui a toujours le mot pour rire sans jamais perdre de vue la qualité de leur musique, et ils ont les moyens de faire encore beaucoup d'excellents albums qui seront surement meilleurs que les precedents. Alors si la sauce ne prend pas sur votre platine, n'hesitez pas a venir les applaudir pres de chez vous, ils vallent largement le deplacement.

Sunday, March 05, 2006

Mistress - In disgust we trust (Erache) 2005

L'année dernière, Earache a signé deux groupes qui font revenir a leur surface ses glorieux origines. Le premier est Municipal Waste, precedemment chroniqué par mes soins dans ces pages, et le second est Mistress. Déja auteur de deux superbes demonstrations force dans le departement "sludge explosif", les voila de retour avec une offre encore plus grind que sludge mais avec encore et toujours un son bourré de distorsion et de haine a l'egard de tout, animaux de compagnie et humanité tout entière inclus. Iron Monkey et Napalm Death dans une bataille de rue, voila ce que pourrait annoncer un de ces flyers promotionnel decrivant une formule de groupes associés censé donner une idée du son auquel on doit s'attendre. Avec Mistress, pas vraiment besoin de disertation en ce qui concerne leurs influences et la n'est de toute manière pas le propos. Pourquoi s'interesser aux origines d'un groupe qui les assume au point d'orner son disque d'une pochette qui rappelle sans aucune hesitation le fameux "From enslavement to obliteration" de Napalm Death. Tout comme Municipal Waste le temps est venus de rendre visite aux aieux et de donner un grand coup de fouet a ce qui fut le son Earache. Mais contrairement a Municipal Waste, il n'y a pas de temps pour rire. Ou alors rire en ecartelant le chat de la voisine.

Comprenant dans leurs rang, Migg Kinney (batterie) et Dave Cunt (hurlement et chant), les deux acolytes de Anaal Nathakh, et bien evidemment produit au studio Necrodeath, le son de ce dernier opus est tout bonnement fantastique. Crasseux mais puissant, ne laissant aucun instrument electrique sans une couche de distorsion mais ne rendant jamais le tout brouillon. Rien que quand les premières notes retentissent dans les enceintes on sens déja les premières emanation de souffre venir chatouiller nos narines. Pas de doute a avoir sur l'objet du delit, ces types là ne frequentent pas les eglises mais ne jouent pas non plus avec un quelconque respect pour Lucifer. Il parait qu'après une explosion nucleaire il ne restera que les cafards pour peupler la planète. Et bien c'est faux, il y auras aussi Mistress dans un coin et il se marreront en pissant sur vos cadavres. Voila ce que m'inspire cet album. Non, pas une envie de me lancer dans la désécration de sepulture mais une sincérité dans le flot de haine que deverse a grand flot chaques chansons mais cela sans que cela semble pretentieux. Après tout, on a affaire a des anglais. Et quoi de plus fameux que l'humour anglais ? Ainsi, par ci par là on a des occasions de sourire un peu, mais sans jamais tomber dans la parodie, comme durant le refrain de "Whiskey tastes better" ou Dave Cunt fait entendre une voix mélodique aigus que Rob Halford pourrait presque reconnaitre comme la sienne.

Le sludge et le grind font donc bon ménage sur toute la durée de cet album mais sans que l'on ne puisse parler de course au bruit le plus tonitruant. Chaques chansons est on ne peut plus mémorable, chaque riffs s'impriment au fer rouge dans votre tête et viens chatouiller votre cortex pour solliciter votre imagination dans ses endroits les plus malsains. Non, cet album n'est pas un appel au meurtre, famille de france peut dormir tranquille, mais je ne vois pas non plus comment on pourrait penser a Winny L'ourson en écoutant cet album. Bref, je vous ai donc je pense bien fait comprendre que l'on etait en presence d'un album violent mais pas totalement serieux non plus. D'un groupe d'anglais furibards avec une envie pressante d'en découdre avec tout ce qui bouge. Mais ce que je n'ai pas encore bien précisé c'est a quel point il y a avait dans chaque plage une dose d'originalité qui la faisait jaillir en tête de tout les exercices de styles dissonants d'autres groupes de sludge et de grindcore. Petits passages mélodique, gang vocals, solos distordus et surtout inattendus. Le programme est varié et donne envie de revenir encore et encore s'abreuver a la source. Et puis cette fin d'album monumentale, un riff sludge lent et malsain a souhait en forme de rouleau compresseur. En écoutant cet album pour la première fois je me suis souvenus de mes premières écoutes de "Human 2.0" de Nasum. Ce sentiment que ce n'est pas juste un simple album que j'entendais mais un groupe tout entier qui vivait a l'interieur du disque et crachait tout ce qu'il avait dans le ventre. L'image est simple mais les intentions de Mistress ne me semble pas bien complexe. Etre franc et honnête avec une musique extrême mais toujours extremement bien ecrites. Et de ce fait, In disgust we trust n'est pas un album de plus dans le genre mais un de ceux qui naviguera encore et encore a la surface des marais poisseux ou viennent se receuillir les fans du genre. Une oeuvre vivement conseillé.

Saturday, March 04, 2006

Axis of Perdition - Deleted scenes from the transition hospital

Bienvenue dans l'axe de la perdition. Ce qu'est cet axe dans le monde imaginaire du groupe, je n'en ai aucune idée, mais dans la réalité c'est le nom que porte des anglais dont le but est de créer un film experimental décrivant l'interieur et l'essence d'un hopital psychatrique. Deleted scenes from the transition hospital est un album qui défie les classifications et s'ecoute d'un bloc comme si l'on regardait un film experimental. Il n'est pas possible de passer une plage pour arriver a "la scène que l'on aime bien quand il decoupe le type en morçeaux". L'idée derrière un album concept comme "Obsolete de Fear Factory" ou "Operation mindcrime" de Queensryche est que toutes les chansons sont faites pour être jouer ensemble et raconter une histoire. Mais ici, pas de narration, juste un ensemble, comme un immeuble, avec différentes pièces ou l'on progresse pas a pas mais que l'on ne peut visiter sans passer par l'une ou l'autre. Ceci n'est donc pas un album ordinaire et malgrès leurs origines Black Meta ce terme n'est plus vraiment pertinent, tout comme Blut Aus Nord. the Axis of Perdition fait du Axis of Perdition. Oui, il y a des influences encore notable, nottament le travail de Ulver ou de Mayhem, mais elles ne sont pas apparentes au premier abord et sont même derisoires quand on considère le contenus dans son entier et non pas par petite touche.

Déja, pourquoi refuser l'etiquette Black Metal ? Car les guitares saturés et la batterie (electronique) ne sont pas les seules composantes de leur musique. Alors que leur premier album, "the Ichneumon method", proposait une sorte de compromis entre Anaal Nathrakh et Blut Aus Nord, ici c'est un pas vers les musiques plus électronique qui est effectué mais tout en gardant des bases Metal. Tout comme l'on n'ecoute pas un album de Isis pour les parties plus lourdes en regardant les passages plus mélodiques comme des interludes, les différentes sonorités electronique (ou samplé on ne sais ou) font partie integrante de l'album et ne sont pas là pour faire patienter l'auditeur en attendant le retour des guitares et des cris. Oui, j'ai eu cette attitude en écoutant la première fois cet album, mais il faut dire aussi que la différence entre leur premier et ce nouvel album est tellement grande qu'il faut se faire a l'idée que the Axis of Perdition ne reviendra pas en arrière a partir de maintenant et que les murs de violences sont dépassés pour faire place net a un univers encore plus complexe. Avec ce nouvel album, l'intensité ne baisse pas d'un poil mais le volume se fait moins lourd mais toujours chargés de distorsion. C'est par contre le volume et la puissance de ces effet qui change totalement.

Très amplement ancré dans la musique industriel, des passages moins mécaniques font aussi leur apparition comme une sorte d'interlude jazz a un moment, comme si on venait de tomber dans le bar de l'hopital (ou dans le bar de l'hotel, comme dans Shining de Stanley Kubrick), ou des ambiances trip hop a un autre instant. Voila d'ailleurs pourquoi je citais Ulver au début de cette chronique, car tout comme l'immense Perdition city, l'ambition de ces deux artistes est de créer un monde unique dans leurs albums et cela sans se poser de questions relatives aux styles. De ce fait, on peut apprecier cet album sans s'être penché vers le monde sulphureux du BM auparavant et le voir comme une bizarrerie sonore, sorte de musique de film pour une pellicule qui n'aurait jamais été tournée. Et quand est il des instants plus Metal ? Et bien, sans constituer la moitié de la durée de l'album, ils sont tout de même très present et c'est pour cela que l'on peut encore voir de grosses empreintes metallique dans le cheminement de ces anglais. Les riffs me font penser a du Mayhem mais joué de la même manière complexe et inattendus comme sur le très decrié "Grand declaration of War" (que j'aime beaucoup). Quand a la boite a rythme, elle crache de tout ses poumons artificielles des rythmiques inhumaines comme le fait celle de Anaal Nathrakh sans chercher a tout prix la violence. Des séries d'electrochocs, voila ce que sont ces embardés de battements. Non pas pour reveiller les personnes qui se seraient endormis, mais pour renforcer le sentiment de psychose qui s'installe dès que l'on pose son doigt sur Lecture. Deleted scenes from the transition hospital est un petit monde ou l'on peut s'attendre a l'inattendus, tout comme dans un jeu video du type Resident Evil ou des paysages grisatres se déchirent pour laisser passser de terrifiante revelation. On apprecie ou on regarde ça de loin avec mépris, c'est au choix, mais en tout cas le mien est fait. Avec ce nouvel alum, the Axis of Perdition s'impose encore comme un de ceux qui font evoluer le Metal moderne et comme par hasard la revolution viens encore d'angleterre. De quoi donner envie aux plus suicidaires d'aller visiter Londres histoire de verifier si il n'y aurait pas un zombie qui traine. Avec des visions aussi sombre inspirés par leur environnement on se demande vraiment ce qui peut bient trainer dans les rues la nuit. Remarquez, ils ont eu Margaret Tatcher comme premier minisitre pendant un temps alors on peut effectivement s'attendre a tout.

Monday, February 27, 2006

Naked City - Torture garden (Tzadik)

Je me souviens avoir lut dans un vieux numéro de Metal Hammer que lors de la première representation de Naked City, lors d'un concert organisé en hommage a un jazzman alors recemment décédé, une bataille avait eu lieu entre les membres du public qui adorait et ceux qui considerait ce groupe et cette musique comme une insulte a l'être illustre qui venait de nous quitter. Non, je ne me souviens pas qui était ce fameux bonhomme et je doute même maintenant de la véracité de cette histoire, n'ayant pas réussis a la retrouver, mais elle définit tout de même bien ce qu'est Naked City : Une musique a laquelle on ne peut rester impassible. Sois on aime et on jubile devant ses enceintes, comme moi lors de ma première écoute, sois on deteste et on coupe la musique au bout de la deuxième plage. Qu'est ce que Naked City ? C'est un projet du saxophoniste John Zorn, un des grands nom de la scène free jazz, ceux qui laissent parler leur inspirations tellement librement qu'ils abordent des territoires bruitistes et difficile d'accès mais qui en retour arrivent parfois a repousser les limites de la musique. Les Marco Polo et autres Genghis Kan de la musique. Découvrir et conquerir voila leur devise.

Musique experimental donc, mais pas non plus embourbé dans ses propres rituels incomprehensibles qui résultent souvent dans un dialogue de sourd. Non, Naked City a beau réinventer la musique sur des plages de moins d'une minute en moyenne (format grindcore, car l'inspiration de ce groupe viens justement du Scum de Napalm Death), ils ne sont pas là pour vous empecher de rentrer dans leurs univers. Et l'instrument dont se sers ce groupe et sans aucun doute l'humour. Oui, les jazzmen et les snobinards pretentieux qui se dissimulent dans des caves enfumés peuvent être doué d'humour et ce n'est pas être insultant que de sourire en écoutant cet album car il est jouissif si l'on goute un peu a ce déluge grand guignolesque de multiples styles qui se soudent et s'affrontent sous les hurlements de Yamatsuka Eye (des fameux Boredoms), un vocaliste multi tache qui éructe sporadiquement des cris aigus qui me font penser a un diable de Tasmanie (celui des dessins animés) que l'on aurait bourré d'une drogue quelconque mais très puissante. Noisy ? Pas qu'un peu. Mais c'est ça qui fait rire tant de gens quand on les mets en face de groupe comme Agoraphobic Nosebleed ou Fantomas non ? Pas le temps pour se concentrer trop longtemps sur une même idée, on l'utilise un quart de secondes pour ne plus jamais la revoir et tant pis si vous aimiez ça mais nous on a autre chose a foutre.

Alors voila, Naked City est un mélange improbable de jazz, de metal, de musique traditionnels juive et de tout les styles que vous pourrez nommés. Ils sont là, a un moment ou un autre, et ils vous tire la langue puis court se dissimuler a un autre endroit inattendus. "Torture garden" ne manque toutefois pas de cohérence et peut autant s'ecouter comme un bloc unique et cass tête ou individuellement. La production étant digne de celle des meilleurs albums de jazz, chaque instrument et parfaitement audible et donne donc une personalité a chacune des chansons. La performance est quand a elle tout aussi hors paires. On parle tout de même de type pour qui l'improvisation est loi et dont les capacités derrière leurs instruments font palir de jalousie les Metalleux de base qui s'imagine remplacer Steve Vai. Cette accumulation de talent et d'originalité se ressend tout au long de l'album et fera sourire de joie plus d'un fans de musique, quelque que sois le genre, car quand on est en présence d'un tel monstre il est a mon avis difficile de rester insensible a tant de folie et d'envies de tout foutre en l'air pour remanier les briques de la construction ainsi desordonnés dans le sens qui leur plaise. C'est bien ça que ce que recherches les mélomanes non ? Les musiciens qui leurs feront dresser l'oreille, ceux qui repousseront les barrières et referont la cartographie a leur gout. Naked City contiens tout cela et en large dose, plongeant dans l'inconnus pour un album hors pair (Fantomas étant dans le même registre dernierement mais n'arrivant pas vraiment au même degréde folie). Indispensable.

Tuesday, February 21, 2006

Curl Up and Die - the One above all, the end of all that is (Victory Records) 2005

La fin d'année 2005 et le début de 2006 nous ont apportés deux mauvaises nouvelles, les séparations de Curl Up and Die et de Beecher. Deux groupes pour qui le mot Hardcore était plus qu'un simple ensemble de code mais une table des lois a déconstruire et a recomposer comme bon leur semblait. Chacun a produit des derniers albums mémorable et c'est celui de Curl Up and Die que je m'en vais vous détailler. Premièrement, ceci est ma première rencontre avec cette entité, le nom complexe et l'association a la scène Hardcore chaotique m'ayant toujours fait reculer vers d'autres paturage, je ne me suis jamais penché sur leur cas. Puis, a la sortie du dernier je me suis forcé a écouter les deux morçeaux de l'ecard pour finalement revoir mon opinion sur ce groupe. Hardcore chaotique oui, mais au dessus du panier sans aucun doute. En tout cas il y avait ce petit quelque chose que Everytime I Die, Beecher ou Norma Jean font ressentir a la première ecoute. Le sentiment que l'ont ne va pas resasser les clichés mais que l'on va vous les renvoyer dans les gueules d'une toute nouvelle manière.

Dès la première chanson, les premières couleurs que choisient Curl Up and Die ne sont pas celles attendus. Ou est l'effervescence du chaos et la violence cathartique ? Lent et lourd, voila que l'on se retrouve dans des terres plus post Hardcore. 4 minutes passent et la seconde chanson, la troisième puis la quatrième s'enfilent a vitesse grand V sur des airs de hardcore déconstruis en efleurant jamais, même du bout des doigts, un son Metal. Hardcore jusqu'au bout des ongles, la musique n'en reste pas moins audacieuse et contemporaine Ciqnuième chanson et c'est le retour vers le post Hardcore et des territoire fréquentés par Isis mais aussi une touche plus émocore sans jamais perdre en sincérité. Ecorché et puissante, le chanteur explose sur chaques syllabes avec un grain particulier qui ne réinvente pas l'eau chaude mais que l'on ne peut pas confondre avec la voix d'un autre. Ce qui entoure ces hurlements n'est pas aussi si original que ça, stylistiquement parlant, mais les influences s'affichent toujours en philigramme derrière une identité plus prononcé, celle de Curl Up and Die. Qu'ils soient dans un hardcore chaotique ou qu'il passe dans un monde "post" moderne, il n'y a pas de doute sur l'identité des coupables. Un peu comme Beecher d'ailleurs, un mélange des suspects usuel sans jamais que l'on en vienne a crier a l'imposture. Une forte identité et de l'émotion a revendre. Tout comme sur un circuit de grand 8, on fait des boucles, on rentre dans un tunnel et vomis son quatre heure mais on reste toujours sur le même circuit. Pas de risque de s'ennuyer.

Pas vraiment besoin de soulever la question de la production, parfumé a tout les instruments elles n'en laissent aucun sur le carreau et forme un bouquet plaisant et absolument pas lassant. Un son brut comme pour les concerts mais doté d'un mixage aux petits onions, mais c'est aussi ce a quoi on doit s'attendre avec une production de Alex Newport (Fudge Tunnel, Theory of Ruin). Les trois dernières chansons passent et ne se ressemblent pas, "There is never enough time to do nothing" ne laisse pas retomber la tension en s'aventurant pourtant dans un tempo proche de la ballade. Quelques vocalises clairs apparaissent dans le lointain mais l'on ne peut pas parler de chant mais plutot de spoken word disposés elegamment pour donner plus de variété au tout. Variété vocale uniquement car l'accompagnement ne traine jamais trop longtemps dans le même coin, ce que l'on peut parfois reprocher au groupe de la vague Neurosis like. En fait, ce que Curl Up and Die a compris, c'est que l'ensemble des veines du Hardcore moderne pouvait confluer pour donner vie a un individu neuf qui ne va pas tailler le bout de gras a un autre genre , reste totalement Hardcore, mais n'est jamais prévisible. Et puis a la dernière chanson c'est l'explosion. On débute sur un tempo lent et peusant, orné d'une voix un peu chanté (rappelant Deftones) pour ensuite passer par un fil de distorsion qui nous fait croire que la chanson s'est arreté pour en fait revenir en force sur un tempo chaotique colerique. Le genre de riffs qui donne envie d'etre epyleptique pour pouvoir suivre avec chaque muscle de son corps les mouvements de la musique. Vous l'avez compris, je suis tombé sous le charme de cet album et de ce groupe. Que ce sois dans leurs moments plus conventionel pendant des echappés uniquement chaotique, il n'y a pas a douté de l'émotion palpable qui ressors de chaque note. C'est donc avec cet album post mortem que Curl Up and Die viens ranger dans la liste des albums novateurs une pierre de plus vers une scène Hardcore qui a toujours besoin de se renouveller. Merci a eux. Quand à moi je vais continuer a garder un oeil sur les projets prochains de chacun d'entre eux, en esperant que les idées proposés ici soient encore exploité et pas pillé par les nouvelles generations.

Monday, February 20, 2006

Kill the Client - Escalation of hostility (Willowtip) 2005

Pitt bull enragé derrière le micro ? Check. Riffs pret a en découdre avec tout une armée de CRS ? Check. Batteur sous speed ? Check. Cela ressemble a Napalm Death, cela vous ecorche les oreilles comme un album de Napalm Death mais ça ne ressemble pas a Napalm Death. Ils sont Kill the Client et ils sont votre prochain nouveau groupe de grindcore favoris. Originaire de ce beau pays qu'est les Etats Unis, Kill the Client ne semble pas très satisfait de la politique actuel et se charge donc de regler des comptes avec tout le monde sur un petite merveille d'album ou les brulots grindcore s'enchainent a vitesse grand V mais contribue un a un a imprimer de plus en plus profondement ce nom dans votre esprit.

Signé chez Willowtip, le label qui est en passe de devenir le nouveau Relapse (c'est à dire un label d'extrême centré sur le Death et le Grindcore dont la simple association a un artiste inconnus signifie que l'objet seras de qualité), Kill the Client en est a son premier album, après un EP, "Wage slave" sortis clandestinement mais qui avait éveillé les narrines d'une bonne poignée de passioné de grindcore. On a trop tendance a regarder vers la Suède (Sayyadina, Rotten Sound, Gadget) pour se fournir en grind alors que tout la bas, de l'autre coté de l'Atlantique; certains s'evertuent a poursuivre l'ideal brutal et fort en distorsion de leurs grands frères de Birmingham.

Toutefois, comme je le disais dans mon introduction, Kill the Client n'est pas un clone de Napalm Death. Beaucoup plus simple et fonctionnant autour d'une vélocité presque constante, la performance enragé du batteur aidant énormement a ne pas faire perdre une seconde de souffle a l'enchainement des chansons (sauf sur deux plages, lentes et distordus, à la manière de Brutal Truth), la rage est telle ici que l'on se demande si ils ne vont pas finir par le tuer ce bon dieu de client. Tendant vers un mélange de punk et de Metal, ces jeunes gens prefèrent voir dans le genre ou ils exercent un moyen de faire ressortir leurs tripes et non pas celles d'eventuelles victimes de serial killer ou d'un monstre issus de la Dimension Z. Pas de samples comique ou issus de films d'horreurs (deux samples seulement, un extrait d'un film et un autre d'une presentatrice de journal télévisé), pas de paroles absurdes.

Le but du jeu est ici de vous faire partir en courant de votre maison pour declencher une revolution dans votre quartier. Monter les barricades et faites entendre votre voix contre l'opression patronnales (en gros). Exactement le genre de sentiment qu'était capable d'inspirer Nasum dès que le premier riff retentissait dans mes écouteurs. Cependant, n'est pas Nasum qui veut et j'exagererais si je les posais comme des sauveurs du grindcore, un genre qui n'a pour l'instant pas besoin d'etre sauvé par qui que ce sois. Il se porte très bien, merci beaucoup madame de votre sollicitude. C'est juste que pour un album de grindcore, il n'y a franchemenr rien a redire à Escalation of hostility. Production classieuse ou tout les instruments sont présents (Scott Hull [Pig Destroyer, Agoraphobic Nosebleed] au mastering), pochette retranscrivant les ambitions de la musique avec simplicité, il n'y a rien qui puisse mériter une critique sérieuse. Un futur classique ? Peut etre pas. Mais "Escalation of hostility" represente les premiers pas d'un groupe sincère au futur prometteur. A ne pas manquer.

Revenge - Victory.Intolerance.Mastery.(Osmose Production / Red Stream)

Il y a les groupes qui surproduisent en donnant un punch inhumain a leurs enregistrements quitte a ne rien pouvoir reproduire en concert. Il y a ceux qui enregistrent dans leurs caves pour booster leur ego de véritables stars de l'underground. Et puis il y a ceux qui font un peu des deux, comme Revenge. D'origines canadienne et composé de membres du groupe de Thrash / Black Axis of Advance, Revenge donne l'impression d'enregistrer leurs albums avec la même passion pour le son sale que Nightwish ou Stratovarius peut avoir pour un son clair et tout propre ou pas une goutte de son ne viens rompre les petites mélodies. Le but de l'exercice pour ce qui est de Revenge est bien sur de ne pas faire de mélodies. Si jamais il y en avait une qui osait pointer son nez elle se ferais surement passer a tabac par le groupe. Le Black Metal dans son essence la plus pure ne doit pas être surproduit comme le font les hérétiques de Cradle of Fith ou de Dimmu Borgir. Le plus degueulasse possible, le mieux c'est, tout comme les grands frères de Darkthrone. Mais avec Revenge, je me demande si la production n'a pas était minutieusement arrangé pour que les instruments sonnent de cette façon.

Imaginez un peu, les voix en avant, les guitares ne sont plus qu'un gresilement et il faut tendre l'oreille dans les passages ou la batterie ne blast pas pour pouvoir distinguer peniblement ce qu'elles interpretent. La batterie, tel un rhinoceraus qui viens de voir sa dulcinée, fonce tout droit et défonce ce qui l'entoure avec bien peu de grace et très peu de technique. Alors pourquoi as tu achetés cet album, sombre crétin ? Et bien, la première fois que j'ai écouté un mp3 je me suis interrogé sur les désirs de ce groupe. Est ce un foutage de gueule complet ou une envie pressante de faire plus trve que les autres, qui étaient tout de même déja bien trve quand même ? Envie pressante car la musique ne fait pas de cadeaux sur les 27 minutes, au cas ou vous auriez imaginé une seconde que Revenge faisait des yeux doux a un format plus progressif. Comme Darkthrone, on parle plutot ici de regression. Oublié la morale et la courtoisie, l'heure est a la violence et au sentiment de haine sans concession. Victory. Intolerance. Mastery, l'ONU n'a pas le droit de citer et le droit a défendre sa terre et a foutre son pied dans la gueule de l'autre prévaut dans l'esprit guerrier de Revenge. Hey, ils ne disent pas jouer du War Metal pour rien quand même. Pourtant je ne saurais affirmer une affiliation avec un quelconque partis d'extrême droite bien que de tel terme évoque les franges les plus extremistes de notre démocratie. Le but n'est pas ici de faire de la politique mais justement de ne pas perdre son temps en discussionfutile. L'heure est au combat, prend ton arme et défonce le crane de ton prochain.

Je me demande alors ce que penserais le groupe d'une chronique comme la mienne ou je m'interroge sur leurs intentions alors que leur but est de passer les preliminaires pour enfiler direct vers l'assaut final. Mais malgrès tout si je continue a expliquer ce disque c'est bien car je le trouve defendable et interessant. La production ne fait pas tout dans un album et bien que je regrette que tout ne sois pas plus audible, il y a tout de même une touche particulière qui empêche les chansons de se ressembler. Ceci n'est pas un mur de bruit brute mais une mélasse haineuse qui réussi parfaitement a inspirer ce qu'elle veut dégager en éructant des vocalises crachés façon gore grind sur des guitares affutés comme des lames de rasoir. De plus, tout comme certains groupe de grindcore, bien que les riffs ne soient pas présent en première ligne, ils se font sentir tout de même derrière les blasts. Et c'est là ou Revenge gagne sans conteste, c'est que quand on les compare a des groupes de Black Metal qui essayent d'être maléfique et malsain mais échoue lamentablement, Revenge se place sans aucun effort dans la ligue des "enfoirés qui ecorcheraient votre mère a vif si jamais ils la croisent". Oui, ils ont l'air si méchant que ça. Alors comment attribuer une note a une pareille oeuvre ? Sois vous êtes partisant et vous écouterez l'album avec plaisir, sois vous le jetterez par la fenêtre et vous viendrez me faire passer un sale quart d'heure pour vous avoir conseiller ce groupe. Pas de demi mesure, ça passe ou ça casse.. A vous de voir si vous avez de la place dans votre discothèque pour un groupe de maniaque canadien de cet espèce.

Sunday, February 19, 2006

Vrooooooooom (Earth + SunnnO))) au Point Ephemère)

Déja une requete pour cette chronique de concert et cela me demoralise de devoir satisfaire une attente, comme si je devais ecrire d'une certaine manière. Peut etre que c'est cela qui me pousse a m'eloigner de mon clavier quand les gens ont envie de 'y voir collé, car je sais que je ne peut pas donner ce que l'on attends de moi mais juste tout ce que jepeut fournir a ce moment là. Pourquoi ecrire une introduction comme celle ci ? Car elle me permet de mettre en place quelques petites choses dans ma tête et de laisser mes mains glisser sur mon clavier pour descendre et arriver enfin à la ligne ou je commencerais a parler du concert de vendredi soir. Donc a peu près ... maintenant.

Vendredi soir n'etait pas un soir comme tout les autres pour moi. D'une part je me rendais a un concert avec ma petite amie, qui n'est pas une fan de Metal, voir pas du tout, et aussi car malgrès leurs presence dans des magazines Metal, SunnO))) est une proposition beaucoup plus experimental que la plupart des groupes cités dans les pages de ces mensuels. Arrivez au point Ephemère je remarque un petit papier annoncant que le concert est complet. Le Point Ephemère n'est pas une grande salle mais cela en dit déja beaucoup sur la notoriété des deux groupes de ce soir. Que l'on apprecie ou pas la musique, on viens voir le monstre en action. Va t'on trembler ? Vomir ? S'ennuyer ? C'est sur ce genre d'interrogation et de légende répandus dans les articles que se construit une reputation comme celle de SunnO))). Earth par contre est une tout autre proposition.

Cinq personnes sur scène, une batteuse, un bassiste, deux guitariste et un jeune barbichus préposé au trombone et a l'electronique. Pas de grands effets de lumière, juste un peu de fumée et l'ambiance s'installe. Un gars cris a coté de moi et je me demande si cela ne va pas me ruiner une partie de l'atmosphère si il continue. Les musiciens eux se sourient mutuellement et commencent a jouer. Chacun communiquant avec son instrument et répondant à l'autre avec grace, legereté mais force. Le son de batterie est d'ailleurs notable pour sa densité malgrès les mouvements lents de la demoiselle se trouvant derrière les futs. La basse envais la pièce et penètre doucement mais lourdement mon corps. Le trombone joue chaque note avec de profondes inspirations pour donner encore plus de relief aux accords. Ce n'est pas une utilisation conventionnel de l'instrument mais aucun des musiciens de ce soir ne peut se revendiquer d'une quelconque école classique. Loin de là. Les guitaristes, quand à eux, placent leurs notes lentement mais surement, composant des riffs a force d'efforts. Les secondes s'ecoulent et l'on se laisse porter par le flot de chaques notes, l'une venant enrichir l'autre. Puis c'est l'explosio et les musiciens jouent presque tous en même temps pour un résultat jouissif. Autant vous dire qu'a la fin de chaque morçeau je ne retenais pas mes applaudissements, et je n'étais pas le seul. Oui, il faut rester concentrer et si l'on éloigne un peu son esprit de la musique on perd aussi un peu de l'ambiance et de la logique du morçeau. Mais toute cette énergie mentale consacré à l'ecoute attentive de ces 5 desperados est largement recompensé par une experience unique et ce ne sont pas les cris enthousiaste du fans se trouvant pres de moi qui ont brisé cela. En fait, je comprends maintenant très bien son excitation.

Enfin, après un set d'a peu près une heure ou plus, Earth et SunnO))) étant present ce soir tout les deux en tant que tête d'affiche, tout ce petit monde s'en va et on désosse la batterie pour faire de la place. Première constation, le nombre d'amplis. Ils sont 12 et disposés face au public derrière les musiciens. Deux appareils lancent de la fumée vers le plafond et envahissent la scène d'un mur opaque qui s'épaissit a tel point que pendant les minutes d'attentes après le déclenchement de la musique d'introduction et l'extinction des feux, je me suis demandé si le groupe n'etait pas déja sur scène. Mais bientot, trois figures druidique se dessinent et, les bras levés bien haut, ils s'abbattent sur les cordes pour declencher la première salve. Ca gronde mais ce n'est pas aussi terrifiant que je le pensais. Un bon point donc, on ne va pas a un concert de SunnO))) pour se faire refaire les tympans, a condition d'être armé de boules quiès bien sur. Ensuite, le groupe ne joue pas vraiment de morçeaux de leurs albums mais interprete surtout des séries d'improvisation pachidermiques ou les riffs de basse se peignent dans les airs et écrasent le public.

Difficile et épuisant, voila comment je définirais un concert de SunnO))). Après cela vous pouvez surement aller a un concert de Merzbow sans crainte. Le concert commence donc avec trois basses mais après une vingtaine de minute (ou plus, j'ai vraiment perdus la notion du temps pendant ce concert) d'autres musiciens viennent les réjoindre. Un autre druide se place a l'electronique et commence a jouer avec des sons discordants, un trombone (peut etre le même que pour Earth) se place devant un micro et enfin un des guest de Black one s'empare du micro. Portant les couleurs blanches et noirs de la scène Black Metal, Wrest de Leviathan s'ajoute a l'assemblée de musiciens pour hurler d'une manière assez aleatoire des mots incomprehensibles. Une presence charismatique indispensable pour plonger encore plus le set dans la noirceur. J'avoue même avoir eu parfois peur en entendant sa voix tellement elle a un grain et une qualité sans commune mesure. Donc si cette description vous semble chiante, n'essayez même pas d'aller a un concert de ce genre. Experimental et bruyant, un concert de SunnO))) s'apprecie pour son ambiance et sa puissance mais n'a rien a voir avec un concert normale. En fait, SunnO))) n'est pas là pour interpreter ses albums ou en faire la promotion mais juste pour exprier leur art directement devant leur public. Si celui ci suis, tant mieux, mais rien n'est fait pour rendre l'experience plus agreable et ce seras dans une repetition, un peu ennuyeuse, d'un même son que tout s'eteindras et que, la fumée enfin dispersé, Stephen O'Malley et Greg Andersson releveront leur capuches pour s'exposer au public et bien montrer qu'ils sont humains et pas les êtres magiques pour lesquel ont pourrait les prendre après tant de mystères.

Pourtant, malgrès tout, dans les visages qui m'entourait je n'ai vu que de l'attention et du respect. Peut etre que dans le fond on rigolait un peu de tout cela et que certains sont partis avant la fin du concert mais sur le devant on aurait put se croire a une messe, bien que certains aient des façons étrange de prier. En effet, un bonhomme souriant est resté tout excité pendant la soirée et a même déclenché une sorte de fosse a lui tout seul vers la fin du concert, qui a fait sourire les quelques personnes le recevant et ennuyé le reste du monde. Mosher sur SunnO))), voila quelque chose que je n'avais pas du tout envisagé. Mais avec de tels personnages, il faut envisager l'impossible. Ainsi, vers Minuit (la salle ouvrait ses portes a 20H30) nous quittons la salle avec les oreilles qui bourdonnent et l'envie de rentrainer vite chez nous. Un peu déçus au premier abord, plus j'y repense et plus je serais interessé par un autre concert. D'abord car le rituel mis en place par le groupe a ceci de fascinant qu'il est unique et scrupuleusement respecté. D'autre par car malgrès le manque de variation et la fatigue, il y a de quoi s'extasier si l'on aime le travail sur le son. Le reste du monde desirant entendre des chansons ou quelque chose approchant un concert normal peut aller se recoucher, ils ne verront rien dans ces murs qui ne les interessera. SunnO))) n'est pas un groupe qui est reservé a une elite mais juste a une poignée de gens passioné par le son, qu'importe leurs horizons sonores. Alors, si vous aimez la distorsion dans sa plus pure experience, vous savez ou vous rendre.

Thursday, February 16, 2006

Clouddead - Self titled (Mush, 2000)

Avez vous déja regardez les nuages. Allongez vous dans un champ et laissé vos yeux voguez sur les vaguelettes de matières blanches qui défilent. Formes indistinctes et interprétations multiples, la joie des enfants dans beaucoup de films. Oh, un avion, un éléphant, un coeur. Dose One, Why? et Odd Nosdam, trois rappeurs du label Anticon, doivent avoir la même occupation que les enfants de tout ces films d'auteurs et composent leurs paroles de la même manière. Alors ils ont demandés a leurs connaissances de composer des chansons afin qu'ils puissent y poser leurs textes. Chacun amène sa touche mais l'ensemble est cohérent. Car de la même manière que le ciel forme un tout qui ignore les frontières, les nuages se suivent et ne se ressemblent pas tout en étant lié l'un à l'autre par leurs composition chimique. Oui, ça c'est de la métaphore. Clouddead est donc la musique qu'il faut écouter en regardant les nuages, mais elle pourrait aussi être décrite comme étant celle des "petits gars a lunette que l'on prend pour des intellectuels sérieux alors qu'ils rigolent dans votre dos dès que vous partez".

Secondés par des invités diverses comme Sole (fondateur de Anticon) ou Dj Signify, Clouddead s'inscris dans la progression des oeuvres de Why? et de Dose One (celles de Odd Nosdam me sont inconnus). Dose One, le rappeur mystique qui improvise les reflexions philosophiques comme d'autres recitent leurs listes de courses. Why?, le rappeur chanteur. Et puis Odd Nosdam, la touche la plus Rap des trois avec un flow plus rythmé. Les Beastie Boys du rap indépendant ? Ouais, peut être. En tout cas ceux là ne parlent pas des problêmes de leurs rues comme tout ceux qui roulent en cadillac depuis que leurs singles a conquis le coeur des ados. Non, si Clouddead parle de la rue, elle se situe surement dans une dimension parallèle. Un extrait ? "One man's floor is another man's floor with a pillow on it and sure, the enemy is a thirteen year old computer hacker". Lire des interpretations dans tout cela ? Oui, vous le pouvez surement, mais cela reviendrait a chercher un sens dans les lignes de Nostradamus. Des paroles qui s'enchainent, du sens qui s'affichent a l'esprit mais quel était l'idée derrière tout cela ? Est ce qu'il ne faut pas juste y voir le cheminement d'un esprit joueur qui désire juste faire partager une part de ses reflexions passés sous le filtre du défilements des nuages. Et est ce que l'on a besoin de comprendre tout cela de toute manière. Les paroles et les flows sont là pour la musique, la musique est là pour soutenir les voix et le plat ainsi préparé vous emmène dans les nuages. Les paroles et les voix s'entrecroisent en canon, les flows parlés chantés alternent avec des accapelas et des mélodies presque pop rock. Diversité est la régle de ce petit jeu et les concepteurs ne cessent de vous surprendre tout au long.

Le désir de Clouddead, à mon avis ? Faire voyager l'auditeur dans un disque qui serait l'accès a une dimension unique. Brisé le quotidien et le recomposé dans l'ordre que l'on veut. Et bien sur, loin de s'arrêter au texte, les intrumental suivent la même logique. Les samples inattendus comme cette aspirateur qui scratche ou ces cloches de noel utilisé comme battement, tant de petit détails contribuant encore et encore a expatrier le trio vers un territoire que l'on ne nomme plus vraiment Rap. Oui, les paroles sont rappés, et oui il y a du scratch et tout ce qu'il faut pour faire un album de rap. Le problême viens du rangement de toutes ces petites choses, et telle une chambre de lycée bordelique, la musique de Clouddead finis par ne plus rassembler qu'a elle même. Oui, j'aime les phrases compliqués mais cet album l'est aussi. Et si cela vous semble très pompeux et trop intellectuel, je vous rappel que derrière tout cela ne se trouve pas des intellectuelles bobo mais des petits gars a lunette qui rigolent derrière votre dos. Oui, ce sont eux ces types. Ils font leurs musique comme bon leur semble, vous la presente et vous laissent vous amuser a la decortiquer dans tout les sens en sachant pertinnement que vous ne trouverez pas la clé. Bien que ce projet ait fait le bonheur d'une certaine presse musicale, il ne faut pas voir dans cet oeuvre et dans ces artistes un besoin de faire un rap d'intellectuel mais juste de jouer leur musique comme bon leur semble. Complexe et entrainant, il n'est pas exclus que l'on se retrouve avec un mal de crâne a l'issus de ce voyage. Mais ils sont ainsi fait les experiences qui gonflent votre cerveau d'images et de plaisir. On en ressors enrichis et avec l'envie d'y replonger un peu plus, recuperer encore un bout de sens quelque part et recomposer son puzzle d'une manière différente pour une nouvelle écoute.

Wednesday, February 15, 2006

Minsk - Out of a center which is neither dead nor alive

Avoir le même son que Neurosis est le fantasme de beaucoup de post rockeur en herbe, et bientot il n'y a pas a douter que nous serons envahis par des armées de groupes cherchant a montrer leur gros cerveaux dans leurs longues chansons mais qui n'auront rien de la substance hallucinogène que deverse les groupes comme les grands pères precedents nommés ou des plus jeunes fistons comme Isis ou Cult of Luna. Minsk est un de ces groupes pour qui les noms de Neurosis et Isis doivent revenir sans cesse dans les chroniques de disques ou les interviews donc passons vite fait sur ce point en les nommant au début. Voila, Neurosis et Isis, c'est dit, c'est noté dans un coin et vous savez a peu pres a quoi vous en tenir quand au contenus sonore. Pas que Minsk sonne absolument comme l'un ou l'autre. Non non non, Minsk vaut vraiment le détour. En fait, si vous faisiez Paris - Marseille et que vous deviez faire un tour jusqu'a Lille pour allez les voir, ça vaudrait quand même le coup. L'etiquette post hardcore bien en place, Minsk n'est pourtant pas vraiment un groupe que je qualifierais de post quelque chose étant donné le peu de ressemblance qu'ils ont avec un groupe de post rock. Hardcore peut être, mais Metal aussi dans ce cas. Oh et puis je ne sais pas, je ne sais plus et ont s'en fous de toute manière.

On s'en fous car au delà de ces comparaisons et de ce titre de casier, il y a un peu de tout chez eux mais sans que cela finisse comme un pugilat entre des influences qui n'auraient rien a faire ensemble. Tout d'abord la voix a ce grain rocailleux et puissant qui permet aux vocalises de ne pas être des rugissements perdus dans la distorsion mais des accroches a part entière. Des sortes de refrains il y en as, mais surtout de belles mélodies qui transcendent les riffs et la puissance de la batterie pour devenir un flot continue d'emotion venant de tout les instruments. Les riffs ensuite sont accompagnés de samples a tendance noise ce qui rajoute une dose de distorsion sur les parties les plus douces et ne laisse donc jamais redescendre la tension, tout comme ce passage au saxophone (sur le dernier morçeau, "Whisp and tow", une pure merveille qui conclut l'album avec une décharge electrique lente qui s'insinue dans le corps). La tension oui. C'est ça qui fait que les groupes de "Post Hardcore" ont une véritable puissance malgrès leurs longs passages mélodiques et éthérée c'est qu'a la fin de toute cette preparation on obtiens une explosion. Un peu comme un orgasme en fait, on relache la tension part des riffs lourds et puissants puis tout s'apaise. Oui bon, je sais, la comparaison sexuelle n'etait pas necessaire mais qu'est ce que vous voulez que je vous dises, c'est la seule chose qui m'est venus a l'esprit à ce moment.

Le rythme ensuite, la section rythmique a une presence tout en finesse et en precision, bien comme il faut. Sans jamais se lancer dans de la demonstration, la frappe sais se faire puissante et legère juste aux bons moments, et cela sur des plages de 10 minutes pour la plupart. Oui, quatres chansons de dix minutes et plus, et toutes dans les premières positions. C'est un paris risqué que de lancer directement son auditeur dans un marathon sonore mais la performance est ici transformé. En fait, quand j'ecoute un album de Isis, la durée me fait peur car cela veut dire que je vais ecouter un album assez long qui va me porter dans une emotion precise. Et étant donné ma passion pour les changements d'ambiances, cela demande donc un investissement temporel et emotionnel que je ne consens pas toujours a donner. Or, avec Minsk rien de tout ça. L'investissement emotion c'est le disque qui le donne, vous emmenant dans différents endroits ou la sérénité est remplacé par des plaines brumeuses inquietantes de chansons en chanson et même a l'interieur de celles ci. Ce qui fait donc l'originalité de Minsk ce n'est pas specialement leur emploi des instruments ou le terrain dans lequel ils ont poussés mais l'émotion unique qui ressors de l'album, comme aucun autre groupe du genre jusqu'a present. Pas encore disponible en France, jetez vous sur cette merveille. Si le monstre n'a pas encore eclos et que leur prochain est meilleur alors ... non, je ne veut pas imaginer. Surtout pas briser le rêve, celui ci est déja si beau.

Sunday, February 12, 2006

Animosity - Empires (Black Market Activities / Metal Blade) 2005

Il y a des albums dont la qualité est d'être une experience complète qui s'ecoute du début a la fin. Et puis il y a des albums qui foncent droit devant de la première seconde jusqu'au dernier riff et forment un tout un peu trop indivisible. Et malheuresement pour eux, les petits jeunes de Animosity font partie de ce lot. Deja auteur d'un deuxième album, et signé sur le label du chanteur de the Red Chord, affilié a Metal Blade, ces jeunes gens partagent aec ce dernier groupe une vision a tendance chaotique pour le Death Metal. Beaucoup de riffs, peu de répétition et une vague de destruction qui ne laisse rien repousser sur son passage. "Fused together in revolving doors", le premier album de the Red Chord, etait une petite merveille de brutalité mais savait marié la puissance de feu d'un 38 tonnes bourré d'explosifs avec des accroches moshisante ou des petits bruits amusants. Oui, amusant. Moi ça me fait toujours sourire ces petits bruits aigus que les guitaristes de the Red Chord placent dans leurs gros riffs gras. Je suis le seul ? Et pourquoi je pose la question moi, c'est ma chronique que je sache.

Donc pas d'humour chez Animosity et même un certain sérieux puisque les paroles sont orientés vers les drames politiques recents et l'enervement que provoque chez eux ce monde qui ne fait rien pour changer et pour s'ameliorer. Ah oui, ils ne sont pas content, ça c'est indeniable. Heureusement, cette fameuse rage ne se ressends pas comme celle de nombreux groupes qui donne l'impression qu'on leur a marché sur le pied pour ensuite ecrire une chanson sur cette "evenement traumatique". Il y a dans ces paroles une honneteté que l'on trouve dans les paroles des groupes de Hardcore. D'ailleurs quelques mosh part sont presentes, sans que leur présence sois trop appuyé non plus (comme le reste des riffs, mais j'y viens) ainsi que quelques gang vocals qui permettent de faire respirer un peu les growl death metal. Ainsi, franches et directes, les paroles n'usent pas trop de métaphore et dépaignent juste une vision du monde sans faux col. La musique quand a elle reflète cet opinion en étant joué avec précision et en enchainant les riffs après les riffs après les riffs. Mais quand on enchaine trop les riffs on finis par ne plus savoir par quoi on a commencé. Et c'est là ou se trouve le probleme.

Très bien produit avec des riffs dense élegamment soutenus par une basse que l'on sens dans le fond mais qui n'apparait jamais dans le mix, il n' y a franchement rien a redire sur cet opus si on ne lui demande que d'être un album de Death Metal. D'une durée d'ecoute assez courte, un peu moins de 30 minutes, on ne peut pas être lassé par quoi que ce sois durant cet album puisque aucun riffs qui vous aurait put vous deplaire ne refait son apparition. Par contre, si on veut de la variété c'est un peu foutus. Les chansons se suivent et se ressemblent, entrainant l'album vers un tout cohérent stylistiquement parlant mais manqant d'accroches permettant de dénouer chaque chansons du magma sonore que constitue "Empires". Hormis cela la pochette de l'album crée par Paul Romano est vraiment très belle et rajouteras donc a votre collection d'album de Death une petite touche coloré qui fera bonne figure a coté de tout ces démons écorchant des vierges. Et pourtant, malgrès ce défaut majeur je ne cesse de revenir vers cet album car en matière de Death Metal brutale, energique et technique cet album se pose exactement là ou il faut. Il faut juste ne pas avoir envie d'etre surpris.

Thursday, February 09, 2006

Becoming the Archetype - Entering damnation (Solid State) 2005

Je ne connais pas personellement les membres de Becoming the Archetype mais je suis sur que nous avons un point commun : Nous adorons le Metal. C'est une chose d'aimer un style de musique mais ça en est un autre d'adorer et de reverrer, voir de vivre pour un genre précis. Je ne suis pas le genre de personne qui se limite a un seul type de musique, ce serait assez idiot et m'empecherait d'ecouter tant d'excellents groupes qui n'ont rien de metallique. Toutefois, quand il s'agit de Metal, une petite partie de mon coeur vibre a l'unisson avec les cordes et les paroles. Ca a beau etre totalement idiot et absolument contraire a la mode de dire aimer le Metal, surtout quand on considère le nombre de clichés associés avec le genre, mais je ne peut pas m'en empecher. Même recemment je regardais un clip du dernier As I Lay Dying et vu que le riff d'intro était Metal j'ai même commencé a aimer la chanson. Bon ensuite je me suis rendus compte que c'etait du Metalcor et j'ai laché l'affaire. Mais pendant un instant, je n'aurais pas dit non ! C'est dire ma passion pour le Metal, et donc pour Becoming the Archetype, le vrai sujet de cette chronique.

Signé sur Solid State, donc chretien, ce quintet americain m'avait tout d'abord parut n'être qu'un enième groupe de Metalcore mais sans refrains mélodique. Un point pour eux, mais ça n'allait pas les faire monter dans mon estime. Puis vint le temps de la sortie de l'album et je jettais une oreillle sur la ecard, rien que pour le principe. Bien m'en a pris car le petit groupe de metalcore était bien plus interessant que ça. Pas trop différent de ce qui se fait ces temps ci, minus les moshs part obligatoire et le chant mélodique, mais avec ce qu'il faut de Metal severement burné pour donner envie a un petit type dont le coeur résonne en coeur avec les powers chords metallique de se jetter sur l'album. Résultat des courses ? Becoming the Archetype entamme avec Entering damnation une carrière placé sous l'etendart d'un métal qui dois autant a la nouvelle garde suedoise, autant Opeth que In flames, mais avec des vocalises plus proche de ce qui se fait en matière de Metalcore ces temps ci. Oui, il y a des mosh parts, mais dans le cas de ce groupe c'est un petit plaisir qui ne se refuse par car elles ne sont pas systematique et arrivent toujours au bon moment pour vous donner envie de jeter des objets a travers la pièce tout en effetuant des mouvement désordonnés de KDS.

Comme tout album sortis chez solid State, la production est a la hauteur du prix que vous payiez, voir même largement a la hauteur. Bonne puissance de la basse pour donner de la rondeur aux riffs. La batterie est puissante et trouve un bon compromis entre un son dure mais pas synthetique. Le chanteur crache des vocalises se situant entre le Hardcore et le Death Metal tout en insufflant de la conviction dans ces chansons qui sont taillés pour le concert. Le petit "Let's go" lancé fierement lors Ex nihilo (juste avant le solo en plus, si c'est pas épique) est d'ailleurs un bon exemple de cette qualité. Entering damnation, contrairement a ce que son nom laisse prédire, est loin d'etre un album sombre mais une ode glorieuse a un combat contre des démons imaginaire, du genre de ceux présent sur la couverture de l'album dessiné par Dan Seagrave (les albums de Suffocation, entre autre) . Malgrès leur appartenance a la scène chretienne je n'ai pas noté une seule référence a la foix des membres du groupe mais il est vrai que si ce genre de musique était diffusé dans des eglises j'aurais surement revus mon nombre de fréquentations a l'office. Bref, Metal Metal Metal, voila le genre a retenir pour ce groupe. Le potentiel se dévoile déja magistralement dans les montés en puissance a coup de note de piano, comme durant le break mélodique de Elegy et il y a fort a parier que le prochain album tendra encore plus vers cet aspect de leur son. Pour l'instant, Becoming the Archetype est l'archetype de ce qui se fait en matière de Metal moderne mais ils le font tellement bien que ce serait dommage de s'en priver.

Monday, February 06, 2006

Municipal Waste - Waste them all

Je n'ai que 23 ans et mon obsession pour la musique extrême est tout de meme assez neuve pour que les fans de Korn qui ont connus les californiens dès leur premier album peuvent me regarder de haut. Mais, car il y a un mais, quand j'ecoute Municipal Waste un sentiment de nostalgie m'envahis. D.RI., Cryptic Slaugher, des groupes que je n'ai pas connus a l'epoque et dont les noms ne sont encore que des références dans mon esprit, donc non accompagné par des sons pour accompagner chaque nom. Inculte ! Ouais, inculte vous pouvez toujours le dire, je ne le nierais pas. Je ne vais donc pas comparer Municipal Waste avec qui que ce sois. La seule chose dont je sois sur est leur appartenance au mouvement cross over et leur désir de perpetuer la flamme des groupes de Thrash enflammer par des rythmes punk et des gang vocals. Une recette simple au premier abord mais encore faut il être passer maître dans l'art du riff qui tue et assome l'auditeur en quelques minutes.

15 chansons en 16 minutes, un bon petit format grindcore pour un disque qui donne envie d'etre passé et repassé encore et encore sur sa platine. Tout comme les virus que contiennent les déchets municipaux, Municipal Waste s'accroche a votre cerveau, refuse de partir et peut même vous donner envie de déclencher un circle pit dans votre propre chambre. Même sans aucune reference dans le genre j'ai le sentiment en écoutant Waste them all que c'est de cette manière que dois sonner le meilleur de ce genre, voir la quintessence de l'effervescence juvénile d'une bande de type pret a se bourrer la gueule, bourrer les groupies, bourrer la têtes des fans qui sont venus les voir mais surtout ne pas chercher a tout prix la perfection technique. L'enregistrment de cet album est sans faute technique, ni faute de gout, mais étant donné le son un peu cradingue je ne peut pas m'enlever l'idée que cet album a était enregistré en assez peu de prise. On rentre dans le studio, on balance ce que l'on a et ont peut recommencer a faire la fête. Le genre de type qui ne sais s'exprimer qu'en concert et ne vois pas le studio comme un terrain de jeu ou l'on peut experimenter sur le son.

La production n'est pas inaudible non plus et les riffs ressortent bien. Par contre la batterie manque un peu de consistence et j'imagine que la différence se fera ressentir sur leur deuxième album, recemment sortis chez Earache Record, ou c'est Dave Wittie (Burnt by the Sun, Discordance Axis, Human Remains ...) qui s'y colle. Quand a la basse, on est en droit de se demander si il y en a une car elle ne se fait jamais entendre, couvert par les riffs et les petits bouts de solos que les deux gratteux balancent en quelques secondes avant de passer a une nouvelle idée. Pas de solos de basse alors, mais l'heure (ou le quart d'heure) n'est pas à la demonstration de force technique mais juste de puissance de feu. Autre chose d'important, mais vu le nom du groupe c'etait courrus d'avance, ces messieurs ont un sens de l'humour. Le sample d'introduction de la chanson "Waste them all" en est un parfait exemple ("Now we're going to waste you !") ou le titre de la plage 11, "Thrash ? Don't mind if I do". Rigolard, inconscient mais devastateur sont les trois adjectifs qui conviennent a merveille pour decrire le sons et les intentions de Municipal Waste. Leur style n'est plus a la mode, leurs habillement se veut retro et leurs ambitions politique ou mediatique sont nuls mais ils continuent tout de même a perseverer dans leur voix. Et c'est ça qui fait la différence par rapport a tout ce que l'on peut entendre chaque jour, la conviction. La conviction d'avoir raison. Et je ne peut pas dire qu'avec cet album je puisse leur donner tort.

Aborted - the Archaic abattoir (Olympic Recording / Century Media) 2005

Aborted est un groupe dont le nom m'est familié depuis déja quelques temps mais qui ne m'a jamais vraiment intéréssé. Un groupe de Death Grind de plus, et alors, qu'est ce que ça va change a ma vie ? Recemment je me suis pris Goremaggedon, histoire de voir si il y avait raison de s'affoler. Mon constat, rien de bien impressionant, tout juste un petit album a passer en fond sonore quand on a besoin de s'ecouter une musique fort en blast. Tout comme "Panzer division Mardul", "Goremaggedon" est une enfilade de blast ou quelques riffs ressortent peniblement ce qui donne une demi heure de musique extrême sympathique mais pas mémorable. Et puis, un matin alors que je regardais les nouvelles videos disponibles j'ai remarqué le clip de "Dead wreckoning". Ah ouais, Aborted, ils font des clips rigolos, allez on essaye. Oh mon Dieu ! Est ce que c'est bien le même groupe ? Ok, ils ont les mêmes tronches, c'est le même nom et c'est toujours du Death Grind (plus Death que Grind maintenant) mais ils ont du bouffés un truc pas correct entre temps car il y a un fossé gigantesque entre "Goremaggedon" et "the Archaic abattoir".

Par quoi commencer ? Les riffs d'abord, ils sont beaucoup plus Metal et surtout, surtout, on les entends ! Goremaggedon avait pour obsession la vélocité, ça fonçait dans le temps et ça prenait pas le temps de regarder derrière. Là le travail est beaucoup plus minutieux et l'on passe et l'on repasse sur l'auditeur pour bien lui faire comprendre que l'on est pas là pour rigoler. Avec the Archaic abattoir, Aborted crée enfin la musique de fond d'un massacre dans une fosse remplis de zombies. Plus Death donc, comme je le disais plus haut et même quelques inovations comme ce passage plus atmosphérique dans "Threading on vermillion deception" ou cette intro electronique et ses quelques choeurs au début de "Voracious haemoglobinic syndrome". Deux titres qui se situent d'ailleurs a la fin de l'album et qui démontre bien l'evolution du groupe.

D'abord on commence par des titres violent et fort en blast, comme sur l'excellent "Dead wreckoning" qui introduit l'album, puis on ralentis la manoeuvre et on laisse plus de place aux solos ou aux petites idées qui donne de la variété au plat ves la fin. Vocalement parlant, les paroles sont un peu plus comprehensible mais reste dans le guttural sans être un gros fouliis de grognement incomprehensible. On saisis bien que le chanteur veut dire quelque chose quand il grow mais on ne comprend que quelques syllabes. Un bon chant death en somme. Le principal c'est que une émotion rageuse et pres a en démordre se fait sentir et pas juste une bouillis de grésillements se mélangeant aux guitares comme dans certains groupes de gore grind. Le Grind donc, un des ingredients de Aborted que l'on retrouve encore sous la forme d'une agression prononcée mais qui fait de la place a des riffs beaucoup plus Metal et finalement plus interessants. Les parties groovy sont là, quelques mosh part aussi mais sans trop forcé la dose non plus. En fait, Aborted a trouvé une recette parfaite pour se rendre incontournable dans le millieu avec de vrais chansons qui restent en tête et aussi pour faire bouilloner les fosses à travers le monde et cela jusqu'a ébulition. Seul défaut, le petit cliquetis que produit la batterie, on aurait put faire quelque chose d'un peu plus naturel de ce coté là messieurs. Mais honnêtement, hormis ce détail, je ne vois rien qui puisse être reproché Aborted sur cet album. Après des débuts difficile les voila partis sur la bonne voie pour imprimer leur nom en lettre majuscule sur les flyers de concert a coté des grossses pointures du Death Metal.

Genre : Death / Grind
Label : Olympic Recording / Century Media
Note : 16/20
Site officiel
Pays : Belgique
Style global : Death / Grind

Tracklisting :
1/ Dead wreckoning
2/ Blood fixing the bled
3/ Gestaled rabidity
4/ Hecatombic
5/ the Gangrenous epitaph
6/ the Inertia
7/ A cold logistic slaughter
8/ Threading on vermillion deception
9/ Voracious haemoglobinic syndrome
10/ Descend to extirpation

Sunday, February 05, 2006

Blut Aus Nord - Thematic emanation of archetypal multiplicity (Candlelight / Appease me) 2005

Il y a une citation de Georges Carlin que j'aime beaucoup et qui définis très bien la carrière de Blut Aus Nord : I am here for me, you are here for me, no one is here for you. En clair, si vous aimez ce que je fais alors on est deux, mais si ce n'est pas le cas alors ne venez pas vous plaindre, votre avis n'a aucune importance pour moi. Ainsi, débutant en tant que groupe de Black Metal symphonique en se servant des oeuvres de Emperor et de Nokturnal Mortum en tant que fondation, nos franças ont commencé a se peindre dans un petit coin du grand tableau du Black Metal mondiale. Un album, deux albums et le groupe change de direction pour donner au son norvegien une vision futuriste. Les claviers et les ambiances grandioses prennent une nouvelle dimension dans un univers plus futuriste et musicalement avant gardiste.

Ouais, Blut Aus Nord se fous des conventions, ça on peut le dire. La mutation du monstre s'effectuant lentement, les sonorités se modifiés pendant leur avant dernière album pour eclore vers la chanson numéro 7 et montrer un tout nouveau visage. Celui d'un Black Metal qui aurait laissé le Metal derrière lui, aurait fait une overdose de Godflesh et se serait métamorphosé dans une bestiole ambiante dont les ambiances norvegiennes auraient été conservé. Ainsi devenus des leaders dans ce que les experts du chipotage nomme le "Post black metal" (avec Arcturus, Solefald, the Axis of Perdition ou Ulver), Blut Aus Nord enchaine maintenant son évolution avec un EP qui aurait dut figurer au sein d'un split album avec les anglais de the Axis of Perdition. Dommage, mais la musique n'est pas perdus, c'est le principal (la face de the Axis of Perdition figure sur un autre EP intitulé "Physical illucinations in the sewer of Xuchilbara...").

La transition vers une musique plus electronique se continue sur ce EP. Une fois l'introduction d'une minute passé on retrouve les sonorités qui concluait "the Work which transforms God". La guitare est enssevelis sous une nuée d'effet pour lui donner cet aspect brumeux, chaque note résonnant en échos dans les profondeurs d'un caveau. L'ambiance est naturellement inquietante mais c'est bien la seule chose que l'on peut qualifié de "naturelle" dans cette chanson. J'apprecie la musique de ce groupe pour son coté imaginatif mai aussi apaisant, toutefois, je pense être un des seuls a me reconforter dans ce genre d'ambiance lourde, donc ne pensez pas que l'orientation du groupe sois vers une musique plus legère.

L'oppression s'arrête toutefois a cette chanson et la troisième plage se tourne vers des rythmes de basse rappelant Massive Attack si ceux ci ne s'etait pas consacré au trip hop mais a une ambiante composé pour des jeux videos du type Resident Evil ou Silent Hill (ce dernier jeu est d'ailleurs une des influences majeurs du premier album de the Axis of Perdition). Un peu plus de 7 minutes d'une musique moins" revolutionnaire" que la chanson precedente mais qui montre bien la capacité du groupe a étendre leurs aîles là ou bon leur semble.

Retour ensuite a un paysage moins acceuillant sur l'avant dernière chanson ou l'auditeur est acceuillis par des chants problablement d'origine thibétains. Il s'echappe d'ici une mélodie qui évoque des prières rituels de prêtre situé au bord du monde et chantant leurs prières alors que l'apocalypse les attends. Si cette image vous semble cliché, la musique en elle même se prévaut de tout stereotype pour constituer un univers qui commence et finis avec ce EP. Car une fois cette plage terminé, des violons stridents assaille l'auditeur et l'emmène loin de ce petit monde. Ainsi, contrairement a la plupart des EP qui sont des avants gouts, "Thematic emanation of archetypal multiplicity" est une pièce de plus dans le puzzle et contribue a placer Blut Aus Nord de plus en plus dans la catégorie des groupes destinés à être cité comme des futurs classique. Ca ne renouvèle pas le Metal, ça ne renouvellèle pas le Black Metal ni même la musique electronique mais ça continue a se renouveller sois même.

Style : Post Black Metal
Label : Candlelight / Appease Me
Note : 16/20
Pays : France
Style général : Ovni / experimental

Tracklisting :
1/ Enter (the Transformed God basement)
2/ Level-1 -Nothing is)
3/ Level-2 (Nothing is not)
4/ Level-3 (Nothing become)
5/ Exit (towards the asylum)

Wednesday, February 01, 2006

Khanate - Capture & release (Southern Lord / 2005)

Un soir, alors que mes parents étaient partis dans leur Normandie natale, je me suis décidé a me faire une soirée film. J'ai d'abord commencé par Versus, un bon film de tape frapadingue qui mérite d'être vu pour les qualités de poseurs des acteurs, et ensuite j'ai enfourné Ring (la version japonaise) dans mon lecteur. Et ensuite j'ai compris ce qu'etait que la peur. Jamais auparavant je n'avais ressentis une sensation identique, aussi étrange et désagreable qu'interessante. C'etait mon premier pas dans le monde des univers réellement inquietant et et dont la qualité me touche personellement en me donnant envie de mieux comprendre encore et encore le contenu et le propos de l'oeuvre. Le premier album de Khanate fut mon deuxième pas, plus profond car me touchant par sa musique (mon obsession quotidienne) , tout dans ce disque me forca a rester stoîque devant l'atmosphère pesante et horrifique et je ne put me résoudre a aucun moment a couper le son. Ccomme si un évenement horrible ne pourrait qu'arriver si je prenais cette decision. Le mal devait partir de lui même.

Cependant, bien que l'ambiance malsaine d'un album de Khanate sois attirante du fait de son originalité, il manquait dans ces albums le petit quelque chose qui me ferait les regarder plus comme un joyaux noir que comme une perversion agréable mais ne restant attirante que comme une "nouveauté. L'emotion partis, alors plus de raison de me pencher sur l'album. C'est là qu'entre en jeu ce nouveau EP, "Capture & Release". Deux longs morçeaux a l'instrumentation surprenante et a l'emotion compact. Desespoir, violence et plaisir malsain a prendre l'auditeur par surprise, je ne sais pas trop ce qui motive ces gens là mais Khanate n'a jamais sonné aussi cathartique et fantastique auparavant. Un recent interview dans les pages de Terrorizer me confirmait ce que je pensais, cet album fut cette fois une composition beaucoup plus réflechis que les albums precédents. Pas que "Khanate" et "Things viral" sois des coups de chances mais dans la progression de chacune des deux chansons il y a définitivement plus de reflections dans le placement de chaques instruments.

Auparavant les notes de basses et les frappes du batteur avait plus de place pour respirer, peut être même un peu trop par moment. Ici, les élements se complètent, se chevauchent et tranchent dans le vif. Le silence apaisant ne reste jamais trop long et tandis que l'ambiance s'installe, les tressautement de votre pouls s'accelère au rythmes des hurlements de sorcière sous acide d'un chanteur qu'il est presque idiot de qualifié de "possédé". Ce type n'est pas possédé par le mal, ce type est le Mal. Point barre. "Capture and release" n'est pas pour autant un test de resistance ou on peut prouver sa valeur. Même si vous avez du mal avec le drone mais que vous n'avez rien contre une musique ambiancé et sachant poser chaque note là ou il le faut, quand il le faut, alors cet album est pour vous. C'est juste que si vous y trouvez votre compte en vous introduisant dans cette ambiance alors le malaise vous gagnera obligatoirement.Du point de vue de la production, bien que j'ai surtout ecouté cet album sur des petites enceintes de bureau, le son m'encercle tout de même à chaque écoute et les decouvertes se font de plus en plus nombreuse au fur et a mesure des passages. A ce point là de la chronique, je ne saurais couvrir plus de place avec mon texte pour vous faire comprendre la qualité de cet album. Si vous aimez le drone et que les ambiances lugubres et deplaisantes vous attire alors écoutez cet album. Si vous voyez le drone comme un delire conceptuel vide alors cet album peut peut-être changer votre avis.

Note : 18/20
Site officiel
Pays : USA
Style global : Doom / Drone
Tracklisting :
1/ Capture
2/ Release

Autist - Evil reach us not (2005)

J'ai parfois de bonnes idées, je ne sais pas d'ou elles me viennent, mais quand je me retrouve face aux résultats j'ai de bonnes raisons de m'autocongratuler. Allez au concert de Sayyadina et de Rotten Sound était une bonne idée, prendre l'initiative de toujours venir voir les groupes d'ouverture, même si il fait froid et que leur nom m'est inconnus, en est une autre. Ce soir là j'ai fait la connaissance de Autist et même si l'univers ne va pas tourner dans le sens inverse à cause de cela, c'est tout de même une bonne chose. Je me suis longtemps complus à dire que la France ne faisais rien de bien en matière de groupe mais j'ai appris a ravaler de plus en plus mes paroles c'est temps ci. Nottament grace a des groupes comme Autist qui viens donc de me faire manger une bonne cuillérée. Energique et originaux, ces deux adjectids conviennent bien a définir la démo qu'ils distribuent sur leur site et en concert et que je m'en vais chroniquer.

Sur leur page myspace on peut lire les trois termes : Screamo / Black Metal / Grindcore. Black Metal ? Un peu. Screamo ? Y'a de ça de vrai, surtout pour les deviations mélodiques émotives glissés entre les blasts. Grindcore ? La musique d'Autist rappelle beaucoup plus ce style, la voix se déchirant en hurlements aigus et en growl façon gore grind sur des tempos rapide et punkisant ornés de riffs Metal. Le spectre de Pig Destroyer et de Cephalic Carnage viennent faire un petit tour dans ma tête mais pas de manière incessante. Les enchainements entre les différentes parties sont bien gérés malgrès le fait qu'a première vu ce n'est pas un cocktail qui aurait des chances de tenir sur ses deux pieds. Mais avec 7 titres en 14 minutes on ne fait pas dans la dentelle et on ne repasse pas trois fois sur la même idée.

Vu que la démo est distribué gratuitement on pourrait s'attendre à un son financé par trois bouts de ficelles mais dans l'ensemble ça se tiens. La guitare a un son fin qui laisse bien paraitre tout les riffs, la basse manque de présence mais est audible dans les moments de calme. La batterie est par contre un peu trop rigide et prend trop le dessus par moment. La voix alterne le growl et les cris aigus avec quelques passages en spoken word histoire que l'on comprenne a demi mot quelques bribes de texte. Les noms de chansons ne sont d'ailleurs pas d'une grand aide de ce coté puisque le groupe a choisit la voix des "titres cryptés et comique". Dommage ou pas, il y a un petit quelque chose dans ce groupe qui m'amène a y reveir et a en chanter les louanges. Bon, bien sur ce n'est pas encore un groupe totalement maître de ces influences mais quand on vois sur leur site officiel que la formation date de début 2005 il y a de quoi avoir des petits yeux réveurs en se disant qu'avec un peu plus de temps, Autist pourrait donner naissance a un son encore plus personnel. Pas exempt de défaut, les cris un peu trop répétitifs et les quelques clichés propre aux styles utilisés (des riffs et des mélodies qui sonnent un peu "déja entendu"), ce groupe a encore du chemin a faire mais a déja parcourus une part du trajet sur la route vers l'originalité. Il ne reste plus qu'a leurs efforts d'être reconnus.

Autist - Site officiel
Style : Grindcore
Note : 14/20
Pays : France
Tracklisting :
1/ Come on baby, say 'Oh yeah"
2/ You and me on the beach sux
3/ Testosterone
4/ Daisy d'Erata
5/ Your mom on myspace
6/ No use for a title
7/ A bomb in a rave party